Archive for the ‘Stratégie’ Category

Afghanistan : un sous officier tué

53+01:00p31+01:0001blun, 11 Jan 2010 15:37:53 +0100+01:00 9,2008

37° mort français en Afghanistan… Jusqu’à combien les Français supporteront-ils ces pertes absurdes ? Sarkozy insiste pour satisfaire sa gloriole de « chef des Armées ». Et alors ?

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OPEX : pas question de retirer les Français d’Afghanistan

08+01:00p31+01:0001bsam, 09 Jan 2010 12:16:08 +0100+01:00 9,2008

Pour présenter ses voeux « décentralsiés » à l’armée, Mon Président a choisi de se rendre à Vannes où est encaserné le 3° RPIMA dont cinq hommes ont été tués en Afghanistan. Nicolas veut maintenir « nos » soldats dans ce désert ( on ne peut parler de bourbier pour ce pays peu arrosé).

Avec AP

Nicolas Sarkozy estime  que les conditions d’un retrait des troupes françaises en Afghanistan ne sont « pas réunies ».

« Nos soldats sont toujours engagés conformément aux intérêts de la France et dans le respect de la légalité internationale. Aussi, dès que les conditions le permettent, il est de mon devoir de les faire rentrer à la maison, comme ce sera bientôt le cas, je l’espère, pour nos troupes en Côte d’Ivoire et au Kosovo. Mais lorsque les circonstances l’exigent, c’est mon devoir de chef des armées de les maintenir à leur poste, comme c’est le cas en Afghanistan aujourd’hui, où les conditions du retrait ne sont pas réunies »

En vérité, l’Afghanistan n’est pas le vrai problème. Il s’agit pour le Président de maintenir des troupes là-bas pour conserver ici, en Europe, les postes acquis au sein de l’OTAN puisque la France a réintégré l’Alliance atlantique. Soucieux d’imposer sa présence sur la scène internationale, le Président préfère passer par un engagement militaire sans issue – quoiqu’en disent les généraux américains – plutôt que de laisser la chaise vide.

Défense : faut-il renforcer les moyens français en Afghanistan ?

00+01:00p31+01:0012bsam, 26 Déc 2009 15:48:00 +0100+01:00 9,2008

Nouvelle version daté du 26 décembre 2009 d’un article oublié en février

Mon Président Nicolas Sarkozy est toujours aussi indécis quant à l’envoi de nouvelles troupes en Afghanistan.

Paris, qui a déployé 3 750 soldats ainsi que 150 gendarmes.

Parmi les moyens manquants aux troupes françaises, des drones d’observation vraiment performants.

Selon Secret Défense le blog de Merchet, le renfort en matériel porte notamment sur la livraison mensuelle d’une vingtaine de VAB équipés de tourelleaux télécommandés de l’intérieur . Les militaires français doivent recevoir soixante de ses véhicules, également mieux protégés contre les mines artisanales.

Mais Paris note que les renforts annoncés début décembre par M. Obama n’arriveront sans doute pas sur place avant le début du mois de mars 2010.

« Cela ne veut pas dire qu’on ne fera rien d’ici au 28 janvier », précise Paris, au cas où M. Karzaï formulerait une demande précise et jugée pertinente. Le but est d’avoir une stratégie d’« afghanisation », qui permette in fine aux alliés de se retirer.

L’envoi de renforts est toujours à l’ordre du jour, mais pas avant la fin janvier, et naturellement sans débat à l’Assemblée nationale. Il n’est pas prévu d’envoyer des troupes combattantes sur le terrain, la France estimant avoir les effectifs suffisants pour assumer ses responsabilités dans les zones dont elle a la charge. Il s’agirait avant tout de « formateurs de terrain », des conseillers techniques intégrés dans les troupes afghanes. Même si la « fidélité » de ces dernières laissent à désirer : le gouvernement afghan paie ses soldats 80 euros par mois, les talibans offrent 500 euros. Probablement grâce au financement par le trafic de l’opium et de l’héroïne.

Le général américain Stanley McChrystal, architecte de la stratégie de renforts en Afghanistan, s’est fait fort mardi de briser l’élan des talibans dans un délai d’un an grâce aux dizaines de milliers de soldats supplémentaires promis par Washington et ses alliés.

Les 30.000 hommes annoncés par le président Barack Obama doivent permettre « l’an prochain à la même époque (…) de renverser la tendance de la rébellion et de couper l’accès des talibans à la population dont ils dépendent pour leur survie », a promis le commandant des forces internationales en Afghanistan lors d’une audition au Congrès.

« Cette mission n’est pas seulement importante: elle est aussi à même de réussir », a-t-il déclaré à la commission de la Défense de la Chambre des représentants.

Ce genre de déclaration me rappelle le « dernier quart d’heure » en Algérie. Les militaires sont toujours très forts pour proclamer la victoire avant de l’avoir gagnée.

Selon un récent sondage ( début décembre), les Américains sont favorables à 58% à l’envoi de renforts et à 60% au début de retrait en 2011. Selon cette enquête de l’Université Quinnipiac, 57% des sondés approuvent désormais la guerre en Afghanistan, soit une hausse de neuf points par rapport à un sondage précédent effectué à la mi-novembre.

Laurent Opsomer présente pour sa part une analyse bien argumentée de la situation des troupes françaises en Afghanistan :

Près de six mois après l’embuscade qui a coûté la vie à dix de nos soldats, dont au moins un a été égorgé, pardon “tué à l’arme blanche”, le contingent français va bénéficier de trois drones Sdim (avions sans pilote) pour renforcer ses capacités de reconnaissance, ainsi que des soixantes VAB (Véhicules de l’avant-blindé, des transports de troupes à roues) équipés de tourelleaux, qui permettent au servant de la mitrailleuse lourde de 12,7 mm de tirer tout en restant à l’abri. De bien maigres renforts, qui ne compenseront guère les insuffisances ; le soutien en artillerie est ainsi toujours réduit en raison du nombre de pièces insuffisantes (pour compenser cette faiblesse, il avait été envisagé un moment d’envoyer une poignée de chars Leclerc, engins particulièrement inadaptés à ce théâtre d’opérations montagneux où les altitudes de 3 000 à 6 000 mètres sont la norme).

Pendant la campagne présidentielle, le candidat Sarkozy, conscient de l’impossibilité de gagner cette guerre (car c’est une guerre !), avait évoqué un possible retrait d’Afghanistan. Désormais président de la République, il accroît l’engagement militaire de la France. Serait-il devenu autiste à la réalité ? Aujourd’hui comme hier, l’Afghanistan est un bourbier sans fond où la victoire est impossible mais la défaite interdite. Dès lors, les Nations Unies ne devraient-elles pas réunir, comme à la fin 2001, un sommet extraordinaire rassemblant tous les protagonistes et d’autres acteurs de la région tels que l’Iran, la Chine, le Pakistan, la Russie et l’Inde ? L’actuel locataire de l’Elysée, toujours en quête de notoriété, ne devrait-il pas prendre l’initiative d’un tel sommet plutôt que de s’obstiner dans une voie sans issue ?

Obama pousse les feux en Afghanistan, tout en promettant la paix

13+01:00p31+01:0012bmer, 02 Déc 2009 11:58:13 +0100+01:00 9,2008

Mon blog associé au Monde étant en panne, je rapatrie ici les billets concernant la politique extérieure, en particulier américaine.

On attendait avec impatience le discours du Pdt Obama devant les « cadets » de West Point. Il a tenu ses promesses en annonçant l’envoi de 30 000 GI’s supplémentaires en Afghanistan. Tout en réclamant 10 000 soldats de plus fournis par les alliés de l’OTAN ( dont 1500 pour la France). Et en promettant le début d’un retrait du pays pour le printemps 2011. On peut toujours rêver/

Avec le NY Times

President Obama announced Tuesday that he would speed 30,000 additional troops to Afghanistan in coming months, but he vowed to start bringing American forces home in the middle of 2011, saying the United States could not afford and should not have to shoulder an open-ended commitment.

Doug Mills/The New York Times

Promising that he could “bring this war to a successful conclusion,” Mr. Obama set out a strategy that would seek to reverse Taliban gains in large parts of Afghanistan, better protect the Afghan people, increase the pressure on Afghanistan to build its own military capacity and a more effective government and step up attacks on Al Qaeda in Pakistan.

“America, we are passing through a time of great trial,” Mr. Obama said. “And the message that we send in the midst of these storms must be clear: that our cause is just, our resolve unwavering.”

The military escalation Mr. Obama described and defended in his speech to a national television audience and 4,000 cadets at the United States Military Academy here, the culmination of a review that lasted three months, could well prove to be the most consequential decision of Mr. Obama’s presidency.

In his 33-minute address, he sought to convince an increasingly skeptical nation that the resurgence of the Taliban in Afghanistan and the continued existence of Al Qaeda across the border in Pakistan — what he called a “cancer” on the region — were direct threats to the United States, and that he could achieve the seemingly contradictory goals of expanding American involvement in the war even as he sought to bring it to a close.

The scene in the hall was striking and somber: row after row of cadets, in their blue-gray uniforms, listening intently to a strategy that could put many of them in harm’s way. “If I did not think that the security of the United States and the safety of the American people were at stake in Afghanistan, I would gladly order every single one of our troops home tomorrow,” Mr. Obama said.

Commentaire

Pour le moment, malgré de beaux mots, notre Président Sarkozy reste très réservé quant à l’accroissement de la participation française. Il ne peut ignorer que l’opinion publique de notre pays est d’une façon générale très hostile à l’engagement en Afghanistan. Le ton fort critique d’une conférence de presse tenue hier sur bfm TV par les familles des soldats français tués en Afghanistan est à cet égard symptomatique. Le Président français sait pertinemment que l’engagement français à Kaboul sera aussi un gros enjeu pour les prochaines Régionales.

Afghanistan : Obama plonge plus profond

02+01:00p31+01:0012bmar, 01 Déc 2009 09:44:02 +0100+01:00 9,2008

Mon blog Le Monde ne fonctionnant pas ce matin, je replace ici mon information de politique étrangère, en attendant le retour à la normale.

Malgré l’hostilité de l’opinion publique américaine, dans un discours prononcé à l’Académie militaire de West Point, Barack Obama va confirmer cet après midi (pour la France, ce matin pour les USA) l’envoi de nouvelles troupes en Afghanistan.
Avec le NY Times

President Obama issued orders to send about 30,000 additional American troops to Afghanistan as he prepared to address the nation Tuesday night to explain what may be one of the most defining decisions of his presidency.

Mr. Obama conveyed his decision to military leaders late Sunday afternoon during a meeting in the Oval Office and then spent Monday phoning foreign counterparts, including the leaders of Britain, France and Russia.

Robert Gibbs, the White House press secretary, declined to say how many additional troops would be deployed, but senior administration officials previously have said that about 30,000 will go in coming months, bringing the total American force to about 100,000.

On top of previous reinforcements already sent this year, the troop buildup will nearly triple the American military presence in Afghanistan that Mr. Obama inherited when he took office and represents a high-stakes gamble by a new commander in chief that he can turn around an eight-year-old war that his own generals fear is getting away from the United States.

The speech he plans to deliver at the United States Military Academy at West Point at 8 p.m. ( 13 h GMT) will be the first test of his ability to rally an American public that according to polls has grown sour on the war, as well as his fellow Democrats in Congress who have expressed deep skepticism about a deeper involvement in Afghanistan.

Renseignement : pour la France, pas de service européen

39+01:00p30+01:0011blun, 30 Nov 2009 17:38:39 +0100+01:00 9,2008

Jacques Barrot, Vice-Président de la Commission européenne, chargé de la justice, des libertés et de la Sécurité. milite pour la création d’une banque de données européenne sur le renseignement. La « communauté » française du renseignement voit là une tentative pour créer un Service européen du renseignement : la France ne veut pas en entendre parler.  Utiliser la communauté Swift pour suivre les mouvements bancaires suspects ; communautariser le question du Droit d’asile – les pays ne peuvent s’en tirer de façon isolée – ; développer la politique de sécurité européenne à travers le programme de Stockholm, tels sont les principaux points du programme qu’ambitionne de mettre en oeuvre Jacques Barrot, Lors d’une intervention devant les auditeurs de l’INHES, il a souligné que la mise en application du traité de Lisbonne allait permettre d’importantes avancées en matière de sécurité. Il plaide pour une politique de renseignement mutualisée, en clair sous la houlette de la commission européenne.

Cette prise de position semble relever de la langue de bois… Il n’en est rien : Barrot a soulevé à cette occasion un gros débat politique qui reste ignoré. La Communauté européenne doit-elle prendre en charge directement toutes les questions de sécurité ? Et de façon plus précise doit-elle fonder et développer un service de renseignement général qui relèverait directement de la Commission ?

Ce ne serait pas totalement illogique dans la mesure où l’Europe mène en son nom propre des opérations dites de maintien de la paix. Notamment en Bosnie avec l’Eufor, en Géorgie l’an passé : dans ces deux pays sont toujours présentes des forces relevant directement de l’Europe.

 » En vérité, me confie-t-on dans ce milieu très fermé, les lacunes du renseignement européen sont apparues l’an passé avec le conflit géorgien, le fait accompli imposé par les Russes a pris tout le monde à contre pied. D’où l’idée de développer un service européen de type militaire, dans la même ligne d’action que Pierre Joxe quand il a créé la DRM, Direction du renseignement militaire, après la guerre du Golfe en 1991″.

Dans la logique de cette initiative, les services de renseignement civils des Etats membres entreraient dans le giron de cette « super CIA » européenne. Gilles de Kerkove, le coordinateur de la lutte anti-terroriste en a exprimé le besoin. A Bruxelles est déjà opérationnelle une « salles de crise »  pour faciliter l’échange d’informations entre les pays membres.

« Pour autant, souligne mon informateur, il paraît impossible d’aller jusqu’à un Service européen, dans la mesure où le traité de Lisbonne reconnaît de façon explicite que le renseignement relève exclusivement du domaine régalien. Mais il est vrai que nous sommes maintenant loin des attentats du 11 septembre 2001, la nécessité d’un renseignement européen beaucoup plus opérationnel s’impose avec acuité. Cet d’autant plus important que l’hyper légalisme du Pdt Barack Obama impose de nouvelles contraintes que doivent affronter les services européens ».

« Mais, pour le moment, il n’est pas question pour la France d’accepter l’existence d’un service européen placé au dessus des services nationaux. L’Allemagne et la Grande Bretagne sont sur la même ligne ».

Donc on milite pour une meilleure qualité du renseignement, mais pas au plan supranational.

Pourquoi pas d’autre 11 septembre ?

05+01:00p30+01:0009bmar, 29 Sep 2009 09:43:05 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Lire sur Slate une série d’articles expliquant pourquoi il n’y pas eu d’autre 11 septembre et pourquoi il n’y en aura sans doute pas. C’est quand même plus sérieux que les errements de Mathieu Kassowitz, Bigard ou Marion Cotillard.

pourquoi-n%E2%80%99y-t-il-plus-de-11-septembre

11-septembre-terroristes-stupides

alqaida-prefere-pakistan-amerique-11-septembre

la-theorie-du-melting-pot

al-qaida-onze-septembre-11-nucleaire-biologique-chimique-attentat

irak-al-qaida-etats-unis-bush

theorie-raison-11-septembre-al-qaida-nouvel-attentat

la-theorie-des-cycles-electoraux-11-septembre-al-qaida

Des gros sous… virtuels pour la défense

15+01:00p30+01:0006bmar, 09 Juin 2009 07:25:15 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Les députés vont selon toute vraisemblance adopter le projet de loi de programmation militaire 2009-2014. Cette « loi de programme » prévoit 186 milliards de dépenses pour la défense sur six ans, soit une moyenne de 31 milliards par an. 55 % de cette somme iront aux dépenses d’équipements, d’infrastructures, d’entretien des matériels et de recherche. Le reste sera consacré aux frais de personnels (en principe stabilisés autour de 12 milliards par an) et au fonctionnement.

Le plan de relance de l’économie, en privilégiant l’investissement public, a modifié le projet initial. Dès cette année, 1,7 milliards supplémentaires seront dépensés, mais c’est autant qui ne le seront pas à l’avenir, l’enveloppe devant rester la même.

Déposé le 29 octobre 2008, le projet de loi vient en discussion avec beaucoup de retard, plus de sept mois, du fait de l’encombrement du calendrier parlementaire.

INHESJ, IHEDN, etc

16+01:00p31+01:0005bmar, 19 Mai 2009 17:49:16 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Les grandes manoeuvres pour la formation d’un pôle de recherche stratégique dépendant du Premier ministre se confirment.

Ce pôle sera chapeauté par un Etablissement public  de la formation et de la recherche stratégique, peut-être – probablement ? – animé par le criminologue Alain Bauer. Deux institutions seront les piliers de l’Etablissement dépendant du Premier Ministre et non plus de la Défense et de l’Intérieur : d’une part l’IHEDN –  l’Institut des Hautes études de la Défense nationale -, auquel seront rattachés plusieurs institutions plus ou moins indépendantes comme le CHEAR et le CHAN ; d’autre part l’INHES – Institut national des Hautes études de la Sécurité – qui s’ouvrira à la Justice et prendra alors le titre d’INHESJ.

Cette réforme comportera la disparition de l’IHEJ (Institut des Hautes études judiciaires) dont l’effectif est actuellement réduit à deux personnes, m’indique Alain Bauer, qui précise qu’a toujours été prévue l’extension de l’OND ( Observatoire de la délinquance) aux questions pénales. 

La mise en place est toujours prévue pour l’automne 2010 dans les locaux de l’Ecole militaire.

Pirates dans les mers du sud : une situation kafkaienne

14+01:00p31+01:0005blun, 11 Mai 2009 10:31:14 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

« On ne sait pas quoi faire des pirates arrêtés en haute mer, au large de la Somalie »
En examinant les textes, on ne relève en aucune mention claire ni d’un tribunal compétent, ni d’incriminations spécifiques, ni d’une procédure précise qui permettent d’engager des poursuites.

Au cours de plusieurs expéditions successives menées par les forces françaises opérant dans le cadre de l’opération Atalante, ou sur mission spécifique du gouvernement, les marins et les commandos français ont donc interceptés une vingtaine de pirates, dont onze pour la dernière opération Nivôse. Ils sont actuellement incarcérés en France, dans les prisons de Rennes et à Fresnes.

D’un point de vue criminologique, ils apparaissent comme de « petites gens », pêcheurs côtiers, opérant par petits groupes indépendants dans le style des « grandes compagnies » du Moyen Âge, aucune organisation criminelle de degrés supérieur n’apparaît dans les enquêtes.
Ils sont emprisonnés, alors qu’aucune loi ne leur est vraiment applicable !

Les actes de piraterie étaient réprimés par une loi 10 avril 1825, par une convention des Nations Unies de 1982, dite de Montego Bay, et par différentes résolutions du Conseil de Sécurité, 1816 et 1838 ; la résolution 1846 du 2 décembre 2008, confirme la détermination de la communauté internationale à lutter contre la piraterie en Somalie. Co-parrainée par 19 pays, qui renouvelle pour un an l’autorisation de réprimer les actes de piraterie dans les eaux territoriales somaliennes. Ce texte complète les dispositions du droit de la mer sur la lutte contre la piraterie en haute mer.

En vertu de la loi de 1825, seuls les tribunaux maritimes seraient compétents. Mais les tribunaux maritimes ont été supprimés. Il y aurait un vide juridique assez étonnant. Selon la convention de Montego Bay, la juridiction compétente serait celle qui a pris la succession de tribunaux maritimes.

La Chancellerie reconnaît que la loi de 1825 n’étant toujours pas abrogée, aucun texte ne permet actuellement la transposition en droit moderne ni de la loi de 1825, ni de l’article 105 de la Convention de Montego Bay qui confie la répression aux tribunaux compétents, lesquels, pour le moment, ne sont pas déterminés !

En clair, aucun texte ne permet de traiter les pirates et la piraterie. On ne peut pas tirer sur les embarcations montées par les pirates, on ne peut pas les arrêter, ni retenir. Comme on n’est pas en état de guerre avec la Somalie, on n’a pas le droit d’effectuer des tirs sur des véhicules ou des personnes circulant sur la terre ferme.

Or les marins et les commandos français, ont

1/ tiré sur des embarcations hors des cas de légitime défense ;

2/ tiré sur des véhicules circulant sur la terre ferme ;

3/ retenu prisonniers les pirates qui ont été transférés en France

Dans les milieux informés, on estime qu’il serait souhaitable, sinon indispensable qu’un texte de loi soit introduit, de façon à formaliser le droit français, sur cinq points :

  1. Transposition législative de l’article 105 de la convention de Montego Bay,  définir quels tribunaux sont compétents, pour juger toutes les affaires de piraterie, et en quoi sont-ils compétents.
  2. Définition des incriminations, telle que association de malfaiteurs et complicité ; ce texte pourrait s’inspirer du texte sur l’Association de malfaiteurs avec une mention « en relation avec une entreprise de piraterie » ;
  3. pour le moment, deux navires doivent être impliqués, un attaquant et un attaqué. Mais quid quand la réplique est préventive, quand elle est menée par des scaphandriers ou des plongeurs, et surtout quand elle est menée à terre : en l’absence d’état de guerre, en principe il n’est pas possible de tirer sur des véhicules et/ou des personnes circulant sur un territoire étranger.
  4. Qui doit donner les ordres de tir visant des pirates revenus à terre ?
  5. qui doit conduire la procédure ? Le commandant du navire n’est pour le moment pas attributaire d’une quelconque capacité juridique. Ou bien il serait nécessaire qu’un OPJ soit embarqué pour légaliser les arrestations, ou bien que le commandant de bord se voie attribuer une compétence d’OPJ pour le cas particulier.
  6. les conditions d’immobilisation des pirates à terre, puis de rétention à bord et de rapatriement sur la métropole ne sont pas déterminées actuellement.

Une loi sur la « force de mer » devrait régler toutes ces questions. Vaste programme. En attendant, pour le moment la situation des pirates interceptés relève de  la plus complète illégalité. Plus exactement d’une totale absence de légalité, ce qui n’est pas mieux.

Renseignement : tous pour Sarkozy

01+01:00p31+01:0005bsam, 09 Mai 2009 09:35:01 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Avec le départ d’Alain Juillet de son poste de responsable de l’Intelligence économique, tous les rouages du renseignement sont entre les mains de Claude Guéant, et de Nicolas Sarkozy.

Revue de détail : Le 27 juin 2007, le préfet Bernard Squarcini est nommé patron de la Direction de la surveillance du territoire (DST). Il organise la fusion de celle-ci avec la Direction centrale des renseignements généraux (DCRG) pour créer la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

Le 5 décembre 2007, Guy Gouin, ancien patron des douanes à Orly est nommé patron de la Direction nationale de recherche et d’enquête douanières (DNRED), du ministère de l’économie.

Le 18 juin 2008, le général de division Didier Bolelli est nommé directeur de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD).

Le 1° septembre 2008, le général Benoit Puga devient patron de la Direction du renseignement militaire (DRM).

Le 11 septembre 2008, L’inspecteur des finances Jean-Baptiste Carpentier devient patron de Tracfin, le service de renseignement financier de Bercy.

Le 6 octobre 2008, le préfet Erard Corbin de Mangoux prend la tête de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE)

Le 23 juillet 2008, l’Ambassadeur Bernard Bajolet est nommé coordinateur du renseignement auprès du président de la République.

Le seul survivant de l’ancien régime est Françis Delon, Conseiller d’Etat et ancien chargé de la conservation des œuvres cinématographiques, nommé le 29 juillet 2004,  à la tête du Secrétariat général de la défense nationale (SGDN).

La Big Dream de Sarkozy

29+01:00p30+01:0004bjeu, 30 Avr 2009 07:47:29 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Je récupère un commentaire publié par un lecteur du Monde à propos du grandissime projet ferroviaire de Mon cher Président Sarkozy. Il pointe un rêve éveillé…

Regardons d’abord le présent, par Alain C.

Avant même de parler du futur, regardons le présent : le RER B ne fonctionne pas normalement, les problèmes, retards, petits et grands, les interruptions, les trains supprimés, les changements de mission sont quotidiens. Aucun horaire n’est respecté aux heures de pointe. D’après mes calculs, j’ai perdu 1 heure à 2 heures par jour sur six mois. Multiplié par plusieurs dizaines de milliers de passagers quotidiens, ça donne le vertige.

Donc, que la maintenance élémentaire soit enfin refaite. Que le ménage soit fait dans l’encadrement qui ne maîtrise rien et désorganise. Que des conducteurs soient embauchés puisque des trains sont supprimés avec annonce publique de manque de conducteurs. Que les régulateurs ouvrent les yeux et pensent enfin aux usagers. D’après mes collègues usagers d’autres lignes, la situation est aussi dégradée ailleurs (A, C, E…). Je me moque des belles promesses et des rêves debout, je veux juste que les lignes actuelles fonctionnent normalement, tout simplement.

Alain ne comprend donc pas ce qui anime Notre très Aimé Président ? Il n’a rien à cirer du confort des transportés, des voyageurs. Ce qu’il veut : que dans les siècles à venir on parle du « réseau Sarkozy », comme du Centre Pompidou ou de la Tour Eiffel.

D’ailleurs si le projet vient à maturité, ce qui est au demeurant probable et même souhaitable, Mon Président ne sera plus là pour l’inaugurer. En tout cas pas aux Affaires. Du moins, on peut l’espérer !

Stadt Gross Paris : Sarkozy distribue les milliards

41+01:00p30+01:0004bmer, 29 Avr 2009 15:52:41 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Le projet du Gross Paris verrait surtout un développemnt considérable des moyens de transport lourds, au détriment des voies routières.

Mon Ami Fabien de Ménilmontant a calculé le coût des projets, d’après les chiffres disponibles.

http://menilmontant.numeriblog.fr/

Le président Sarkozy devrait donner son feu vert à un « plan d’urgence pour les transports franciliens », et reprendre à son compte des éléments du plan de mobilisation du président du conseil régional d’Ile-de-France, le socialiste Jean-Paul Huchon. Un volet de l’ordre de six à huit milliards d’euros. Ce plan prévoit la modernisation des lignes RER B, C et D (environ 3 milliards), le prolongation de la ligne RER E (Eole) jusqu’à La Défense (environ 2 milliards) et la rénovation de voies et du matériel roulant, en particulier pour le RER A. Il n’est pas certain que la ligne 13, souvent décriée, soit dans les priorités de l’Elysée.

Le total des deux projets pour l’Ile-de-France serait donc supérieur à vingt milliards d’euros, en budget prévisionnel. Les chiffres avancés jusqu’alors étaient de 15 à 20 milliards pour le projet Blanc-Sarkozy (dont il avait été annoncé qu’il serait surtout souterrain…), et de 18 milliards pour la Région, où Jean-Paul Huchon pensait affecter environ un milliard au désengorgement de la ligne 13 et le reste pour le Métrophérique/Arc-Express (avec un co-financement des collectivités locales et une aide de l’Etat). L’an dernier, il parlait de 17 milliards.

Renseignement : départ d’Alain Juillet

27+01:00p30+01:0004bmar, 28 Avr 2009 09:39:27 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Alain Juillet, l’incontournable Délégué à l’Intelligence économique au Secrétariat général du Gouvernement est donné comme partant. Un départ naturel, affirme-t-il. Dommage : je dois beaucoup à ce personnage singulier, ancien du service Action du SDECE (l’ancêtre de la DGSE) passé au privé où il a exercé de nombreuses responsabilités tout en restant un HC (Honorable correspondant) des Services.

Il avait été rappelé du privé pour devenir le directeur du Renseignement à la DGSE avant de se lancer dans l’aventure de l’Intelligence Economique. C’est-à-dire du renseignement à vocation économique et industriel. Qu’il a presque porté seul pendant des années, face à l’incompréhension du privé et à une certaine indifférence de l’Administration.

Les fonctionnaires de Bercy voyaient en lui une sorte de concurrent incontrôlable.

Il parait qu’il va rentrer dans la « vie civile ». On peut espérer qu’on n’oubliera pas de recourir à ses compétences et à sa finesse d’analyse. Je crains que ce soit moins que certain.

Livre : opération Snakebite, par Stephen Grey

31+01:00p31+01:0003blun, 23 Mar 2009 16:05:31 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Mon ami Stephen Grey, grand reporter de guerre britannique et analyste sévère de la politique militaire menée par son pays me signale la parution de son nouveau livre, Operation Snakebite, édité par Viking Penguin.Désolé de vous donner le texte en anglais, mais je préfère.

It’s a look at the war in Helmand, southern Afghanistan, starting with when I was with one company of British soldiers, as well as US special forces, during the assault to recapture the Taliban stronghold of Musa Qala.  I witnessed some shocking scenes – the mistaken killing of civilians including children, and then the death of a British soldier in a mine strike not far from where I was standing.

Operation Snakebite I decided to try and understand this war to my best extent by revisiting those events and follow the story that led to this battle back in time, dissecting a very modern scene of battle from the frontline back to the decisions and debates in the corridors of power that shaped those events.

The result I hope is not only a gripping story of the biggest British-led battle fought on Afghan soil since the days of the Empire, but an unvarnished revelation of why these men are fighting, the horrors they endure and their candid views on the conflict. I trace too the war within the war – the clash of passionate personalities, the shockingly poor state of intelligence, the tension and humour of British and Americans fighting alongside, frank debates on where this war is going and the lack of a strategy, details of the secret contacts with the enemy, and highly-controversial special force operations.

I hope then that, while focussing on just a few weeks in the history of this war, it will stand as a parable that reveals some inner sense of the conflict that many expect to last for a generation.

I’ve certainly been shocked by what I found. My jaw dropped at some of things they told me – and what emerges is the gulf between the reality of the war they described and that I recount,  and how it is portrayed in public.le livre sera publié le 2 avril. il a fallu un an de travail – et de risques – à Stephen pour venir à bout des deux cents entretiens menés dans cinq pays.

Il est  aussi le reporter for a Channel 4 Dispatches – Afghanistan: Mission Impossible? — to be broadcast on April 6th at at 8pm in the UK and based partly on reporting for the book.

En préachat, un rabais de 40% est appliqué sur le prix de vente du livre sur le site Amazon. UK, je présume.

La stratégie des barrages (suite)

27+01:00p31+01:0003blun, 16 Mar 2009 18:51:27 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Il y a un an, à propos du barrage de Nurek, au Tadjikistan, je soulevais le problème stratégique des barrages. Nous y voici revenus avec le 5° Forum mondial de l’Eau qui se réunira du 16 au 22 mars à Istambul.

La Turquie est justement au centre d’intenses polémiques en raison de son programme massif de construction de barrages géants, dont celui de Birecik, sur l’Euphrate. Le voisin syrien s’inquiète, d’autant plus que la Turquie a déjà  joué de « l’arme de l’Eau » pour obliger les Syriens à ne plus assurer leur soutien aux Kurdes réfugiés…

Voilà ce que j’écrivais voilà un an :

Les risques matériels [ effondrement des barrages ] sont peu importants face aux risques de conflit. Et c’est ici que nous retrouvons notre barrage tadjik de Nurek et de ses successeurs virtuels. Cette menace tient au fait que les bassins hydrographiques ne connaissent pas les frontières : pour les fleuves d’Amérique du Nord et la Loire en France qui traversent des territoires homogènes, la plupart des grandes artères d’eau irriguent plusieurs Etats. Dont les intérêts sont loin d’être toujours cohérents, bien au contraire. Le Jourdain, par exemple, prend ses sources, il y en plusieurs, au pied du Mont Liban, au Liban ; il draine des affluents venant de Syrie, il est bordé par trois pays, l’entité palestinienne, la Jordanie et Israël qui puisent sans mesure. Au point que la Mer Morte est de plus en plus morte, elle se dessèche, comme la mer d’Aral en Ouzbekistan. Pour harmoniser les points de vue divergents on doit se lancer dans d’interminables palabres, des négociations internationales, des conflits ouverts ou larvés, ponctués d’actions terroristes, parfois de vraies guerres : l’irrigation des orangers d’Israël et des oliviers de Gaza pèsent plus lourde que les grands principes idéologiques. En Espagne, le Premier ministre Zapatero a quasiment déclenché une révolution en privilégiant l’alimentation en eau de Barcelone au détriment des cultures maraîchères de l’Ebre, pour lesquelles les agriculteurs sont en train d’épuiser les nappes phréatiques fossiles, remplies voilà des millénaires.

La France en Afghanistan

07+01:00p31+01:0012bdim, 21 Déc 2008 11:53:07 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Jean-Dominique Merchet, dans son site « Secret Défense » associé au quotidien Libération, a jeté cette semaine un pavé dans la mare : la France envisagerait de renforcer ses effectifs en Afghanistan, pour les porter au niveau d’une brigade opérationnelle, très au-delà des 3.000 hommes actuellement présents sur le terrain. Très bien informé, très au fait des questions de stratégie, et peut-être un peu le passeur de paroles pour des militaires de tous rangs, Merchet écrit rarement pour ne rien dire. Je me demande si la publication de cette information n’est pas un « appel à réactions ». Ça peut se pratiquer…

Evidemment, compte-tenu de l’impopularité de cet engagement des troupes françaises, démenti généralisé et prompt, notamment d’Hervé Morin, le Ministre de la Défense :

Il n’envisage « aucun plan d’accroissement des effectifs en Afghanistan ». Ni le président Nicolas Sarkozy ni lui même n’ont « donné à l’état-major la consigne de travailler sur un plan de renforcement des effectifs en Afghanistan« . Un peu plus tôt le même ministre expliquait sur RTL que «pour l’instant, nous n’avons pas l’intention d’envoyer des hommes supplémentaires (…) Mais une partie de notre propre sécurité se joue en Afghanistan. On ne peut pas laisser ce pays revenir dans les mains des Talibans.»

Ce discours, je l’ai déjà entendu en avril au Tadjikistan quand avec les Auditeurs de l’INHES j’ai visité la base aérienne française de Douchanbé, assurant la logistique des troupes françaises en Afghanistan. Le principe cardinal de la politique française dans cette lointaine région de l’Asie est que notre sécurité en France dépend du succès des alliés en Afghanistan. Certes, mais on ne nous a toujours pas expliqué pourquoi et comment. Pour le moment, j’y ai surtout vu la volonté de MBAOP de s’aligner sur la politique définie par son copain Georges W. Pour le moment, Barack Obama semble suivre la même voie pour la guerre en Afghanistan. Et ensuite ? Question sécurité de la France, je vois surtout le flux continu de réfugiés afghans qui par la Turque, la Grèce et l’Italie se déverse sur l’Europe afin de fuir les combats. Un flux continu que l’on voit s’installer partout dans Paris, sous les porches d’immeubles dans les beaux quartiers. Je vois aussi que ce conflit en Afghanistan est le prétexte à une résurgence d’actions violentes à caractère éventuellement terroriste. Avant cette guerre, hormis le roman de Joseph Kessel, Les Cavaliers publié en 1967, l’opinion publique française ignorait tout de l’Afghanistan. Aujourd’hui, la présence de nos troupes sur place pour « renforcer » les Américains contribue à accroître à Paris la menace terroriste.


L’Empire du mal, nom de code Babylone

10+01:00p31+01:0012bjeu, 04 Déc 2008 08:30:10 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Hypothèse : la guerre d’Irak est le fruit d’un fantasme religieux de Georges W

Réflexions à propos de l’Apocalypse, par Jérôme Prieur et Gérard Mordillat, Arte, mercredi soir 3 décembre.

Jérôme Prieur et Gérard Mordillat poursuivent depuis longtemps une entreprise assez stupéfiante, consistant à trouver, à débusquer les racines du christianisme dans les textes anciens et dans les paroles des historiens de la religion. Les deux volets présentés ce mercredi soir avaient pour ambition d’explorer le contexte historique très précis de l’Apocalypse, un texte attribué à un certain Jean – on n’a aucune certitude quant à l’auteur – ; datant probablement soit de 70 soit de 95 après JC, alors que l’auteur supposé était exilé, assigné à résidence dans l’île grecque de Patmos. Pamphlet combattant, soulignent les experts appelés à la barre, texte de révolte contre Rome, texte qui appelle à la destruction de Rome. Rome, la capitale de l’empire temporel, considéré comme le symbole de la Puissance du Mal. Rome qui sera en effet détruite par le feu en 60, incendie imputé par Néron à la communauté chrétienne naissante, alors qu’il est très probablement le résultat d’un simple accident qui a embrasé une ville construite en bois.

Ce petit détour historique était indispensable pour rendre compte de ce qui m’a frappé en suivant les méandres savants de cette longue investigation dans un passé pour le moins obscur. Et ce qui m’a frappé est ceci : les chrétiens ont interprété cet incendie de Rome comme le geste de Dieu annonçant la fin du monde. Les Chrétiens attendaient le retour du Messie, le Christ qui devrait revenir sauver les hommes sur terres après son ascension, un retour qui annoncerait la fin du monde, la destruction de Rome leur est apparue comme l’événement annonciateur. L’espoir. Il n’y aurait pas lieu de s’arrêter un peu plus longuement sur cette tragédie historique si dans l’Apocalypse, Rome, l’empire du mal, ne figurait-elle pas sous le nom de code de Babylone ? Babylone, c’est le mal, l’empire qui doit être effacé pour que renaisse le monde.

Je veux en venir ceci : quel objectif Georges W.Bush a-t-il poursuivi en engageant la guerre contre l’Irak ? La destruction de l’Empire du mal, n’a-t-il jamais cessé de répéter. Et voici mon hypothèse, qui m’a été inspirée par cette difficile plongée dans l’Apocalypse : et si le nouveau Chrétien – reborn – Georges W. Bush avait pris le Nouveau Testament au pied de la lettre ? Et si en partant à la conquête de l’Irak,  à l’assaut de ce qu’il a lui-même appelé l’Empire du mal, si en ordonnant la chute et la mort de Saddam Hussein, ne s’est-il pas vu comme la main de Dieu, l’ange armé de Dieu chargé de détruire l’Empire du Mal ?

Su le moment, appuyé par son équipe, W a tenté de justifier cette guerre par la présence des ADM, armes de destruction massives. Les outils et les armes de Satan dont Saddam et son armée étaient suspectés de disposer. Les armes propres à détruire le monde. Donc, il aurait conduit l’incendie de Bagdad et la destruction de l’Irak pour éviter au monde la fin apocalyptique promise par les textes de Jean et de ses contemporains.

Bush reconnaît aujourd’hui que les ADM n’ont existé que dans l’imagination de ses courtisans, mauvais informateurs, piètres conseillers. Il est toujours temps d’implorer le pardon des autres en reconnaissant ses fautes quand on va quitter le pouvoir. Ou plutôt en imputnt ses propres fautes aux autres.

Je dois convenir que cette hypothèse d’une inspiration divine serait susceptible d’éclairer l’initiative guerrière, la décision aventureuse et irréfléchie de Georges W. Une guerre sans fin qui ruine les Etats-Unis et le monde. La destruction de l’Empire du mal n’a pas de prix.

Une déconstruction du monde, après faillite

19+01:00p30+01:0011bdim, 30 Nov 2008 18:08:19 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

La crise est un voile qui se déchire, en révélant tout ce qu’on avait refusé de voir jusque là. Ce n’est pas simplement un aphorisme vague, mais une constatation évidente. La crise économique laisse surgir à la surface des préoccupations profondes que l’euphorie de la croissance masquait. Le phénomène capital est la croissance économique. Comme l’observe avec justesse Guy Sorman (dîner débat avec les auditeurs de l’INHES, 25 novembre), nous avons vécu depuis 1991 dans la croyance d’une croissance continue, qu’il estime à 5% du Produit mondial brut pr an. C’est gigantesque, et on s’est installé dans l’illusion que ce rythme de croissance se maintiendrait pendant un temps sans limite. Certes, on comprenait bien que cette progression ne pourrait être continue, qu’elle serait marquée par des pauses, voire des reculs plus ou moins importants. Mais on la considérait comme de toute façon irréversible dans le modèle économique qui a lui a permis de se développer.

Or voici justement que cette crise actuelle apparaît comme beaucoup plus radicale que les autres. Autour des fondations, la terre se disloque, on découvre précisemment que ces fondations sont loin d’être aussi solides qu’on le croyait. Et même qu’elle se révèle d’une grande fragilité.

Pour avancer, il est nécessaire d’établir un premier bilan, qui nous conduira immanquablement à une déconstruction du modèle pour pouvoir imaginer une autre forme de vie sur terre. Le projet est ambitieux, je le sais, mais je pense qu’on ne peut éviter d’affronter cette immense difficulté.

Voici quelques uns des premiers éléments de mon analyse.

Déconstruire-reconstruire

Crise d’un modèle fondamental. Ce modèle est archaïque, il se réfère à une structure mentale antérieure à la première renaissance, au 15° siècle, centrée autour du château du Seigneur, de son carrosse, de son écurie, et d’une production principalement tournée vers la subsistance. Ce modèle s’est transformé en se généralisant, le château est devenu une petite maison individuelle dans une banlieue infinie, le carrosse s’est transformé en une grosse caisse métallique, la bagnole, entraînés par quelques dizaines de chevaux sous un capot-moteur.
Loin de renverser ce schéma, la Révolution de 1789 l’a imposé comme une nécessité, comme un droit pour tous. Depuis le début du 19° siècle la révolution industrielle s’est développée sur ce modèle, d’abord en Europe, puis aux Etats-Unis, puis dans le reste du monde. La liberté, c’est la petite maison et la bagnole.Et tout le système industriel qui permet d’assurer la pérennité de ce système. Urbanisme, architecture, béton, grands travaux routiers, sidérurgie, électronique, industrie automobile tout concourt à amplifier le modèle, puis à l’autojustifier. On ne peut revenir sur ce système sauf à mettre à bas toute l’économie mondiale. Il est au demeurant pour le moins étrange que les pays émergents adoptent ce modèle sans discussion.
Le système communiste, plus exactement le système collectiviste avait tenté d’imposer au autre modèle, fondé sur la gestion de masse et non sur l’individu. Le problème est que ce système ne pouvait que faillir dans la mesure où la massification impliquait l’écrasement de l’individu, la répression généralisée. Ce n’est pas la modèle qui s’est effondré, mais les moyens choisis pour l’atteindre. Car la réponse était d’une certaine façon pertinente : on ne peut aller jusqu’à l’infini dans le modèle rurbanisé de la société, forcément une limite sera atteinte. La crise absolue s’inscrit logiquement  dans ce développement.

Il est une autre révolution que l’on ne perçoit pas : la généralisation progressive de la « virtualité », d’un mode de communication fondé sur les rapports virtuels. Le grand révolutionnaire n’a pas été Marx, ni Rockefeller, ni personne, mais Edison. L’immense révolution est issue de l’exploitation des ondes, ondes de toutes sortes, comme support de la communication. Le téléphone, puis la radio, puis la télévision. Internet n’est qu’un avatar de ce système, mais qui le pousse toujours plus loin dans se implications.
Pour se parler, le transport par onde des informations ne nécessite plus une présence physique des deux partenaires, la présence peut ne plus être que virtuelle.

Paris, une question d’eau : encore de la stratégie… politique

19+01:00p30+01:0011bdim, 23 Nov 2008 17:47:19 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

En 1964, alors que j’étais simple rédacteur à L’installateur un mensuel technique destiné aux entrepreurs de Sanitaire, le patron Georges Maurice Perrin a eu une idée proprement géniale : il m’a demandé d’enquêter le plus largement possible sur les questions de l’Eau. Evidemment, à l’époque, tout le monde s’est fichu de moi. L’eau ? Mais quel intérêt, me disait-on ? Un intérêt fondamental pour mon propriétaire et patron. Il y croyait dur ce modeste marchand de meuble du faubourg Saint-Antoine. Et me voici lancé dans tous les méandres de la production de l’eau, de l’assainissement, de la stratégie de l’eau potalble. Cette recherche m’a au sens strict appris à enquêter. Quel détour, n’est-ce pas ? Il m’a fallu six ou sept articles pour étaler toutes les connaissances acquises. A l’époque, on considérait déjà qu’à 1 F le mètre cube, l’eau était djà chère.  Evidemment, je n’ai rien oublié, même si par la suite, je me suis éloigné de ces problèmes. Je ne les ai retrouvés qu’en travaillant sur mon livre Le clan des Chiraquiens, où, notoirement, j’ai flingué la politique menée par Jacques Chirac à la Mairie de Paris. Et me voici revenu à l’eau, car en 1985, alors Maire de Paris, Jacquou décide d’affermer, c’est-à-dire de privatiser à deux sociétés « amies », la distribution de l’Eau.  Soit pour la rive droite, la Compagnie des Eaux de Paris spécialement mise sur pied pour cette occasion par la Générale des Eaux, devenue depuis Veolia, et pour la rive gauche, la Société Eau et Force, appartenant au groupe de la Lyonnaise des Eaux alors animée par le très chiraquien Jérôme Monod. A Paris, puis dans toute la région Ile de France, le privé s’est donc emparé de l’essentiel, travaillant au demeurant pas trop mal, notamment en rénovant de fond en comble un réseau de distribution alors fort mal en point. Contrairement aux prévisions et aux promesses, non seulement l’opération n’a pas été économique, mais très coûteuse,  les prix se sont envolés.

Cette privatisation s’inscrivait dans un mouvement généralisé à toute la France de cette démunicipalisation. On se souvient mal qu’elle est à l’origine des grands scandales politico-financiers des années 1990 puisque pour obtenir les concessions les groupes privés ont plus que largement « arrosé » – c’est le cas de le dire, le monde politique. Dans mon livre La France mafieuse j’ai publié une liste non exhaustive des contributions tout à fait intéressées consenties par les distributeurs d’eau, et certains grands groupes de bâtiment et de travaux publics, pour obtenir l’attribution des marchés. Liste interminable des municiplités bénéficiaires, liste non moins longue des hommes politiques qui ont pu financer leurs campagnes électorales grâce à l’Eau. C’et un autre aspect non négligeable de la stratégie de l’eau…

Or, alors que la consommation d’eau n’a cessé de diminuer en région parisienne et à Paris en raison de la desindustrialisation et des suppressions de fuites sur le réseau grâce à son meilleur entretien, de façon tout à fait bizarre, et pour le moins scandaleuse, le prix du mètre cube a cru dans de fortes proportions, le coût a augmenté de 260% depuis 1980, 9 % en 2007. Les sociétés privées s’attribuaient un marge annuelle de 15 millions d’euros ! Le magazine UFC-Que Choisir estime que le SEDIF pourrait économiser 90 millions d’euros en examinant – ou rééxaminant – les contrats.

Juste retour des choses, la ville de Paris a décidé de changer de cap stratégique et de revenir à la municipalisation du service de l’Eau. Le lundi 24 novembrece  devrait être voté, pour mise en application à partir du 1er janvier 2010, le retour au servie municipal. Le privé n’y perdra pas totalement puisqu’il se verra sous traiter une parties de l’activité ! Les temps chiraquien est bien terminé.