Archive for the ‘Enquêtes’ Category

Colonna : et encore !

17+01:00p31+01:0012bjeu, 31 Déc 2009 19:04:17 +0100+01:00 9,2008

Ma correspondant Marie-Ange Mari me transmet ce commentaire, à propos du dernier billet consacré à l’Affaire Colonna. Son analyse est fine et juste, dénuée de passion, ce qui la rend plus forte.

Nous sommes face à une affaire d’Etat; et que, en conséquence le seul fait de revenir sur la condamnation d’Yvan Colonna ne remet pas seulement en cause la façon dont l’enquête a été menée, la façon dont la “justice” a par 2 fois rendu un verdict de culpabilité à son encontre, mais aussi la crédibilité de N.Sarkozy qui avait promis à Mme Erignac que l’assassin de son mari serait puni et qui, avait désigné Yvan Colonna comme cet assassin bien avant les juges de la Cour Spéciale! C’est donc bien sur un plan politique que se situe le problème Colonna bien plus que juridique!
Pourtant si la Cour de Cassation ne casse pas l’arrêt le condamnant à la peine maximale, la France s’expose à l’humiliation de se voir condamnée par la Cour Européenne . La FIDH qui avait envoyé des observateurs à ce procès a dénoncé dans son rapport les lois anti terroristes françaises

“qui méconnaissent les droits essentiels des personnes” et conclut “qu’à l’issue de six semaines du procès la question du caractère équitable de ce procès est clairement posée”. “L’absence de toute preuve matérielle impliquant Yvan Colonna dans l’assassinat du Préfet Erignac, les rétractations de sa mise en cause par les membres du commando, la mise en cause d’autres personnes qui n’ont pas été arrêtées, les témoins oculaires qui n’ont pas reconnu Yvan Colonna, sont autant d’éléments qui pourraient être de nature à laisser subsister un doute quant à sa culpabilité”.

C’est donc bien sur la seule base des aveux recueillis en garde à vue qu’il a été condamné; ces garde à vue actuellement sur la sellette, dénoncées ouvertement par le bâtonnier de l’ordre des avocats du barreau de Paris et qui selon la Cour Européenne violent l’art 6 de la Convention Européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales: en effet selon cette Cour “l’équité d’une procédure pénale requiert d’une manière générale, aux fins de l’article6 de la Convention, que le suspect jouisse de la possibilité de se faire assister par un avocat dès le moment de son placement en garde à vue ou en détention provisoire” . Comment imaginer un seul instant que la Cour Européenne avalisera l’ affaire Colonna?!

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Colonna : qui a tué le préfet ?

19+01:00p31+01:0012bmar, 29 Déc 2009 14:36:19 +0100+01:00 9,2008

Dans sa page Facebook Jean-Philippe Deniau, le chroniqueur justice de France-Info, se pose de nouveau la question :

qui a vraiment tué le préfet Erignac ?

Le procureur Jean-Claude Kross m’a traîné dans la boue pour avoir osé m’interroger. En reprenant l’ensemble de mes articles et documents, je suis de plus en plus rempli de doutes.

Qui a vraiment tué le préfet Erignac ?

Pendant le procès, les seules « preuves » avancées par l’accusation contre Yvan Colonna ont été constituées par des repérages téléphoniques d’où Colonna est totalement absent, et par les « aveux » de témoins très indirects obtenus en garde à vue prolongée, alors qu’aucun de ces aveux ne fournit une description pertinente du meurtre.

Or, depuis, les méthodes utilisées en garde à vue ont été mises en cause par de nombreux juristes, suivant un jugement de la Cour européenne de Justice.

Il m’apparaît de plus en plus évident que rien ne permet d’accuser formellement Yvan Colonna, contrairement à la condamnation prononcée par la Cour d’Assises spéciale en mars dernier.

Nous sommes bien en face d’une affaire d’Etat.

Secret : la protection des agents de renseignement

41+01:00p31+01:0012bmer, 23 Déc 2009 12:23:41 +0100+01:00 9,2008

Laurent Opsomer commente à sa manière la protection spéciale dont les journalistes bénéficieront désormais pour le secret de leurs sources.

L’Etat reprend toujours d’une main ce qu’il a accordé de l’autre. Le projet de loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure est la parfaite illustration de cette ambivalence, pour ne pas dire de cette hypocrisie étatique. L’article 20 dudit projet crée, en effet, un régime de protection des agents de renseignement, de leurs sources et de leurs collaborateurs lorsque ceux-ci sont concernés par des procédures judiciaires. L’exposé des motifs est d’ailleurs édifiant puisqu’il justifie cette mesure en ces termes :

«Après la protection des documents, des lieux et des renseignements, il s’agit de protéger la personne même de l’agent de renseignement ainsi que ses sources et ses collaborateurs.»

Les protéger, soit ! Mais les protéger de qui, de quoi ? De la justice ? De la presse ? En outre, en protégeant ainsi les agents de renseignement ne cherche-t-on pas à protéger opportunément par la même occasion
leurs commanditaires, donc leur hiérarchie ?

Le projet de loi prévoit d’ajouter au titre III du livre IV du Code pénal un chapitre 1er bis intitulé «Des atteintes aux services spécialisés de renseignement» auquel est greffé un article 431-21-1 ainsi rédigé :

«Art. 431-21-1. – La révélation, en connaissance de cause, de toute information qui pourrait conduire, directement ou indirectement, à la découverte de l’usage d’une identité d’emprunt ou d’une fausse qualité, de l’identité réelle des agents des services spécialisés de renseignement ou de leur appartenance à l’un de ces services est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende. […]
La révélation commise, par imprudence ou par négligence, par une personne dépositaire, soit par état ou profession, soit en raison d’une fonction ou d’une mission temporaire ou permanente, de l’information mentionnée au premier alinéa, est punie de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende.
Les dispositions du présent paragraphe sont applicables à la révélation de la qualité de la source ou de collaborateur occasionnel d’un service spécialisé de renseignement.»

La création de ces nouvelles incriminations qui sanctionnent la révélation de l’identité des agents de renseignement, de leurs sources et de leurs collaborateurs est, à n’en pas douter, une sérieuse mise en garde aux journalistes d’investigation ! Dès lors, une interrogation s’impose : avec de telles mesures, quelles suites seront dorénavant données à des affaires sensibles comme celle des frégates de Taiwan, discrètement enterrée avec le temps, ou celle d’actualité à propos de l’attentat de Karachi, qui a tué onze ingénieurs français en 2002 et met aujourd’hui en cause des sommités de l’Etat (1) ?

François Cluzet à France 2 : une question de déontologie ?

13+01:00p30+01:0011bdim, 22 Nov 2009 09:40:13 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Billet mis à jour 22 novembre, 9 h 51

Le CSA a confié à un groupe de travail sur la déontologie le soin d’évaluer les propos tenus par François Cluzet sur France 2 à propos de Saïd Hamouri. Des propos vivement condamnés par une partie de la communauté juive particulièrement excitée. Or ce groupe de travail est présidé par le journaliste Rachid Ahrab, toujours lié par contrat à FRance 2. 1800925_francois-cluzet-accuse-d-incitation-a-la-haine-l-affaire-qui-pourrait-faire-exploser-le-csa.html#xtor=EPR-275-[NL_732]-20091121-[politique]

Je note par ailleurs que rue89 n’a pas cru nécessaire de mettre en ligne le billet que j’avais consacré à cette affaire le 11 novembre dernier. francois-cluzet-cible-dattaques-pour-le-moins-injustifiees

Jean-Pierre V. ajoute :

“Medice Curate Ipsum” serait-on tenté de dire.

Si la déontologie demande d’éviter les conflits d’intérêt, pourquoi poser comme président d’une commission de déontologie une personne qui est en situation de conflits d’intérêt?
On est un peu dans la situation du prof de lettre qui étale ses fautes d’orthographe au tableau. Sa crédibilité est un peu… réduite. ;-)

Ainsi, ici, on peut se poser la question de la crédibilité de ce groupe de travail sur la déontologie autant que la crédibilité de ceux qui l’ont crée.

La manœuvre est même tellement grossière qu’on pourrait se demander si ce groupe est bien sérieux. Est-il là vraiment pour rendre un avis d’expert ou bien est-il là pour faire croire à Véronique Chemla et les autres cerbères de la politique de l’Etat d’Israel que leur point de vue est écouté et qu’une “enquête est en cours” ? Dans ce dernier cas, on aurait une attaque biaisé contre François Cluzet à laquelle répond un groupe de déontologie biaisé aussi. On aurait donc un désaveu de la part du CSA contre l’attaque disproportionnée que supporte François Cluzet.

Malheureusement, la manière de ce désaveu est politique, ce n’est pas une déclaration nette et explicite du rappel d’un droit important : celui de l’expression.
Par contre, une chose m’amuse. C’est que si on peut faire cette analyse (du moins, ces suppositions), les cerbères le peuvent aussi. Le conflit d’intérêt est visible pour tous. On a donc plus qu’un désaveu :  un camouflet.

Afrique, Rwanda : histoire d’un embastillement

54+01:00p30+01:0011bsam, 07 Nov 2009 15:52:54 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

A la suite de recherches approfondies, j’ai pu rédiger cette enquête consacrée à la situation singulière d’un citoyen rwandais, Alfred Kalisa, « embastillé » depuis plusieurs années, sans doute pour éviter qu’il ne prenne une place trop importante sur l’échiquier politique à Kigali, la capitale du Rwanda. Ce qui nous ramène vers ce petit pays d’Afrique centrale dont les décisions souvent très contestables de ses dirigeants ne cessent d’empoisonner toute cette région des Grands lacs africains. Il suffit d’observer la carte pour comprendre que le Rwanda occupe une position stratégique clé dans cette région continent africain.

(more…)

Identité française : un débat à sens strictement unique

05+01:00p30+01:0011bmar, 03 Nov 2009 17:35:05 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Le débat consacré à l’Identité française sur le site du Ministre Besson est strictement à sens unique. Les opérateurs confondent « modération » et « censure », ils ne laissent passer que les messages le plus souvent très gnangnan qui vont dans le sens du ministre.

J’avais envoyé hier la contribution que vous avez pu lire sur mon blog. Mais ne cherchez pas à la trouver, elle a été « modérée », c’est-à-dire tout simplement caviardée. J’imagine que c’est la conception bessonesque des Valeurs de la République.

Sur rue89 Chloé Leprince souligne que je partage cette situation avec des dizaines d’autres messages.

Je leur conseille en outre de refuser tous les messages sous pseudonyme, qui relèvent en effet d’une tradition profondément française : la dénonciation anonyme.

3000 comptes en Suisse : une liste bidon

42+01:00p31+01:0010bsam, 10 Oct 2009 16:56:42 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Comme je le subodorais, la « liste des 3000 comptes en Suisse » [supposés clandestins] annoncée à grand fracas par Eric Worth, le ministre du budget, s’avère complètement bidon. En elle-même cette liste n’a pas d’existence réelle. Ce que le ministre brandit c’est la liste d’établissements financiers français qui dans le cadre de relations d’affaires normales ont procédé à des virements en banque à banque entre des entités françaises et des entités suisses, et vice versa. En effet, les banques françaises sont tenus par la loi de déclarer tout mouvement de fonds entre la France et les pays étrangers.

Un conseiller juridique malin a demandé à la cellule chargée de la régularisation des avoirs française détenus à l’étranger, pour le compte des « ses clients », sans préciser leur identité. Et c’est ainsi qu’il a pu consulter la fameuse liste, laquelle ne recèle naturellement aucune information importante.

Mon informateur m’indique :

« Depuis longtemps, il n’y a que les débiles mentaux qui ont pu imaginer qu’ils pouvaient transférer sans problème par simples virements des fonds à dissimuler en Suisse. »

Point à la ligne et fermes le ban.

D’ailleurs, depuis qu’il a été gentiment rappelé à Eric Woerth qu’il avait beaucoup fréquenté les gérants de fortune suisse pendant la campagne présidentielle, on doit constater que le ministre est devenu beaucoup plus discret ! Quand on mont un coup, il faut avoir d’emblée tous les atouts dans sa manche.

Clearstream : j’étais au courant en avril 2004

43+01:00p30+01:0009bsam, 26 Sep 2009 13:19:43 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Je viens de vérifier dans mes papiers (informatiques) : j’ai été informé à Marseille de l’affaire Clearstream le 20 avril 2004, par un très haut fonctionnaire des RG. Qui n’était pas Yves Bertrand. Je peux retrouver ma note de restaurant : j’ai invité mon interlocuteur dans un restaurant appelé « Le Grand Latin » et j’ai  dépensé 41,70 euros.

Dès cette époque j’ai été informé de l’existence des listings et de nombreux noms y figurant. Comment Sarkozy qui était alors ministre des Finances, mais qui disposait encore de contacts majeurs à l’Intérieur, n’aurait-il pas été informé lui aussi ? Cette hypothèse me parait invraisemblable.

Retour sur l’affaire des infirmières bulgares

50+01:00p30+01:0009bsam, 26 Sep 2009 10:40:50 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

De source sûre : il m’a été confirmé hier de source proche de la diplomatie bulgare que les infirmières retenues en otage par le colonel Kadhafi ont bien été libérées grâce à une rançon financée par l’Emir du Qatar. En échange, celui-ci aurait obtenu des autorités bulgares qu’il puisse être soigné à Sofia pour son surpoids. Un surpoids spectaculaire. L’expédition de Cécilia Sarkozy et de Claude Guéant n’aurait guère pesé. Il n’est pas question d’un « prêt » quelconque, mais bien d’un versement en capital.

Il faut se souvenir que Mon excellent Président Sarkozy s’était amplement vanté d’avoir réussi à mener à bien cette libération problématique.

Rappel : Les cinq infirmières bulgares et le médecin d’origine palestinienne, dont la peine de mort venait d’être commuée en détention à perpétuité, ont quitté la Libye mardi 24 juillet 2007, en compagnie, notamment, de Cécilia Sarkozy, et ont atterri à Sofia, où ils ont immédiatement été grâciés. Nicolas Sarkozy se rendra en Libye, où il rencontrera le colonel Khadafi, dès mercredi.

Justice, banlieues : l’ordre au prix du désordre

14+01:00p31+01:0007bjeu, 02 Juil 2009 09:16:14 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

En banlieue, le grand désordre risque d’être le prix à payer pour le rappel à l’ordre à tout prix.

Alors que les incidents se multiplient en banlieue entre « forces de l’ordre » et jeunes, le premier procès consacré aux violences qui ont éclaté à Villiers-le-Bel, dans le Val-d’Oise, en novembre 2007 s’ouvre ce jeudi matin devant le tribunal correctionnel de Pontoise.

Dix personnes sont jugées durant deux jours pour des jets de projectiles contre les forces de l’ordre. Ils comparaissent libres sous contrôle judiciaire et sont poursuivis pour violences volontaires. Plusieurs circonstances aggravantes ont été retenues, les faits ayant été commis avec armes, sur des fonctionnaires de police, en réunion, avec guets-apens. Les prévenus encourent jusqu’à sept ans de prison.

Le principe constitutionnel est que toute faute doit être sanctionnée, surtout quand les « forces de l’ordre » sont impliquées. Mais est-il bien raisonnable de se lancer dans une telle opération judiciaire alors que se multiplient les signes d’une aggravation des tensions entre les « jeunes » habitants des banlieues deshéritées et l’Ordre public ? Est-il vraiment raisonnable de considérer comme des victimes des CRS cuirassés de pied en cap qui se sont déclarés « blessés légers » dans les affrontements. Probablement pour obtenir quelques jours de « congé-maladie ».

Je parle de ces affaires de banlieue depuis vingt ans dans mes bouquins. J’ai visité la Cité des Bosquets à Montfermeil voilà trente ans, bien avant les « hautes autorités de l’Etat ». On y brûlait déjà des voitures de police. J’ai patrouillé avec et sans les flics dans ces banlieues, sans attendre l’exemple du conseiller spécial et plume de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino : désirant participer à une ronde de nuit policière, il était à bord d’une voiture de la BAC (brigade anti-criminalité) qui  a été la cible de jets de pierre à Montfermeil, justement.

Mes témoignages sont vains : ces messieurs de là-haut ne lisent pas.

Ne serait-il pas temps de considérer le problème par le bon bout, en traitant les causes, et non en se lamentant sur les effets ?

Sinon, on aura vraiment la guerre.

MIVILUDES : Les Sectes dans le collimateur

02+01:00p31+01:0005bmar, 19 Mai 2009 10:37:02 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Le chiffre est stupéfiant : selon Georges Fenech, le président de la Miviludes, la Mission interministérielle de Vigilance et de Luttes contre les dérives sectaires, 5000 enfants seraient privés de l’accès à l’école par leurs parents, adeptes des sectes.
Cette situation est la principale préoccupation manifestée dans le rapport remis lundi soir au Premier ministre par Georges Fenech.
Fennech 1Pour mener à bien son travail, la Mission a eu largement recours aux différents ministères qui participent à l’action contre les dérives sectaires. En tout premier lieu le ministère de la Santé, particulièrement inquiet de la prolifération des pseudos psychologues qui promettent monts et merveilles à des malades atteints de maladies graves, parmi lesquelles les cancers. Jusqu’à des promesses de guérison assurée, sans traitement.
La Mission évoque ainsi « une explosion de la bulle psy accompagnée de nombreuses déviances ».
« Il est raisonnable d’estimer l’impact des pratiques psychothérapeutiques à environ 12 millions de personnes », souligne la Miviludes. 25 à 30% ne seraient pas diplômés
Or, selon ce même rapport, 25 à 30% de ceux qui se disent psychothérapeutes ne sont ni psychiatres, ni psychanalystes, ni titulaires d’un diplôme de psychologue.
« Ils se réclament de disciplines diverses et ont des parcours de formation hétérogènes », note la Miviludes.
«La Miviludes n’a pas d’équivalent en Europe. Mais je m’active beaucoup en ce moment pour qu’un vaste programme sur les dérives sectaires soit lancé à l’échelle de l’Union. Il pourrait être abrité par l’Agence européenne des droits fondamentaux.» A l’échelle nationale, l’ancien juge d’instruction se félicite qu’en France, «on est passé de la phase de dénonciation à la phase d’action». A Matignon, dans les prochains jours le Premier ministre, François Fillon, rendra un arbitrage au sujet de la création d’une cellule d’assistance judiciaire contre les sectes. Composée de chercheurs spécialisés, elle serait mandatée pour épauler policiers et magistrats travaillant sur des dossiers dans lesquels des mouvements sectaires apparaissent. Si François Fillon valide le projet, le lobbying antisecte de la Miviludes enregistrera un premier succès.
Miviludes rapportLe conflit avec la Scientologie risque de s’envenimer : Le 25 mai va s’ouvrir devant le tribunal correctionnel de Paris un important procès où l’Eglise de Scientologie est poursuivie en tant que personne morale par plusieurs personnes se considérant comme victimes de pratiques sectaires déviantes. La Miviludes attend d’une condamnation un sérieux coup de frein aux pratiques qu’elle dénonce.

Des réactions virulentes

Il fallait s’y attendre, les réactions à mon papier sur rue89 sont violentes, dans la ligne des contre-offensives menées par les entreprises sectaires.

Je ne les reprendrai pas.

En revanche je republie dans mon propre blog deux commentaires qui complètent utilement mon propos :

De J-BILLAUDEL, qui se qualifie lui-même de « retraité subversif « |

rue89 10H57 | 19/05/2009

Le sujet fait surface de temps en temps mais les faits ne sont pas nouveaux. Les Etats-Unis exploitent « le marché » comme ceux de la santé, de la misère et de la mort. Quand pour le profit de quelques uns tout est « marché » le risque est grand en période de grande incertitude économique de voir ces « charlots de Dieu » progresser.
Secte direz-vous…. secte ici mais pas là. En France il y a des « représentations » nombreuses de sectes américaines qui ici recoivent par la grâce du « chanoine du Latran » autorisation cultuelle.
Que dire de ces « écoles du Dimanche » empruntées au culte protestant… par des groupes qui n’ont rien de Chrétien même s’ils se disent « Christian » et de faux scientifiques qui se disent « Scientist ». Ils ont dans divers pays des « professeurs » et des « praticiens » qui ne sont que des zozos déguisés en psychothérapeutes d’opérette. Ils ont des écoles et laissent mourir des enfants sans soins…. Quand c’est au U.S.A. où ils sont nombreux des réactions avec des actions judiciaires sont possibles. En France quand ces groupes n’ont que quelques centaines de membres essentiellement anglophones ils ont la bénédiction du pouvoir politique actuel.

Le problème reste entier depuis des décennies…. et le marché est prometteur en prévision de la misère que génère un capitalisme sans foi ni loi.

D’un anonyme qui se déclare « honnête homme »rue89 15H58 | 19/05/2009

A la lecture de la majeure partie de ces commentaires, je conclus que :
1- La Miviludes, c’est un nom ridicule.
2- Son président n’est pas net, il a maille à partir avec la justice.
3- Tout cela est orchestré par les cathos, et par l’ADFI, véritable secte, elle (air connu).
4- de toute façon toutes les religions sont dangereuses, on essaie juste de nous distraire avec ces sectes.
Bien peu de riverains semblent inquiétés par le véritable danger que représentent les mouvements sectaires pour les libertés et les institutions ! Il y a pourtant de quoi être effrayé, qu’il s’agisse de petits groupes sous l’emprise d’un gourou ou de grandes organisations comme la Scientologie, mais aussi les témoins de Jéhovah.

En ce qui concerne les casseroles de Fenech, c’est en effet regrettable, mais c’est dommage que cela occulte le travail de cette commission, qui s’attaque a des lobbys très puissants. Rappelons qu’après avoir épinglé l’OSCE, la Miviludes a aussitôt été contrôlée par des inspecteurs de ce même organisme, suspect d’infiltration par la Scientologie (Libération du 18 mai).

Débattre sur le ridicule des croyances des sectes comparé à celui des religions « établies », c’est se tromper de cible, le problème n’est pas le contenu des croyances mais uniquement les pratiques : manipulation mentale, escroquerie, atteintes aux libertés. C’est à l’aune de ces pratiques que l’on peut juger de l’aspect sectaire d’un mouvement, qu’il soit religieux, spirituel, commercial ou politique.

Colonna – projet de livre

50+01:00p31+01:0005bjeu, 14 Mai 2009 09:42:50 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Dès la fin du procès Colonna, j’ai pris contact avec un ami éditeur avec lequel j’ai beaucoup travaillé par le passé, afin de lui proposer un projet de livre à partir de l’affaire Colonna, de l’enquête au procès et des leçons qu’on peut en tirer sur le fonctionnement de la justice criminelle en France.

Mon ami m’a reçu avec chaleur. Je lui ai proposé un premier projet qu’il m’a demandé d’amender, avec juste raison d’ailleurs.J’ai modifié mon propos que je lui ai envoyé.

Et puis, plus rien. Comme si tout projet de bouquin évoquant la Corse devait se heurter à l’hotilité générale.

En rappelant que j’ai déjà publié une quinzaine de bouquins, ce qui signifie que je ne suis pas un amateur, de nouveau, le silence. Je tiens à vous mettre au courant en vous communiquant l’essentiel de mon projet.

J’aimerais si possible que vous me transmettiez votre point de vue

Derrière le berger corse, la Justice d’Etat

§ Il n’est pas forcément évident de revenir sur cette longue saga de l’affaire Colonna, commencée en février 1998, et toujours pas achevée puisque toutes les voies de recours judiciaires ne sont pas épuisées.
Pourquoi proposer de reprendre ce dossier, de raconter le procès vécu au jour le jour par l’auteur ; pourquoi replacer ce récit dans son contexte ?

§ Préambule en forme d’ouverture : Faites entrer l’accusé, l’accusé dans sa cage de verre. Le quatrième procès d’assises sur la même affaire : l’assassinat du préfet Erignac. Peu importe que l’accusé soit coupable ou non. L’enjeu du procès n’est pas dans l’enceinte de la Cour d’assises. Il dépasse, et de loin, la personnalité somme toute modeste de celui qu’on a coutume de désigner comme le « berger corse ».
Portrait en buste dans une cage de verre.
Qui et Yvan Colonna. Une relation douloureuse entre un père et un fils corses. Déchirés par la politique et réconciliés par la tragédie. Pourquoi est-il retourné au village comme berger ?
Yvan Colonna se réinstalle sur ses terres. Il devient pion, maître-nageur, coupeur de bois et finalement berger. Militant corse surtout. Pourquoi ce retour aux sources «Ma région me manquait», lâchera-t-il laconiquement devant les juges. Propos lapidaires. On ne parle pas beaucoup en Corse. La chronologie judiciaire, elle, est plus éloquente. Elle montre que, lorsque le paternel revêt l’écharpe tricolore, le fiston enfile la cagoule nationaliste. Tuer le père d’abord. Et à travers lui cette France qui décide de tout.
Yvan connaît sa première arrestation en 1983 pour avoir accusé par voie de tract un sénateur d’être un assassin. Il est relâché. Ses compagnons du FLNC sont inculpés pour reconstitution de ligue dissoute. Quelques mois plus tard, la police retrouve l’arsenal du parfait petit poseur de bombes dans la propriété familiale des Colonna. Il affirme s’être ensuite retiré du militantisme actif.
Mais, selon l’accusation, son retrait proclamé cache en réalité son glissement progressif vers la dissidence. Les germes d’une cellule dormante, dans le secteur de Cargèse, réputée abriter l’élite des poseurs de bombes corses, sont là
Rappel rapide des faits, selon les éléments recueillis durant les audiences
Le 6 février 1998 à Ajaccio, meurtre prémédité d’un préfet de la République.
La personnalité du préfet Erignac et de son épouse
Les enquêtes menées dans les jours qui ont suivi, telles que j’ai pu les reconstituer.
La dénonciation du Président Sarkozy
Pourquoi cette dénonciation en forme de dépit ?
La revendication du meurtre par un « groupe des anonymes ».
Les enquêtes bâclées des différents services de police. La « piste financière et agricole » suggérée par le premier enquêteur ?
Les enquêtes à charge des juges d’instruction : Bruguière, Thiel, LeVert
Les arrestations
Les arrestation du « groupe du Nord »

Première partie – Un procès extravagant
Tout au long d’une extravagante saga, l’accusation contre Yvan Colonna va émerger avant de s’affirmer au cours d’une procédure criminelle parfaitement exceptionnelle et sans précédent.
En effet, il faudra trois services de police plus ou moins en rivalité entre eux, trois instructions menées par trois juges et quatre procès avant d’aboutir à… rien du tout.
Selon la loi, selon les débats on ignore toujours qui a tué le Préfet Erignac. Seule certitude absolue, que personne ne conteste,  ne peut contester et que je rappelle : le Préfet a été assassiné de trois balles dans la nuque aux environs de 20 h 56 le 6 février 1998.. Mais qui portait l’arme ? Aucune certitude, rien qu’une intime conviction des trois juges d’instruction, des vingt et un magistrats du siège qui ont jugé ; des six procureurs qui ont requis ; des avocats des parties civiles qui se sont relayés pour porter les plus graves accusations. Sans grand fondement et souvent d’une façon assez fantaisiste, comme nous aurons l’occasion de le constater.
On a accusé l’auteur de ces lignes, on l’accuse encore pour ne pas dire qu’on « l’incrimine », d’être de parti pris, d’avoir choisi le camp d’Yvan Colonna contre Dominique Erignac et l’accusation.
Je n’ai pas choisi de camp car je ne suis toujours convaincu de rien. Ni culpabilité, ni innocence.
« Toi qui le croit innocent, m’a lancé le procureur Kross dans les couloirs du Palais de Justice, qu’est-ce que tu crois ? »
Inlassablement répétée, ma réponse, , est simplissime.
« Je ne crois rien, et je n’ai pas plus d’élément que toi pour affirmer qu’il est coupable ou innocent. »
Après huit semaines d’audience, je dois avouer que je ne suis pas plus avancé qu’avant. Ni dans les faits, ni en mon âme et conscience, comme on dit.
En soi c’est un fait capital : Yvan Colonna a été condamné sur la base de témoignages flous, de faits mal établis.
Est-ce prendre parti que de mettre en évidence cette vérité ?

Pour comprendre : Après quinze mois d’une enquête émaillée de rivalités entre les différents services de police, six hommes considérés comme les membres du commando, moins le tireur présumé, seront interpellés en mai 1999.
Lors de leur garde à vue, l’un après l’autre il est développé dans la procédure que ces six hommes vont reconnaître les faits. Une action décidée, selon des aveux concordants, au cours de la deuxième quinzaine de janvier lors d’une réunion clandestine.
Dès ce niveau s’installe de premières incertitudes.
Cette réunion a-t-elle bien eu lieu ? Où ? Quand exactement ? Dans quelles conditions les « aveux » ont-ils été obtenus ? Comment ont-ils été corroborés par des témoignages de leurs proches ?

Les deux premiers procès contre Castela et Andriuzzi
La chasse à Colonna
Le premier procès Colonna
Le deuxième procès Colonna : comment on est passé d’une apparence de procès à un procès leurre.
La condamnation n’était pas inévitable, elle était programmée : la « confidence » du Procureur.

Deuxième partie – La foudre de Jupiter, l’Etat français.

La Justice dans son grand apparat est chargée de mener cette mission à bien. La législation antiterroriste et ses errements.
A cet égard, il est presque dommage qu’Yvan Colonna soit corse. Corse, donc vilipendé. Sinon son procès aurait beaucoup plus tôt pris les dimensions d’un incommensurable scandale d’Etat.
Comme il est corse, « c’est spécial » me confie un avocat.  Suffirait-il d’être corse pour ne pas exister au regard de la Justice, des Magistrats, des observateurs ?
La justice d’Assises – et la justice correctionnelle – instruments majeurs pour imposer la loi de l’Etat
Les documents détournés de Guantanamo
La question majeure des témoignages, fondatrice dans tous les procès en Assises
Outreau. La commission d’enquête remet en cause les conditions de l’instruction.
La Josacine

Les « six violeurs de Dijon ».

L’affaire Viguier. Le problème particulier des garde-à-vue. Pourquoi filmer les garde-à-vue
Le problème de l’intime conviction, une pratique moyen-âgeuse.
Le jury
Le jury en matière anti-terroriste
La législation anti-terroriste et la préservation des libertés. Citation de Le Carré : les libertés contre l’efficacité.

Troisième partie – Les racines de la Violence. Les positions totalement incompatibles des parties en Corse : la politique de Paris et de ses « alliés » dans l’île, contre la lutte âpre des indépendantistes qui dure maintenant depuis 1960, retour des rapatriés et attribution de terres dans la plaine orientale. Les efforts des groupes affairistes pour développer une Corse tout touristique. Le PADUC.
L’affaire Christian Clavier, plus symbolique l’affaire de la villa Aboulker. Les Corses nationalistes craignent d’être marginalisés dans leur île. Lutte contre les promoteurs, contre ceux qui ne nous regardent pas.
Ce que les Corses tiennent pour une main-mise des Continentaux sur leur paradis corse. Les conséquences du retour des pieds noirs, notamment à Carghese : ceux qui sont revenus contre ceux qui son restés.
Les propos vengeurs de Christophe Barbier en disent long sur l’idée des Continentaux à propos de la Corse.
L’assassinat du préfet Erignac a été le point d’orgue d’une âpre bataille qui se déploie alors depuis un quart de siècle. Dans le contexte particulier d’une politique considérée par une minorité nationaliste corse comme un « ethnocide »
Si elle prend de graves proportions en Corse, elle n’est pas propre à la Corse : où il apparaît clairement que l’entreprise de la colonisation française connaît en Corse un de ses ultimes soubresauts, après avoir laminé toutes les autres civilisations progressivement intégrées à la France.
Au demeurant glorifiée par Victor Hugo, retour sur la politique de conquêtes dites jacobinistes, qui ont accompagné la construction de l’Etat français. Jules Ferry et la prise suivie de destruction du Palais d’Eté. La pratique coloniale. Comment les « peuples asservis » ont été mis en première ligne pendant la première Guerre mondiale. On baraguine dans les tranchées. Les conquérants de l’Empire étaient aussi les premières victimes de l’Empire. Quand cette pratique coloniale s’est effondrée avec les défaites coloniales. Mais il restait un champ de manœuvre et d’action : les provinces rebelles.
Un laminage socio-culturel contraire aux principes fondamentaux définis par la Communauté européenne qui affirme que chaque pays doit assurer non seulement la protection de ses minorités mais en outre la survie de leur patrimoine culturel.
La mission du préfet Erignac selon sa lettre-confession, lue lors du premier procès Colonna, aujourd’hui oubliée.
« Ceux d’en face », ceux qu’on qualifie de terroristes, se sont également fixés leur mission
La « recolonisation » de la Corse avec les rapatriés d’Algérie. Carghese : on y revient. Il est logique que les conjurés soient originaires de cette bourgade.

Les vitupérations de Barbier, les manifestations d’avril 2009 à Ajaccio et Bastia, l’action constante des Basques de l’ETA et de leurs supporters français démontrent qu’on n’en a pas tout à fait fini avec ce divorce radical.

Epilogue : dans la même enceinte des Assises, des « bergers basques », des militants de l’organisation basque ETA sont jugés en juillet 2009. Ce nouveau procès de l’antiterrorisme apparaît comme une répétition de février 2009. Et nous n’oublierons pas non plus les poursuites suivies de condamnations plus ou moins sévères et peu argumentées contre les hyper gauchistes français ; contre les militants islamistes sortis de Guantanamo…
Et toujours en Assises, en avril 2009 quatre ans de prison pour trois petits attentats sans victime, dont l’un non reconnu. C’était le FLNC du 22 octobre.
Dans tous les cas, il ne s’agit jamais de justifier, de participer à des actions de soutien, mais bien d’expliquer, de donner à comprendre.

Annexes : documents
Les participants à la Cour d’Assises de Paris, spécialement composée,  9 février 2009
Communiqué des avocats d’Yvan Colonna, 27 mars 2009
Bibliographie
Liste des acteurs, indispensable pour comprendre le texte
index

Sectes : prolifération

21+01:00p31+01:0005bmer, 13 Mai 2009 11:35:21 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

500 000 Français seraient affectés par les dérives sectaires, qui touchent en particulier les départements d’Outre mer et désormais les franges de l’Eglise catholique ; 60 000 à 80 000 enfants se trouveraient emprisonnés dans le système. 2900 gourous et/ou para psychologues séviraient en France. Un secteur semble contaminé de façon inquiétante, pourtant déjà souvent dénoncé : la formation professionnelle continue assurée par des associations mal identifiées, mal contrôlées.

Telles sont quelques unes des révélations de George Fenech, Pdt de la MILIVUDES – Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires – qui va publier son rapport annuel le 19 mai.

Ce magistrat en charge de la Mission compte renforcer son action. Notamment en établissant un répertoire précis et complet de toutes les intiatives et actions à caractère para psychologique lié aux sectes.

Fenech rappelle que l’action engagée par la France reste fortement critiquée tant aux Etats-Unis qu’en Europe du Nord qui considèrent que en engageant cette lutte la France contribuerait à restreindre le champ des libertés individuelles. Les reproches portent aussi sur le caractère par trop administratif et répressif de la MILIVUDES.

Et pourtant, révèle Georges Fenech, la MILIVUDES a été créée après le « scandale » provoqué par la réception de Tom Cruse par Nicolas Sarkozy, alors ministre des Finances.

Des responsables de l’Eglise de Scientologie vont de nouveau comparaître en justice à partir du 25 mai. Et, en mars dernier, le pasteur de cinq églises réparties entre les Antilles et la Guyane a été interpellé avec  huit personnes de son entourage, et mis en examen abus de confiance et abus de faiblesse et  détournement d’un montant de 800 000 euros. Et en 2010 se tiendra à Paris une Conférence internationale consacrée à l’étude des circuits financiers utilisés par les organisations sectaires.

Ce travail de prévention formidable doit être d’autant plus souligné que en tant que magistrat, Georges Fenech continue à critiquer de façon virulente toutes les actions de prévention de la délinquance engagées avant l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République

L’hebdomadaire l’Express consacre un gros dossier à la Scientologie, enquête sur la secte qui fait peur

Ney, le journaliste toujours en prison à Abidjan. Un sac de noeuds

27+01:00p31+01:0005bsam, 02 Mai 2009 10:08:27 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Toujours en taule en Côte d’ivoire depuis le 27 décembre 2007. Dix-sept mois, ce n’est pas rien… Le journaliste-photographe indépendant français Jean-Paul Ney a été interpellé le 27 décembre 2007 à Abidjan, à proximité du siège de la Radio télévision ivoirienne (RTI), « dans le cadre d’une instruction sur un +complot+ présumé visant à saboter le processus de paix ». Les autorités ivoiriennes l’accusent d’être impliqué dans une entreprise de déstabilisation de la Côte d’Ivoire orchestrée par l’ex-sergent chef Ibrahima Coulibaly alias IB. Il est depuis incarcéré à la Maca, considérée comme l’une des prisons les plus dangereuses d’Afrique.

Les policiers ont découvert dans son sac des vidéos relatant les préparatifs d’un coup d’Etat contre Laurent Gabgbo, le Pdt de la République ivoirien. Des vidéos mises en ligne sur YouTube (1), faisant la part belle à un certain Jean-François Cazé présenté comme  » barbouze français  » (sic) et Ibrahim Coulibaly, appelé communément IB, l’un des acteurs du coup d’État de décembre 1999 qui a amené le général Robert Guéï au pouvoir.

De sa prison, Jean-Paul Ney, lâché par ses comparses, tente de mouiller Alain Juillet l’ancien Haut responsable en charge de l’intelligence économique au sein du Secrétariat général de la Défense Nationale. Ainsi, sur LCI, il n’hésite pas à déclarer :

 » Le Français qui m’a accompagné ici, le mercenaire Jean-François Cazé était en rapport constant avec Alain Juillet et il y a un réseau qui a monté quelque chose « .

L’agence Capa y croit dur comme fer et va dans le même sens à travers un documentaire dans lequel Cazé mouille une poignées de pontes du renseignement français.

L’association Les Arvernes a décidé de porter plainte pour escroquerie auprès du procureur de la République. Les responsables de cette association estiment en effet que Jean-Paul Ney a été trompé dans cette affaire par un Jean-François Cazé se prévalant faussement d’agir avec l’aval d’Alain Juillet et donc des services du Premier ministre et aurait ainsi été conduit à fournir un service qu’il n’aurait certainement pas rendu autrement.

Pourquoi ce montage ? Pour les Arvernes, cette affaire est de nature à tendre sans raison les relations entre la France et le président Gbagbo.

L’affaire  » Noël à Abidjan  » n’aurais été en somme qu’une médiocre opération de déstabilisation du président ivoirien « . Jean-Paul Ney, le  » dindon de la farce « , croupit  toujours en prison.

Né le 4 mai 1976 à Prades, dans les Pyrénées orientales (France), Jean-Paul Ney est un personnage controversé, bien connu en France par les services de police. Reporter-photographe free-lance, travaillant occasionnellement avec l’agence Gamma, il passe pour entretenir des relations suivies avec certains personnages qualifiés de proches des Services de renseignement français.

Auteur de plusieurs ouvrages sur les “grandes oreilles” de son pays et la lutte contre le terrorisme, ce journaliste-photographe a fondé avec un ancien directeur de la DST française, Yves Bonnet, le centre international de recherche et d’études sur le terrorisme et l’aide aux victimes du terrorisme (CIRET-AVT).

J’ai moi-même croisé Ney lors d’un colloque sur le terrorisme organisé à Amiens, peu de temps avant son arrestation. Pour être simple, je conviens ne pas partager ses vues sur la pratique du journalisme d’investigation.

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Pour son dernier ouvrage paru, consacré au Service de protection des Hautes personnalités, Ney a obtenu une préface de Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l’Intérieur.

Plus curieux, on le voit sur une photo poser de façon très amicale en compagnie de Michèle Alliot-Marie.

Lorsque l’on sait le rôle que MAM a joué en Côte d’Ivoire durant de nombreuses années, on a du mal à croire que Jean-Paul Ney est un fou sans aucun « réseau » qui met dans l’embarras les services secrets de son pays. Quel entregent pour un fou ! Il intervient – les preuves sont là – comme expert sur plusieurs plateaux de télévision…

Il se présente comme journaliste, mais il n’est pas titulaire de la carte de presse officielle française.

Les services français en Afrique n’ont certes pas une très bonne réputation, mais pas au point de s’adjoindre un personnage dont le CV ne résiste pas à une recherche simple, avec des antécédents judiciaires. On le traite souvent de déséquilibré. Pourquoi gêne-t-il au point que le Quai  d’Orsay se mure dans le silence ?

Jean-Paul Ney n’a-t-il pas été surtout victime de sa naïveté, mélangée à une pointe de mythomanie ?

Gaza : le Hamas a-t-il gonflé le chiffre des victimes ? 600 ou 1300 morts ?

55+01:00p28+01:0002bmer, 04 Fév 2009 11:11:55 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

« Incertitude sur le nombre des victimes à Gaza, elles seraient 600 et non pas 1 300. », une enquête de Lorenzo Cremonesi Corriere Della Sera, 21 janvier 2009.

Vous pouvez retrouver l’enquête originale en composant ce lien :

http://www.corriere.it/esteri/09_gennaio_21/denuncia_hamas_cremonesi_ac41c6f4-e802-11dd-833f-00144f02aabc.shtml
Le journaliste italien a personnellement enquêté à Gaza après la fin de l’intervention israélienne. Ses conclusions sont plutôt dérangeantes : les nombre de victimes serait bien moindre que celui annoncé par les Services de santé contrôlés par le Hamas. Extraits – Rapportant tout d’abord des mouvements d’hostilité de la population gazaouite à l’encontre des miliciens du Hamas, Cremonesi raconte :

« Les miliciens du Hamas, le plus souvent de jeunes garçons de 16 ou 17 ans armés de mitraillettes, cherchaient expressément à provoquer les Israéliens. Ils ne pouvaient rien faire contre les tanks et les avions, ils savaient qu’ils étaient beaucoup plus faibles qu’eux mais ils voulaient que nos maisons soient prises comme cibles pour pouvoir ensuite accuser l’ennemi de crimes de guerre. » C’est ce que soutient Abu Issa, 42 ans, habitant du quartier Tel Awa. « Pratiquement tous les immeubles les plus élevés de Gaza comme le Dogmoush, l’Andalou, le Jawarah, le Siussi et beaucoup d’autres avaient sur leur toit des rampes de lancement de missiles ou des postes d’observation du Hamas. Ils en avaient installés aussi tout près du grand dépôt de l’Onu, celui qui a été détruit par les flammes. Et c’est la même chose en ce qui concerne les villages sur la ligne de frontière qui furent ensuite dévastés par la furie punitive insensée des sionistes » lui répond en écho sa cousine, Um Abdallah, âgée de 48 ans.
Celui qui raconte une version différente de la fable imposée par la « muhamawa » ( la résistance ) est automatiquement un « amil », un collabo et risque sa vie. Mais la récente lutte fratricide entre le Hamas et l’Olp vient à notre aide. Si Israël et l’Égypte avaient permis plus tôt l’entrée aux journalistes étrangers tout aurait été plus facile. Les journalistes locaux sont en effet souvent menacés par le Hamas.
« Ce n’est pas un fait nouveau, au Moyen Orient, dans les sociétés arabes, il n’y a jamais eu de tradition culturelle des Droits de l’Homme. Sous le régime d’Arafat il était fréquent que la presse soit persécutée et censurée. Avec le Hamas la situation est pire» affirme Eyad Sarraj, psychiatre renommé de Gaza City.
Et une autre donnée devient de plus en plus évidente en visitant les cliniques, les hôpitaux et les familles qui furent victimes des tirs israéliens : en vérité, leur nombre semble beaucoup plus réduit  que les 1 300 morts et les plus de 5 000 blessés rapportés par les hommes du Hamas et diffusés par le personnel officiel de l’Onu et de la Croix-Rouge locale. « Le nombre des morts pourrait ne pas dépasser 500 ou 600, et pour la plupart des jeunes garçons entre 17 et 23 ans, recrutés dans les rangs du Hamas et qu’on a envoyé littéralement se faire massacrer. » c’est ce que nous dit un médecin de l’hôpital de Shifah qui ne veut absolument pas être identifié, il en va de sa vie.
Mais ces chiffres sont aussi confirmés par les journalistes locaux : « Nous l’avons déjà fait remarquer aux chefs du Hamas. Pourquoi insistent-ils à gonfler le nombre des victimes? Il est tout aussi étrange, d’autre part, que les organisations non gouvernementales, même celles des pays occidentaux, les rapportent sans les vérifier. À la fin la vérité pourrait se savoir et ce pourrait être comme à Djénine en 2002 : au début on avait parlé de 1500 victimes et finalement on a su qu’il n’y avait eu que 54 morts dont au moins 45 terroristes morts au combat. »
Il suffit de visiter quelques hôpitaux pour comprendre que les chiffres ne sont pas exacts. Beaucoup de lits sont libres à l’Hôpital Européen de Rafah, celui qui devrait être le plus impliqué dans la prise en charge des victimes de la « guerre des tunnels » israélienne. On peut dire la même chose dans le cas de l’hôpital « Nasser » de Khan Yunis. Quant à l’hôpital privé Al-Amal, seulement 5 lits sur les 150 disponibles sont occupés.
Même le Shifah, le plus grand hôpital de la ville, est bien loin d’afficher le « tout complet », par contre, en terme de densité, le taux d’occupation de ses souterrains semble avoir été très élevé. « Le Hamas y avait installé sa prison secrète avec cellules d’urgence et salle d’interrogatoire, pour y détenir les prisonniers du Fatah et ceux du Front de la Gauche Laïque qu’on avait évacué de la prison de Saraja. » selon ce que nous disent les militants du Front Démocratique pour la Libération de la Palestine. On a assisté à une guerre dans la guerre, le Fatah contre le Hamas. Les organisations humanitaires locales, la plupart contrôlées par l’OLP, nous parlent de dizaines d’exécutions, de cas de torture, d’enlèvements perpétrés par le Hamas au cours des trois dernières semaines.

Ce billet ne peut être considéré comme une prise de position, mais je dois avouer être assez agacé par mes confrères qui n’enquêtent pas, qui ne recoupent pas, qui se contentent de rapporter sans prendre de distance les propos tenus par leurs interlocuteurs d’un jour.

Président : rétro Sarko, 2008

21+01:00p31+01:0012bmer, 31 Déc 2008 10:55:21 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

J’ai le plaisir et l’honneur de vous présenter ma manière de voir la rétrospective Sarkosy pour 2008. J’ai éta aussi bref que possible…

2008 Sarkozy de janvier juin
Au temps du bling bling
Il est encore le Président de la France

Après une longue série de réformes présentées comme fondamentales, Mon bien Aimé Omni Président continue sur sa lancée. Ce devait être l’année de tous les succès. Ce sera l’année de toutes les grandes crises. Crise financière, conflit en Géorgie, présidence européenne en grande partie ratée, conflit franco-allemand. Les réformes « capitales pour notre pays » sont passée à la moulinette de la crise économique. Pas à la trappe. Endormies… Une petite satisfaction quand même, bien qu’il n’y soit pour rien : la libération d’Ingrid Betancourt.
Pour Mon Président, 2008 est une année capitale. Non sans agiter ses colifichets, son goût immodéré pour le bling bling, frénésie de voyages, frénésie de réformes, frénésie de com’ : il entend révolutionner la France. Laisser sa marque, son empreinte définitive. Libérer le pays. Il est libéral, faute d’une opposition claire, il accélère la manœuvre. Le président a dit de sa première année au pouvoir : «Il n’y a pas eu une telle action réformatrice depuis De Gaulle… finalement, gouverner est plus facile que je ne le pensais». Et les textes s’enchaînent à un rythme accéléré, sans souci des remous provoqués dans les couches sociales affectées. Réforme de la carte judiciaire (27 juin 2007), une nouvelle loi sur la récidive , puis un texte sur l’autonomie des Universités, suivi du fameux « paquet fiscal » qui permet de poursuivre la baisse des charges pour les entreprises, complété par le bouclier fiscal, avec enchaînement sur le service minimum en cas de grève dans les services publics, Régimes spéciaux de retraite (21 octobre 2007) (alignement de la Fonction publique sur le privé, assouplissement des dates de départ en retraite,…), grèves à l’appui. Sans compter la fusion entre la direction des impôts et la Comptabilité publique aux Finances, le volet social est complété par la loi qui introduit des franchises médicales (baisse des remboursements sur les médicaments) en vue de diminuer le déficit de la Sécurité Sociale. Le «Grenelle de l’Environnement» (25 octobre 2007) débouche sur une seule mesure concrète, la taxation des grosses voitures sous forme de  «bonus-malus». Retour enfin sur la préoccupation sécuritaire avec le texte sur «Immigration choisie» (20 novembre 2007) qui durcit les lois sur l’immigration.
Le Président et son gouvernement – qui existe alors encore – enchaînent sur de nouvelles réformes. Ils ont l’avenir et la prospérité devant eux, croient-ils. Ils n’ont rien vu venir, nos gouvernants, alors que la crise des subprimes va éclater dès février. On voit donc surgir une réforme du contrat de travail réclamée depuis longtemps par le patronat, suivies d’un assouplissement du système des RTT, en clair on liquide par  la bande les 35 heures.
Mon bien Aimé Omni Président ne voit pas d’opposition contre lui. Il aurait dû se méfier, et lire la presse étrangère qui a tendance à ridiculiser Nicolas. Il est vrai qu’il ne lit probablement pas les journaux, surtout pas anglo-saxons puisqu’il ne parle pas l’anglais. En vérité, manque de bienséance… voire de bienveillance ?, dans la presse étrangère l’année ne commence pas bien pour Mon bien Aimé Omni Président… La revue est inquiétante :  Süddeutsche Zeitung (Allemagne), 21 décembre : « Ehonté, irritant, narcissique (…) Ses prédécesseurs aussi aimaient le luxe. Chez Sarkozy, cependant, cela tourne vite au vulgaire. » Berliner Zeitung (Allemagne), 24 décembre : « Les Français ne peuvent que constater à quel point ce nouveau Napoléon est imprévisible ». Le Soir (Belgique), 26 décembre : « Sarko termine 2007 sûr de lui, arrogant, espérant mettre un voile sur ses premiers vrais déboires », le Hollandais NRC-Handelsblad du 27 décembre est persuadé qu’à l’Elysée on tourne un remake de Louis de Funès », alors que le britannique The Independent du 31 décembre suggère que « Sarkozy est le candidat unique d’un studio de «Loft Story» appelé Elysée, une star de soap opera ». Plus violent, l’Espresso (Italie) le 23 janvier assène: s’achemine vers un régime présidentiel.
En Argentine Terra Magazine est plus cru  « Sarkozy ou la politique de l’érection permanente ». The Times (Angleterre) – constate que Nicolas Sarkozy est devenu le lauréat incontesté du prix Silvio Berlusconi de l’homme politique européen le plus embarrassant du moment. « De ce côté-ci de la Manche, les maladresses du chef de l’Etat français, son côté nouveau riche et ses faux-pas nous paraissent tout bonnement comiques (…) L’économie française est dans une situation alarmante, et alors que le président part en vacances au soleil avec un cortège de 26 véhicules et une belle héritière italienne, les Français ne se sont jamais sentis aussi pauvres depuis le début des années 1990. »
Habillé pour l’hiver notre président de la France… Les journalistes étrangers disent n’importe quoi ou les Français sont-ils pusillanimes ? Nos confrères français auraient-ils oublié l’insolence de Beumarchais ?

Evidemment, Mon Président n’a rien lu. Nonobstant la volée de bois vert, il se déclare prêt à poursuivre les réformes sans débander. Dès sa première conférence de presse, le 7 janvier, il annonce la couleur. Suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques, relèvement et assouplissement de la participation, lancement de dix projets de rénovation universitaire, changement complet de gouvernance de l’hôpital, réorientation de la Caisse des Dépôts en « un instrument de la politique de défense » des entreprises, recours à la clause de sauvegarde sur les OGM… Et de reconnaître que contrairement à ses promesses de campagne, »s’agissant du pouvoir d’achat, qu’est-ce que vous attendez de moi? Que je vide des caisses qui sont déjà vides? Qu’il faut que je donne des ordres à des entreprises à qui je n’ai pas à donner d’ordres ? », et il qualifie , d' »absurde de réduire le débat politique » à cette question.
Tollé dans la presse française ? Eh bien non. Dans les rédactions, on a d’autres préoccupations, tout Paris bruisse d’une histoire incroyable : notre Président se remarierait avec la « Carla », la chanteuse Carla Bruni-Tedeschi. Une « croqueuse d’hommes ». Avant que la rumeur ne se confirme, le 5 février Président file en Lorraine, à Grandange, pour rassurer les métalos. En effet, la stratégie du groupe indien Mittal qui a conquis le contrôle d’Arcelor, commence à poser le problème des délocalisations et des investissements stratégiques.
On apprendra dans la foulée le mariage le 9 février à l’Elysée – la Mairie du 8° arrondissement, c’est trop plouc –  de Mon bien Aimé Omni Président Sarkozy avec la belle Carla Bruni. Une fois n’est pas coutume les noces ont été précédées par le voyage de … noces en Egypte, à bord du jet de Vincent Bolloré.
A l’Assemblée nationale se poursuit la frénésie de réformes. Le 13 février, création d’un Service public de l’emploi, qui recouvre en fait une fusion entre les ASSEDIC et l’ANPE, c’est-à-dire entre le payeur et l’utilisateur. Avec durcissement des obligations pour les chômeurs. Aussitôt après, le ministre de  l’Education Xavier Darcos entame sa campagne d’hiver dans l’Education nationale avec la présentation des nouveaux programmes, Priorité à l’enseignement des maths et du français (orthographe, grammaire). Et grognements chez les instit. Tout ça sans vrais débats, la majorité est trop massive, pas moyen de discuter. Mais des voix s’élèvent : sous Sarkozy se profilerait Bonaparte ? Berlusconi ? On se trompe : c’est Poutine et Ju jin Tao, le Chinois. Le ravalement de son premier ministre au rang de « collaborateur » et celui du Parlement au rôle de chambre d’enregistrement ont rendu tentante l’analogie. En outre, les déclarations du Président sur la laïcité positive, c’est-à-dire une remise en selle de la cléricalité hérissent le poil : en estimant devant le panzer pape Benoît XVI que, « dans la transmission des valeurs, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur »,  il provoque un tollé dans les rangs républicains. Sarkozy a été mal inspiré par sa conseillère Emmanuelle  Mignon. Il sera assez habile pour oublier bientôt cette malencontreuse référence.
Mon bien Aimé Omni Président ne sera pas Badinguet. Mais le costume de Président français lui semble bien étroit, tout comme Jacques Chirac avant lui, il rêve de vêtement plus amples. Il se voit en Président de l’Europe. Il le sera de facto en juillet, mais il prépare l’événement dès le mois de mars. A Aix la Chapelle, il prononce un hommage vibrant à Angela Merkel, il lui passe la main dans le dos, sans comprendre que la rude Chancelière allemande n’a que faire des mamours. Le 3 mars lors d’un sommet européen à Hanovre, Sarko réussit quand même à soutirer à Merkel un accord du bout des lèvres – on appelle ça un compromis – sur une Union méditerranéenne dont il pourrait aussi être Président. Pâle avatar d’une union institutionnelle abandonnée au profit d’une structure plus légère, plus souple et plus concrète. Une Union vidée de son contenu à peine créée, mais grosse de conflits à venir entre l’Allemagne et la France. Le projet ira toutefois jusqu’en Juin 2008, lors d’une  conférence des chefs d’Etats riverains de la Méditerranée à Marseille, amplifiée les 13 et 14 juillet à Paris lors d’un Sommet « Union pour la Méditerranée » à Paris, avec les Etats concernés. C’st la gloire de moi-même sur les Champs-Elysées entouré d’une brochette de chefs d’Etat, dont le très discutable syrien Bachar el Assad. On a même craint des manif d’anciens combattants lors du défilé militaire. Les policiers rassemblés en masse on veillé au grain.
Il est probable que Sarkozy a alors atteint son apogée. Car, sanction des échos défavorables qu’il n’a pas entendus, les municipales des 10 et 16 mars sont un échec. Sensible bien que non spectaculaire, le bloc de la gauche traditionnelle PS-PCF-Verts, est crédité de 49,5% des voix contre 47,5% à l’UMP. Dès février sa cote de popularité est tombée en chute libre : selon, le sondage TNS Sofres/ Le Figaro, réalisé le 20 et le 21 février, le Président ne recueille que 37%. Il ne s’en prépare pas moins à d’autres échéances encore plus spectaculaires. Il va s’attaquer cette fois à une forteresse à laquelle Chirac n’a pas osé s’en prendre : l’armée. Dans un discours prononcé le 21 mars, il laisse pointer son option peu favorable aux militaires, tout en prêchant auprès de ses ministres l’abnégation le sang-froid, et l’art de savoir mettre de côté ses ambitions personnelles, oubliant ses propres impatiences personnelles. Quand il n’était pas Président !
Le 26 mars, une visite d’Etat chez la reine d’Angleterre le gonfle d’aise, surtout quand Carla se penche vers la Souveraine, sans esquisser  la protocolaire révérence. Puisqu’elle est reine, elle aussi. Jolie photo souvenir qu’il faudra contempler plus tard, lorsque les temps seront durs. Dans la presse pipole le voyage au Royaume-Uni éclipse la victoire de la gauche aux municipales, le Président a l’art de ces ripostes décalée. On oublie Bonaparte pour évoquer le coup d’Etat médiatique, les épisodes du feuilleton présidentiel ne doivent rien au hasard… Mais les spin doctors s’aperçoivent bientôt que le mariage présidentiel, ce que les sondages ont révélé, a bien provoqué un certain malaise parmi les Français. Pourtant, cette baisse de popularité du président de la République ne doit pas occulter la réalité de sa stratégie politique: la conquête méthodique puis l’exercice personnel du pouvoir. Au sommet de l’Etat prévaut une confusion permanente entre vie publique et vie privée. Produite par le choc entre l’hyper-présidentialisation l’hyper-médiatisation l’opposition ne comprend que goutte à cette berlusconisation. Parce qu’elle espère en tirer plus tard profit.
Mon Bien aimé Président ne bronche pas. Le 5 avril il annonce l’envoi de nouvelles troupes en Afghanistan. Nicolas Sarkozy entend se conduire en chef de guerre. Contre l’opinion publique française très hostile à toute forme de conflit. Sans vrai débat à l’Assemblée nationale.
Même passage en force pour une loi autorisant la culture d’OGM, malgré une levée de boucliers des écolos qui tiennent pour irresponsable de poursuivre une politique agricole criminelle coûte que coûte, quel qu’en soit le prix. De même, la  chasse aux sans papiers se poursuit. Seule réaction du Président : tout le monde ne peut pas recevoir la nationalité française. Tout le monde ne la demande pas non plus. Même indifférence apparent, au moins politique, face à la main mise de plus en plus lourde des Chinois sur le Tibet. Ce qui occasionnera au Parlement européens des incidents violents quand Daniel Cohn-Bendit somme le Président de ne pas se rendre aux Jeux olympiques de Pekin.
En juin enfin, par la voix d’un groupe Surcouf explose le malaise de l’armée, lors de la présentation d’un Livre Blanc sur la Défense qui prévoit de lourdes, de déchirantes révisions pour l’armée, la dissolution de dizaines d’unités, le redéploiement d’autres, la fermeture de bases, la limitation de certains programmes d’armement. Mon bien Aimé Omni Président est de plus en plus nerveux. Il laisse éclater sa colère « off » lors de la préparation d’une interview à France 3, il se plaint du manque de politesse d’un technicien, en coulisses, qui ne l’a pas salué : »On n’est pas dans le service public, on est chez les manifestants ». Tourné clandestinement, l’incident fait les choux gras de rue89 – 525.546 visites – et de Daily motion. Le semestre s’achève sur cette note désagréable. Mai on peut quand même partir en vacances. On a raison : les mois qui suivent seront chaotiques.

A demain pour la suite.

Ecoutes – rappel de l’organisation légale

25+01:00p31+01:0012blun, 22 Déc 2008 11:30:25 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Suite de mes informations sur les Ecoutes et les interceptions de sécurité :

Les internautes doivent admettre que les écoutes couvrent un champ très large

De nombreux internautes n’ont toujours pas admis que leurs très chères communications téléphoniques transmises peuvent être interceptées par tous moyens et en toutes circonstances. Ceci pour deux raisons majeures : la première a trait aux enquêtes judiciaires qui s’appuient désormais largement sur les écoutes et sur l’interception de toutes les formes de messageries téléphoniques et électroniques, téléphone fixe, fax, téléphone cellulaire, Textos, téléphones satellitaires, liaisons WiFi – celles-ci particulièrement « perméables »-, et tout l’ensemble des messageries électroniques transitant par le réseau internet.

Les interceptions sont réalisées qu’il y ait ou non cryptage. Il y a belle lurette que les codes de cryptage sont cassés sans difficulté par traitement informatique; en France les codes sont limités à 128 bits pour faciliter le décryptage. La première opération de décryptage majeur a été réalisée à partir de 1939 par les Polonais, les Français et les Britanniques grâce à la machine Enigma. J’ajoute ce commentaire très pertinent que m’a transmis un internautre

Précision pertinente d’un internaute

La loi autorise depuis des années les particuliers à utiliser des logiciels tels que PGP et GnuPG sans limitation de taille de clef : http://fr.wikipedia.org/wiki/Chiffrement#En_France Or, bien utilisée, la cryptographie asymétrique utilisant des clefs de 1024 ou 2048 bits est réputée “incassable”, même s’il reste certes possible d’installer un espion logiciel pour capturer le mot de passe lorsqu’il est tapé sur le clavier (keylogger) ou pour retrouver les version “en clair” des messages chiffrés, ou encore de retrouver le mot de passe s’il a mal été choisi, entre autres…

D’une façon générale toute émission radio-électrique, quelque soit son support et son intensité, est susceptible d’être interceptée. Les « Services » disposent même d’outils permettant d’intercepter les émissions des écrans d’ordinateurs – à faible distance – et donc de capter l’image des écrans. Ces systèmes d’écoute permettent également le suivi sur le terrain des porteurs de cellulaire, grâce au rowing. Cet appareil d’interception comporte en complément la possibilité de prendre le contrôle à distance (remote control) des ordinateurs et des téléphones cellulaires. Ce n’est pas un tableau issu d’une quelconque « théorie du complot », mais la description d’une réalité très prosaïque.

La mise sous surveillance est notifiée aux opérateurs par application de commissions rogatoires ; les opérateurs sont tenus de fournirs aux autorités toutes les données, en particulier les fréquences, des « comptes » placés sous écoute ; ce qui signifie que les écoutes ne sont pas limitées aux réseaux filaires dont l’importance relative s’amoindrit chaque jour. Le deuxième motif de mise sous surveillance et interception est la sécurité nationale, on entre dans le domaine des écoutes administratives sans motif juridique. Une décision du Premier ministre est nécessaire pour mener cette deuxième catagorie d’écoutes.

Je peux préciser qu’une surveillance spéciale à caractère préventif vise les sites internet à caractère pédophile, et, par la même occasion sur les sites à caractère pornographique ! Ils sont placés sur le même plan que les sites islamistes, susceptibles de véhculer des messages de liaison pour les réseaux « terroristes », ainsi que sur certains sites de jeux en ligne.

Il est évident qu’un tel appareil de traque ne peut supporter la moindre faille, sinon il serait inutile. Les « Ecoutes » doivent permettre non seulement d’écouter et d’enregistrer les communications, mais encore d’inverser le flux, c’est-à-dire d’écouter les bruits enregistrés autour des appareils de transmission, téléphones fixes ou cellulaires, utilisés comme micros quelques soient les précautions prises par les utilisateurs pour échapper aux mailles du filet. Il serait naïf de croire le contraire.

Tous les pays importants dans le monde disposent désormais de services importants pour traiter les écoutes, en général liés aux services de renseignement. Aux Etats-Unis la NSA, en France un service – dirigé par un général – qui devient commun à toutes les directions du renseignement et de la police judiciaire. Dans mon livre « Dans le Secret des Services » (Denoël 2007), je décris les différents étages du système des Ecoutes :

– En France, par l’intermédiaire des fournisseurs d’accès

– Par interception directe des émissions radio électriques sur le territorie français

– En France et hors de France, utilisation à des fins d’interception du réseau de tracking des satellites, antennes notamment en France, à StPierre et Miquelon, aux Caraïbes, en Guyane, à Djibouti, en Nouvelle-Calédonie.

– utlisation du système satellitaire Helios, complété par les antennes dde la frégate A 759 Dupuy de Lôme. Opérant pour le compte de la DGSE, la A 759 est une sorte de « satellite en mer ». Entré en service en juin 2006 ce navire « espion » est spécialisé dans la détection et le recueil des informations électroniques.

Je rappelle les informations fournies à cet égard dès mai 2007 :

Police anti-terroriste : l’interception des données techniques de connexions

Les procédures judiciaires législatives, réglementaires et techniques sont au point, les structures  toutes en place. La loi du 23 janvier 2006 légalise cette nouvelle construction.

les éléments d’information sont assez largement diffusés, et cette diffusion entre clairement dans les programmes de prévention et de lutte contre le terrorisme. Voire de dissuasion : il est signifié aux « malfaisants » que désormais toutes leurs connexions téléphoniques ou informatiques peuvent être identifiées et localisées très vite.

Jusqu’à ce mois de mai 2007, sans compter les équipes de policiers chargées de le suivre, la surveillance rapprochée d’un « personnage à risque » nécessitait un dispositif lourd et coûteux, centré autour de la mise sous écoute de ses différents moyens de communication : téléphone fixe et portable, ligne informatique, etc. Des semaines étaient parfois nécessaires pour que tout soit mis en place après autorisation formelle donnée par la CNCIS – Commission de contrôle des interceptions de Sécurité –, au prix d’un investissement considérable, plusieurs dizaines de milliers d’euros pour un résultat aléatoire. Depuis le 2 mai 2007 tout a été remis à plat. En outre, les systèmes d’écoutes de la DGSE et de la DCRI sont désormais communs.

Désormais au sein du service chargé de détecter les risques, pour entrer dans le processus, un fonctionnaire habilité passe un simple message – crypté – à la nouvelle plate-forme technique d’interception des données de connexion aux systèmes de communication gérée par l’UCLAT (Unité de coordination de la Lutte antiterroriste) et installée dans les nouveaux locaux du Ministère de l’Intérieur à Levallois. Contenu du message : demande d’autorisation pour placer sous surveillance ,connaître les données techniques de connexion des les communications passées par les personnages ciblés : identification précise de leurs téléphones fixes ou mobiles, et le ou les adresses IP de leurs moyens informatiques ; demande de communication de tous les abonnements liés aux numéros repérés et des documents d’inscription ; relevé précis de toutes les connexions téléphoniques – entrées et sorties – ; destinataire ou émetteur des SMS, dates et heures ; adresses internet personnelles et sites internet consultés, soit par câble, soit par système WIFI ; géolocalisation des connexions par téléphone portable. Le champ d’investigation est large, mais, à ce stade, ne porte pas sur le contenu des communications.

La plate-forme est un simple relais technique, en quelque sorte un serveur. Par application de l’article 6, loi du 23 janvier 2006, le serveur bascule la demande sur le servicel à  la « pertsonnalité qualifiée » qui, à l’Inspection générale de la Police Nationale est légalement investie de l’évaluation. Cette fonction est assurée par l’Inspecteur général François Jaspart et quatre cinq adjoints disponibles jour et nuit.

Trois réponses sont possibles : c’est oui, c’est non, ou bien la demande nécessite des éclaircissements supplémentaires. Après validation par signature électronique infalsifiable, l’Inspection notifie sa décision à l’UCLAT. Celle-ci peut alors saisir tous les opérateurs téléphoniques et/ou informatiques qui sont tenus de communiquer toutes les informations en leur possession. Dernier stade, l’UCLAT retransmet les résultats de l’enquête au service demandeur d’origine, seul à pouvoir consulter les résultats.

Toutefois les informations ne peuvent concerner que les données techniques des connexions, il ne s’agit pas d’une écoute au sens strict. En quelques sorte, il s’agit d’un tri préalable. Si les suspicions à l’encontre de la cible subsistent, le service a la faculté de demander à la CNCIS une écoute à caractère administratif en bonne et due forme. L’interception portera cette fois-ci sur le contenu des conversations et des messages, on se retrouve dans le schéma antérieur au 2 mai, des interceptions de sécurité régies par la loi du 10 juillet 1991.

Mais nous restons là au niveau de la recherche du renseignement.

Un dernier stade est cependant possible, au niveau judiciaire, désormais : admettons qu’il soit établi par les écoutes et tout autre moyen que la personne ciblée soit suspectée de participer à une action à caractère terroriste on va passer au stade de l’enquête judiciaire, si une information a été ouverte.. Menées dans le cadre strict de la procédure pénale, l’enquête préliminaire ou l’instruction doivent déterminer la nature et l’ampleur des infractions commises. Le procureur chargé du dossier et/ou le juge d’instruction peuvent alors demander la mise en place d’écoutes à caractère judiciaire, dont ils assureront le contrôle ; le compte-rendu apparaîtra dans le dossier judiciaire comme des pièces à conviction, ce qui n’est pas le cas des interceptions et écoutes administratives, qui ne relèvent que du renseignement à caractère préventif.

Secrets – Ultimes confidences d’Yves Bertrand

14+01:00p31+01:0012bsam, 20 Déc 2008 19:58:14 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

« On m’a “volé“ mes carnets »,

tempête Yves Bertrand l’ancien patron des DCRG.
Les carnets secrets d’Yves Bertrand n’ont pas fini d’encombrer les médias. Aujourd’hui, samedi, on apprend que deux mois après le dépôt de la plainte de Nicolas Sarkozy, le parquet de Paris a ordonné l’ouverture d’une enquête préliminaire sur les notes de l’ancien patron des RG qui fourmillent de rumeurs sur le monde politique, pour dénonciation calomnieuse, faux et usage de faux, recel et atteinte à l’intimité de la vie privée.
J’ai pu rencontrer, le personnage, pas clandestinement du tout au demeurant. Il m’a confié sa colère. Colère froide, mais violente.

« Le parquet a agi sur ordre », accuse Yves Bertrand.

Puis, sans chercher à se justifier, il explique qu’il a toujours restitué les informations importantes. Voici comment fonctionnait la chaîne d’information à l’intérieur du Ministère de l’Intérieur :

« Tous les soirs était établi le compte-rendu quotidien. En vue d’être distribuées aux services intéressés, les notes étaient reproduites à quinze exemplaires, le dossier ministre étit sous couverture verte. Il y a lieu d’ajouter des notes à diffusion plus restreinte.
« J’ai toujours rendu compte à mon autorité hiérarchique administrative, le Directeur de cabinet du Président et le Directeur général de la police nationale. Tous les ministres, à commencer par Dominique de Villepin, ont toujours été tenus strictement au courant.
« Je n’ai jamais rien donné à l’autorité judiciaire au titre de la dénonciation de faits délictueux, ce n’était pas à moi de le faire.

Puis il revient sur les carnets contestés.

« Je ne peux être poursuivi puisque ce n’est pas moi qui a publié les carnets. »
« Je suis un personnage archaïque, j’écris tout. J’ai cessé de tenir ces carnets en 2003 quand j’ai quitté mon poste de DCRG pour l’IGA (Inspection générale de l’Administration. Donc il est normal de ne pas trouver de carnet postérieur à 2003.
« Tout ce que je raconte est prescrit depuis longtemps puisque les brouillons et les carnets sont prescrits par trois ans.
« Les plaintes lancées contre moi ne sont pas fondées juridiquement. On a pris en photo l’ensemble des vingt-trois carnets. C’est ainsi que le contenu a pu être récupéré. Complicité de l’avocat, je ne vois pas autrement. Ça s’analyse en trois temps : bris de scellés, violation du secret de l’instruction, recel de violation du secret.
« C’est délirant, ce sont des plaintes médiatiques. Le Président Sarkozy est suivi par une cohorte de personnages qui lui ont emboîté le pas, toutes les plaintes sont rédigées dans les mêmes termes : dénonciation calomnieuse. Ce n’est pas à l’honneur du Président, ça ne va pas lui faire du bien. Il eut été intelligent de retirer sa plainte en considérant la personnalité de deux qui l’ont suivi.
« Je suis honoré d’être poursuivi par des gens comme ça »

En conclusion de son propos, il martèle :

« Je suis une cible parce que je suis le plus médiatisé. Mais pas question de me laisser abattre, j‘ai des munitions. J’ai en particulier connaissance de certaines informations concernant des emplois fictifs distribués par tel ou tel.
« Je ne suis pas amer, mais lucide. Mais pourquoi un tel acharnement contre moi ? ».

Serais-je moi aussi l’objet d’une manipulation ? Je connais le personnage depuis longtemps, il sait que je peux le « peser ».

Quant aux journalistes qui se répandent en propos plus ou moins bien informés sur YB, il observe en s’amusant que nombre d’entre eux ont fréquenté de façon assidue son bureau.

C’était whysky pour les hommes, champagne pour les femmes. Quand je leur proposais de les voir au petit déjeuner, [ donc sans whysky ni champagne,NDLA ] ils n’aimaient pas.

YB me cite un nombre de noms considérable, parmi les plus connus de la presse française. Je ne vous les citerai pas, évidemment. Certains de ces « noms » ont effacé ces rencontres de leur mémoire, ils s’empressent de multiplier les critiques à l’encontre de l’ancien Directeur central des Renseignements généraux. Ainsi va la vie.

Paranoïa – Suite et fin du débat sur les écoutes

24+01:00p31+01:0012bjeu, 11 Déc 2008 19:38:24 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Je ne suis pas las du débat sur les Ecoutes, mais il tourne en rond en raison de l’acharnement de quelques correspondants. J’apporte une dernière réponse globale. Ensuite je passerai à autre chose.
En italique quelques propos basiques d’un des plus ardents blogueurs. En romain, mes réponses globales.
Je suis accusé de propager des rumeurs urbaines, pour terroriser les foules.
Il n’y a pas de rumeur, propagée par désir de sensationnalisme alarmiste, dans la perspective d’une fumeuse « théorie du complot » dont je serais une adepte, mais des faits recoupés par de nombreuses sources. D’ailleurs, vous vous gardez bien de relever les éléments fournis pas la suite en complément du travail sur les écoutes, enregistrements filmés et fichage. Je vous rassure, dans les quelques centaines de posts reçus, près de la moitié traitent de la question technique. Je vous répète que celle-ci était hors de mon propos.
Reprenez vous Mr Madelin, ça arrive a tout le monde de se planter, apprenez l’humilité, nous sommes tous encore prêts à vous écouter du moment que vous ne dites pas (encore) n’importe quoi.
A partir du moment où l’on pense qu’une personne est dans l’erreur et qu’on le lui signale, on a toujours tendance à lui « faire la morale »…pour ma part je pense que le travail d’information n’a pas été fait, ou alors mal fait…ne rien dire est de la complicité…le dire est moralisateur…j’ai fait mon choix.
Les blogueurs sont très sûrs d’eux, mais ils voient la paille dans l’œil de l’autre, pas la poutre dans le leur. Ils reprochent à mon texte l’absence de preuve, mais ils sont eux-mêmes incapables de soutenir la moindre argumentation cohérente. Ils n’apportent pas la moindre contre preuve aux éléments que je soutiens, que je résume, et, comme toujours, chaque mot a son importance, on ne peut pas tirer n’importe quoi d’un mot, pour arranger son opinion personnelle. Voici ce que j’ai écrit pour l’essentiel, dans une perspective strictement politique :
1 – Tous les portables peuvent être interceptés, dans n’importe quelles conditions, durant les périodes de communication.
2 – Cette possibilité d’interception, accompagnée de la géolocalisation à l’origine du roaming, se prolonge lorsque le portable est en veille, puis quand le portable est fermé, mais batterie active.
3 – Mon interlocuteur a évoqué la possibilité de localiser un portable dont on aurait retiré la batterie. Je présente ça comme une hypothèse, et non comme une certitude.
Vous voulez absolument une démonstration, des preuves, alors que ce billet n’a aucun vocation à être un document scientifique. Contrairement à certaines opinions tout à fait diffamatoires, je suis un journaliste fort sérieux, malheureusement trop sérieux, au demeurant. Si ça vous intéresse tellement de savoir comment je travaille, reportez-vous à mes livres, tous disponibles à l’achat sur Amazon.fr. En particulier le dernier « Dans le Secret des Services », chez Denoël.
Je vous rappelle que la législation sur l’injure et la diffamation, loi de 1881, s’applique aussi aux correspondances transmises par internet et publiées sur des blogs.
Je n’ai pas senti de « fureur » dans mon commentaire, un peu de mesure je vous prie.
Quand je parle de « fureur », je vise l’extrême vigueur de vos propos, de vos remises en cause morales, qui rejoignent les commentaires du même acabit. Et votre volonté de « me faire avouer ma faute ». Curieux langage religieux pour un sujet qui ne l’est pas.
le débat est plus intéressant du coté des « concertés » (oui, tout ces monstrueux anonymes qui se sont concertés pour dénoncer votre article, sur ordre des gouvernements du monde…).
Je n’ai rien suggéré de ça. Je constate seulement l’étrange conjonction des propos qui cherchent à démolir ma réputation. Des propos sans effet, je vous le précise : sur 78.000 visites, on a relevé seulement une centaine de posts critiques et véhéments. Je sais aussi compter :  0,0073333 %, c’est-à-dire moins de 1 pour 10.000. Et soyez rassurés : si les fournisseurs d’accès se sentaient affectés, s’ils avaient eux-mêmes des contre-arguments à présenter, ils me les auraient déjà transmis.

Paranoïa 2 – A ceux qui lisent

39+01:00p31+01:0012bmer, 10 Déc 2008 09:04:39 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Parmi les centaines de réactions enregistrées après mon papier dans rue89, une très grande majorité expriment des doutes, une « absence de foi », et m’invectivent avec allégresse, le plaisir de la dénonciation anonyme. J’en ai trouvé cependant quelques unes qui ciblent un peu mieux le problème. Un problème de société que je ne soupçonnais pas vraiment. Mais aussi un problème politique.

mimitos | infoman 14H19 08/12/2008
ben voyons, il est bien plus facile de contester que de penser, de dénigrer que de réfléchir, de laisser ses mains dans ses poches au lieu de faire des grands signes ! Au bas mot : 80% de la population est composée de moutons incapables de réfléchir par eux-mêmes, sans arrêt en train de copier sur l’autre, trop dur de s’émanciper…
Croyez qui vous voudrez, mais je trouve cet article intéressant et pas bidon.
Vous êtes vous posé la question simple : au dos de ma carte d’identité, qu’est ce que c’est que cette petite bulle dans mon adresse ?
Peu de gens se la posent et pourtant il y a des réponses…mais faut se poser la question…d’abord !!!!
merci pour cet article MR Madelin, et ne raccrochez pas, il y a ici des gens qui vous lisent et qui vous apprécient !

Kid_A 00H07 09/12/2008
Au regard du grand nombre de réactions, ce sujet marque un point: il y a un véritable attrait pour ce genre de petites choses qui toucheraient à un « complot  . Pour recadrer les divers points, les confirmer, les infirmer, les démontrer… Les réactions sont variées.
J’avoue qu’après en avoir lu certaines, on y trouve le blanc et le noir. Je vais continuer à tourner en rond.
Mais je me demande quelles sont les connaissances du grand public en matière de haute technologie, la plus haute pointe. Le « top-secret   existe bel et bien non?
Alors qu’en est-il?
Le portable tente de devenir petit à petit l’élément indispensable à toute vie sociale, communications, médias, paiements divers… ou bien télécommande, vibro, réveil pourquoi pas…
Ils sont de véritables petits émetteurs de notre vie, et s’étendent toujours davantage. Et c’est sous contrôle certain, on ne peut le nier.
Un lecteur a écrit que ce genre d’article n’avait sa place que sur un site du genre conspirationniste. Ce que j’aimerais dire, c’est qu’à l’heure de la dellation ouverte, des appels d’offres pour surveiller le net, traquer et dénoncer(et j’en passe), un nombre aussi important de réactions sur certains articles qui fleurissent sur ces sites « toutpabos  , ne seraient pas un mal pour la réflexion que lancent ces mêmes articles. J’imagine que ça permet d’avancer.
Il n’y a pas de « théorie du complot  . Pourrait-on utiliser le mot « pratique  ?…
A moins qu’aucun homme de pouvoir, avide de conquête, n’existe sur cette terre.
Après tout nous serions une génération chanceuse, l’Histoire ne nous apprendrait plus rien, et rien ne nous menace, pas mal un téléphone portable.

Redroom 11H40 09/12/2008
Moi je suis désolé mais autant de réactions négatives sur un sujet aussi bateau, je trouve ça louche, vraiment vraiment louche.
Je crois surtout que les gens sont devenus complètement accrocs à leur téléphone portable et ils le défendent comme on défend son « bébé   c’est à dire en toute subjectivité.
Cet amour aveugle pour un simple objet de consommation courante est troublante et inquiétante…

piaf | visiteur 14H21 09/12/2008
Même si cet article n’est probablement pas le mieux écrit et le mieux documenté du genre, je m’interroge grandement sur les commentaires si péremptoires de certains internautes. Beaucoup d’argument d’autorité (« Je suis professeur d’électronique  , « je suis ingénieur en télécommunications  , etc), mais peu d’arguments réels. Qui peut garantir qu’un appareil aussi complexe qu’un ordinateur (un téléphone n’est qu’un ordinateur doté d’un émetteur) fonctionne comme marqué sur la notice ?
Toutes ces personnes à l’avis si tranché sont-elles mandatées par nos chers services de renseignement pour faire de l’intox ?

Merak | pré retraité 22H28 09/12/2008
c’est du grand n’importe quoi ce grand n’importe quoi . étonnant tous ces gens qui savent bien. étonnant. y savent bien pour la conception des vlsi spécialisés dont le masque est protégé, du logiciel embarqué, libre forcément, des normes et standards à peine stabilisés. de la crypto dans ses moindres détails. Et de tant de choses encore. Et tous ingénieurs avec ça, dans les télécoms, bien sûr. Tous ces très braves gens se souviennent sûrement des fonds baptismaux du GSM, voire même de Rita. Quand même, qu’elle date que celle de Mais 68. Passionnant ce fil.

Ais-je vraiment besoin de prolonger ces commentaires ?