Posts Tagged ‘Racisme’

Sécurité, banlieues : les contrôles policiers au facies

52+01:00p30+01:0006bmar, 30 Juin 2009 10:05:52 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

On s’en doutait, mais le fait n’avait pas été établi scientifiquement :  les contrôles de police au facies  sont généralisés en France.

Commentaire de mon ami Fabien de Ménilmontant

http://menilmontant.numeriblog.fr/mon_weblog/2009/06/un-rapport-confirme-les-controles-au-facies-a-paris.html

Quand on lit ça, on comprend tout ce qui se passe dans les banlieues. Ça dure depuis des décennies, et les flics s’étonnent encore d’être pris à partie comme lors de la kermesse des Tarterêts, le dernier week end.

La révélation originelle de ce rapport a été publiée par le NY Times le 29 juin.

http://www.nytimes.com/2009/06/30/world/europe/30france.html?_r=1&ref=global-home

Nous n’avons pas forcément de grandes raisons d’être fier de ce constat.

Fabien ajoute ce commentaire :

Ça existe « depuis toujours ». Mais dans le cas d’espèce il s’agit d’une étude statique sur cinq points spécifiques qui, contrairement à ce que certains commentateurs du Monde disent, ne sont pas que des passages pour les noirs ou arabes. entre autres les abords des Halles.

Lorsque Sarko a publié sa circulaire du 13/06/2006, j’ai tenu tout l’été de nombreuses permanences pour RESF. et je faisais beaucoup de veille derrière mon ordi et mon téléphone pour lancer des alertes sur Belleville si besoin. les alertes étaient ensuites relayées sur… Gare du Nord par un autre réseau.
Sur Belleville étaient ciblés tour à tour asiatiques, maghrébins, noirs, selon les effectifs en civil disponibles. Si chez nous les asiatiques étaient visés, tu savais que le jour même une descente à Gare du Nord aurait lieu, la même ligne de métro desservant les deux, contre noirs et/ou maghrébins.
Le chiffre, toujours le chiffre.
Sous couvert de prévention de terrorisme (le seul délit toujours opposable), la police peut espérer un « délit aux étrangers »; sauf que sur Belleville ils  sont souvent tombés sur des maghrébins en situation régulière (ou français) et avec des noirs… des Antilles !

Racisme anti-Corse, suite

02+01:00p31+01:0005bmar, 26 Mai 2009 07:53:02 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Ma correspondante Cécile m’adresse ce commentaire que je ne veux pas laisser en jachère :

Racisme quand tu nous tiens! Merci de votre vigilance! Je lis de nombreuses critiques élogieuses sur ce film – Le Prophète – jour après jour et aucun ne revient sur ce que vous évoquez. Il faut croire que le racisme anti-corse est si ancré en nous que cela ne provoque même plus de réaction dans ce pays! Il ne se passe pas une semaine dans ce pays sans une allusion à un cliché sur les Corses, que ce soit l’humour gras de Ruquier ou de Roumanoff ou de la part de journalistes censés être sérieux.

Aujourd’hui, quand on évoque l’innocence possible de Colonna, une des réponses qui revient le plus est « oui, mais les Corses, on les connaît, ils mentent comme ils respirent ».

Certains journaux parlent même de « témoin corse » en rajoutant bien les guillemets histoire de sous-entendre que le type ou la fille raconte des bobards. Ce sont ces clichés qui ont condamnés Colonna plus que tout autre chose à mon humble avis!

Le dirigeant nationaliste corse Jean-Guy Talamoni a demandé à l’Assemblée de Corse de « s’insurger » face aux « atteintes portées », selon lui, « à l’image de la Corse et des Corses », par le film de Jacques Audiard, Grand Prix du festival de Cannes.

Racisme : le débat

02+01:00p30+01:0004bdim, 19 Avr 2009 11:48:02 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Désolé, mais ce billet va être un peu long, dans la mesure où il reprend les propos très argumentés de plusieurs de mes lecteurs sur le racisme.

Demain s’ouvre à Genève la 2° conférence des Nations Unies consacrée au racisme. Dans ces conditions difficiles : les Etats-Unis et le Canada ont déjà annoncé qu’ils n’assisteraient pas aux débats qui leur semblent d’emblée trop orientés.

N’empêche : la question est là. On ne peut l’esquiver. Et ne peuvent l’éviter ni le gouvernement français, ni de nombreux journalistes curieusement acharnés.

Ce billet complète et remplace celui déjà publié il y a quelques jours, sur la même base.

Les racines du racisme. Des Noirs, des Juifs, des Blancs stupides et… de la Corse

A la suite de l’éditorial de Christophe Barbier dans l’Express, un débat s’est ouvert au sein de mon blog sur la question du racisme.
Une contribution de Jean-Pierre Vernet ouvre la discussion en profondeur, au-delà du problème corse. Il place ainsi l’affaire Colonna là où elle doit se trouver : au plan de l’universalité. Cette universalité que de nombreux Français dénient aux Corses, aux Guadeloupéens, aux Indiens. etc.

Je découvre le racisme anti-corse. Quand on pense au racisme, on pense généralement au rejet des noirs, des Maghrébins ou des Juifs. Un collègue a même montré un racisme du Parisien pour la province (racisme probablement réciproque). Avec mes étudiants, on s’était amusé aussi à montrer un racisme contre les blondes.
Evidemment, de nos jours, le racisme (ou le sexisme) ne s’exprime pas de manière ouverte.

Plus personne (ou presque) n’ose dire « je suis raciste » ou « je suis sexiste ». Il attirerait sur lui les foudres de la vindicte sociale. Il existe une norme, très forte, qui condamne avec virulence le racisme. Discriminer est perçue comme un acte grave et sérieux.

Chacun a bien intégré cette norme et l’auto-surveillance veille.

Cependant, au delà de la déclaration sincère du « je ne suis pas raciste », on entend souvent un « mais… ». En effet, si les gens affirment de bonne foi ne pas être raciste, cette déclaration reste au niveau de l’attitude consciente, non des comportements. Ces deniers répondent, quant à eux, à d’autres normes ou à d’autres traditions dans lesquelles, sexisme et racisme, parviennent à perdurer dans les faits.

On appelle ce racisme subtil mais toujours bien là : le racisme moderne. Dans le cas du sexisme, on parle aussi de sexisme bienveillant.

Ce dernier se caractérise par la pensée qu’une femme est faible (au point d’avoir besoin d’un homme pour la protéger) ou qu’elle est merveilleuse et supérieure à l’homme… dans tout son domaine traditionnel de compétences (le foyer, les enfants, le ménage en boubou, etc.).

Dans le cas du racisme, le raciste moderne pense que les maghrébins (ou les corses) exagèrent en demandant trop d’égalité dans les droits. Ce raciste ne comprend d’ailleurs pas (ou difficilement) la colère des maghrébins (ou des corses), etc. car il ne voit pas de racisme, mais simplement une situation normale.

Et que nous dit Barbier ? Il nous dit sa pitié pour ce peuple (faible) qui ne sait pas utiliser sa richesse (envie de colonialisme ?). Il nous dit qu’il ne comprend pas la colère des corses puisque pour lui le procès Colonna est normal (plus normal qu’un assassinat nous dit-il).  La rapprochement avec le racisme est alors largement faisable.

Revenant sur la charge d’Edmond Simeoni contre les racistes anti-Corses, j’ai adoré sa rage contre la majorité silencieuse (corse ?) car c’est une réplique qu’il peut utiliser pour tout le monde.

Ce texte a été publié dans un billet indépendant.

En 1940, il n’y avait pas foule dans la résistance française et la plupart des Français faisait partie de cette majorité silencieuse qu’ils soient Corses, Auvergnats, Dauphinois, etc. La critique de la majorité silencieuse n’est donc pas un argument ; c’est juste une débilité.

Encore qu’il faut le rappeler : les Corses sont massivement entrés en résistance dès 1942 avec Danièle Casanova, et ils ont viré et expédié les Allemands, et les Italiens, libérant l’Île dès 1943.

Quant à légitimer le procès Colonna en disant que c’est plus légitime que l’assassinat du préfet, c’est tout aussi débile. C’est comme légitimer les camps de concentration en disant qu’il y a pire : il y a les camps d’extermination.

Cette comparaison des camps vous parait absurde ? Elle l’est car les deux bafouaient les droits humains. Christophe Barbier – l’éditorialiste de l’Express – en rappelant que l’assassin du préfet Erignac n’agissait pas selon la loi veut-il pointer du doigt que le procès Colonna fait de même mais reste moins extrême ?

Car après tout, Barbier ne défend pas l’honneur des juges en les comparant à des assassins (même si c’est pour dire qu’ils sont mieux). En tout cas, pointer la différence de résultat ne cache pas les dérives du droit dans ce procès. Cette manœuvre de manipulation mentale est facile à dénoncer.

Bref, le risque de ce genre de racisme anti-corse est celui de vexer tous les Corses (même ceux qui ne sont pas nationalistes au départ), et d’extrêmiser leurs positions.

Je tiens alors à rappeler (aux Corses et aux autres) que tous les Continentaux ne sont pas aussi … (chacun mettra ici l’adjectif qu’il convient) que ce monsieur Barbier et qu’un Corse, qu’un Breton, qu’un Gascon, qu’un Parisien, c’est un Français qui a le droit d’avoir son identité ou ses identités car être corse, auvergnat, catholique, protestant, franc-maçon, juif, musulman, ce n’est pas incompatible avec celle d’être français.

Généralement, le racisme moderne suit ce cheminement :
– Affirmation initiale : la discrimination contre les Noirs n’est plus un problème.
– Mais les Noirs vont trop loin dans leurs demandes d’égalité des droits
– il est difficile de comprendre la colère des Noirs
– les Noirs ne devraient pas aller là où ils ne sont pas désirés
– ces dernières années, les Noirs ont eu plus d’avantages économiques que ce qu’ils méritent.

Si on remplace “noirs” par “corses”, on retrouve quelques idées chères à notre bon Barbier.

Cette échelle de racisme moderne fut développée aux USA par McConahay, (1986). Cependant, c’est toujours une mesure par questionnaire et le participant peut toujours tricher. D’autres recherches tentent alors de se dégager du contrôle que les participants ont sur leurs réponses aux questionnaires.

Par exemple, de telles recherches peuvent proposer des tests d’associations implicites et démontrent la même chose : l’existence d’un racisme inconscient, mais bien présent.

Les tests d’associations implicites se basent sur la rapidité du traitement de l’information avec le présupposé que si on est plus rapide à traiter la paire de mots « noirs-stupide» que la paire « blancs-stupide », c’est que dans la tête des gens, le noir est plus associée à « stupide» que l’homme blanc. L’opération est répétée pour des mots comme « raison, fainéant, ambition, sauvage, etc. »

Globalement, on démontre ainsi que la majeure partie des gens sont encore sexiste ou raciste, mais sans vraiment s’en rendre compte. Je pense donc que le sieur Barbier se dit non-raciste et qu’il est persuadé de ne pas l’être.

Cependant, là, la logique de son discours est une logique comparable à celle du racisme. Il infantilise les Corses pour assumer le rôle de protecteur-moralisateur. Il se donne donc une position de  supériorité. Il se veut le civilisé en donnant aux Corses le rôle des barbares incapables.

Le racisme Corse est vraiment un problème (et il ne se rencontre pas seulement à droite). Sur Rue89 (Ph. Madelin pourra confirmer), on trouve des commentaires “essentialisant” une différence corse : “Les corses sont…”. Malheureusement, percevoir une différence est déjà un “racisme” en soi (car se focaliser sur les différences au lieu des similitudes est un choix).

Tout comme le racisme classique, on se focalise sur la minorité violente ou déviante pour généraliser à l’ensemble de la population. Ainsi, le sieu Barbier s’offusque d’un graffiti ”Les français au four” sans penser un instant non seulement que ce n’est pas représentatif des corses, mais aussi qu’il peut trouver de telles inepties chez les auvergnats ou les alsaciens (et tous les autres).

En outre, il apparaît que ce graffiti n’est que la traduction maladroite de « I Francesi fora ». Les Français dehors !

Alors quelle est l’origine d’un tel racisme anti-corse ? La Corse fut achetée aux Génois quelques années avant la révolution française, près d’un siècle avant que la Savoie ne soit rattachée à la France. C’est donc ancien.

Notez que les savoyards ont aussi une forte identité : il y a eux et il y a les autres Français (tout comme il y a les corses et les continentaux). L’identité régionale existe donc de partout, sinon personne n’aurait demandé à ce qu’elle figure sur les nouvelles plaques d’immatriculation des véhicules.

Alors pourquoi ce racisme ? Une des raisons qui apparaît, c’est qu’on se comporte envers les Corses moins comme envers des Français que comme envers une population occupée. Et si vous voulez augmenter la cohésion d’un groupe, lui augmenter son adhésion à son identité régionale, c’est la meilleure méthode. Ajouter à cela un soupçon d’injustice perçue (cas du procès Colonna) et la passivité peut se transformer en défiance, voire en violence. C’est aussi finalement ce qui était arrivé en Algérie.

Le rôle des médias en répétant béatement ce qu’affirme le gouvernement n’est pas sans conséquence. A ce que j’ai compris, il n’y a pas eu foule chez les journalistes à suivre ce procès mais tous les médias en ont parlé. Évidemment, cette vision du gouvernement sur les Corses que l’on retrouve dans les médias se retrouve ensuite chez les Français. Face à ce “rejet” les Corses sont condamnés à se replier sur eux-mêmes. C’est pour le gouvernement de l’auto-réalisation des prophéties. On appelle cela aussi effet pigmalion :
Imaginons deux pays : les USA et l’URSS (cas totalement fictif).
– Les USA croient que l’URSS est un danger.
– De fait, les USA rejettent l’URSS, en le stigmatisant ou en étant agressif.
– l’URSS pour se défendre va développer ses armements.
– les USA trouvent alors dans cette course à l’armement une preuve que l’URSS est un danger.

C’est ainsi que commença la guerre froide. C’est ainsi que je perçois la réaction corse face gouvernement.
– le gouvernent voit les corses comme un danger.
-Il s’en défie en imposant des mesures particulières (et injustes)
– Les Corses se sentent blesser dans leur amour-propre et répondent par des manifestation (comme à Bastia) ou par des attentats.
– Le gouvernement est content : les corses sont violents. Cependant, on aurait fait le même coup à des auvergnats ou des bretons, on aurait peut-être aussi eu le même résultat…

Magali complète le propos
Il y a, je suis d’accord, un racisme envers les corses, et ce, depuis très longtemps. Disons que la moindre occasion de nourrir la polémique est bonne. Ces derniers événements dont se sont emparés les médias nécessitent de réelles explications qui devraient être fondées sur les causes et non des commentaires tels que ceux tenus par Barbier, dangereux et générateurs de violence. Je condamne la violence – Je m’indigne devant les méthodes employée par les forces de polices- Je suis choquée par certains propos tenus sur les Corses qui, dans leur majorité, souhaitent la paix et visent l’intérêt commun. Les journalistes ont une sacrée responsabilité et Barbier ne fait pas son travail ; sa critique est facile et empreinte d’une haine gratuite !
Question:et s’il s’était attaqué aux juifs de la même manière..???

La pratique du “clientélisme” a favorisé et entretenu une certaine violence au coeur de la société corse – Ce “clientélisme”, pratiqué par les élus à compter du 20 ème siècle est dû aux rapports particuliers qu’ils entretiennent avec leurs électeurs, touchés par la misère économique, le chômage..

Il a toujours existé un malentendu entre la Corse et les Français et l’image du Corse paresseux, profiteur, violent, etc. a été largement véhiculée.

La violence nationaliste, traduira un besoin de reconnaissance face à l’attitude de l’Etat. On connaît la suite, et, encore aujourd’hui les Corses tentent de se défaire de cette image qui leur colle à la peau; la Corse est attachée, comme les autres Régions françaises, à son héritage culturel.

Les Corses ont à coeur de vivre en paix et de voir évoluer leurs conditions sociales, économiques…sortir de l’ampasse c’est aussi condamner la violence- Néanmoins, le recours constant à la “violence légitime “par l’Etat , son refus de traiter les causes , et ses pratiques douteuses entretenues avec certains de nos élus ou mafieux notoires, laissent libre cours à diverses dérives et à l’instrumentalisation des jeunes corses par une poignée de personnes.

Enfin, les propos de certains journalistes qui viennent corroborer cette “mauvaise image” de la Corse sont aussi synonymes d’une forme de violence “symbolique”qui nuit gravement à la Démocratie.

Je terminerais par une citation de Nietzsche :”on ne hait pas celui que l’on méprise mais bien celui qu’on estime égal ou supérieur à soi…” NON ?

J’ajoute qu’être raciste, c’est considérer qu’il existe une hiérarchie des races ! Et  c’est toujours le racisme envers certaines qui est condamné ..

Cécile G enfonce le clou, en revenant sur le cas Colonna

Mr Yvan Colonna n’a jamais renié ses origines bretonnes, il parle même un peu breton (cf. ses propres déclarations lors du premier procès), son père n’est pas forcément un machiste (les Corses ne sont pas tous des machistes, cessez de ressembler à Christophe Barbier, un anti-corse haineux, ça suffit grandement).

M. Colonna père – Jean-Hugues – a é té par ailleurs un député ne partageant pas les convictions politiques nationalistes de ses enfants, le père d’Yvan ne l’a même pas élevé en corse mais en français, comme l’a rappelé Yvan  lui-même lors de son 2ème procès où il explique avoir appris le corse à 12-13 ans seulement. Jean-Hugues Colonna a même insisté lors du 1er procès sur les racines bretonnes de sa femme et de ses enfants. On est donc loin du machiste anti-breton (et anti-français par la même occasion) que vous nous décrivez.

Oui, il apprend le basque en prison, tout comme l’espagnol et l’italien parait-il et dites-moi, en quoi est-ce un crime?

Et, même si on s’en fout pas mal, en ce qui concerne le physique, vous n’avez pas dû bien le regarder, il ressemble quand même pas mal à son père à mes yeux et, étant moi-même née en Bretagne, j’ai rarement vu des Bretons (lui, son frère et sa soeur, qui se ressemblent énormément) ressemblant autant à des Méditerranéens! Donc, même s’ils sont forcément un mélange de leurs parents, comme tout enfant ou presque, ils n’en sont pas moins des Méditerranéens. Mais, comme je l’ai dit avant, on s’en moque!

Je poursuis en ajoutant que Pierre Alessandri étant originaire de son village, il le connaît donc en dehors du mouvement nationaliste, et son retrait en tant que militant ne l’empêchait pas de garder contact avec un habitant de son village, un village où vivent 900 personnes. Il aurait donc fallu le faire exprès pour ne plus croiser Alessandri.

Je précise que je ne suis ni Corse, ni jamais allée en Corse, mais j’en ai juste assez de ces préjugés sur la Corse et ses habitants (comme tout préjugé, ils sont à combattre fermement). Par ailleurs, parce que la justice est rendue au nom du peuple français, en tant que Française, je n’adhère pas à ce genre de parodie de justice rendue en mon nom justement!

Ecole : le racisme

11+01:00p31+01:0003bsam, 21 Mar 2009 10:41:11 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Je vous transmets un texte de mon correspondant Laurent Opsomer parce qu’il soulève des questions fondamentales. Les réactions sont les bienvenues.

Le racisme à l’école : un tabou, un déni… un échec ?

L’école n’est pas un sanctuaire coupé du reste de la société. Elle est, au contraire, au cœur de cette dernière, donc perméable à toutes ses influences, même les plus pernicieuses. Ainsi assiste-t-on ces dernières années à une libéralisation de la parole extrémiste, une banalisation même. Ce phénomène touche tous les publics (élèves, apprentis ou adultes en formation) et concerne tous les niveaux d’études, du CAP au BTS.

Plus qu’une idéologie, le racisme est une œuvre de déshumanisation, une négation de l’Homme, qui germe trop souvent dans le terreau familial. Là encore, toutes les classes sociales sont concernées et représentées : depuis les ouvriers et employés des banlieues populaires aux notables des quartiers huppés en passant par les campagnes où il n’y a pas d’immigrés… Aux ghettos urbains répondent, en effet, les ghettos ruraux, tout aussi cloisonnés et repliés sur eux-mêmes. Il est également possible d’incriminer le prisme déformant de la télévision, unique source d’informations pour une majorité de nos compatriotes. Or, comment réagissent-ils face à des images d’émeutiers encapuchonnées qui vomissent leur haine et saccagent délibérément leur environnement ? Cette poignée d’excités devant la caméra est-elle représentative des milliers d’habitants des cités dont ils pourrissent la vie ? Evidemment non mais cette violence à l’écran booste l’audimat et conforte les préjugés qui amènent le téléspectateur lambda à des commentaires extrêmes du genre « ils n’ont qu’à retourner dans leur pays ! », oubliant sciemment que la France est le pays de ces jeunes gens, même désœuvrés et désocialisés. Il y a donc cet autre que soi, celui à qui l’on dénie sa nationalité car on ne le connaît pas et parce qu’il est différent. En outre, il suffit d’une agression, simplement verbale, pour jeter l’anathème sur toute une communauté, redonner vie à des a priori et susciter une crainte plus ou moins diffuse. D’ailleurs, l’actualité médiatique nourrit abondamment le discours des déclinologues qui ressassent sans ambages que « La France n’est plus ce qu’elle était », que « La France est une poubelle ». Etranges allégations désormais dans la bouche de jeunes Français aux noms de famille aux accents étrangers. Comment peuvent-ils alors adhérer à l’inqualifiable ? Victimes hier, bourreaux aujourd’hui… La France a-t-elle donc à ce point failli ou est-ce là le signe d’une intégration réussie ? Il n’en demeure pas moins qu’usant de stéréotypes et autres arguties, ceux-ci réfutent la richesse de la diversité et appellent de leurs vœux une société d’ordre, une société uniforme et aseptisée. Niant que la France a toujours été une terre d’accueil, et ce depuis des temps immémoriaux, ils clament que notre pays a besoin d’être revivifié, régénéré, pour ne pas dire purifié…

Le racisme est un délit aux yeux de la loi. Pourtant, force est de constater la réaction atténuée, voire inexistante de l’institution face à une réalité minorée ou carrément ignorée ! Face à ce déni reste une évidence : les manifestations du racisme à l’école mettent aujourd’hui en question, au défi et en difficulté le travail d’enseignement et d’éducation à la citoyenneté. Or, l’épreuve des faits montre qu’il n’y a pas de réponse unique pour combattre cette hydre, ni solution miracle pour la terrasser. Néanmoins, le pire est de ne rien faire car cela revient à cautionner l’innommable (qui ne dit mot consent) et à considérer que l’école a échoué dans son rôle d’ouverture culturelle et de connaissance de l’altérité. Par conséquent, mieux vaut agir, même maladroitement, que rester inactif !

Pour lutter contre cette gangrène, les enseignants travaillent sur le thème du racisme en classe. Ils usent de leur arme première : le savoir, et, par la parole, tentent d’amener à la raison des esprits obtus, les informant sur le droit ou soulignant les contradictions de leurs convictions (instiller le doute est déjà une victoire). Mais il faut parfois reconnaître l’inanité de ces efforts lorsque les préjugés sont fortement enracinés ou s’ils sont l’expression d’une souffrance sociale et instrumentalisés à ce titre. Au quotidien, les enseignants sont aussi désarmés face à un racisme diffus, qui s’exprime, par exemple, par la tenue vestimentaire. Ainsi, que faire face à un élève aux sous-entendus douteux, à l’attitude équivoque mais assez malin pour ne pas franchir les limites posées par l’institution, mieux capable d’apporter à celle-ci ce qu’elle veut entendre ou lire ? Il y a, enfin, le renoncement ou l’impuissance de certains agents à juguler de telles manifestations par crainte de représailles, en l’absence de soutien de leur hiérarchie ou en raison d’accointances inavouées. Pis, ces fonctionnaires sont aujourd’hui confrontés à une contradiction majeure entre cette mission de citoyenneté confiée par la Nation et la pratique politique au sein de cette même Nation qui se traduit par la mise en place de politiques publiques en opposition avec leur mission ; la création du ministère de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale est une illustration de ce paradoxe schizophrène.

Zemmour et le racisme

57+01:00p30+01:0011bmar, 18 Nov 2008 11:12:57 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Lors d’un débat en direct sur Arte avec notamment Rokhaya Diallo, Vincent Cespedes, Eric Zemmour vient de se lancer dans une grande sortie d’opinion pour expliquer que les noirs et lui ne peuvent appartenir à la même race. Il faudrait quand même rappeler à ce « non brave » Zemmour la définition scientifique  de la race que ne cessait de ressasser le professeur Jean Bernard : c’est avant tout l’impossibilité de procréer entre individus de races différentes. Tous les chiens appartiennent à une seule race, tout comme les loups d’ailleurs. Alors que les rapports sexuels entre les chiens et les hommes n’ont jamais rien produit (Dieu sait s’ils ont pourtant été nombreux !). Il est possible que les hommes de Neenderthaal et les homo sapiens aient été de race différentes, enore que certaines études actuelles jettent le doute.De même, l’appartenance à la même race se traduit pour les hommes par des capacités mentales strictement identiques. Le professeur Jean Bernard prenait encore deux exemples : vous, mon interlocuteur « blanc » d’aujourd’hui, vous êtes probablement plus proche au plan génétique que son voisin de palier d’un Papou de Nouvelle-Guinée (je ne me souviens plus du nom actuel), lequel démontre les mêmes capacités d’assimilation des connaissances que vous et vos enfants. Le néo-Calédonien Karembeu possède exactement les mêmes capacités que le petit bourgeois du 16° arrondissement. Et pa seulement en foot.  Après c’est une question d’apprentissage réussi ou non.

Il me paraît difficile de contester le point de vue de Jean Bernard, résistant de la première heure, éminent scientifique, un des fondateurs de la génétique moderne, membre de l’Académie française, premier Président du Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie qu’il a contribué à fonder. Zemmour détient peut-être des connaissances spéciales en certains domaines, qu’il nous produise des « preuves ».

La maison des fous

Ne manquez pas de suivre dans mon blog la saga vécue par un de mes protégés, qu’on est en train de rendre fou, sous prétexte que sa mère le considère comme tel. C’est un nouvel épisode totalement actuel de l’L’Echange; le film de Clint Eastwood.