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Yvan, le chevrier

25+01:00p30+01:0011blun, 02 Nov 2009 16:30:25 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

 

Christina BIANCA TRONCIA a « pris sa plume » à la suite de mon observation sur le vrai métier d’Yvan Colonna, à savoir celui de chevrier et non de berger. Une distinction tout à fait importante, et, apparemment, pertinente.

Je précise que le métier de chevrier est d’autant plus difficile que le métier de berger de brebis, même si, et justement parce que, les chèvres sont plus indépendantes, , car lorsque l’une de ses chèvres est en difficulté, le chevrier doit être plus que perspicace pour aller tout d’abord la dénicher et la sortir de ses difficultés et surtout savoir la soigner, ces “jolies et entêtées artistes” étant de nature bien plus ardues que les douces brebis sans parler du très mauvais caractère de ces messieurs les boucs qu’il faut savoir gérer avec une certaine poigne !!! Ces dames n’ont pas, par exemple, un estomac cuirassé comme on pourrait le croire lorsqu’on les voit se régaler de buissons épineux, au point de tout pouvoir avaler sans soucis et il leur arrive aussi d’avoir quelques problèmes d’accouchement difficile, etc. que seul un “berger chevrier” sera capable de soulager ! De plus, pour aller les traire, je lance le défi à beaucoup pour aller faire une tentative ! Les difficultés donc ne sont pas amoindries pour le chevrier par rapport au métier de berger de brebis ! Vous aurez compris que j’aie une admiration sans failles pour ces personnes pratiquant ces deux beaux métiers, parmi lesquelles Yvan, bien solitaires, ayant peu l’habitude de communiquer mais si riches de connaissances de la nature et de la rude vie des montagnes et si créatifs pour la plupart (sculpteurs, musiciens, poètes, conteurs, etc.) !

Ils en auraient tant à apprendre à qui prendrait la peine de les écouter et d’aller les rencontrer surtout (peu ont le courage d’aller crapahûter en montagne pour aller les découvrir et découvrir leur beau métier !) ! Je crie donc : “Stop aux a-prioris !!!”

Pour ce qui est des éditions de bouquins en tous genres narrant deci-delà l’histoire d’Yvan Colonna ou du déroulement du procès, j’ai en qualité de membre du Comité de soutien, déjà fait part à la famille d’Yvan mon ressenti et je réagis donc ici, en direct, à la lecture de ce qui est dit quand aux décisions qui sont prises malgré le désaccord d’Yvan et de Christina, en vous disant que même si la démarche serait (et je conserve volontairement le conditionnel !) de bonne foi et dans le simple but de l’aider, je maintiens mon total refus d’aller dans ce sens ! J’estime, pour ma part, que s’il y avait quelqu’un qui devrait écrire un livre biographique et être reconnu et apprécié en qualité d’auteur, c’est Yvan et personne d’autre (ou un membre de sa famille, bien évidemment, avec son accord !), il a largement mérité d’avoir le droit de s’exprimer et d’être lu par la terre entière ! Il est trop facile de se faire une renommée en qualité d’écrivain en se basant sur une dramatique histoire telle que celle que vit Yvan Colonna pour “pondre” une sorte de best-seller que l’on recommande à corps et à cris pour sa distribution en mettant en avant son auteur et son éditeur !

D’une manière générale, je réagis avec virulence vis-à-vis de tous ceux qui, sous prétexte de soutien, se lancent dans l’écriture de books ou de recueils de poésies ou autres écritures, avec comme support le malheur des autres alors même qu’ils n’ont pas subi eux-même la triste expérience (je pense entre autres aux personnes qui ont subi des violences, etc.) ! Les personnes qui vivent réellement ces drames devraient avoir le droit et surtout la primeur et l’exclusivité, de leur auto-biographie et à l’édition de celle-ci !!!

Que l’on ponde des articles, des textes en appel à soutien, des textes à témoignages, voire des journaux informatifs, et ce, sans buts lucratifs, dans le seul but que le maximum de personnes finissent par être clairement convaincues au lire de ces justes informations, ce serait à mon avis bien plus efficace pour amener encore plus de signatures au sein de la pétition aux fins d’être ainsi bien plus nombreux et que celle-ci ait bien plus de poids dans la balance pour faire basculer les dernières décisions en faveur d’Yvan Colonna et faire en sorte qu’on le libère enfin !!!

Quand aux dons à recueillir, il existe d’autres moyens qui pourraient servir à récolter des fonds, autre que des ventes de livres dont les auteurs et éditeurs en récupéreraient les trois quarts des bénéfices sans compter la publicité qu’ils se font sur le dos de l’acteur principal !!!

La deuxième partie de ce texte devrait mettre un terme à une polémique qui n’a guère de sens.

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Police et devoir de réserve

15+01:00p31+01:0010bjeu, 22 Oct 2009 13:29:15 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Réagissant au propos d’un internaute, un agent de police municipale qui masque son anonymat sous le surnom Moi83, Laurent Opsomer revient sur les différents aspects du devoir de réserve imposé aux fonctionnaires. En particulier aux fonctionnaires d’autorité.
La liberté d’expression est, en effet, limitée par le fameux « devoir de réserve » qui s’impose à tout fonctionnaire.

Je fais ici écho à la réponse ministérielle apportée à une question à ce propos de la part de Jean-Louis Masson, sénateur de la Moselle (question écrite n°01709 en date du 30 août 2007) :
« L’obligation de réserve, qui contraint les agents publics à observer une retenue dans l’expression de leurs opinions, notamment politiques, sous peine de s’exposer à une sanction disciplinaire, ne figure pas explicitement dans les lois statutaires relatives à la fonction publique. Il s’agit d’une création jurisprudentielle, reprise dans certains statuts statuts « >statuts « >statuts « >particuliers, tels les statuts des magistrats, des militaires ou des policiers. Cette obligation ne connaît aucune dérogation, mais doit être conciliée avec la liberté d’opinion et celle corrélative à la première de l’expression de ces opinions, reconnues aux fonctionnaires à l’article 6 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires. L’appréciation du comportement d’un agent au regard de cette obligation varie selon plusieurs critères dégagés par la jurisprudence du Conseil d’État. Parmi ces critères figurent la nature des fonctions exercées par l’agent et son rang dans la hiérarchie, ainsi que le contexte dans lequel l’agent s’est exprimé, notamment la publicité des propos. Il est à noter que la jurisprudence étend l’obligation de réserve au comportement général des fonctionnaires, qu’ils agissent à l’intérieur ou en dehors du service. Dans le cas cas « >cas « >cas « >particulier du web log ou blog, qui peut être défini comme un journal personnel sur internet, la publicité des propos ne fait aucun doute. Tout dépend alors du contenu du blog. Dans ses écrits, le fonctionnaire auteur doit observer, en effet, un comportement empreint de dignité, ce qui, a priori, n’est pas incompatible avec le respect de sa liberté d’expression. En tout état de cause, il appartient à l’autorité hiérarchique, dont dépend l’agent, d’apprécier si un manquement à l’obligation de réserve a été commis et, le cas échéant, d’engager une procédure disciplinaire. »
Comme l’indique la réponse ministérielle, tous les fonctionnaires ne sont pas astreints au même degré de réserve. Ainsi les militaires en ont l’obligation légale de par leur statut, contrairement aux autres agents publics. Pour les civils, c’est le degré hiérarchique qui conditionne l’étendue de la liberté d’expression. La parole de « Moi83 » est donc moins importante que celle d’un préfet, me rétorquerez-vous avec justesse. Néanmoins, la réalité oblige désormais les agents à une prudence accrue car, pour reprendre le titre d’un article publié à ce sujet sur rue89 par  Chloé Leprince le 14 juillet 2009 (1), en matière de devoir de réserve, la France est sur la ligne dure et la journaliste de pointer la multiplication des procès ; c’est un moyen de pression comme un autre, me direz-vous, même s’il est utilisé de manière de plus en plus stricte ces dernières années.
Il y a aussi des secteurs plus sensibles dont la police. Voici de que prévoit à ce sujet le Règlement générale d’emploi de la police nationale :
Art. 113-10. – Les fonctionnaires de police sont tenus au respect du secret professionnel ainsi qu’à celui du secret de l’enquête et du secret de l’instruction dans le cadre des textes en vigueur.
Ils s’expriment librement dans les limites qui résultent de l’obligation de réserve à laquelle ils ils « >ils « >ils « >ils « >sont soumis et des règles relatives à la discrétion professionnelle qui concerne tous les faits, les informations ou les documents dont ils ont une connaissance directe ou indirecte dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leur profession. En tout temps, en service ou hors service, ils s’abstiennent, en public, de tout acte ou propos de nature à porter la déconsidération sur l’institution à laquelle ils appartiennent.
La communication des services avec les médias s’effectue dans le cadre strict des instructions qui leur sont données par la hiérarchie à cet effet, dans le respect des prérogatives du service d’information et de communication de la police nationale.
Les représentants des organisations syndicales s’expriment publiquement dans le respect des dispositions en vigueur.
Des dispositions sont réitérées dans le Code de déontologie de la police nationale (article 11).
Mais « Moi83 » est un agent de police municipale et non un gardien de la paix, pouvez-vous remarquer. Néanmoins, cette règle s’applique aussi pour les fonctionnaires territoriaux. Ainsi, l’article 14 du Code de déontologie de la police municipale spécifie que « Les agents de police municipale peuvent s’exprimer librement dans les limites résultant de l’obligation de réserve à laquelle ils sont tenus et des règles relatives au respect de la discrétion et du secret professionnels. »
Mais quelles sont les définitions de la discrétion et du secret professionnel, qui sont à la base de l’obligation de réserve ? Selon la terminologie officielle, la discrétion professionnelle consiste à interdire au fonctionnaire de communiquer indûment des renseignements renseignements « >renseignements « >renseignements « >concernant l’administration ou des documents administratifs (exemples : problèmes de fuite dans la presse, publication de circulaires, de notes de service ou de procès-verbaux). De son côté, le secret professionnel interdit de divulguer des renseignements acquis ou confiés dans le cadre des missions, concernant des faits ou des personnes, comme la divulgation à la presse des identités de personnes auteurs ou victimes d’infractions pénales, ou la communication de renseignements confidentiels (d’archives par exemple) à tous tiers non habilités.
Ainsi vous souvenez-vous de la mésaventure de Rolland Gatti, gardien de la paix affecté à la police aux frontières (PAF) de Metz et chargé de la reconduite des étrangers en situation irrégulière ? En 2005, ce policier était menacé de sanctions pour avoir critiqué les reconduites à la frontière (Le Monde, 24 septembre 2005) ; il encourrait une sanction administrative pour avoir contrevenu au devoir de réserve auquel sont tenus les policiers. Je vous l’accorde, l’enquête disciplinaire visant ce fonctionnaire de police avait été déclenchée suite aux critiques à l’encontre de la politique menée par le maître de la Place Beauvau d’alors, qui, depuis, a fait son chemin vers de plus hautes sphères.
D’ailleurs, Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, en a aussi fait l’amère expérience après ses propos au lendemain du mariage de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni en 2008. Entre deux souhaits de bonheur au nouveau couple, le président du Conseil constitutionnel, proche de Chirac, avait estimé qu’il fallait « faire attention à ne pas désacraliser les fonctions officielles » et qu’il y avait « une certaine tenue à avoir »… C’était déjà trop pour la Majorité et, par la voix de deux ténors de l’UMP, tous deux anciens Premiers ministres, Jean-Pierre Raffarin et Edouard Balladur, Jean-Louis Debré fut renvoyé à son devoir de réserve (Libération, lundi 4 février 2008). Vraiment bien pratique ce devoir de réserve !, penseront certains.
Par conséquent, comprenez la crainte pour « Moi83 » d’être reconnu par sa hiérarchie et plombé par cette dernière en cas de propos désobligeants.
A l’inverse, si l’obligation de réserve, l’obligation de discrétion et le respect du secret professionnel limitent la liberté d’expression du policier, celui-ci reste libre de ses opinions. Cette liberté est établie par l’article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen et rappelée dans l’article 6 de la loi n°83-634 portant droits et obligations des fonctionnaires. Or, l’intervention de « Moi83 » s’inscrit dans le cadre d’une défense catégorielle. Par conséquent, il aurait pu parler sous sa véritable identité, sans porter atteinte à la discrétion professionnelle ou au secret professionnel définis précédemment, d’autant que la protection de l’anonymat est illusoire sur Internet. Permettez-moi d’ailleurs de retranscrire le post-scriptum de Marc Louboutin, auteur de l’excellent livre intitulé « Métier de chien. Lettres à Nicolas » (Ed. Privé, 2007) dont on ne ressort pas indemne de sa lecture :
« PS pour mes anciens collègues toujours en exercice. Le devoir de réserve étant ce qu’il est devenu, je ne peux garantir la confidentialité de vos adresses IP si vous laissez un commentaire. Par contre, la simple consultation est difficilement contrôlable et les boutiques internet en libre service ne sont pas faites pour les chiens si vous souhaitez intervenir sous pseudo. Amitiés à vous. »
Enfin, m’inspirant de la LDH de Toulon, je considère que pour la police, au-delà du devoir de réserve, il y a aussi et surtout un devoir de vérité !
(1) Devoir de réserve : la France sur la ligne dure 
http://www.rue89.com/2009/07/14/devoir-de-reserve-la-france-sur-la-ligne-dure

Commentaire du webmaster de ce blog

J’ai personnellement une position plus radicale : j’estime que sous prétexte du devoir de réserve, on interdit aux  fonctionnaires d’exercer leur devoir citoyen d’expression. Le devoir de réserve s’applique aux faits venus à la connaissance des fonctionnaires, aux dossiers qu’ils ont à traiter, mais non à l’appréciation générale de la politique. Sous réserve de bien préciser que le scripteur n’est pas porte-parole de telle ou telle faction.
D’une façon encore plus large, je critique toujours et systématiquement les intervenants sur internet qui s’abritent derrière des pseudonymes ou des sobriquets pour s’exprimer. Par expérience, le personnage caché croit pouvoir déblatérer en toute tranquilité. L’anonymat leur retire toute crédibilité. Par conséquent, après une première réponse de politesse quand je suis interpellé, je m’abstiens de poursuivre le dialogue.

Expulsion d’Afghans : tollé à gauche. Et à droite

37+01:00p31+01:0010bjeu, 22 Oct 2009 11:59:37 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Billet modifié à 13 h 20 jeudi

Pas gentil, Le Post, de rassembler les critiques virulentes qui se sont élevées à droite contre l’expulsion d’Afghans :

A droite, la nouvelle fait polémique. Tous ne soutiennent pas la politique d’immigration menée par le gourvernement.
« Eric Besson nous a trompés. (…) J’avais jusqu’à présent confiance en lui », lâche Etienne Pinte sur Europe 1, avant de rajouter: « Nous ne souhaitons pas qu’il y ait des renvois d’Afghans dans un pays en guerre. »

Françoise Hostalier, s’est exprimée mardi dans une interview accordée à la Voix du Nord. La députée UMP du Nord et vice-présidente du groupe d’amitié franco-afghan à l’Assemblée estime que « renvoyer des Afghans contraints et forcés est criminel »

D’ailleurs, même France 2 a consacré un reportage à la question. C’est dire toute l’estime que le « milieu médiatique » porte à Besson, et derrière lui, au gouvernement. Je sais : nous commentons, ils agissent. Comme pendant la guerre : on protestait dans les tracts de la résistance, le contrôleur général de la police René Bousquet – lui aussi transfuge de la gauche – agissait, oeuvrait en faveur de la déportation.

Dans l’Express, ce billet qui raconte l’arrivée en Afghanistan de l’un des expulsés. aghanistan-le-retour-force-de.php?XTOR=EPR-181

Expulsions : billets plus chers qu’en 1ère classe sur Paris NewYork ? Tel est le résultat du calcul de Georges Fleurot, pubié hier sur Slate.com :

Officiellement, le coût total des reconduites forcées est estimé à 415,2 millions d’euros pour l’année 2009, soit 20.970 euros par personne en se basant sur l’estimation de 19.800 reconduites forcées cette année. Ces données sont celles d’un rapport du Sénat rédigé par la commission des Finances à l’occasion de l’examen du budget 2009 du ministère de l’Immigration. Ils ne prennent pas en compte les services des préfectures compétents dans ce domaine, l’aide juridictionnelle attribuée aux personnes retenues, ainsi que le coût du contentieux devant les tribunaux liés à la rétention administrative et à la reconduite à la frontière. On peut imaginer qu’avec ces coûts supplémentaires, la somme totale dépasse les 500 millions d’euros. Pour comparaison, c’est le montant du plan d’aide à la jeunesse présenté par Sarkozy en septembre.

Il serait peut-être plus simple de donner cet argent aux réfugiés, pour les réinstaller en France, non ?

A lire aussi, émanant du blog (PS) bugbrother : plus on arrête des sans papiers moins on en expulse. Peut-on m’expliquer ? 80-des-sans-papiers-arretes-sont-relaches

Le « terroriste » du CERN l’est-il vraiment ?

39+01:00p31+01:0010bmer, 14 Oct 2009 09:16:39 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Le Matin de Lausanne est revenu sur l’arrestation de Adlene Hicheur, « l’Islamiste » supposé de Valance, collaborateur à un niveau modeste de l’Institut fédéral de technologie  de Lausanne. Le quotidien suisse cite :

Bruce Schneier, un expert américain en sécurité, se montre très sceptique dans ce genre de cas. Dans son article «Portrait du terroriste moderne idiot», il conseille de ne pas se laisser terroriser par des aspirants terroristes et des complots irréalistes. Il souligne aussi «qu’arrêter des gens avant qu’ils n’aient exécuté leurs plans revient à prouver des intentions, ce qui fait rapidement glisser sur le terrain du crime de la pensée. Régulièrement, les accusateurs utilisent de la littérature religieuse obscurantiste trouvée chez l’accusé pour prouver ce qu’ils croient. Cela peut déboucher sur des débats de théologie islamique en audience.» De là à imaginer que le préambule de la thèse en physique des particules que A.H. a présenté en 2003 à l’Université de Savoie sera utilisé contre lui, il n’y a qu’un pas. En introduction, il a en effet écrit: «Tout d’abord, je remercie Celui qui m’a donné la force, la persévérance et l’endurance nécessaires pour mener ce travail à terme.»

La rédaction de la revue Nature a pu prendre contact avec Halim Hicheur, le frère d’Adlene, qui défend son ainé avec vigueur :

But speaking exclusively to Nature, Adlène Hicheur‘s brother Halim Hicheur claims that the charges are unjustified. He does not deny that family members frequently trade e-mails with people in Algeria. But he categorically denies there was any email correspondence with al-Qaeda. « Most of my family is from Algeria, » he says. But he maintains that there is nothing in his family’s background « that would have made us think about violence ».

« We are Muslims, we have never hidden this, » Halim adds.

Contrary to several press reports, Halim is a 30-year-old postdoc in biomechanics working in Germany and says that he was not arrested with Adlène on Thursday. « I have never been contacted by the police, » he says, explaining that it was their 25-year-old youngest brother who was picked up by police and released without charge on 10 October.

Based on conversations with other family members, Halim believes that Adlène’s arrest is probably connected to a land purchase in Algeria. Halim told Nature that just before the police raid, Adlène withdrew €13,000 (US$19,200) in cash with which to purchase land near the family’s ancestral home of Setif in northeastern Algeria. He says that the police were initially asking questions about the money.

Je dois ces précisions au professeur Jean-Pierre Lees, directeur de thèse d’Adlene Hicheur. Cette déclaration a le mérite de lever le doute sur le vrai prénom d’Hicheur, défini à l’origine comme Halim, par confusion avec son frère.

Un autre lecteur m’apporte des précisions fort intéressantes sur le CERN et les éventuelles liaison avec la recherche « nucléaire » – au sens de l’untilisation de l’énergie fissile comme capacité de destruction.

A titre de comparaison, les capacités de ce chercheur à fabriquer une bombe atomique sont à peu près mêmes que celle d’un chercheur émérite en cosmétique (citons L’Oreal par exemple) à fabriquer un missile transcontinental (c’est à dire, proche de 0). Or cela peu de journaliste le savent, ou ne veulent le croire.

Pour information, le CERN est issus d’une collaboration internationale impliquant plus de 80 pays à travers le monde. (Pour la liste des Etats, voir wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_europ%C3%A9enne_pour_la_recherche_nucl%C3%A9aire )

La plupart de ces Etats ne seraient pas présent s’il y avait le moindre risque de compromettre la sécurité nationale par la biais des travaux effectués au CERN.

Cette affaire Hicheur met surtout l’accent sur les limites et les incertitudes de l’action policière à la DCRI, en matière de contre-espionnage. Je pense en fait que le chercheur a manqué de prudence et de vigilance.

Procès Colonna : les motifs de cassation

05+01:00p31+01:0010bsam, 03 Oct 2009 10:34:05 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Le comité Colonna diffuse un message où sont repris les arguments avancés en vue d’un recours en cassation contre le jugement rendu en mars dernier, soutenu par Me Spinosi.

Vendredi, 02 Octobre 2009 09:16

La procédure de Cassation ne vise pas à réexaminer les faits. Elle n’est pas un troisième procès. La Cour de Cassation se contente de vérifier si la loi et le droit ont été correctement appliqués, uniquement d’un point de vue de la forme et de la procédure.

Dans le cas d’Yvan, de l’avis unanime des professionnels qui ont eu à examiner la procédure ou à suivre le procès, de nombreux moyens de cassation devraient être retenus, et le seraient de façon quasi-certaine, dans le cas d’une procédure normale.

Le mémoire déposé par Me Patrice SPINOSI, Avocat au Conseil (ce sont des avocats spécifiques qui ont le monopole de la plaidoirie et de la représentation devant la Cour de Cassation), développe 12 moyens de cassation, autour de 6  thèmes principaux :

I – Le premier est relatif aux incidents Vinolas et Lebbos.

 

L’incident Vinolas est, selon le recours, constitutif d’une atteinte au principe d’impartialité du président de la cour d’assises, doublé d’une rupture de l’égalité des armes et enfin d’une atteinte aux droits de la défense.

Le grief d’impartialité sera étayé par l’incident relatif au témoin Lebbos comme le fait que le président ait attendu le départ de la défense pour verser aux débats les écoutes constitutives d’éléments à décharge, dont l’existence a été révélée à l’audience d’appel, alors que l’existence de ces écoutes avait été cachée à la défense pendant toute la durée de la procédure antérieure, soit pendant10 ans !

II – Le deuxième champ de critiques est tiré des atteintes aux droits de la défense.

 

Seront ainsi mis en cause :

1/ le refus de la Cour d’acter l’interruption, par la partie civile et l’accusation, de l’audition du témoin MANNARINI ;

2/ le refus de se souvenir, la Cour se bornant, pour répondre aux différents donnés acte, à relever qu’elle n’est pas mémorative, limitant ainsi le droit de l’accusé à formuler des moyens de cassation et, partant, son droit d’accès à un tribunal garanti par l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’Homme,

3/ le refus de la Cour d’annuler la procédure, suite aux conclusions qui avaient été déposées, qui caractérise un excès de pouvoir négatif de la juridiction,

4/ le refus de la Cour faire droit à la demande de reconstitution, interdisant ainsi à l’accusé d’obtenir les moyens nécessaires à la démonstration de son innocence.

 

III- Le troisième bloc de critiques est plus classique. Il est relatif à la méconnaissance du principe de l’oralité des débats

 

Qu’il s’agisse :

1/ de l’audition interrompue du témoin Mannarini ;

2/ de la communication lors de l’audience de l’avocat de la partie civile avec l’un des témoins (incident dont la presse ne s’est pas fait l’écho, mais dont la défense s’était faite donner acte pendant les débats) ;

3/ du fait qu’un des témoins, en l’espèce un policier de la DNAT ; ait avoué avoir relu la procédure antérieurement à son audition, ce qui est interdit par la loi ;

4/ du fait qu’un des témoins ait, antérieurement à la déposition d’autres témoins acquis aux débats, fait référence au témoignage de ces derniers que la cour n’avait pas encore entendus,

5/ du fait que, contre l’avis de la défense, il ait été projeté les diapositives du transport à Ajaccio intervenu en première instance.

 

IV – Le quatrième bloc sera relatif au fait que, suite à la récusation de ses avocats et son départ de la cour d’assises, Yvan Colonna a été jugé en son absence et sans défense.

 

V – Le cinquième bloc met en cause plus généralement la procédure d’exception des cours d’assises spéciales, en vue d’une saisine de la Cour européenne des droits de l’homme :

1/ on peut ainsi faire valoir  la jurisprudence Taxquet c. Belgique (hélas mis en cause devant la Grande Chabre) qui a condamné cet état du fait de l’absence de motivation des décision d’assises,. Cette absence de motivation est d’autant moins compréhensible dans le cas qui nous occupe que l’ensemble de la cour est constitué de magistrats professionnels,

2/ on peut reprocher la rupture d’égalité devant la loi (article 14 de la CEDH)  qui nait de ce que, en cas de crime terroriste, une majorité simple est suffisante pour caractériser la culpabilité de l’accusé s’acquiert quand, en droit commun, cette majorité doit être qualifiée (10 voix au  moins). Pourquoi le poseur de bombe a-t-il droit à une moindre garantie que l’assassin d’enfant ?

3/ de la même manière on peut s’interroger sur les justifications d’un jury uniquement constitué de magistrats dans un cas et d’un jury populaire dans l’autre et invoquer , là encore, caractériser un rupture d’égalité devant la loi.

VI – Le sixième bloc de moyens est tiré des multiples violations de la présomption d’innocence dont a été victime Yvan tout au long de la procédure : on sait que, depuis le procès « Clearstream », les hommes politiques et observateurs qui se souviennent enfin qu’il s’agit là d’un principe fondamental dans toute démocratie, sont beaucoup plus nombreux et n’hésitent pas à manifester leur indignation…Si la justice est la même pour tous, Yvan n’a donc pas d’inquiétude à se faire !

http://www.yvan-colonna.com/joomla/index.php/infos/278-nouvelles-du-cs13

Justice : précisions sur la Garde à vue

37+01:00p31+01:0010bjeu, 01 Oct 2009 07:45:37 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Réponse à mon interrogation sur l’application des mesures sur les garde-à-vue, que m’adresse un de mes correspondants. Lisez bien le billet jusqu’au bout : la chute vaut la peine.

L’article 6 de la Convention Européenne des droits de l’Homme, stipule que toute personne accusée d’une infraction pénale a droit à “se défendre elle-même ou a avoir l’assistance d’un défenseur de son choix”.
Le Comité des droits de l’Homme de l’ONU et la Cour Européenne des droits de l’Homme ont considéré que ces dispositions étaient applicables aux périodes précédant le procès, notamment les GAV.
En 1997, le Comité des droits de l’Homme de l’ONU s’est inquiété de la GAV prolongée en vertu des lois antiterroristes en vigueur en France, et a recommandé à la France de rendre ses lois conformes aux exigences européennes. Mr Alvaro Gil Robles a également recommandé de réformer l’accès à l’avocat “dans l’intérêt du respect des droits fondamentaux du gardé à vue”.
J’ai trouvé ces renseignements dans un article de Human Rights Watch
http://www.hrw.org/fr/node/62153/section/6.

Mais je dois avouer, qu’un passage m’a interpellée: c’est la déclaration d’un juge du tribunal correctionnel: ” Les aveux ne constituent pas la “reine de toutes les preuves” et les condamnations ne se fondent pas uniquement sur ces aveux”…

Enfin, me dis-je, un juge qui reconnaît qu’il ne serait pas juste de condamner un homme sur la foi de simples aveux…A la fin de cette déclaration l’auteur renvoie le lecteur à la note180: je m’ y rends, avide de connaître l’identité de cet honnête homme: je cite” correspondance électronique de Human Rights Watch avec le juge J.C Kross Paris 21/2/2008″….

Jean-Claude Kross est, dois-je le rappeler, l’Avocat général qui a requis la peine la plus lourde contre Yvan Colonna. Sans la moindre preuve défendable, sur la base d’aveux obtenus dans des conditions tout à fait suspectes en garde à vue.

Justice, gardes à vue, révision générale

43+01:00p30+01:0009bmar, 29 Sep 2009 12:19:43 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Le quotidien La Croix a exhumé de façon très opportune un arrêt de la Cour européenne de Justice visant le régime des gardes à vues. Il implique que la présence d’un avocat serait obligatoire dès la première minute, et que toute “déclaration” effectuée hors de ces conditions pourrait être annulée.

Cette décision vise les gardes à vue en… Turquie, mais il concerne tous les pays européens. Si le droit français devait être aligné sur cette jugement, il faudrait réviser totalement le régime des gardes à vue, et cesser d’y recourir de façon systématique.

Je rappelle que dans le procès intenté à Yvan Colonna, toujours pas liquidé en Cassation, toutes les dépositions accusatrices ont été obtenues en garde à vue, dans des conditions pour le moins douteuses (quatre jours sans repos réel, notamment), et bien sûr hors de la présence d’un avocat.

Je ne dispose pas d’éléments suffisants pour déterminer la date précise d’application de cet arrêt. Il risque d’entraîner une avalanche de contestations.

4076

Sarkozy et des « prévenus coupables »

58+01:00p30+01:0009bsam, 26 Sep 2009 11:43:58 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

A propos de son « lapsus » qui l’a conduit à confondre prévenus et coupables, Mon Très bon Président Nicolas Sarkozy botte en touche : il n’a pas le temps de s’occuper de la polémique qu’il a lui-même déclenchée :

« J’ai travaillé jour et nuit toute cette semaine et je n’ai pas eu le temps de suivre tous les aspects de cette polémique certainement passionnante et que je retrouverai en retournant à Paris », a déclaré le président.
« Honnêtement, j’ai été bien occupé ici par des dossiers extrêmement lourds. Je n’ai pas pu suivre toutes les péripéties de toute cette actualité qui, je suis sûr, sont passionnants ».

Nicolas Sarkozy avait affirmé, à propos de l’affaire Clearstream, qu' »au bout de deux ans d’enquête, deux juges indépendants (avaient) estimé que les coupables devaient être traduits devant un tribunal correctionnel ». Or, selon le principe de présomption d’innocence, on parle de « prévenus » tant qu’aucun jugement définitif prouvant la culpabilité d’une personne n’a été rendu. Les propos du chef de l’Etat ont donc suscité une polémique, d’autant plus qu’il est partie civile dans cette affaire de dénonciation calomnieuse, où Dominique de Villepin est l’un des prévenus.

Son attentat à la présomption d’innocence avait provoqué moins de raffut quand il s’en était pris à Yvan Colonna, en juillet 2003. Comme si un « berger corse » pesait moins lourd qu’un ancien Premier ministre.

Dominique de Villepin va déposer plainte devant le tribunal civil pour atteinte à la présomption d’innocence. Même si du fait de l’impunité légale dont bénéficie le Chef de l’Etat, la plainte de l’ancien Premier ministre n’est probablement pas recevable,

Le président français a participé toute la semaine à des sommets sur le climat à l’Onu, à l’ouverture de l’Assemblée général des Nations unies, au Conseil de sécurité et enfin au G20 de Pittsburgh.

Commentaire du professeur de droit constitutionnel Dominique Rousseau (Le Monde daté de ce jour) :

Nicolas Sarkozy ne peut pas jouer sur les deux tableaux : comme citoyen ordinaire, il demande à se constituer partie civile, mais comme président de la République, il demande à bénéficier de l’immunité de l’article 67 !

Son attitude n’est pas exclusivement liée aux circonstances de l’affaire Clearstream

L’actuel chef de l’Etat considère les institutions de la République comme des obstacles, des handicaps à l’exercice et la manifestation de sa volonté. Ce qui pose un problème constitutionnel et démocratique. Il voudrait qu’à l’instant où elle est dite sa parole fasse droit.

Nul besoin de procès, puisqu’il parle déjà de « coupables ». Pas besoin de loi ni du Parlement pour instituer la taxe carbone, supprimer la publicité à la télévision ou le juge d’instruction, puisqu’il l’a dit ! Ce n’est pas la démocratie, c’est la monocratie.

Mon Président est un récidiviste grave

32+01:00p30+01:0009bjeu, 24 Sep 2009 09:12:32 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Donc mon Président en a remis une couche hier en déclarant à propos des prévenus comparaissant dans l’affaire Clearstream

« Au bout de deux ans d’enquête, deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant un tribunal correctionnel »

Et Mon Président de préciser « qu’il a toute confiance dans la justice », peut-être pour que les magistrats aillent dans le sens qui leur a été indiqué ?

Atteinte inadmissible à la présomption d’innocence, ont immédiatement tonné les avocats de Villepin, Lahoud, Gergorin, Florian Bourges, Denis Robert. Une atteinte qui a aussitôt provoqué une avalanche de commentaires  au demeurant plus ou moins sévères, et chez les juristes et chez les journalistes. En rappelant un précédent : le 4 juillet 2003, Nicolas Sarkozy avait annoncé à la tribune de l’UMP l’arrestation d’Yvan Colonna, l’assassin du Préfet Erignac.

Par ailleurs Pdt du Conseil Supérieur de la Magistrature et de ce fait garant du bon fonctionnement de la justice, Mon Président a articulé le verdict sans attendre le déroulement de l’audience et la décision des juges.

Ce qui « n’était pas vraiment grave » avec Colonna puisque la presse l’avait pratiquement condamné d’avance, devient évidemment très inquiétant dans le dossier Clearstream. Car les mis en cause ne sont pas simplement des petits bergers corses, mais la crème de l’intelligentsia politique et médiatique.

Je dois avouer ne pas très bien saisir le sens de la position adoptée par le Président :

  • Ou bien il s’agit d’une provocation pure et simple. Ce n’est pas à exclure, d’autant que le Président sait qu’il ne peut être poursuivi.
  • Ou bien on peut gentiment évoquer un simple « lapsus » révélateur, comme tous les lapsus d’une pensée profonde masquée. Ce sera sans doute l’hypothèse retenue par les partisans du Président pour l’excuser.
  • Ou bien, troisième solution, il ne s’agit pas d’un lapsus mais bien d’une erreur de vocabulaire. Je penche dans ce sens, et c’est le plus grave. Le Président est Président, gardien de la Constitution, il est censé avoir été avocat et donc avoir passé sa licence de droit et sa CAPA. Il a très certainement appris en cours la signification des mots : innocence, culpabilité, justice. Des sens qu’il semble avoir oubliés.

Ainsi, comme n’importe quel Monsieur Tout le Monde au Café du Commerce, Mon Président  raconterait n’importe quoi pour occuper le terrain, pour qu’on parle de lui. Il a prononcé les mots avec toute la gravité et le sérieux nécessaires, donc il a raison peut penser la téléspectatrice de 50 ans qui n’a pas eu la chance d’user ses fonds de pantalons sur les bancs de la faculté de droit. Et c’est ce qui est vraiment grave : il pèse de tout son poids pour asséner une contre vérité, à ce jour un mensonge.

Et nul ne peut le poursuivre puisqu’il bénéficie de l’immunité présidentielle. Yvan Colonna en sait quelque chose puisqu’il a vu repoussée à deux reprises sa plainte pour atteinte caractérisée à la présomption d’innocence.

Je m’interroge par ailleurs sur l’attitude des juges, et même des avocats chargés de défendre Sarkozy en partie civile : puisque le Président a jugé, pourquoi les magistrats, juges et procureurs, continuent à siéger ? N’irait-il pas de leur honneur qu’ils se déclarent incompétents dans un procès jugé d’avance ? Il et vrai que le procureur Jean-Claude Marin a lui aussi jugé d’avance. Avant l’ouverture du procès.

Un dernier point : il est probable qu’une grande partie de l’opinion publique ne sera pas choquée outre mesure puisque pour beaucoup un accusé est un coupable par définition.

Clearstream : les données du procès, côté Défense

28+01:00p30+01:0009bven, 18 Sep 2009 08:55:28 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Lundi prochain, devant la 11e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris, les avocats du journaliste et écrivain Denis Robert, Mes Hervé Temime et Michel Zaoui, plaideront que « les conclusions [ des deux juges qui ont permis son renvoi en correctionnelle] constituent des nullités ».

« On ne saurait renvoyer devant un tribunal correctionnel pour recel, dans une société démocratique, un journaliste qui détient des informations même issues d’une infraction, s’il les a lui-même régulièrement obtenues pour les besoins de ses investigations et de sa défense », estiment notamment les deux avocats dans leurs propres conclusions.

Côté Gergorin, on est un tant soit peu inquiet, on craint qu’il soit sacrifié sur l’autel de la vengeance, en lieu et place de Dominique de Villepin : une solution « élégante » pour les juges qui leur permettrait de satisfaire aux desiderata du Président sans commettre un jugement de lèse majesté…

Le dossier Gergorin se présente dans les conditions suivantes, indique-t-on du côté de sa défense dont nous avons pu prendre connaissance :

L’intéressé est renvoyé devant le Tribunal Correctionnel sous la double accusation de :

faux (falsification des listings Clearstream ayant servi de base à la manipulation),

dénonciation calomnieuse pour avoir transmis ces listings (qu’il aurait donc falsifiés) tant au Général Rondot qu’au Juge Renaud Van Ruymbeke.

Les avocats observent :

Il convient de souligner que ce n’est pas la transmission des informations en elle-même qui est critiquée, puisqu’il est légitime de faire connaître aux autorités des faits pouvant être délictueux, mais le fait que celui qui les a transmises n’aurait rien ignoré de leur caractère inexact puisqu’il est accusé d’avoir participé à la falsification.

Or, aucun élément factuel ou concret du dossier ne vient, et pour cause, établir :   soit que Gergorin ait participé à la falsification, soit qu’il ait eu connaissance au moment de leur transmission du caractère falsifié des listings en cause.

Les poursuites sont fondées sur un postulat du Parquet et
des Juges d’Instruction : Gergorin  ne pouvait pas ne pas savoir puisqu’un certain nombre de ses « ennemis réels ou supposés » figure au nombre des personnes dénoncées.

Précision supplémentaire : le dossier révèle qu’avant même la pseudo-révélation (étayée par une pseudo- pénétration informatique) de l’existence d’un vaste réseau de corruption, qui avait tout lieu d’inquiéter Jean-Louis Gergorin, Imad Lahoud a berné les services de renseignements français en leur fournissant des informations et documents laissant entendre qu’il avait personnellement rencontré à plusieurs reprises Oussama ben Laden et qu’il était à même de pénétrer ses réseaux financiers.

On souligne enfin que l’examen chronologique du dossier démontre que les manipulations et intoxications d’Imad Lahoud et ses références aux
listings Clearstream ont commencé bien avant son recrutement comme consultant d’EADS intervenu le 1er mars 2003.

Du côté de la Défense, on voit ce procès comme un grand jeu de dupes, où les victimes sont avant tout Gergorin, et, dans une moindre mesure Rondot, Villepin. Et, en tout dernier lieu, et bien loin dans l’ordre des priorités, le Pdt Sarkozy.

Reste à déterminer les motivations profondes de Lahoud. Elles apparaissent dans le témoignage de Ely Calil, l’homme d’affaires d’origine libanaise qu’il a croisé en prison. Lahoud aurait voulu se venger de la société après sa condamnation pour escroquerie. On constate d’ailleurs en examinant la liste Clearstream qu’elle contient tout et n’importe quoi.

L’exemple de Laetitia Casta est à cet égard caractéristique : selon l’accusation sa faute aurait été d’avoir résidé dans la même immeuble que Gergorin, et par conséquent d’être suspectée d’avoir repoussé les assiduités du Monsieur. Il suffisait d’une minuscule enquête de voisinage pour constater que la Casta habitait la même rue que Gergorin, mais et de très loin, pas le même immeuble. Le tout est à l’avenant.

Reste également à s’interroger sur les conséquences de la haine mortelle et quasi infantile qui oppose Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy. Une haine qui transforme profondément le procès Clearstream, complètement décalé par rapport à son objet réel.

Clearstream : une curieuse vérité surgit

58+01:00p30+01:0009bdim, 13 Sep 2009 09:14:58 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Affaire Clearstream : quand la vérité vraie commence à émerger. Un curieux témoignage publié par le Journal du Dimanche de samedi-dimanche 12-13 septembre 2009 permet d’obtenir une vue nouvelle sur l’affaire Clearstream. Selon Ely Calil, un homme d’affaires d’origine libanaise qui a partagé quelques jours la cellule d‘Imad Laoud à la prison de la Santé, en juin 2002, Lahoud aurait manifesté son intention de se venger de tout le monde après les poursuites pour escroquerie dont il était alors l’objet. Se venger comment ? En diffusant des listings Clearstream trafiqués pour donner à croire que des dizaines de personnes blanchissaient de l’argent par l’intermédiaire de la chambre de compensation luxembourgeoise.

Il est étonnant que ce témoignage surgisse si tard, alors que Calil a été poursuivi par le Juge Van Ruymbeke pour trafics divers en 2002. Et blanchi.

Ce témoignage contribue à transformer totalement le scénario de l’affaire Clearstream, dans le sens où je l’ai déjà développé dans mon bouquin « Dans le Secret des Services ». Les listings trafiqués ne seraient pas apparus soudain entre les mains de Jean-Louis Gergorin qui soutient n’en avoir disposé que très tard, mais ils auraient commencé à circuler dès l’hiver 2002-2003 pour empoisonner le climat politique. Ayant obtenu par une manoeuvre maligne des mains de Denis Robert un premier listing « d’origine » présenté sous forme de tableau Exel, Lahoud aurait modifié avec adresse le tableau, ajoutant les noms des personnes visées dans le sens horizontal, et les noms des banques et n° de comptes inventés de toutes pièces, dans le sens vertical. Cette opération est à la portée de n’importe quel pratiquant d’Exel. Ensuite, remise à Gergorin, Lahoud ignorant que le commissaire Martini de la sous-direction des affaires économiques de la DST avait lui-même initié un contrôle du listing. Contrôle totalement négatif. Gergorin aurait obtenu que le général Rondot mène une enquête de son côté, alors que Rondot est notoirement incompétent en la matière.

Il est évident que ce nouveau scénario ne peut pas plaire aux « complotistes » car il implique qu’Yves Bertrand – alors Directeur Central des Renseignements généraux – n’a pas pu intervenir dans la falsification de la liste, tout comme il exclut que Dominique de Villepin ait pu de son côté intervenir. A partir de la version manipulée par Lahoud , le listing « Clearstream » était devenu une patate chaude qui passait de main en main sans qu’on sache trop quoi en faire. Ce scénario exclut également de façon évidente que Nicolas Sarkozy ait pu être la cible unique et privilégiée de l’opération. L’examen détaillé permet de découvrir un certain nombre de noms extraits de la mémoire de Lahoud à des fins tout à fait personnelles.

Ma seule réserve concerne l’apparition soudaine d’une certaine « Brigitte », membre des services secrets, lors d’un RV à Neuilly. Certains éléments rendent ce rv crédible, notamment la volonté exprimée par « Brigitte » d’adopter un enfant libanais. D’un autre côté, il ne « semble pas » que Ely Calil ait été frappé par l’allure très particulière de son interlocutrice, qui pourrait être Brigitte Henry, alors membre du cabinet d’Yves Bertrand pour les affaires réservées. Ce qu’on appelle le « cabinet noir ». La commissaire Henry est en effet bien connue pour ses coiffures quasiment punk, toujours dans les rouges vifs. Calil n’aurait pu manquer de relever ce détail.

En tout cas, compliment à Laurent Valdiguié, du JDD, qui a su sortir des images d’Epinal pour produire ce nouveau témoignage qui m’apparaît décisif. Reste à savoir s’il apparaitra dans les débats au cours du procès ouvert contre Dominique de Villepin : c’est une autre question.

Note : Ely Calil a été placé en détention provisoire en juin 2002 sur décision du juge Renaud Van Ruymbeke dans le cadre d’une suspicion de financement clandestin de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur. Ely Calil a été depuis blanchi de tous soupçon. Reste à savoir pourquoi il n’a pas parlé plus tôt ? Peut-être, tout simplement, parce qu’on ne l’a pas sollicité !

Justice : Villepin, condamnation présumée

41+01:00p31+01:0008bsam, 29 Août 2009 10:09:41 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Justice : condamnation avant jugement dans l’affaire Clearstream

C’est la nouvelle mode au Palais de Justice de Paris : certains procureurs prononcent des condamnations avant même que les juges aient débattu des faits.

Nouvel épisode de cette curieuse pratique avec les déclarations du procureur Jean-Claude Marin à Europe 1 aujourd’hui en préliminaire du procès Clearstream qui doit voir comparaître Dominique de Villepin, l’ancien Premier Ministre, à partir du 21 septembre devant le TGI de Paris :

« Il y a le rôle de M. de Villepin dont les juges (d’instruction) disent qu’il est l’instigateur premier de l’ensemble du système (…) je dis qu’il est un des bénéficiaires collatéraux mais parfaitement conscient ».

« Je pense qu’il y a, par-delà un effet d’aubaine dans un combat politique que l’on connaît, il y a une utilisation frauduleuse d’une information que l’on savait fausse par un corbeau que l’on connaissait ».

Pour faire bonne mesure le procureur Marin désigne comme corbeau l’ancien haut responsable d’EADS Jean-Louis Gergorin.

Dans l’entourage de Jean-Louis Gergorin on se refuse à tout commentaire, en insistant sur le fait qu’on ne fait pas le procès avant le procès.

Défenseur de M. de Villepin, sur France info Me Olivier Metzner s’interroge: « Est-ce qu’il s’exprime de sa propre initiative ?

« [Le procureur Marin] Il replace ce procès dans un contexte politique (…) ce qui me surprend quelque peu pour un magistrat qui est là pour faire du droit et pas de la politique ».

Pour Me Metzner, le procureur parle maintenant d’un « délit par conviction » après avoir évoqué un « délit par abstention, ce qui n’existe pas en droit », alors qu’il ne s’agit dans ce dossier « que d’une construction intellectuelle ».

Outre une simplification pour le moins abusive de l’affaire, en particulier concernant le rôle de Gergorin, et une atteinte caractérisée à la présomption d’innocence, le procureur Marin adopte une position digne de la justice soviétique où le Procureur désignait le coupable au tribunal chargé de juger. La justice chinoise a au demeurant repris le même principe au nom de la prééminence de l’intérêt du peuple sur toute autre considération.

On est surpris, en oubliant déjà que le procureur Jean-Claude Kross, avocat général dans le procès Colonna en appel, m’avait annoncé quinze jours avant le procès quel en serait l’issue : Yvan Colonna devait être condamné à perpet, peine de sûreté maximum à l’appui. Il est vrai que Colonna avait été condamné d’avance par tout le monde, à commencer par le Président de la République. Avec Villepin, ça risque de mal passer.

Le procureur Kross a fort mal pris que j’aie révélé cette position tout à fait contraire aux principes et à la pratique du droit criminel français. Pour se venger, dans des termes diffamatoires et injurieux, il s’en est pris à mes propos et à ma personne dans un livre qu’il a fait écrire à sa gloire.

J’ai protesté contre cette attitude peu déontologique auprès du Procureur général auprès de la Cour d’Appel de Paris, Laurent Le Mesle. Vous ne serez pas surpris si je vous révèle que je n’ai jamais reçu de réponse. Les vrais juges sont désormais les Procureurs, des juges qui bénéficient d’une impunité en apparence absolue.

Nouvelle Calédonie : remue ménage

22+01:00p31+01:0008bsam, 22 Août 2009 11:49:22 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

On n’en parle guère, parce que c’est à l’autre bout du monde, et parce que le « Caillou » n’intéresse pas vraiment grand monde. Des kanaks, dites-vous.On croyait le problème réglé depuis vingt ans ans avec Michel Rocard.

Or ce bout du monde ( 22 000 km, j’avais pris la photo du lieu) est agité de soubresauts. Les anti-indépendantistes laissent trainer les choses pour freiner la marche vers une certaine indépendance, les indépendantistes poussent à la roue.

D’où les affrontements actuels, avec les poursuites devant la justice en appel d’un syndicaliste coupable d’avoir protesté contre un licenciement qu’il considère comme abusif à AirCalin (ou AirCal)

Avec AFP

Plus d’un millier de personnes ont défilé dans le calme à Nouméa pour demander la libération de Gérard Jodar, le président de l’Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités (USTKE) et protester contre la répression policière.

La marche, organisée par le « Collectif pour la défense des droits et des libertés et la défense des syndicalistes », a rassemblé entre 800 (police) et 3.000 personnes (organisateurs). Dans une ambiance bon enfant favorisée par un soleil éclatant, les manifestants ont défilé dans le centre-ville.

« Nous dénonçons les excès de zèle, les débordements gratuits et les violences policières contre les syndicalistes et tous ceux qui manifestent »,

a lancé Alain Trupit, membre du bureau confédéral de l’USTKE aux sympathisants. Incarcéré depuis le 29 juin, Gérard Jodar a été condamné à un an de prison après un coup de force sur l’aéroport de Nouméa. Avec six autres militants, il sera rejugé en appel mardi.

L’USTKE est proche de l’extrême gauche française. Et la compagnie AirCalin est liée au groupe Bolloré.

Commentaire de l’envoyée spéciale du Monde à Nouméa, après une visites dans les « cités » occupées pour l’essentiel par des Kanaks :

Pour l’USTKE, les cités et sa jeunesse désorientée, tiraillée entre culture européenne et tradition coutumière tribale, restent un terrain d’influence à ne pas abandonner. Depuis fin 2007, le syndicat s’est armé d’une branche politique – le Parti travailliste (PT), situé exactement dans les mêmes locaux et présidé par le fondateur du syndicat, Louis Kotra Uregeï, proche de José Bové.

Dans la classe dirigeante néo-calédonienne, le climat est moins à l’inquiétude qu’à l’interrogation. Depuis sa création, en 1981, l’USTKE a en effet toujours joué les marges, sans qu’on en saisisse bien les logiques. Il ne signe, en moyenne, qu’un accord de branche sur deux, préférant les négociations bilatérales qui embourbent de facto le dialogue social. Les mouvements sociaux ne sont presque jamais en faveur de causes collectives. Les blocages d’entreprises les plus longs ont toujours concerné des cas individuels complexes.

Colonna : encore plus près du fond

55+01:00p31+01:0008bven, 21 Août 2009 14:55:55 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Nouveau coup dur pour Yvan Colonna

( Laetitia Pietri – Alta Frequenza ) – La plainte de la défense d’Yvan Colonna contre les juges d’instruction chargés du dossier pour dissimulation de preuves a été classée sans suite. La nouvelle est tombée dernièrement en toute discrétion. Rappelons que les avocats de Colonna avaient déposé une plainte contre les juges antiterroristes Jean-Louis Bruguière, Laurence Le Vert et Gilbert Thiel, pour « destruction, soustraction, recel ou altération d’un document public ou privé de nature à faciliter la découverte d’un crime ou d’un délit, la recherche des preuves ou la condamnation des coupables ». Un nouveau coup dur pour Yvan Colonna toujours écroué après sa condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans. Pourtant cette nouvelle n’a pas entaché sa détermination, comme l’explique Christine Colonna, sa sœur.

Corse : Colonna ne peut obtenir justice

18+01:00p31+01:0007bmer, 29 Juil 2009 18:07:18 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

On se souvient qu’Yvan Colonna avait porté plainte contre Nicolas Sarkozy, en tant que Ministre de l’Intérieur, pour atteinte à la présomption d’innocence…

Le nationaliste corse visait les propos du ministre de l’Intérieur, lors de son arrestation, en 2003 : Sarkozy se félicitait de la capture de «l’assassin du préfet Erignac», avant même qu’il ne soit jugé.le TGI de Paris a repoussé sine die, le 8 juillet, l’examen de la plainte pour atteinte à la présomption d’innocence

Pour cause d’immunité, le TGI a reporté le procès «jusqu’à la cessation de fonction» présidentielle. Au mieux deux ans et demi. Au pire sept ans et demi. Deux poids deux mesures. Pendant ce temps Colonna peut bien croupir en prison, et on peut « oublier » cet épisode judiciaire peu glorieux.

FIDH : pas de surprise dans le rapport attendu sur le procès Colonna

10+01:00p31+01:0007bmer, 01 Juil 2009 10:58:10 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Les observateurs indépendants attendaient non sans curiosité le rapport réalisé par la FIDH (Fédération internationale des Droits de l’homme) sur le procès Colonna. Procès qui avait abouti à la  condamnation fin mars du nationaliste corse à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans. Colonna avait été reconnu coupable de l’assassinat, le 6 février 1998 à Ajaccio, du préfet de Corse Claude Erignac.

Les autorités judiciaires avaient affirmé et soutenu que le procès s’était tenu dans les meilleures conditions possibles. L’avocat général qui a soutenu l’accusation « en son intime conviction » s’en est longuement félicité.

La fédération avait envoyé trois observateurs à ce procès devant la cour d’assises spéciale de Paris.

Las. Il n’y a pas lieu de s’en étonner : rendu public le 30 juin, le rapport est mauvais,

http://www.fidh.org/PROCES-COLONNA-LA-JUSTICE?decoupe_recherche=Colonna

il accable la justice française.

« La question du caractère équitable » du procès en appel d’Yvan Colonna « est clairement posée […] Au-delà des vicissitudes de l’audience, quand bien même le procès d’appel se serait déroulé dans d’excellentes conditions, ce sont bien les lois de fond et de forme en matière de terrorisme qui sont en cause »

Et d’ajouter :

En raison des polémiques suscitées par le déroulement de l’audience, le défaut de motivation de l’arrêt rendu, certes conforme au droit actuel, confirme la nécessité d’une réforme rapide pour que les magistrats professionnels exposent les raisons de leur décision. Dans un arrêt prononcé le 13 janvier 2009, la Cour européenne des droits de l’Homme a jugé que, sans un résumé des principales raisons pour lesquelles la Cour d’assises s’est déclarée convaincue de la culpabilité de l’accusé, celui-ci n’est pas à même de comprendre – et donc d’accepter – la décision de la juridiction. Il en va de même vis-à-vis de l’opinion publique.

Il ne nous appartient pas de nous prononcer sur le système de défense choisi par l’accusé, ni sur sa culpabilité. Mais on se doit de constater que le déroulement du procès est l’illustration de l’impasse où se trouve la justice lors de l’application de toute législation d’exception, spécialement eu égard aux exigences de l’article 6 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme, qui mentionne que toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement par un tribunal indépendant et impartial dans le respect de l’égalité entre l’accusation et la défense. Ce procès soulève une fois de plus la question du maintien de cette justice d’exception.

On doit par ailleurs rappeler que le commissaire Amaury de Hautecloque dans son livre sur le RAID vient de révéler qu’une partie importante de l’enquête préalable sur Colonna et son frère a été occultée pendant le procès, alors qu’elle tend à démontrer que Colonna n’a pas cessé d’être sous surveillance bien avant sa « mise en cause par des complices » et son arrestation « opérée par hasard »

Justice : remontrances du SM

00+01:00p30+01:0006bmer, 03 Juin 2009 09:34:00 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Le Syndicat de la Magistrature n’a pas apprécié l’entretien accordé au Figaro par le juge Xavier Chavigné le 1er mai.

Xavier Chavigné, a participé à l’audience disciplinaire de l’ex-juge Fabrice Burgaud, alors qu’il avait siégé lors d’un délibéré concernant l’instruction de l’affaire d’Outreau quelques années plus tôt.

Le SM signifie sans ménagement son désaccord dans un courrier adressé à Vincent Lamanda, Pdt de la formation disciplinaire du CSM, Conseil supérieur de la Magistrature.

Le texte du courrier adressé par le SM est un rappel à l’ordre sévère.

Dans cette interview publiée dans le Figaro du 1er mai dernier, Xavier Chavigné n’hésite pas à arguer du rôle secondaire joué par un assesseur de la chambre de l’instruction, dans le cadre de demandes de mise en liberté, pour expliquer l’oubli de son intervention dans l’affaire d’Outreau.

Or, l’affaire dite d’Outreau illustre justement les dérives d’une justice dans laquelle les garde-fous procéduraux n’ont pas joué pleinement leur rôle.

À ce titre, le rôle d’un assesseur, membre d’une collégialité chargée de statuer sur la détention d’un mis en examen, est évidemment fondamental.

Laisser entendre, comme le fait Monsieur Chavigné, qu’un assesseur est entièrement passif, accrédite l’idée que la collégialité n’est qu’un habillage procédural et que les décisions ne sont pas réellement prises après débat entre ses membres.

Au-delà de sa mission constitutionnelle de garant de l’indépendance de la magistrature, votre conseil a la charge de publier le recueil des obligations déontologiques des magistrats. Ce travail évidemment essentiel pour l’institution judiciaire peut-il s’opérer en toute légitimité si l’un des membres de votre conseil revendique publiquement une telle conception du rôle du juge ?

Par ailleurs, l’exigence d’impartialité objective qui s’impose à tout magistrat et notamment à ceux qui ont la mission de juger leurs pairs n’impose-t-elle pas une rigueur toute particulière tant elle engage l’image de l’institution toute entière ?

On doit observer que, par ailleurs, dans la perspective des travaux menés par la Commission Philippe Léger, l’Express consacre un long dossier à la Justice en France, sous le titre « Sarkozy, main basse sur la Justice ». Enumérant notamment les hauts magistrats nommés par Sarkozy pour contrôler la machine. Sans grands égards pour Rachida Dati, Garde des Sceaux. Laquelle serait doublée à l’Elysée par Patrick Ouart. Etonnante démarche pour cet hebdomadaire qui n’a plus manifesté un quelconque esprit d’opposition depuis longtemps.

Emploi et casse industrielle

15+01:00p30+01:0004bmer, 22 Avr 2009 09:42:15 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Lundi 20 avril l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE  rattaché à Sciences-Po) prévoit que l’économie française devrait perdre quelque 800.000 emplois en 2009 et 2010, du jamais vu depuis 25 ans, avec un taux de chômage qui atteindrait 10,7% à la fin de l’année prochaine.

L’économie française souffrirait une récession de 2,3% cette année, à comparer à une croissance de 0,7% en 2008. L’OFCE table sur une nouvelle contraction mais de moindre ampleur, de 0,2%, du produit intérieur brut en 2010.

« Il faut s’attendre à un ajustement plus fort de l’emploi par rapport à l’activité, » a expliqué Eric Heyer, économiste à l’OFCE.

Dans le secteur privé, l’OFCE voit l’emploi reculer de 646.000 en 2009 en glissement de fin d’année, puis de 296.000 en 2010. L’emploi total baisserait de 607.000 et 256.000 respectivement, ce qui se traduirait par une hausse du chômage de 545.000 à fin 2009 puis de 251.000 à fin 2010.
Nouvelles mesures de relance nécéssaires

Le taux de chômage, qui était à 7,8% fin 2008, passerait ainsi à 9,9% à la fin 2009 puis à 10,7% fin 2010.

L’OFCE prévoit une croissance négative tout au long de l’année avec des reculs de 0,7% du PIB au premier trimestre, de 0,8% au deuxième, de 0,2% au troisième et de 0,1% au quatrième.

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Ce recul de l’emploi continue à créer de fortes tensions dans le monde industriel. Mais le patronat paraît avoir trouvé la parade : une criminalisation des occupations d’usine, et un recours systématique à la justice – Caterpillar à Grenoble, Continental à Clairhoix, Molex à Villemur sur Tarn – assortie de graves menaces à l’encontre des responsables des mouvements syndicaux. Cinq ans de prison, etc.

Le rôle assigné à la Justice est ici clair : il ne s’agit plus d’arbitrer les conflits, mais bien de remplacer les CRS et les gendarmes mobiles.