Posts Tagged ‘antiterrorisme’

Yvan, le chevrier

25+01:00p30+01:0011blun, 02 Nov 2009 16:30:25 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

 

Christina BIANCA TRONCIA a « pris sa plume » à la suite de mon observation sur le vrai métier d’Yvan Colonna, à savoir celui de chevrier et non de berger. Une distinction tout à fait importante, et, apparemment, pertinente.

Je précise que le métier de chevrier est d’autant plus difficile que le métier de berger de brebis, même si, et justement parce que, les chèvres sont plus indépendantes, , car lorsque l’une de ses chèvres est en difficulté, le chevrier doit être plus que perspicace pour aller tout d’abord la dénicher et la sortir de ses difficultés et surtout savoir la soigner, ces “jolies et entêtées artistes” étant de nature bien plus ardues que les douces brebis sans parler du très mauvais caractère de ces messieurs les boucs qu’il faut savoir gérer avec une certaine poigne !!! Ces dames n’ont pas, par exemple, un estomac cuirassé comme on pourrait le croire lorsqu’on les voit se régaler de buissons épineux, au point de tout pouvoir avaler sans soucis et il leur arrive aussi d’avoir quelques problèmes d’accouchement difficile, etc. que seul un “berger chevrier” sera capable de soulager ! De plus, pour aller les traire, je lance le défi à beaucoup pour aller faire une tentative ! Les difficultés donc ne sont pas amoindries pour le chevrier par rapport au métier de berger de brebis ! Vous aurez compris que j’aie une admiration sans failles pour ces personnes pratiquant ces deux beaux métiers, parmi lesquelles Yvan, bien solitaires, ayant peu l’habitude de communiquer mais si riches de connaissances de la nature et de la rude vie des montagnes et si créatifs pour la plupart (sculpteurs, musiciens, poètes, conteurs, etc.) !

Ils en auraient tant à apprendre à qui prendrait la peine de les écouter et d’aller les rencontrer surtout (peu ont le courage d’aller crapahûter en montagne pour aller les découvrir et découvrir leur beau métier !) ! Je crie donc : “Stop aux a-prioris !!!”

Pour ce qui est des éditions de bouquins en tous genres narrant deci-delà l’histoire d’Yvan Colonna ou du déroulement du procès, j’ai en qualité de membre du Comité de soutien, déjà fait part à la famille d’Yvan mon ressenti et je réagis donc ici, en direct, à la lecture de ce qui est dit quand aux décisions qui sont prises malgré le désaccord d’Yvan et de Christina, en vous disant que même si la démarche serait (et je conserve volontairement le conditionnel !) de bonne foi et dans le simple but de l’aider, je maintiens mon total refus d’aller dans ce sens ! J’estime, pour ma part, que s’il y avait quelqu’un qui devrait écrire un livre biographique et être reconnu et apprécié en qualité d’auteur, c’est Yvan et personne d’autre (ou un membre de sa famille, bien évidemment, avec son accord !), il a largement mérité d’avoir le droit de s’exprimer et d’être lu par la terre entière ! Il est trop facile de se faire une renommée en qualité d’écrivain en se basant sur une dramatique histoire telle que celle que vit Yvan Colonna pour “pondre” une sorte de best-seller que l’on recommande à corps et à cris pour sa distribution en mettant en avant son auteur et son éditeur !

D’une manière générale, je réagis avec virulence vis-à-vis de tous ceux qui, sous prétexte de soutien, se lancent dans l’écriture de books ou de recueils de poésies ou autres écritures, avec comme support le malheur des autres alors même qu’ils n’ont pas subi eux-même la triste expérience (je pense entre autres aux personnes qui ont subi des violences, etc.) ! Les personnes qui vivent réellement ces drames devraient avoir le droit et surtout la primeur et l’exclusivité, de leur auto-biographie et à l’édition de celle-ci !!!

Que l’on ponde des articles, des textes en appel à soutien, des textes à témoignages, voire des journaux informatifs, et ce, sans buts lucratifs, dans le seul but que le maximum de personnes finissent par être clairement convaincues au lire de ces justes informations, ce serait à mon avis bien plus efficace pour amener encore plus de signatures au sein de la pétition aux fins d’être ainsi bien plus nombreux et que celle-ci ait bien plus de poids dans la balance pour faire basculer les dernières décisions en faveur d’Yvan Colonna et faire en sorte qu’on le libère enfin !!!

Quand aux dons à recueillir, il existe d’autres moyens qui pourraient servir à récolter des fonds, autre que des ventes de livres dont les auteurs et éditeurs en récupéreraient les trois quarts des bénéfices sans compter la publicité qu’ils se font sur le dos de l’acteur principal !!!

La deuxième partie de ce texte devrait mettre un terme à une polémique qui n’a guère de sens.

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Le « terroriste » du CERN l’est-il vraiment ?

39+01:00p31+01:0010bmer, 14 Oct 2009 09:16:39 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Le Matin de Lausanne est revenu sur l’arrestation de Adlene Hicheur, « l’Islamiste » supposé de Valance, collaborateur à un niveau modeste de l’Institut fédéral de technologie  de Lausanne. Le quotidien suisse cite :

Bruce Schneier, un expert américain en sécurité, se montre très sceptique dans ce genre de cas. Dans son article «Portrait du terroriste moderne idiot», il conseille de ne pas se laisser terroriser par des aspirants terroristes et des complots irréalistes. Il souligne aussi «qu’arrêter des gens avant qu’ils n’aient exécuté leurs plans revient à prouver des intentions, ce qui fait rapidement glisser sur le terrain du crime de la pensée. Régulièrement, les accusateurs utilisent de la littérature religieuse obscurantiste trouvée chez l’accusé pour prouver ce qu’ils croient. Cela peut déboucher sur des débats de théologie islamique en audience.» De là à imaginer que le préambule de la thèse en physique des particules que A.H. a présenté en 2003 à l’Université de Savoie sera utilisé contre lui, il n’y a qu’un pas. En introduction, il a en effet écrit: «Tout d’abord, je remercie Celui qui m’a donné la force, la persévérance et l’endurance nécessaires pour mener ce travail à terme.»

La rédaction de la revue Nature a pu prendre contact avec Halim Hicheur, le frère d’Adlene, qui défend son ainé avec vigueur :

But speaking exclusively to Nature, Adlène Hicheur‘s brother Halim Hicheur claims that the charges are unjustified. He does not deny that family members frequently trade e-mails with people in Algeria. But he categorically denies there was any email correspondence with al-Qaeda. « Most of my family is from Algeria, » he says. But he maintains that there is nothing in his family’s background « that would have made us think about violence ».

« We are Muslims, we have never hidden this, » Halim adds.

Contrary to several press reports, Halim is a 30-year-old postdoc in biomechanics working in Germany and says that he was not arrested with Adlène on Thursday. « I have never been contacted by the police, » he says, explaining that it was their 25-year-old youngest brother who was picked up by police and released without charge on 10 October.

Based on conversations with other family members, Halim believes that Adlène’s arrest is probably connected to a land purchase in Algeria. Halim told Nature that just before the police raid, Adlène withdrew €13,000 (US$19,200) in cash with which to purchase land near the family’s ancestral home of Setif in northeastern Algeria. He says that the police were initially asking questions about the money.

Je dois ces précisions au professeur Jean-Pierre Lees, directeur de thèse d’Adlene Hicheur. Cette déclaration a le mérite de lever le doute sur le vrai prénom d’Hicheur, défini à l’origine comme Halim, par confusion avec son frère.

Un autre lecteur m’apporte des précisions fort intéressantes sur le CERN et les éventuelles liaison avec la recherche « nucléaire » – au sens de l’untilisation de l’énergie fissile comme capacité de destruction.

A titre de comparaison, les capacités de ce chercheur à fabriquer une bombe atomique sont à peu près mêmes que celle d’un chercheur émérite en cosmétique (citons L’Oreal par exemple) à fabriquer un missile transcontinental (c’est à dire, proche de 0). Or cela peu de journaliste le savent, ou ne veulent le croire.

Pour information, le CERN est issus d’une collaboration internationale impliquant plus de 80 pays à travers le monde. (Pour la liste des Etats, voir wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_europ%C3%A9enne_pour_la_recherche_nucl%C3%A9aire )

La plupart de ces Etats ne seraient pas présent s’il y avait le moindre risque de compromettre la sécurité nationale par la biais des travaux effectués au CERN.

Cette affaire Hicheur met surtout l’accent sur les limites et les incertitudes de l’action policière à la DCRI, en matière de contre-espionnage. Je pense en fait que le chercheur a manqué de prudence et de vigilance.

ETA : baisse de forme

11+01:00p31+01:0008bsam, 22 Août 2009 09:07:11 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Les séparatistes basques espagnols d’ETA ne sont vraiment plus en forme. Ils ne semblent plus capables d’assurer leurs « arrières ». Après l’interpellation le 19 août dans la station de ski du Corbier-Villarembert, en Savoie, de trois etaras, l’exploitation des renseignements et l’appui de la police espagnole ont permis d’importantes découvertes de caches d’armes, a priori sans précédent : en moins de trois jours, sept caches d’armes et d’explosifs dans le sud de la France. Cinq d’entre elles ont été mises au jour dans l’Hérault. Deux caches ont ainsi été découvertes  à Ferrals-les-Montagnes et près de Vieussan. A Ferrals, les enquêteurs ont trouvé une quinzaine d’armes de poing, 2.000 cartouches, une cinquantaine de détonateurs et de la pentrite. A Vieussan, la cache contenait trois bombes ventouses, du matériel pour fabriquer des explosifs et de la documentation. Dans l’après-midi, à Minerve, les enquêteurs ont notamment découvert une quinzaine de bidons remplis de 25kg de nitrate d’ammonium et trois fûts contenant 12kg de pentrite et des composants électroniques. Une quatrième cache contenant des munitions et de la pentrite a été découverte plus tard dans le même département, dans un lieu non précisé.

Toujours dans l’Hérault, jeudi à Camplong, les policiers avaient mis la main sur une importante quantité de matériel électronique, 2.600cartouches, 450 mètres de cordons détonants, 83 détonateurs, des substances explosives, des radios portatives et des uniformes de gendarmes. En prime deux revolvers provenant du braquage d’une fabrique d’armes, en 2006 à Vauvert (Gard).

Colonna, bis : mise en cause de ses avocats par le parquet général

22+01:00p31+01:0007bven, 31 Juil 2009 07:19:22 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

C’est aussi simple que ça. Quand on n’apprécie pas la pertinence des stratégies de défense mises en œuvre par des avocats dans des procès ultra sensibles, on tente de les dégager en touche.

C’est ainsi que l’on doit interpréter les poursuites disciplinaires engagées notamment par le parquet général de Paris contre les quatre avocats d’Yvan Colonna.

Leur faute ? Avoir refusé de siéger à l’audience après une série d’incidents.

En mars dernier, après de multiples rebondissements autour du refus de la cour d’organiser une reconstitution de l’assassinat du préfet Erignac à Ajaccio, les avocats d’Yvan Colonna avaient décidé de quitter le procès. Suspensions d’audience, vives tensions et interventions à l’audience du bâtonnier… Les défenseurs d’Yvan Colonna avaient également refusé d’être commis d’office par le président de la cour d’assises. Avertis des risques disciplinaires encourus, Me Pascal Garbarini, Patrick Maisonneuve, Antoine Sollacaro et Gilles Siméoni avaient maintenu leur position et souligné que, selon eux, le procès ne garantissait plus les droits de la défense. Et le bâtonnier de Paris et d’Ajaccio avait refusé d’engager lui-même eux-mêmes les poursuites contre ses confrères.

L’initiative du procureur général de Paris, Laurent Le Mesle, et de celui de Bastia, Paul Michel, permet au ministère public de passer outre la réticence des bâtonniers et conduit directement à la saisine des commissions disciplinaires qui ont huit mois pour statuer. Le conseil de discipline de l’ordre des avocats de Paris se prononcera pour les avocats du continent, Me Maisonneuve et Garbarini, tandis que la commission disciplinaire régionale rattachée à la cour d’appel de Bastia, statuera sur les cas des avocats insulaires, Mes Sollacaro et Simeoni.

L’ancien bâtonnier d’Ajaccio, Antoine Sollacaro est pour sa part poursuivi pour «manquement à l’obligation de délicatesse et de modération». «Vous nous cachez des choses, vous êtes en cause», avait lancé Me Sollacaro à un policier cité comme témoin avant de poursuivre, sous les applaudissements d’une partie du public : «On se croirait devant la junte birmane». Cette dernière phrase fonde la demande de poursuites.

Me Charrière-Bournazel, le bâtonnier de Paris qui avait déjà refusé d’actionner la commission de discipline pendant le procès, s’est engagé à défendre lui-même ses confrères devant la… commission de discipline.

Pourquoi dans ces conditions ne pas diligenter des poursuites contre des avocats de partie civile, en particulier Philippe Lemaire et Benoît Chabert, qui ne se sont pas privés d’invectiver leurs adversaires en les traitant de lâches ? Ou contre le procureur Kross chargé de requérir contre Colonna qui se permet dans son livre Mes Convictions intimes de décrire Me Gilles Simeoni comme un commissaire politique ; et d’écrire à propos de Me Sollacaro :

 » Cet homme n’a rien à faire de notre déontologie puisqu’il n’en a pas, pas plus qu’il n’a de respect pour les victimes présentes ».

Il l’a écrit et publié sous sa signature. Ces propos relèvent de toute évidence de la délicatesse et de la modération.

Pour faire bonne mesure, les avocats du braqueur Antonio Ferrara sont également accusés, pour les mêmes raisons.

Selon Mathieu Delahousse, pour  le Figaro, Pascal Garbarini, cité au titre de sa participation aux deux procès, estime que les actions diligentées par le ministère public relèvent de la «stratégie» :

«Il s’agit de faire jurisprudence pour éviter que d’autres avocats, dans d’autres procès, ne s’engouffrent dans cette brèche. En réalité, un avocat pénaliste ne quitte jamais un procès de gaîté de coeur.

On va encore m’accuser d’être de parti pris. Je cite mes sources.

Voir à propos du procès Colonna la série d’articles que j’ai consacrés dans rue89 à ces audiences, en particulier :

yvan-colonna-claque-la-porte-du-tribunal

et, dans le Figaro :

01016-20090730ARTFIG00387-le-ministere-de-la-justice-fait-poursuivre-10-avocats-penalistes-.php

Corse, Colonna : le RAID pris la main dans le sac ?

17+01:00p30+01:0006bmer, 24 Juin 2009 17:23:17 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Corse matin a publié cette analyse du livre consacré par Amaury de Hautecloque au RAID

http://www.corsematin.com/ra/corse/196941/bastia-un-livre-sur-le-raid-dont-la-defense-se-servira

Cet article est considéré par la Défense d’Yvan Colonna comme important pour plusieurs raisons :

1)    Les magistrats et les policiers anti-terroristes qui se sont succédés à la barre ont déclaré, sous la foi du serment, que le RAID n’était pas intervenu avant mai 1999 sur Yvan. Cette déclaration de l’ancien patron du RAID contredit leurs dépositions, et il est difficile d’imaginer que tous ignoraient cette intervention de l’unité d’élite. On peut donc légitiment penser qu’ils ont – une fois encore – menti.

2)   (Le commissaire  ZERBI) reconnaît dans le passage cité que des rapports ont été établis et transmis à l’autorité compétente. Il faut clarifier le cadre juridique dans lequel le RAID est intervenu. Si c’est en appui ou en collaboration avec un service (par exemple la DNAT) saisi d’une commission rogatoire, cette intervention doit nécessairement faire l’objet de procès-verbaux, qui doivent être impérativement versés en procédure. Or, il n’y en a aucun. Ceci est à rapprocher des écoutes téléphoniques qui, elles n’ont plus, n’ont pas été versées en procédure. Pourtant ces pièces (filatures RAID et écoutes) sont des éléments à décharge utiles à la manifestation de la vérité, puisque le fait que ni les unes ni les autres (malgré l’intensité et la durée des surveillances) n’aient mis en exergue des éléments suspects corrobore la thèse de l’innocence. Il faut rappeler que nous avons déposé une plainte contre THIEL, LE VERT et tous autres pour dissimulation ou destruction de preuves, et que le Parquet de Paris doit, dans un délai de 6 mois, indiquer les suites qu’il entend réserver à cette plainte. L’élément nouveau des filatures du RAID est susceptible d’abonder cette plainte.

3)    Enfin, et peut être le plus important, le fait que le RAID ait filé 24 h sur 24, et pendant plusieurs semaines, les frères COLONNA, avant mai 1999 (date de l’interpellation des membres du commando), est en contradiction totale avec la thèse officielle selon laquelle c’est au cours des GAV (gardes à vue) commencées le 21 mai 1999 que le nom d’Yvan COLONNA est apparu pour les policiers, comme une sorte de « divine surprise ». Cette thèse est soutenue avec force par les magistrats et les policiers de la DNAT, qui y voient la démonstration du caractère spontané, donc exact, de la mise en cause de COLONNA : « nous n’avions aucun a priori contre Yvan COLONNA, nous ne sommes d’ailleurs pas allé l’interpeller le 21 mai au matin, ce sont ses amis qui l’ont dénoncé spontanément, alors que nous n’avions aucune raison de le soupçonner, etc… ». Thèse reprise et développée par les policiers à la barre en appel : Yvan COLONNA, à l’époque, était un parfait inconnu, un militant lambda, etc…Or, on apprend aujourd’hui que, bien avant mai 1999, les deux frères COLONNA ont fait l’objet d’une surveillance totale, qui n’a rien à voir avec de simples investigations ou surveillance de routine. Ceci confirme les déclaration d’un haut responsable des RG, au procès d’appel, qui a indiqué que dès janvier 1999, certains services avaient la conviction que COLONNA était l’assassin. Tout cela démontre que le nom de COLONNA comme l’ « assassin » était dans les tuyaux bien avant mai 1999 (par quelle manipulation ? impossible à savoir pour l’instant) et que son nom a été introduit en garde à vue par les policiers, comme cela a d’ailleurs été démontré au procès.

Corse : guerre des polices, suite, Amaury de Hautecloque est le meilleur. Dit-il

16+01:00p30+01:0006blun, 15 Juin 2009 10:04:16 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Amaury de Hautecloque, commissaire divisionnaire et septième patron du RAID,  publie en juin (en théorie en vente ce lundi 15) « Histoire(s) du RAID », un ouvrage rapportant notamment une histoire corse censée contribuer à l’histoire…

En juillet 2003, le Raid a procédé à l’arrestation d‘Yvan Colonna, l’assassin présumé du préfet Claude Erignac. Mais selon Amaury de Hautecloque, Yvan Colonna aurait pu être interpellé beaucoup plus tôt. L’un des prédécesseurs de l’actuel patron du Raid (« le Grand Z »), Gérard Zerbi, affirme que le citoyen de Cargese aurait pu être arrêté au printemps 1999, si le Raid n’avait pas été écarté du dossier…

De février à avril 1999 des équipes surveillaient les faits et gestes de Stéphane et Yvan Colonna ;

« Je peux vous assurer qu’on ne les a pas lâchés d’une semelle, nous les avons surveillés tous les jours, H24 […]. On savait tout sur eux, leurs contacts, leurs amis, leurs points de chute. […] J’avais bien sûr rédigé une note ».

Or cette surveillance  ne figure pas dans la procédure judiciaire, et la rafle  du 21 mai 1999 a épargné le suspect principal, averti par une voie mystérieuse, Yvan ne sera interpellé qu’en juillet 2003.

Le brave Amaury soutient une thèse qui a été écartée pendant le procès Colonna par le préfet Christian Lambert, patron du RAID en 2003, crédité à ce titre de l’interception de Colonna. Or j’ai entendu de mes oreilles le préfet Lambert soutenir pendant le procès Colonna, sous la foi du serment judiciaire et la main sur le coeur, que le RAID n’avait jamais bénéficié auparavant de la moindre information permettant de localiser Yvan Colonna. Et le commissaire de Hautecloque n’explique par pourquoi Stéphane Colonna, le frère d’Yvan, n’a jamais été inquiété durant toute cette période.

La vérité me semble assez simple : l’auteur de ces  » histoires du RAID » est à son tour tombé dans un des multiples épisodes de la guerre des polices qui n’a cessé de déchirer les services durant tout la chasse à Colonna. Le commissaire prêche pour sa paroisse, et celle du commissaire Zerbib, écarté au profit du commissaire et futur préfet Lambert.

Et Colonna, là-dedans, qu’est-ce qu’il en reste ?

Avec la contribution de Fabien Abitbol

la parole retourne aux porteurs de parole

25+01:00p31+01:0005bsam, 30 Mai 2009 07:08:25 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Ils ne sont pas dupes, nos lecteurs. Florilège de leurs réactions sur rue89 après mon papier sur la futur loi LOPPSI, qui attendra septembre… Comme de coutume, nos lecteurs disent tout et tout haut ce qu’on n’ose pas écrire dans les papiers.

cette phrase qui date de plus de 200 ans :

« ceux qui sont pret à céder un peu de liberté pour plus de sécurité, ne méritent ni l un ni l autre et finiront pas perdre les 2 »

Je suis toujours  epoustouflé par ces gars de l UMP qui passent leur temps à dire qu ils sont pour la liberté, mais qui passent leur temps à vouloir interdire tout et n importe quoi (remarquez tout de même  qu ils interdissent à la populasse, rarement aux industriels ou aux tres puissants, on ne coupe pas la main de ceux qui vous nourrissent)
Au delà de simplement égrener les mesures qui pour la plupart semblent déjà exister dans les nombreuses lois précédentes (et qui accréditent l’inconsistance et le manque de résultats de Toupti sur le sujet), ce qui serait intéressant serait plutôt de développer sur l’esprit qu’il y a derrière cette nouvelle loi. C’est à dire renforcer un peu plus la pression sur le citoyen lambda afin de continuer à pousser petit à petit vers un des grands projets de sarkoland : mettre en place la doctrine de la sécurité intérieure en France, c’est à dire limiter les libertés et renforcer le contrôle des citoyens.
C’est bizarre mais plus il y a de lois sur la sécurité moins je me sens en sécurité.

des lois toujours des lois…
J’en propose une : celle de diminuer le nombre de députés, de sénateurs, de ministres, de conseillers en tout genre et avec le meme budget de recruter plus de policiers, de magistrats et de juges pour faire appliquer les milliers de lois qui existent déjà…

Les mesures sécuritaires prises depuis 7 ans par Sarko et MAM sont tellement efficaces, qu’aujourd’hui Darcos fait le constat amère que la violence est de plus en plus présente à l’école.

7 ans de conneries, que les médias nous rabâchent avant chaque élection, histoire que l’UMP fassent le plein de voix des petits vieux, et des racistes du FN.
De touts ces progetsDe tous les projets de loi proposés par le gvt de naboléon,combien sont effectifs ? Celui des chients méchants,des ascenceurs,des cagoules ?
Ils s’en foutent-sarko et mam en tète- de l’appication de leurs « lois »,au contraire,leur but c’est de faire du bruit,surtout à droite,et pour une petite vielle agréssée ça leur fait 10 votes de gagneées .
QUI le renvoie VRAIMENT dans ses cordes en demontrant et la stupidite de son discours et son manque flagrant de resulats a l’aune de ses propres declarations martiales ? PERSONNE ! ! !
Alliot-Marie a eu ce mot pour justifier une des mesures de Loppsi, la saisie immédiate des biens mobiles des trafiquants : « le jour où ce sont les policiers qui rouleront en Ferrari, ce sera plus dur pour les petits caïds ».

Un ministre de l’intérieur qui envisage donc publiquement « l’ordre » comme une compétition de caisses entre flics et caïds. Après tout Fast & furious fait un carton ?

La police est malade depuis que notre président actuel a pris en main le ministère de l’intérieur, il y a maintenant quelques années.
En faisant savoir que les policiers n’étaient pas des « nounous » ni des « éducateurs », il a donné à ces policiers, l’espoir qu’enfin, on allait les considérer et les respecter, à défaut, les craindre.
Monsieur Sarkozy s’est bien gardé de leur dire que, pour ses raisons, de bon gestionnaire, il allait réduire les effectifs, et que les policiers seraient surtout affectés à des tâches de répression.
Ainsi, sans un solide formation pour, les policiers de quartier se sont mis à courir après les voyous, braqueurs, et assassins de tout poil.
Pendant ce temps, la « mémé » qui craint de devoir traverser une rue, sillonnées de voitures, de motos, de bicyclettes, doit se débrouiller toute seule.
Le monsieur qui a une difficulté avec un voisin désagréable, lui aussi, est abandonné.
La police a bien d’autres tâches.

La sécurité , la sécurité, la sécurité… Mais cela fait 20ans qu’ils sont au pouvoir… Jusqu’à quand allez vous vous faire berner ?

Si ils avaient voulu un monde libre, des gens en bonne santé mentale, il y a longtemps que cela se saurai, naturellement tout est de la faute des voyous des délinquants, des terroristes, mais rien est de leurs faute et pourtant c’est eux qui ont été mis au pouvoir pour organisé notre quotidien.

Depuis qu’ils disent qu’ils s’occupe de nous depuis qu’ils nous manipule du soir au matin chaque jours la soupe est plus amère .

Si un ouvrier rendait des résultat similaire proportionnellement à la tache qui lui incombe il serait immédiatement a la porte.
Eux préfère nous faire croire que nous somme responsable eux non, il n’y sont pour rien.
C’est comme si on rendait coupable un arbre impliqué dans un accident et non le conducteur du véhicule.

Colonna – projet de livre

50+01:00p31+01:0005bjeu, 14 Mai 2009 09:42:50 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Dès la fin du procès Colonna, j’ai pris contact avec un ami éditeur avec lequel j’ai beaucoup travaillé par le passé, afin de lui proposer un projet de livre à partir de l’affaire Colonna, de l’enquête au procès et des leçons qu’on peut en tirer sur le fonctionnement de la justice criminelle en France.

Mon ami m’a reçu avec chaleur. Je lui ai proposé un premier projet qu’il m’a demandé d’amender, avec juste raison d’ailleurs.J’ai modifié mon propos que je lui ai envoyé.

Et puis, plus rien. Comme si tout projet de bouquin évoquant la Corse devait se heurter à l’hotilité générale.

En rappelant que j’ai déjà publié une quinzaine de bouquins, ce qui signifie que je ne suis pas un amateur, de nouveau, le silence. Je tiens à vous mettre au courant en vous communiquant l’essentiel de mon projet.

J’aimerais si possible que vous me transmettiez votre point de vue

Derrière le berger corse, la Justice d’Etat

§ Il n’est pas forcément évident de revenir sur cette longue saga de l’affaire Colonna, commencée en février 1998, et toujours pas achevée puisque toutes les voies de recours judiciaires ne sont pas épuisées.
Pourquoi proposer de reprendre ce dossier, de raconter le procès vécu au jour le jour par l’auteur ; pourquoi replacer ce récit dans son contexte ?

§ Préambule en forme d’ouverture : Faites entrer l’accusé, l’accusé dans sa cage de verre. Le quatrième procès d’assises sur la même affaire : l’assassinat du préfet Erignac. Peu importe que l’accusé soit coupable ou non. L’enjeu du procès n’est pas dans l’enceinte de la Cour d’assises. Il dépasse, et de loin, la personnalité somme toute modeste de celui qu’on a coutume de désigner comme le « berger corse ».
Portrait en buste dans une cage de verre.
Qui et Yvan Colonna. Une relation douloureuse entre un père et un fils corses. Déchirés par la politique et réconciliés par la tragédie. Pourquoi est-il retourné au village comme berger ?
Yvan Colonna se réinstalle sur ses terres. Il devient pion, maître-nageur, coupeur de bois et finalement berger. Militant corse surtout. Pourquoi ce retour aux sources «Ma région me manquait», lâchera-t-il laconiquement devant les juges. Propos lapidaires. On ne parle pas beaucoup en Corse. La chronologie judiciaire, elle, est plus éloquente. Elle montre que, lorsque le paternel revêt l’écharpe tricolore, le fiston enfile la cagoule nationaliste. Tuer le père d’abord. Et à travers lui cette France qui décide de tout.
Yvan connaît sa première arrestation en 1983 pour avoir accusé par voie de tract un sénateur d’être un assassin. Il est relâché. Ses compagnons du FLNC sont inculpés pour reconstitution de ligue dissoute. Quelques mois plus tard, la police retrouve l’arsenal du parfait petit poseur de bombes dans la propriété familiale des Colonna. Il affirme s’être ensuite retiré du militantisme actif.
Mais, selon l’accusation, son retrait proclamé cache en réalité son glissement progressif vers la dissidence. Les germes d’une cellule dormante, dans le secteur de Cargèse, réputée abriter l’élite des poseurs de bombes corses, sont là
Rappel rapide des faits, selon les éléments recueillis durant les audiences
Le 6 février 1998 à Ajaccio, meurtre prémédité d’un préfet de la République.
La personnalité du préfet Erignac et de son épouse
Les enquêtes menées dans les jours qui ont suivi, telles que j’ai pu les reconstituer.
La dénonciation du Président Sarkozy
Pourquoi cette dénonciation en forme de dépit ?
La revendication du meurtre par un « groupe des anonymes ».
Les enquêtes bâclées des différents services de police. La « piste financière et agricole » suggérée par le premier enquêteur ?
Les enquêtes à charge des juges d’instruction : Bruguière, Thiel, LeVert
Les arrestations
Les arrestation du « groupe du Nord »

Première partie – Un procès extravagant
Tout au long d’une extravagante saga, l’accusation contre Yvan Colonna va émerger avant de s’affirmer au cours d’une procédure criminelle parfaitement exceptionnelle et sans précédent.
En effet, il faudra trois services de police plus ou moins en rivalité entre eux, trois instructions menées par trois juges et quatre procès avant d’aboutir à… rien du tout.
Selon la loi, selon les débats on ignore toujours qui a tué le Préfet Erignac. Seule certitude absolue, que personne ne conteste,  ne peut contester et que je rappelle : le Préfet a été assassiné de trois balles dans la nuque aux environs de 20 h 56 le 6 février 1998.. Mais qui portait l’arme ? Aucune certitude, rien qu’une intime conviction des trois juges d’instruction, des vingt et un magistrats du siège qui ont jugé ; des six procureurs qui ont requis ; des avocats des parties civiles qui se sont relayés pour porter les plus graves accusations. Sans grand fondement et souvent d’une façon assez fantaisiste, comme nous aurons l’occasion de le constater.
On a accusé l’auteur de ces lignes, on l’accuse encore pour ne pas dire qu’on « l’incrimine », d’être de parti pris, d’avoir choisi le camp d’Yvan Colonna contre Dominique Erignac et l’accusation.
Je n’ai pas choisi de camp car je ne suis toujours convaincu de rien. Ni culpabilité, ni innocence.
« Toi qui le croit innocent, m’a lancé le procureur Kross dans les couloirs du Palais de Justice, qu’est-ce que tu crois ? »
Inlassablement répétée, ma réponse, , est simplissime.
« Je ne crois rien, et je n’ai pas plus d’élément que toi pour affirmer qu’il est coupable ou innocent. »
Après huit semaines d’audience, je dois avouer que je ne suis pas plus avancé qu’avant. Ni dans les faits, ni en mon âme et conscience, comme on dit.
En soi c’est un fait capital : Yvan Colonna a été condamné sur la base de témoignages flous, de faits mal établis.
Est-ce prendre parti que de mettre en évidence cette vérité ?

Pour comprendre : Après quinze mois d’une enquête émaillée de rivalités entre les différents services de police, six hommes considérés comme les membres du commando, moins le tireur présumé, seront interpellés en mai 1999.
Lors de leur garde à vue, l’un après l’autre il est développé dans la procédure que ces six hommes vont reconnaître les faits. Une action décidée, selon des aveux concordants, au cours de la deuxième quinzaine de janvier lors d’une réunion clandestine.
Dès ce niveau s’installe de premières incertitudes.
Cette réunion a-t-elle bien eu lieu ? Où ? Quand exactement ? Dans quelles conditions les « aveux » ont-ils été obtenus ? Comment ont-ils été corroborés par des témoignages de leurs proches ?

Les deux premiers procès contre Castela et Andriuzzi
La chasse à Colonna
Le premier procès Colonna
Le deuxième procès Colonna : comment on est passé d’une apparence de procès à un procès leurre.
La condamnation n’était pas inévitable, elle était programmée : la « confidence » du Procureur.

Deuxième partie – La foudre de Jupiter, l’Etat français.

La Justice dans son grand apparat est chargée de mener cette mission à bien. La législation antiterroriste et ses errements.
A cet égard, il est presque dommage qu’Yvan Colonna soit corse. Corse, donc vilipendé. Sinon son procès aurait beaucoup plus tôt pris les dimensions d’un incommensurable scandale d’Etat.
Comme il est corse, « c’est spécial » me confie un avocat.  Suffirait-il d’être corse pour ne pas exister au regard de la Justice, des Magistrats, des observateurs ?
La justice d’Assises – et la justice correctionnelle – instruments majeurs pour imposer la loi de l’Etat
Les documents détournés de Guantanamo
La question majeure des témoignages, fondatrice dans tous les procès en Assises
Outreau. La commission d’enquête remet en cause les conditions de l’instruction.
La Josacine

Les « six violeurs de Dijon ».

L’affaire Viguier. Le problème particulier des garde-à-vue. Pourquoi filmer les garde-à-vue
Le problème de l’intime conviction, une pratique moyen-âgeuse.
Le jury
Le jury en matière anti-terroriste
La législation anti-terroriste et la préservation des libertés. Citation de Le Carré : les libertés contre l’efficacité.

Troisième partie – Les racines de la Violence. Les positions totalement incompatibles des parties en Corse : la politique de Paris et de ses « alliés » dans l’île, contre la lutte âpre des indépendantistes qui dure maintenant depuis 1960, retour des rapatriés et attribution de terres dans la plaine orientale. Les efforts des groupes affairistes pour développer une Corse tout touristique. Le PADUC.
L’affaire Christian Clavier, plus symbolique l’affaire de la villa Aboulker. Les Corses nationalistes craignent d’être marginalisés dans leur île. Lutte contre les promoteurs, contre ceux qui ne nous regardent pas.
Ce que les Corses tiennent pour une main-mise des Continentaux sur leur paradis corse. Les conséquences du retour des pieds noirs, notamment à Carghese : ceux qui sont revenus contre ceux qui son restés.
Les propos vengeurs de Christophe Barbier en disent long sur l’idée des Continentaux à propos de la Corse.
L’assassinat du préfet Erignac a été le point d’orgue d’une âpre bataille qui se déploie alors depuis un quart de siècle. Dans le contexte particulier d’une politique considérée par une minorité nationaliste corse comme un « ethnocide »
Si elle prend de graves proportions en Corse, elle n’est pas propre à la Corse : où il apparaît clairement que l’entreprise de la colonisation française connaît en Corse un de ses ultimes soubresauts, après avoir laminé toutes les autres civilisations progressivement intégrées à la France.
Au demeurant glorifiée par Victor Hugo, retour sur la politique de conquêtes dites jacobinistes, qui ont accompagné la construction de l’Etat français. Jules Ferry et la prise suivie de destruction du Palais d’Eté. La pratique coloniale. Comment les « peuples asservis » ont été mis en première ligne pendant la première Guerre mondiale. On baraguine dans les tranchées. Les conquérants de l’Empire étaient aussi les premières victimes de l’Empire. Quand cette pratique coloniale s’est effondrée avec les défaites coloniales. Mais il restait un champ de manœuvre et d’action : les provinces rebelles.
Un laminage socio-culturel contraire aux principes fondamentaux définis par la Communauté européenne qui affirme que chaque pays doit assurer non seulement la protection de ses minorités mais en outre la survie de leur patrimoine culturel.
La mission du préfet Erignac selon sa lettre-confession, lue lors du premier procès Colonna, aujourd’hui oubliée.
« Ceux d’en face », ceux qu’on qualifie de terroristes, se sont également fixés leur mission
La « recolonisation » de la Corse avec les rapatriés d’Algérie. Carghese : on y revient. Il est logique que les conjurés soient originaires de cette bourgade.

Les vitupérations de Barbier, les manifestations d’avril 2009 à Ajaccio et Bastia, l’action constante des Basques de l’ETA et de leurs supporters français démontrent qu’on n’en a pas tout à fait fini avec ce divorce radical.

Epilogue : dans la même enceinte des Assises, des « bergers basques », des militants de l’organisation basque ETA sont jugés en juillet 2009. Ce nouveau procès de l’antiterrorisme apparaît comme une répétition de février 2009. Et nous n’oublierons pas non plus les poursuites suivies de condamnations plus ou moins sévères et peu argumentées contre les hyper gauchistes français ; contre les militants islamistes sortis de Guantanamo…
Et toujours en Assises, en avril 2009 quatre ans de prison pour trois petits attentats sans victime, dont l’un non reconnu. C’était le FLNC du 22 octobre.
Dans tous les cas, il ne s’agit jamais de justifier, de participer à des actions de soutien, mais bien d’expliquer, de donner à comprendre.

Annexes : documents
Les participants à la Cour d’Assises de Paris, spécialement composée,  9 février 2009
Communiqué des avocats d’Yvan Colonna, 27 mars 2009
Bibliographie
Liste des acteurs, indispensable pour comprendre le texte
index

Justice, Coupat : des poursuites sans objet ?

51+01:00p30+01:0004bven, 03 Avr 2009 08:05:51 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Plus les semaines passent, plus l’affaire de Tarnac et l’incarcération sans jugement de Julien Coupat ressemblent à un embastillage.

Huit mois d’enquêtes tous azimuths, 1500 pages de dossier, et, selon les avocats des personnes poursuivies, pas une accusation qui tienne debout.

Extrait de la conférence de presse tenue ce matin à La Ligue de Défense des Droits de l’Homme.

Attention : le son n’est pas fabuleux.

Pour donner la mesure des enquêtes les avocats ont raconté comment les policiers auraient confondu des galipettes dans la nature de Julien Coupat et de sa copine Yvildune Levy avec des actions offensives contre les caténaires de la SNCF.

La Ligue de défense des Droits de l’homme s’inuqiète surtout des atteintes répétées et graves à la liberté de penser, de manifester et de fréquenter qui on veut, sous couvert d’une soi disant lutte antiterroriste.

Billan dossier 1338 – 7- Pourquoi Colonna ?

47+01:00p30+01:0004bmer, 01 Avr 2009 09:31:47 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Voici le dernier billet composé à partir des commentaires des internautes. Ils tentent de répondre à la question lancinante : pourquoi Yvan Colonna ? Comme on va le constater, les points de vue sont divergents, souvent contradictoires. Ils reflètent le flou qui n’a cessé de régner pendant ce procès. Un flou qui me conduit à conclure que le doute quant à la culpabilité est tel quant à la culpabilité de Colonna qu’il eut été à l’honneur de la Cour de relaxer le personnage. Il ne s’agissait pas de le déclarer « non coupable », mais bien de le relaxer au bénéfice du doute. Pour mon compte, je pencherais d’aillerus plutôt pour l’innocence. Mais ce n’est qu’un avis.

Pourquoi Colonna ? Une question qui reste sans réponse. On peut esquisser des pistes, mais rien de convaincant.

Que ce soit Versini, Maranelli ou Ferrandi, sers amis n’ont pas réellement l’intention de “sauver” Yvan Colonna. C’est une des raisons pour laquelle ils ne donneront aucun détail. Vous pouvez ajouter à la liste Pierre Alessandri, entendu cet après-midi. A peu de mots près, il reprend votre propos. Avec un dogmatisme qui me glace, un dogmatisme que je qualifierais de stalinien. Alors que le personnage, plutôt beau à la manière des empereurs romains, est loin d’être antipathique.
L’autre raison tient au fait qu’ils n’ont pas agit seuls dans leur coin. Ils se sont fait manipuler par plus fort qu’eux. En disculpant Colonna, sans le faire réellement, ces gens ont pour but de continuer le combat, de réveiller les consciences du nationalisme Corse et attirer des jeunes Corses. Un Colonna innocent pour l’opinion publique condamné par la Cour “en mission” servira bien plus leur cause qu’un Colonna libre.
Mais pourquoi Colonna me direz vous ?
En 2007, lors du premier procès, maitre Simeoni a directement mis en cause l’avocat Maitre Stagnara qui est intervenu lors de la garde a vue des membres du commando, en indiquant que bizzarement les prévenus avaient tous accouchés le nom de Colonna après avoir vu cet avocat. Me Stagnara a des liens très étroits avec le Mouvement nationaliste dirigé par Charles Pieri. Une mise en cause pour le moins inhabituelle, qui n’aurait pas lieu d’être sans fondement.
Ces gens sont enfermés dans un système de pensée qui n’est pas celui de criminels “classiques”, mais celui de militants qui étaient prêts à sacrifier leurs vies pour leur cause. Prêts à sacrifier d’autres vies pour leur cause.
Entre le meurtre du préfet et l’arrestation du commando, plus de quinze mois se sont écoulés.. Ce qui laisse largement le temps de réfléchir.
A cette époque, le processus de matignon est en gestation. Les membres du commando ont pu élaborer un plan qui pourraient les faire amnistier en cas de problème.
en 1999, Colonna à la triple particularité d’être :
– Le fils de Jean-Hugues Colonna (ex Mr Corse à l’intérieur dans un gouvernement de Gauche -> Il ne s’est pas fait que des amis dans le mouvement nationaliste) Ses relations peuvent servir..
– Le beau frère de Joseph Caviglioli, une personnalité du mouvement nationaliste .
– Une figure du mouvement (ex membre du comité exécutif de la cuncolta du temps de Pierre Poggioli).
Il parait évident qu’il présente toutes les caractéristiques, mieux que personne d’autre, pour être le soldat qui va “soulever du monde” pour leur venir indirectement en aide en cas de pépin. A dessin, provoquer l’électrochoc attendu.
Ce procès leur procure une tribune inespérée. Pour eux, la victimisation de Colonna, est l’assurance de ne pas être oubliés. La condamnation d’un innocent par le pouvoir, dans un “procès d’état”, peut au contraire permettre d’atteindre le but qu’ils s’étaient fixés.
Le caractère de l’homme. Je ne pense pas qu’il soit de ceux qui ne revendiquent pas leurs actes. Je le crois au contraire capable de mourir pour ses convictions.

Pour mon compte, mon travail commence. Il débordera naturellement le cadre strict de ce procès. Il faut se poser la quuestion : le système de justice anti-terroriste tel qu’il a été conçu notamment par le juge Jean-Louis Bruguière et la DST perdure en France est-il compatible avec le respect des Droits de l’Homme ?

Pour les Etats-Unis, le Président Barack Obama est en train de répondre : il démantèle l’echafaudage imaginé par l’administration Bush et la CIA.

Affaire Colonna : ça tangue pour Wacogne

40+01:00p31+01:0003bmar, 31 Mar 2009 10:44:40 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

On n’est jamais si mal remercié que par ses amis que l’on a cru bien servir.
Information Europe 1, ce 31 mars :  Didier Wacogne, qui a présidé jusqu’à vendredi la cour d’assises spéciale de Paris chargée de juger Yvan Colonna pour l’assassinat du préfet Erignac, ne devrait plus présider de session d’assises à partir de septembre. L’information a été révélée à des proches par l’intéressé lui-meme. Dans l’immédiat, démenti officiel.
Toutefois dans son agenda subsisterait une session importante, probablement proche de l’affaire Colonna, consacrée à un dossier de terrorisme basque.
Cette « surprise du chef » donnerait en quelque sorte raison à la Défense qui a lourdement critiqué la conduite de Wacogne tout au long du procès. Les avocats d’Yvan Colonna, avaient en effet lors du procès demandé la récusation de Didier Wacogne, l’accusant de « déloyauté » pour ne pas avoir fourni certaines informations concernant le témoin Didier Vinolas. Cette demande de récusation avait été rejetée par la cour d’appel.
Me Pascal Garbarini a déposé au nom d’Yvan Colonna lundi 30 mars un pourvoi en cassation contre sa condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une mesure de sûreté de 22 ans, pour l’assassinat du préfet Erignac.
Ce pourvoi vise notamment le manque de partialité et l’absence de loyauté du président de la cour d’assises d’appel, Didier Wacogne.
Dénonçant la manière dont a été mené le procès en appel d’Yvan Colonna, le conseiller territorial indépendantiste Jean-Guy Talamoni demande une enquête parlementaire. A cette fin, le dirigeant du pôle nationaliste Corsica Libera a déposé à l’Assemblée de Corse une motion demandant la constitution d’une commission d’enquête parlementaire sur « l’affaire Colonna et les activités des juridictions spéciales dites ‘antiterroristes' », a-t-il annoncé dimanche 30 mars.
On apprend également ce matin – 31 mars – que dans le cadre de la « Commission Léger » de la réforme de la procédure pénale, le rôle du Président de Cour d’Assises serait profondément modifié. Il perdrait son statut de « patron », juge d’instruction bis, pour celui d’arbitre entre le parquet et les parties civiles d’une part, la Défense d’autre part.
Ce serait un nouveau pas vers la procédure contradictoire à l’anglo-saxonne, voie vers laquelle la Communauté européenne ne cesse de pousser la France.

Justice, Colonna 1338, le verdict était au rendez-vous

14+01:00p31+01:0003bsam, 28 Mar 2009 12:31:14 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Je peux vous révéler que je connaissais le verdict dans le procès Colonna depuis le 6 janvier. Ce jour-là, le procureur Kross m’a annoncé :

« En mon intime conviction, je pense qu’Yvan Colonna est coupable ».

Il a répété ce jugement lors de son réquisitoire, en son âme et conscience. Autrement dit, Colonna a été jugé bien avant les débats. A l’époque, j’étais sceptique, il a bien fallu se rendre à l’évidence, le Parquet a imposé sa volonté à la Cour.

Vendredi, durant près de dix heures une petite foule maintenue à distance par de nombreux gendarmes a attendu ce verdict inéluctable.

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Le procès terminé à la Cour d’Assises s’est poursuivi de l’autre côté de la rue, à la Maison des Avocats, lors d’une conférence de presse houleuse tenue par les avocats de Colonnap1030833

Maître Sollacaro lit le communiqué de la Défense, Maître Patrick Maisonneuve place d’emblée cette affaire sur le plan des droits de l’homme. Me Gilles Simeoni estime que tout commence maintenant.

Attention, le son de l’interview donné par Gilles Simeoni est très médiocre

Erreur
Cette vidéo n’existe pas

Au pied des marches montant vers le Palais de Justice, les télévisions mettent un point final à cet épisode.

p1030844

Maintenant commence pour les avocats la bataille de l’opinion publique. Une bataille sans doute aussi difficile à gagner que le combat judiciaire.

Comme témoin de ce procès que je tiens pour le moins peu défendable devant l’opinion, je vous communiquerai ultérieurement mes réflexions.

Les nationalistes corses appellent à une manifestation en faveur du berger de Cargèse ce samedi à 15h00 à Ajaccio. Pascal Garbarini, l’un des avocats de Colonna, lance :

« Il ne faut pas réduire cette manifestation au milieu nationaliste (…) Bien évidemment, nous la soutenons, elle touche l’opinion publique en général ».

Justice : Coupat après Colonna

26+01:00p31+01:0003bjeu, 26 Mar 2009 08:01:26 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

L’affaire Colonna n’a pas encore trouvé son épilogue qu’un nouveau dossier judiciaire bidon s’installe dans le paysage judiciaire : l’affaire des Neuf de Tarnac.

Neuf personnes impliquées, une seule encore incacrérée – détention provisoire – depuis le 11 novembre 2008 : Julien Coupat. Mais malgré tous les efforts des  RG en leur temps, de la DCRI et de la DNAT, des tonnes de dossiers, éoutes, filatures, perquisitions, suspicions, et ni preuve ni aveu. Une seule dénonciation, anonyme et douteuse. Au coeur de l’enquête judiciaire, on retrouve une de connaissances du dossier Colonna, le Commissaire Frédéric Veaux, aujourd’hui patron de la SDAT (Sous direction anti terroriste), hier patron chef du SRPJ d’Ajaccio, puis de la DNAT.

Les défenseurs sont également de vieilles connaissances : Me Irène Terrel, William Bourdon, Dominique Vallès et Philippe Lescène. Conférence de presse attendue le 2 avril à la Ligue des Droits de l’Homme.

Il faut s’attendre à un nouveau festival de la Défense de rupture.

Justice, Colonna : une justice à se lamenter

13+01:00p31+01:0003bmar, 24 Mar 2009 18:53:13 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Heureusement, aucun journaliste étranger n’est là pour voir ce spectacle lamentable : la dernière journée de « débats » au procès Colonna qui tire péniblement à sa fin à la Cour d’Assises. Et il ne restait que deux journalistes français. Merci, merci aux déserteurs du banc de presse.

Pourquoi ? Pour voir et entendre le Président Didier Wacogne lire les dépositions des hommes et des femmes qui ont refusé de témoigner. Pour respecter la procédure, pour remplacer leurs dépositions, le Président a lu des heures durant les procès-verbaux rédigés par les policiers pour rendre compte de leurs faits, de leurs gestes, de leurs opinions. Au besoin pour se défendre contre telle ou telle accusation.

Si le Président était un acteur prodigieux, la scène serait un peu ridicule, mais admissible.

La, avec la voix bafouillante et monotone du Président, de plusen plus  fatiguée au fil des heures qui passent, le ridicule a tourné à l’épouvantable caricature d’une justice sans accusé, sans défense. Même les parties civiles n’osaient plus se mêler de cette pitrerie, une pitrerie en forme de mascarade.

Si vous l’avez compris, je ne suis pas prompt à me mettre en colère.

Mais là, trop, c’est trop. La caricature de très mauvaise justice à laquelle j’ai pu assister cet après-midi est inadmissible. Je suis horrifié. Et je ne comprends pas que les derniers acteurs judiciaires encore présents dans le prétoire ne se soient pas levés en criant : « Non, trop c’est trop ».

Je précise que ce propos ne reflète en rien mon opinion quant à la culpabilité, quant à l’innocence d’Yvan Colonna. Je n’en sais toujours rien. Mais, en mon âme et conscience, puisqu’il s’agit bien de ça, je dis, j’écris que cette image de Notre Justice, puisque c’est aussi la mienne, est triste, épouvantable.

Justice, Etats Généraux : le désappointement de Françoise Rudetzki

51+01:00p31+01:0003blun, 23 Mar 2009 09:59:51 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

« Après une journée de débats à l’occasion « des Etats généraux de la justice pénale » qui se sont déroulés le 21 mars 2009 et auxquels j’ai participé, j’exprime mon incompréhension et mon étonnement à la lecture de l’appel national des professionnels du droit et de la justice.

Françoise Rudetzki, la fondatrice de SOS attentats a suivi samedi avec la plus grande attention les Etats généraux de la Justice. Elle exprime son désappointement et elle trace quelques pistes

Les justiciables sont en droit de connaître la position de ces « sachants » sur le rôle et le statut du juge d’instruction ou de l’instruction, le statut du parquet, l’indépendance de l’autorité de l’enquête, la place des victimes dans la procédure pénale, au-delà de leur indemnisation, leur possibilité de déclencher l’ouverture d’une information judiciaire, de se constituer partie civile, leur protection en tant que témoins.

Une fois encore il est étonnant que le mot « victime » puisse être occulté et provoquer de telles réticences chez « les défenseurs des droits de l’Homme ».

« Victime », j’écris ton nom », dirais-je en paraphrasant Paul Eluard.

En préambule, je tiens à rappeler mon hostilité à la peine de mort en toutes circonstances et au plan universel, à toutes les zones de non-droit, au droit de grâce, aux immunités et à l’impunité.

Par ailleurs, je suis favorable à :

– la séparation des pouvoirs et contre l’interférence du pouvoir exécutif et législatif dans le judiciaire,

– l’application des décisions de justice et des mandats d’arrêt internationaux,

– l’individualisation de la peine et de la sanction, – la fixation du quantum de la peine par les magistrats,

– l’abolition des frontières judiciaires et la suppression de la notion d’asile politique au sein de l’Union européenne,

– l’élaboration d’un code pénal et d’un parquet européens,

– l’extension de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) aux crimes de terrorisme afin de supprimer l’immunité des dirigeants,

– au maintien du juge d’instruction dans le système pénal français, seule garantie actuelle de l’indépendance de la justice, en cosaisine et sous le contrôle du juge des libertés et de la détention.

Je suis attachée aux droits des mineurs, aux droits de tous les malades – y compris mentaux – et aussi aux droits des victimes de délits et de crimes.

Ces principes pourraient faire l’objet d’un consensus et d’une large mobilisation, ainsi l’avenir de la justice restera notre bien commun ».

Les citoyens attendent des magistrats et des professionnels du droit une justice plus transparente, plus impartiale, plus rapide et plus efficace à condition est d’en avoir les moyens humains et matériels.

Je suis convaincue que les démocraties, face aux risques de terrorisme de grande ampleur, ont pour seule arme, la justice, respectueuse des libertés publiques, des droits de la défense mais également des droits des victimes qui, sans être « au coeur ou au centre du procès », ont toute leur place dans la procédure pénale.

Justice, Colonna : une famille absente

53+01:00p31+01:0003bven, 20 Mar 2009 17:21:53 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Par un simple Fax, Jean-Hugues Colonna, le père d’Yvan, a notifié à la Cour d’Assises de Paris ce matin qu’il ne viendrait pas témoigner. D’abord parce qu’il était hospitalisé à Marseille – décidément, ce procès provoque de véritables épidémies – mais surtout parce que :

« quoiqu’il en soit, je ne serais pas venu devant une cour spécialsement composée pour condamner et cautionner par ma présence un débat dans lequel l’esprit de vengeance remplace l’exigence de vérité. Je confirme que le soit du 3.02.1998 j’étais de 19 h 30 à 20 h environ en compagnie de mon fils Yvans chez ma mère et avec ma soeur Josette. »

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Le fax adressé ce jour à la Cour par Jean-Hugues Colonna

Le père confirme donc l’alibi du fils, qui a toujours expliqué qu’il ne pouvait pas être à Ajaccio cette fin d’après-midi là.

Qualifiant cette attitude de lâche, Maître Philippe Lemaire, l’avocat de Dominique Erignac, déplore cette absence, car il avait l’intention de poser quelques questions à propos d’un courrier adressé par J.H Colonna à Dominique Erignac, le 26 mai 1999, où il écrivait : « Nous vous demandons pardon ». L’ancien député avait répondu par avance lors d’une interrogatoire mené par Laurence LeVert, la juge d’instruction, où il indiquait de façon claire que cette lettre ne pouvait en aucun cas être tenue pour une accusation contre son fils, mais un geste d’humanité.

Lors de cet interrogatoire, rappelle Colonna, il avait indiqué à la magistrat que Roger Marion, le patron de la DNAT, lui avait déclaré que le dossier ne contenait aucun élément permettant d’accuser Yvan Colonna.

Pour compenser l’absence de Jean-Hugues Colonna, de sa voix morne et bafouillante, le Président Wacogne a lu l’ensemble des pièces de procédure où apparaît l’ancien dputé. On découvre à cette occasion qu’il avait été lui aussi placé sous écoutes judiciaires.

Ce vendredi devaient également déposer Christine Colonna-Caviglioli, la soeur ainée, et Stéphane Colonna. On ne les a pas vus. Et Jean-Hugues Colonna a transmis à la cour un certificat médical confirmant son hospitalisation. Il a d’ailleurs été opéré dans la journée. Les avocats de la Partie Civile auraient dû avoir la bonne idée de ne pas ironiser.

Et mon ami Philippe Antonetti a encore sévi.

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Justice, Colonna, les juges balancent

54+01:00p31+01:0003bjeu, 19 Mar 2009 11:47:54 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Comme je vous l’ai déjà indiqué je suis en train de retranscrire mes notes d’audience. D’ici au début de la semaine prochaine je serai sans doute en mesure  de publier une première liste d’erreurs ou insuffisances de l’enquête. Car il y en a. Certaines minimes, d’autres énormes.

Saga Colonna : quand les juges s’empêtrent dans leurs contradictions, Colonna effacé des tablettes

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Dessin : Philippe Antonetti

Mme Laurence LeVert s’empêtre dans ses contradictions, avec force hésitations, elle admet qu’il n’y avait que deux hommes sur les lieux de l’assassinat du Préfet Erignac, et non pas trois comme elle le soutenait  avec l’Acte d’accusation. Nous sommes le mercredi 18 mars. Les débats durent depuis près de cinq semaines, et, soudain, voici exclu de la scène du crime Yvan Colonna censé être le troisième homme du « commando ». Du coup s’effondre la construction bâtie par le Parquet.
C’est la surprise du chef dans ce procès en Cour d’Assises intenté à Yvan Colonna. Laurence LeVert devrait savoir de quoi elle parle. Elle a été avec Jean-Louis Bruguière l’un des trois juges d’instruction chargés d’éclaircir l’affaire, de bâtir le dossier à charge. Evoquant dans le désordre les dossiers 1337 – dit de la piste agricole – , 1338 – visant l’assassinat du préfet – , 1797 consacré à l’attentat contre la gendarmerie de Pietrosella. , Mme LeVert peine à rendre clairs les liens entre les différentes procédures. Elle a beau évoquer la logique judiciaire, elle parvient mal à  expliquer pourquoi tel dossier d’écoutes figurant dans le « 1337 » n’a pas été versé au 1338…
Et, à force d’atermoiements, elle a fini par balancer une part de la vérité que tous les enquêteurs se sont jusqu’alors escrimés à masquer à coups de mensonges plus ou moins patents.
En fin de comptes, dans ce procès Colonna, ont donc été plus intéressantes que prévu les dépositions des deux juges d’instruction qui ont clôturé la série des témoignages qui devaient accabler Yvan Colonna
Deuxième des trois juges d’instruction chargés du dossier, Gilbert Thiel joue aussi de la sincérité, mais sur un tout autre registre. Le registre de la tragédie à l’ancienne, belle voix de comédien, texte littéraire jusqu’à la caricature. Trois heures durant, le juge Thiel a dévidé le récit des complots qu’il a dû affronter au cours de cette enquête hors norme. Le complot des Nationalistes, évidemment, le complot des assassins lancés dans une escalade sans fin de la violence. Mais aussi et surtout complots des gendarmes de la Section de Recherche d’Ajaccio, dont le magistrat s’est appliqué à démontrer l’incapacité qui l’a conduit à les dessaisir ; complot des hommes de la PJ d’Ajaccio, obsédés par la « piste agricole » retenue comme hypothèse initiale pour retrouver les assassins du préfet Erignac. Complots ourdis par le préfet Bonnet  et par le patron de la DNAT, Roger Marion. Des obstacles qui n’ont cessé de se multiplier pour gêner son travail. Des champs de mine qu’il a dû franchir. A l’écouter, on a l’impression que Thiel a été assailli par les ennemis. Le seul qu’il semble estimer est paradoxalement Colonna. Il rappelle avec insistance la profession de foi de l’accusé, le 23 juin 2003, lors de leur premier entretien après son arrestation :

«  Je vous affirme que je ne fais plus partie du groupe des anonymes, je n’étais pas à Pietrosella, je n’ai pas tué le préfet Erignac. Je sais qu’il était votre ami, je vous le dis les yeux dans les yeux ».

Depuis, Colonna ne s’est jamais départi de cette position, toujours considérée comme « incrédible » par l’Accusation et les Parties civiles.
A part ça, 28 jours de débats dans ce deuxième procès sans qu’apparaisse Colonna. On discute de tout, sauf de Colonna. Quelquefois, on se force presque à en parler tant il est absent. Absent de sa cage de verre, bien sûr, mais aussi absent du dossier
Un point de vue que ne partage pas Me Christian Frémaux, l’un des avocats siégeant sur les bancs des Parties civiles

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Il n’en reste pas moins qu’on en est quasiment au même point. Beaucoup de suspicions, toujours aucune preuve décisive et même le sentiment que les convictions de l’accusation vacillent.

Ainsi, parmi les témoignages, on a entendu Didier Maranelli affirmer que le matin du 7 février 1998, lendemain de l’assassinat, il se trouvait à Cristinace chez ses parents, alors que Valérie Dupuis, son ancienne compagne, a reconnu devant les policirs de la DNAT que Maranelli était au même moment chez elle, à Carghese, à 50 kilomètres de là, tandis que pour l’accusation il était en fait à Ajaccio, chez alain Ferrandi. Colonna ou le fantôme tous terrains.

Tout comme le Président Didier Wacogne, l’avocat général Christophe Tessier semble parfois se substituer aux avocats de la Défense pour miner le dossier, une Défense qui n’a toujours pas rejoint son banc. Le procureur Kross est pour sa part carrément absent, on ne l’entend pas. Le procès s’enfonce dans un marais brumeux. Comme si on ne tenait plus trop à le mener à son terme.
Au niveau des magistrats, il est évident qu’on est désormais très préoccupé par l’image peu séduisante de la Justice française donnée à travers ce procès absurde. Une image symboliquement représentée hier par le témoignage d’un des policiers du RAID qui ont arrêté Colonna en 2003. Ne demandez pas ce qu’il a raconté. Il était caché derrière une paroi en verre cathédrale, sa parole si déformée par le filtrage audio qu’on ne comprenait rien. C’était absurde, surréaliste, et d’ailleurs sans importance : l’homme n’avait rien à dire.
Ainsi de jour en jour se sont entassés sur le bureau du Président de la Cour d’Assises des témoignages insignifiants. L’accusation glane parfois un minuscule détail à droite ou à gauche. Mais rien de décisif. Rien qui puisse convaincre que Colonna est coupable, qu’il mérite la réclusion à perpétuité. Puisque tel est l’enjeu fondamental, il ne faut pas l’oublier.

NB Le Nouvel Obs « découvre » la vérité sur Colonna, dans son numéro du 18 mars :

Et si le berger de Cargèse n’avait pas tenu le rôle qu’on lui attribue ? S’il était l’un des conjurés, mais pas le tueur du préfet Erignac ? C’est ce qu’a suggéré un membre du commando devant la cour d’assises spéciale. Une hypothèse qui embarrasse la défense autant que l’accusation. Ariane Chemin et Marie-France Etchegoin expliquent pourquoi, dans ce procès si lourd de secrets, cette piste n’a pas été explorée.

Cette piste est en effet restée en deshérence. Je l’avais relevée depuis une semaine, mais personne n’a semblé d’y intéresser. Le fonctionnement des journalistes est bizarre : en fin de comptes, ils restent englués dans l’acte d’accusation, ils n’écoutent pas vraiment les débats.

A plusieurs reprises, j’ai entendu dans les débats des propos et des informations qui contribuent à changer complètement la configuration de l’affaire. Par exemple, à propos des méthodes utilisées pendant les Gardes à vue, la privation de sommeil. A tout prendre, aujourd’hui, on oubliera les curieux propos de Mme Laurence LeVert. J’en étais sûr, mais j’ai préféré vérifier auprès de trois personnes différentes, en dehors de moi : elle a bien précisé que pour elle il n’y avais que deux hommes sur les lieux du crime. Et on ne parle plus ni d’un « blond », ni de perruque, ni de grimage.

La dernière, et la moins bonne :

Guéant serait atteint à l’estomac. Selon l’Express, L’Elysée suit de près le procès Colonna. Claude Guéant, Secrétaire général de la Présidence se déclare estomaqué par les thèses défendues par les avocats de l’assassin présumé du préfet Erignac. On peut lui recommander un remède, pour ça, par exemple examiner le dossier et les débats de plus près.

Et, récupéré dans le blog de Sylvie Véran, cette réaction que je ne veux pas passer sous silence:

Je trouve la vie un peu injuste avec Marcel Istria : voilà quelqu’un qui clame son innocence depuis 10 ans, contre qui il n’y a aucune preuve matérielle, qui est condamné alors qu’il y a contre lui moins de charges que contre Yvan Colonna, et rien, pas de comité de soutien, pas de ligue des droits de l’homme, pas de campagne sur le-vigile-innocent-otage-de-la-raison-d’état, rien, que l’indifférence.

Si tant est qu’il y a des charges matérielles contre Colonna. Mais, c’est exact, il faut aussi penser à Istria.

 

Justice, dossier 1338 : Colonna. Ecoutes mystère et témoin à problème

40+01:00p31+01:0003bven, 13 Mar 2009 17:38:40 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Au cours de l’audience de jeudi, la première menée sans accusé présent, la juge Laurence LeVert a fait remettre à la Cour les compte-rendus d’écoutes téléphoniques, écartées du dossier et réclamées par les avocats d’Yvan Colonna, restées dans les cartons depuis près de onze ans. Colonna les avait réclamées le 5 mars au juge Laurence Le Vert. Les 281 feuillets ont mis une semaine à traverser le palais de justice.

Il s’agit bien cette fois de compte-rendus d’écoute, visant le contenu, et non pas simplement des indications concernant les balises qui ont permis de positionner les membres du groupe. La réapparition soudaine de ces pièces en plein procès, sans transmission à la Défense, bien sûr, ajoute un nouvel éléments problématique aux irrégularités déjà constatées dans les enquêtes.

Ce vendredi matin, le Pdt Didier Wacogne n’a pas évoqué ces nouvelles pièces miraculeusement sorties de oubliettes de la Justice.

Il est vrai que le Pdt a été trop occupé à jouer le « quasi » avocat de la Défense, avec l’aide du Procureur Kross d’ailleurs. Témoignait à la barre le Cdt Georges Lebbos, miraculeusement rétabli de sa dépression nerveuse attestée par certificat médical et censée l’empêcher de porter témoignage. Lebbos présente le double intérêt d’avoir été le premier à recueillir des « aveux » de Didier Maranelli, à l’origine des autres confessions, et d’avoir été mis en cause dans des affaires marginales qui posent problème quant à crédibilité.

Comment le Cdt a-t-il obtenu les aveux ? Récit du policier :

– Entre deux auditions, ce 22 mai 1998, je gardais Maranelli dans mon bureau. Nous étions « au repos ». Comme les locaux de la DNAT ne comportent que deux geôles de garde-à-vue, et comme nous étions en sous effectif, j’assurais la garde de Maranelli. Il devait être à peu près 2 heures du matin. Maranelli me regarde et me demande : qu’allez-vous faire de moi ? Comment allez-vous procéder ? Une conversation à bâtons rompus s’est ainsi engagée. J’ai expliqué que nous allions analyser les déclarations obtenues. Il y avait alors plusieurs dizaines de personnes susceptibles d’être impliquées. Maranelli m’a dit : je ne veux pas que des innocents puissent être inquiétés, alors je vais vous décrire notre groupe. Il y avait X1, X2, X3, X4. X4 c’était moi. Lebbod : J’ai été chercher le commissaire Philippe Frizon pour acter la déclaration de Maranelli, qui a été par la suite reprise dans les « PV » d’habillage.

La source des aveux aurait été aussi simple que ça. Seul détail, les déclarations de Maranelli auraient donc été énoncées hors audition, hors procès verbal, réitérées après coup.  le policier écarte d’un geste toute possibilité de menaces.

En 26 ans de carrière dans le domaine de la lutte anti-terroriste [en particulier à la DST] je n’ai jamais eu à menacer, à frapper. D’ailleurs, les pressions ne marchent pas.

Le récit du Cdt Lebbos vaut ce qu’il vaut. Le problème est que personne n’est là pour l’étayer. Et, comme la défense est désormais absente, personne non plus pour mener un contre interrogatoire.

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Benoît Chabert, avocat de Partie, au nom de l’Etat

Bizarrement, le Pdt Wacogne et le procureur Kross ont alors posé de multiples questions, comme si les deux magistrats voulaient remplacer les avocats récusés d’Yvan Colonna.

Et personne non plus pour rappeler au Cdt Lebbos qu’il a dû quitter les rangs de la DNAT quand on a découvert que le policier avait détourné ses fonctions à un titre complètement privé. Pour obtenir l’adresse de son ex compagne afin de la remettre « à fin de poursuites » aux Services fiscaux.

Cahin caha, les procès Colonna se poursuit donc.

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Maître Philippe Lemaire

On oublie encore d’évoquer les 281 pages d’écoutes judiciaires Pour sa part, Yvan Colonna est extrait chaque matin de sa cellule de la Santé, conduit au Palais de Justice, enfermé dans une pièce nue du Dépôt, dans les souterrains du Palais. Il n’a pas le droit de parler à quiconque. Il doit attendre, attendre.

Justice, dossier 1338, Colonna sans Colonna : un colonnade

23+01:00p31+01:0003bven, 13 Mar 2009 08:00:23 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Au Palais de Justice de Paris, on n’a pas vraiment l’habitude de plaisanter, ni d’organiser des spectacles gratuits dans le genre suréaliste. Et pourtant : la première audience de la Cour d’Assises de Paris chargée de juger Yvan Colonna sans… Colonna, a relevé jeudi de ce genre de spectacle improbable. La cage de verre est vide, puisque Colonna s’en est allé, comme l’a rêvé Pierre Antonetti.

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Du côté des Parties civiles, les avocats se succèdent pour enfoncer le prévenu. Ils parlent au vide, ils interpellent le vide, en refusant la combat judiciaire, il nous tourne le dos, il sabote son procès, c’est du terrorisme judiciaire… Me Cathy Richard se retient quand même un peu, craignant d’être brocardée par la presse. Pour Benoît Chabert, en abandonnant le box, Colonna se place dans la position d’un coupable. Pour Philippe Lemaire c’est bien du terrorisme, Colonna cherche à désabiliser l’institution judiciaire, les institutions de la République. L’avocat de la famille Erignac finit par toucher le fond du problème : en déplaçant le procès sur le plan politique, la Défense chercher à éviter de débattre sur le fond. Et de reprocher curieusement à Yvan Colonna de prendre en main la direction et de sa propre défense, et de l’audience.

il s’exclame :

Qu’Yvan Colonna soit jugé, même s’il ne le veut pas. Je serai là jusqu’à la fin du procès.

On relève toutefois que dans une incidente, Me Lemaire critique l’absence des avocats en Garde-à-vue, il estime qu’on n’en serait pas là si les garde-à-vue des protagonistes de l’affaire Erignac avaient pu être contrôlées par des avocats.

Le procureur Jean-claude Kross clôture cette série en dénonçant à son tour la volonté de Colonna de prendre l’institution judiciaire en otage.

« C’est lui le décident, c’est lui le responsable du jugement final, alors qu’il essaie de faire enc-dossier à la Cour cette responsabilité. Nous ne sommes pas là pour participer à un happening permanent. »

Le débat contradictoire se transporte alors à la Maison des Avocats, sur l’autre bord de la rue du Harley. Le Comité de soutien à Colonna tient une conférence de presse. Salle comble.p1030583

Les avocats récusés de Colonna fulminent contre ce procès sans accusé présent, ils annoncent la publication d’un « Livre Blanc » reprenant l’ensemble des éléments qui, selon eux, auraient perverti le procès. Et ils expliquent pourquoi ils ne peuvent accepter d’être commis d’office.

Les débats n’en reprennent pas moins vendredi matin. Et les avocats d’annoncer au moins un troisième procès. Devant la Cour europénne de Justice, ils démoliront le mauvais scenario imaginé par l’accusation.

Dessin : Pierre Antonetti. Images : Philippe Madelin

Justice, Colonna : le procès devrait être terminé

36+01:00p31+01:0003bmar, 10 Mar 2009 10:40:36 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Après les aveux du tireur, le procès devrait être terminé.

« Nous nous sommes disposés dans la rue Colonna d’Ornano en face du théâtre Kalysté. J’étais avec Alain Ferrandi, nous étions postés au carrefour de la rue Colonna d’Ornano et de la rue Campiglia. Quand  nous avons vu le préfet déposer son épouse devant le théâtre, nous avons pensé qu’il n’assisterait pas au concert. Nous avons donc quitté les lieux, nous descendions la rue Colonna d’Ornano quand nous avons croisé le préfet. Je me suis retourné, j’ai tiré dans sa nuque. Difficile d’expliquer l’état psychologique dans de telles circonstances. »
C’était hier, lundi 9 mars, au procès d’Yvan Colonna, devant la Cour d’Assises de Paris.
A petits mots précis, d’une voix nette à peine teintée d’accent, Pierre Alessandri raconte comment il a lui-même tué le préfet Erignac. Endossant donc toute la responsabilité. Pour faire bonne mesure il ajoute qu’il a éjecté du pistolet Beretta les dernières cartouches non percutées, pour qu’on ne puisse pas se servir de l’arme qu’il a posée sur le sol.
Alessandri a déjà revendiqué à plusieurs reprises d’avoir été le « tireur » lors de l’assassinat du préfet. La clarté de son propos qui tranche sur le flou qui a prévalu jusqu’alors aurait dû le rendre totalement crédible. Et, dans une large mesure, mettre un terme au procès puisqu’en développant ce récit celui qui se revendique comme l’assassin semble totalement disculper Yvan Colonna.
En bonne administration de la justice, dans n’importe quel pays démocratique, puisqu’on tient le coupable et ses « complices », puisque les motivations et les circonstances  sont clairement définies, le procès devrait s’arrêter là.
Or il n’en est pas question. Alessandri convaincant ? Non. C’est son dixième récit « évolutif » pour rendre compte des faits, observe Me Philippe Lemaire, l’avocat de Dominique Erignac, alors qu’ ont tous été corroborés ses « aveux » les plus anciens, ajoute l’avocat.
Et, surtout, Colonna est totalement absent de ce récit. Il n’était pas dans notre groupe, ne cesse de répéter Alessandri, sans jamais se contredire.
Est-il absolument indispensable de déclarer Yvan Colonna coupable, comme le réclament Dominique Erignac, la femme du préfet assassiné, et Nicolas Sarkozy, le Président de la République ?
Sans doute. Sans aucun doute. Alessandri est un trop petit bonhomme, un villageois, un distillateur de parfum, pour donner un bon coupable.
Alors que Colonna peut fournir à l’accusation une plus belle figure de coupable. D’abord comme fils d’un député socialiste, ancien conseiller du ministre de l’Intérieur Chevénement pour les affaires corses. Comme dissident de la cause nationaliste par rapport à ses anciens compagnons, puisque  Colonna soutient s’être retiré du combat nationaliste violent.
Donc le procès continue. On écarte les témoignages qui ne vont pas dans le bon sens. On en doute, même On oublie les pistes inexplorées. Pour nourrir l’accusation, on efface même du débat les éléments relevés à l’audience. Notamment la présence sur la scène de crime de nombreux autres protagonistes.
Pour autant, hormis les aveux en garde-à-vue recueillis dans d’étranges circonstances, non compris Yvan Colonna qui proclame toujours son innocence ; hormis les éléments des instructions actés par les juges Bruguière, Thiel et LeVert, toujours par la moindre preuve. Alessandri, l’assassin a tout avoué, donc le procès peut continuer.