Posts Tagged ‘Psychiatrie’

MIVILUDES : Les Sectes dans le collimateur

02+01:00p31+01:0005bmar, 19 Mai 2009 10:37:02 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Le chiffre est stupéfiant : selon Georges Fenech, le président de la Miviludes, la Mission interministérielle de Vigilance et de Luttes contre les dérives sectaires, 5000 enfants seraient privés de l’accès à l’école par leurs parents, adeptes des sectes.
Cette situation est la principale préoccupation manifestée dans le rapport remis lundi soir au Premier ministre par Georges Fenech.
Fennech 1Pour mener à bien son travail, la Mission a eu largement recours aux différents ministères qui participent à l’action contre les dérives sectaires. En tout premier lieu le ministère de la Santé, particulièrement inquiet de la prolifération des pseudos psychologues qui promettent monts et merveilles à des malades atteints de maladies graves, parmi lesquelles les cancers. Jusqu’à des promesses de guérison assurée, sans traitement.
La Mission évoque ainsi « une explosion de la bulle psy accompagnée de nombreuses déviances ».
« Il est raisonnable d’estimer l’impact des pratiques psychothérapeutiques à environ 12 millions de personnes », souligne la Miviludes. 25 à 30% ne seraient pas diplômés
Or, selon ce même rapport, 25 à 30% de ceux qui se disent psychothérapeutes ne sont ni psychiatres, ni psychanalystes, ni titulaires d’un diplôme de psychologue.
« Ils se réclament de disciplines diverses et ont des parcours de formation hétérogènes », note la Miviludes.
«La Miviludes n’a pas d’équivalent en Europe. Mais je m’active beaucoup en ce moment pour qu’un vaste programme sur les dérives sectaires soit lancé à l’échelle de l’Union. Il pourrait être abrité par l’Agence européenne des droits fondamentaux.» A l’échelle nationale, l’ancien juge d’instruction se félicite qu’en France, «on est passé de la phase de dénonciation à la phase d’action». A Matignon, dans les prochains jours le Premier ministre, François Fillon, rendra un arbitrage au sujet de la création d’une cellule d’assistance judiciaire contre les sectes. Composée de chercheurs spécialisés, elle serait mandatée pour épauler policiers et magistrats travaillant sur des dossiers dans lesquels des mouvements sectaires apparaissent. Si François Fillon valide le projet, le lobbying antisecte de la Miviludes enregistrera un premier succès.
Miviludes rapportLe conflit avec la Scientologie risque de s’envenimer : Le 25 mai va s’ouvrir devant le tribunal correctionnel de Paris un important procès où l’Eglise de Scientologie est poursuivie en tant que personne morale par plusieurs personnes se considérant comme victimes de pratiques sectaires déviantes. La Miviludes attend d’une condamnation un sérieux coup de frein aux pratiques qu’elle dénonce.

Des réactions virulentes

Il fallait s’y attendre, les réactions à mon papier sur rue89 sont violentes, dans la ligne des contre-offensives menées par les entreprises sectaires.

Je ne les reprendrai pas.

En revanche je republie dans mon propre blog deux commentaires qui complètent utilement mon propos :

De J-BILLAUDEL, qui se qualifie lui-même de « retraité subversif « |

rue89 10H57 | 19/05/2009

Le sujet fait surface de temps en temps mais les faits ne sont pas nouveaux. Les Etats-Unis exploitent « le marché » comme ceux de la santé, de la misère et de la mort. Quand pour le profit de quelques uns tout est « marché » le risque est grand en période de grande incertitude économique de voir ces « charlots de Dieu » progresser.
Secte direz-vous…. secte ici mais pas là. En France il y a des « représentations » nombreuses de sectes américaines qui ici recoivent par la grâce du « chanoine du Latran » autorisation cultuelle.
Que dire de ces « écoles du Dimanche » empruntées au culte protestant… par des groupes qui n’ont rien de Chrétien même s’ils se disent « Christian » et de faux scientifiques qui se disent « Scientist ». Ils ont dans divers pays des « professeurs » et des « praticiens » qui ne sont que des zozos déguisés en psychothérapeutes d’opérette. Ils ont des écoles et laissent mourir des enfants sans soins…. Quand c’est au U.S.A. où ils sont nombreux des réactions avec des actions judiciaires sont possibles. En France quand ces groupes n’ont que quelques centaines de membres essentiellement anglophones ils ont la bénédiction du pouvoir politique actuel.

Le problème reste entier depuis des décennies…. et le marché est prometteur en prévision de la misère que génère un capitalisme sans foi ni loi.

D’un anonyme qui se déclare « honnête homme »rue89 15H58 | 19/05/2009

A la lecture de la majeure partie de ces commentaires, je conclus que :
1- La Miviludes, c’est un nom ridicule.
2- Son président n’est pas net, il a maille à partir avec la justice.
3- Tout cela est orchestré par les cathos, et par l’ADFI, véritable secte, elle (air connu).
4- de toute façon toutes les religions sont dangereuses, on essaie juste de nous distraire avec ces sectes.
Bien peu de riverains semblent inquiétés par le véritable danger que représentent les mouvements sectaires pour les libertés et les institutions ! Il y a pourtant de quoi être effrayé, qu’il s’agisse de petits groupes sous l’emprise d’un gourou ou de grandes organisations comme la Scientologie, mais aussi les témoins de Jéhovah.

En ce qui concerne les casseroles de Fenech, c’est en effet regrettable, mais c’est dommage que cela occulte le travail de cette commission, qui s’attaque a des lobbys très puissants. Rappelons qu’après avoir épinglé l’OSCE, la Miviludes a aussitôt été contrôlée par des inspecteurs de ce même organisme, suspect d’infiltration par la Scientologie (Libération du 18 mai).

Débattre sur le ridicule des croyances des sectes comparé à celui des religions « établies », c’est se tromper de cible, le problème n’est pas le contenu des croyances mais uniquement les pratiques : manipulation mentale, escroquerie, atteintes aux libertés. C’est à l’aune de ces pratiques que l’on peut juger de l’aspect sectaire d’un mouvement, qu’il soit religieux, spirituel, commercial ou politique.

Sectes : prolifération

21+01:00p31+01:0005bmer, 13 Mai 2009 11:35:21 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

500 000 Français seraient affectés par les dérives sectaires, qui touchent en particulier les départements d’Outre mer et désormais les franges de l’Eglise catholique ; 60 000 à 80 000 enfants se trouveraient emprisonnés dans le système. 2900 gourous et/ou para psychologues séviraient en France. Un secteur semble contaminé de façon inquiétante, pourtant déjà souvent dénoncé : la formation professionnelle continue assurée par des associations mal identifiées, mal contrôlées.

Telles sont quelques unes des révélations de George Fenech, Pdt de la MILIVUDES – Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires – qui va publier son rapport annuel le 19 mai.

Ce magistrat en charge de la Mission compte renforcer son action. Notamment en établissant un répertoire précis et complet de toutes les intiatives et actions à caractère para psychologique lié aux sectes.

Fenech rappelle que l’action engagée par la France reste fortement critiquée tant aux Etats-Unis qu’en Europe du Nord qui considèrent que en engageant cette lutte la France contribuerait à restreindre le champ des libertés individuelles. Les reproches portent aussi sur le caractère par trop administratif et répressif de la MILIVUDES.

Et pourtant, révèle Georges Fenech, la MILIVUDES a été créée après le « scandale » provoqué par la réception de Tom Cruse par Nicolas Sarkozy, alors ministre des Finances.

Des responsables de l’Eglise de Scientologie vont de nouveau comparaître en justice à partir du 25 mai. Et, en mars dernier, le pasteur de cinq églises réparties entre les Antilles et la Guyane a été interpellé avec  huit personnes de son entourage, et mis en examen abus de confiance et abus de faiblesse et  détournement d’un montant de 800 000 euros. Et en 2010 se tiendra à Paris une Conférence internationale consacrée à l’étude des circuits financiers utilisés par les organisations sectaires.

Ce travail de prévention formidable doit être d’autant plus souligné que en tant que magistrat, Georges Fenech continue à critiquer de façon virulente toutes les actions de prévention de la délinquance engagées avant l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République

L’hebdomadaire l’Express consacre un gros dossier à la Scientologie, enquête sur la secte qui fait peur

Justice, Etats Généraux : le désappointement de Françoise Rudetzki

51+01:00p31+01:0003blun, 23 Mar 2009 09:59:51 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

« Après une journée de débats à l’occasion « des Etats généraux de la justice pénale » qui se sont déroulés le 21 mars 2009 et auxquels j’ai participé, j’exprime mon incompréhension et mon étonnement à la lecture de l’appel national des professionnels du droit et de la justice.

Françoise Rudetzki, la fondatrice de SOS attentats a suivi samedi avec la plus grande attention les Etats généraux de la Justice. Elle exprime son désappointement et elle trace quelques pistes

Les justiciables sont en droit de connaître la position de ces « sachants » sur le rôle et le statut du juge d’instruction ou de l’instruction, le statut du parquet, l’indépendance de l’autorité de l’enquête, la place des victimes dans la procédure pénale, au-delà de leur indemnisation, leur possibilité de déclencher l’ouverture d’une information judiciaire, de se constituer partie civile, leur protection en tant que témoins.

Une fois encore il est étonnant que le mot « victime » puisse être occulté et provoquer de telles réticences chez « les défenseurs des droits de l’Homme ».

« Victime », j’écris ton nom », dirais-je en paraphrasant Paul Eluard.

En préambule, je tiens à rappeler mon hostilité à la peine de mort en toutes circonstances et au plan universel, à toutes les zones de non-droit, au droit de grâce, aux immunités et à l’impunité.

Par ailleurs, je suis favorable à :

– la séparation des pouvoirs et contre l’interférence du pouvoir exécutif et législatif dans le judiciaire,

– l’application des décisions de justice et des mandats d’arrêt internationaux,

– l’individualisation de la peine et de la sanction, – la fixation du quantum de la peine par les magistrats,

– l’abolition des frontières judiciaires et la suppression de la notion d’asile politique au sein de l’Union européenne,

– l’élaboration d’un code pénal et d’un parquet européens,

– l’extension de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) aux crimes de terrorisme afin de supprimer l’immunité des dirigeants,

– au maintien du juge d’instruction dans le système pénal français, seule garantie actuelle de l’indépendance de la justice, en cosaisine et sous le contrôle du juge des libertés et de la détention.

Je suis attachée aux droits des mineurs, aux droits de tous les malades – y compris mentaux – et aussi aux droits des victimes de délits et de crimes.

Ces principes pourraient faire l’objet d’un consensus et d’une large mobilisation, ainsi l’avenir de la justice restera notre bien commun ».

Les citoyens attendent des magistrats et des professionnels du droit une justice plus transparente, plus impartiale, plus rapide et plus efficace à condition est d’en avoir les moyens humains et matériels.

Je suis convaincue que les démocraties, face aux risques de terrorisme de grande ampleur, ont pour seule arme, la justice, respectueuse des libertés publiques, des droits de la défense mais également des droits des victimes qui, sans être « au coeur ou au centre du procès », ont toute leur place dans la procédure pénale.

Justice, prud’hommes : quand une employée du groupe LVMH doit réclamer en justice son licenciement.

32+01:00p31+01:0001bsam, 24 Jan 2009 09:32:32 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Une secrétaire contre un filiale de LVMH :  l’employée demande son licenciement, le monde à l’envers
Devant la 6° chambre du Conseil des Prud’hommes de Paris ce 21 janvier, s’est plaidée une très surprenante affaire opposant une assistante de direction Mme Odile N.A. défendue par Me Raphaël Mayet, et Louis Vuitton Services, filiale de LVMH,  représenté par une collaboratrice de Me Jacques Valluis.
Le montant énorme des indemnités réclamées  retient l’attention : au  total: 559 585 euros. Un montant qui n’est pas banal, surtout pour une assistante de direction comme Odile N.A., ce que l’on a coutume de considérer comme du petit personnel. Donc d’extraordinaires indemnités, pour solder une affaire qui est encore moins banale, à dire vrai une histoire folle, et une histoire de fou au sens strict du terme. Il faut dire que l’adversaire est tout aussi peu banal puisqu’il s’agit de la Société Louis Vuitton Services, une des pièces du puzzle LVMH – Louis Vuitton Moët Hennessy – contrôlé par un des hommes les plus riches de France, Bernard Arnault et sa famille.
Le fond de l’affaire est encore plus singulier, puisque la plaignante reproche à son employeur… de ne pas l’avoir licenciée. Et de ce fait de la priver d’une foultitude de droits sociaux et financiers qui auraient découlé d’un licenciement en bonne et due forme.
A première vue, cette histoire est ahurissante, et même difficilement crédible dans un groupe financier et industriel aussi puissant, sans aucun doute peuplé des plus fins juristes possibles. Et pourtant…
Les faits bruts sont assez simples : secrétaire de direction chez Moët Hennessy, Mme Odile N.A est mutée en mai 1997 à la société Louis Vuitton Services. Dans ce cadre, selon la plaignante, il lui est demandé de transcrire sur son ordinateur un document relatant un important montage financier, en l’antidatant de cinq ans. La qualité de faux sera reconnue par la COB.
En juin 2003, la plaignante est convoquée par le médecin du travail de son employeur, sous le prétexte qu’on ne retrouve pas un certificat de visite devant ce médecin. Lequel écrit aussitôt une lettre à un confrère psychiatre pour lui demander d’examiner cette personne au motif, dit-elle, qu’elle manifesterait des symptômes de paranoïa en ne cessant de se plaindre d’être épiée, surveillée, suivie, ses communications téléphoniques interceptées. Le tout à la demande de son employeur, soutient-elle, qui craindrait qu’elle révèle avoir participé à la fabrication d’un faux en écriture utilisé pour des opérations financières surveillées par la COB, Commission des Opérations de Bourse. Autrement dit, pour éviter qu’elle ne témoigne, on voudrait tenter de la faire passer pour folle.
Le psychiatre recommandé par le médecin du travail opère à l’hôpital Sainte- Anne de Paris, principal centre de traitement des maladies mentales. Il délivre un certificat médical sur la foi duquel Mme Odile N.A. est immédiatement internée dans le cadre d’une « Hospitalisation à la demande d’un tiers » au sein de l’établissement public de santé Maison Blanche, situé à Neuilly-sur-Marne. Elle y reste un peu moins d’un mois, du 26 juin au 23 juillet 2003. Dès sa libération, elle entreprend de démontrer que cette hospitalisation était illégale. Elle obtiendra l’annulation par le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise du certificat d’hospitalisation, par décision du 16 novembre 2006, rectifiée le 28 décembre 2006. Avec à l’appui, en référé-provision près le Tribunal de Grande Instance de Paris, une indemnisation de 7500 euros. Pas d’appel, donc décision définitive.
Peu de temps plus tard, la Sécurité sociale va placer Mme Odile N.A. en invalidité de 2° catégorie au motif qu’elle ne pourrait pas se réintégrer dans la vie professionnelle.
Deuxième phase, capitale de l’affaire : cette déclaration d’invalidité aurait dû entraîner de facto la rupture du contrat de travail de la plaignante, avec pour conséquence tous les droits afférents classiques, en particulier une proposition de reclassement, des indemnités de licenciement, la liquidation de ses parts d’intéressement, la délivrance d’un certificat de travail, etc.
Or non seulement la société LVServices n’a pas licencié Mme Odile N.A., mais encore l’a placée en « congé sans solde » hors de toutes les procédures, lui délivrant chaque mois un bulletin de paie de 0,00 euros, évidemment sans aucun point de retraite. Elle prive ainsi sa salariée de très nombreux droits, au premier chef de son salaire mais encore la bloque complètement dans sa vie personnelle et professionnelle. La motivation de l’internement pour troubles mentaux lui interdit bien sûr la recherche de tout nouvel emploi. De façon assez contradictoire, l’employeur soutient que le contrat de travail est suspendu tant qu’aucune visite médicale n’aura permis à la société de constater la situation d’invalidité. Il est également reproché à Mme Odile N.A. de n’avoir jamais sollicité sa réintégration. Et il nie, par la voix de son avocat, avoir participé d’une manière quelconque au processus d’internement.  Sans pouvoir le démontrer d’une façon quelconque l’employeur soutient que Mme Odile N.A. n’aurait pas obtempéré à des convocations de la médecine du travail qui auraient permis de régulariser la situation et d’ouvrir la voie à une procédure de licenciement pour inaptitude au travail.
En clair, et en quelques mots : la salariée de LVServices reproche à son employeur de refuser de la licencier pour éluder ses devoirs définis par le Code du Travail. Suffit-il de soutenir qu’elle n’a pas demandé de retravailler pour s’exonérer de toutes les charges liées à l’exécution du contrat de travail ?
Habituellement, on se plaint d’être licencié sans vraie raison. Il apparaît pour le moins étrange que dans cette affaire, Mme Odile N.A. soit contrainte de demander au tribunal des Prud’hommes la résiliation en justice de son contrat de travail. C’est presque sans précédent, en tout cas à ce niveau. C’est en tout cas le monde à l’envers.
Une tentative de conciliation a échoué. Décision le 21 mars.

L’enfer psychiatrique (suite)

17+01:00p30+01:0011bven, 21 Nov 2008 09:55:17 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Mes articles consacrés aux questions psychiatriques ont provoqué d’importantes réactions, dans un climat rendu délétère par l’affaire de St Egrève – le centre psy de Grenoble – et d’une dégradation générale de la pratique psychiatrique en France, dénoncée par Le Monde (20112008, La psychiatrie française va de plus en plus mal).

Je retiens ce témoignage présenté par un membre du corps enseignant, directement confronté à un « problème » de cet ordre, mais où les comportements des psychiatres sont exactement à l’inverse de ceux constatés dans le cas du jeune ami « placé d’office » dont je vous ai déjà entretenu.

Je peux faire partager une situation de parents démunis car n’arrivant pas à faire que N. leur fils schyzophrène (diagnostic de deux médecins psychiatres différents) se soigne… sous prétexte de la liberté et des droits du malade.
Depuis plus de trois ans, alors que ce jeune homme ne prend aucun traitement et délire « sec », ne s’entretient pas, dilapide, détruit son appartement… impossible pour le père, comme pour la mère d’obtenir le concours d’un médecin généraliste ou psy pour faire hospitaliser leur fils car celui-ci est :
– majeur
– ne met pas la vie d’autrui en danger, ni la sienne,
– ne perturbe pas l’ordre public.
Concrètement chacun (avocat, médecin, assistante sociale, ami) recommande l’Hospitalisation à la Demande d’un Tiers, ce que toute personne adulte peut demander. Mais quand il s’agit de faire intervenir « les forces de l’ordre », il n’y plus personne… car « on ne forcera pas le malade à monter dans l’ambulance ».
Et en l’absence de consentement du malade… la situation pourrit, et la famille entière assiste démunie à la dégradation du malade… dans l’espoir (secret) qu’un bug (incident sur la voie publique ? agression ? ou plus ?) vienne déranger cet ordre des choses.
Après plusieurs tentatives ratées d’HDT par les parents, lun oncle [du malade] a pu aller au bout d’un Hospitalisation à la Demande d’un tiers via la préfecture de police à Paris, mais il a fallu deux jours entiers de négociations dans le cabinet médical d’un medecin généraliste à palabrer avec les services de police, de santé … pour obtenir ce résultat. Et je passe sur tous les faux fuyants des uns et des autres alors que le jeune homme était complètement délirant, sale… mais ne voulait pas se faire soigner.
Et dernière news sur le sujet : on s’achemine vers une hospitalisation d’environ 6 mois… preuve s’il en est que des soins étaient réellement nécessaires.
Cerise sur gateau : la mère qui paye et est caution de l’appartement loué au nom de son fils n’a pas le droit de rentrer dans l’appartement dévasté (trous dans tous les murs notamment) ni pour le remettre en état, ni pour gérer le minimum… sans l’accord du médecin et de son fils malade !!!

Quant à mon protégé, Bien qu’il soit majeur. Il a quitté son domicile encadré par deux gendarmes.hospitalisé d’office sur décision préfectorale sans grand état d’âme. Il est toujours enfermé.  Pour un mois encore. C’est-à-dire tout le temps nécessaire pour que les traitements le dégradent. Il n’a pas le droit d’utiliser son ordinateur, car selon son médecin traitant psychiatre, l’informatique contribuerait à dégrader son état mental (!), et il ne peut passer qu’un seul coup de téléphone par jour pour communiquer avec l’extérieur.

Zemmour et le racisme

57+01:00p30+01:0011bmar, 18 Nov 2008 11:12:57 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Lors d’un débat en direct sur Arte avec notamment Rokhaya Diallo, Vincent Cespedes, Eric Zemmour vient de se lancer dans une grande sortie d’opinion pour expliquer que les noirs et lui ne peuvent appartenir à la même race. Il faudrait quand même rappeler à ce « non brave » Zemmour la définition scientifique  de la race que ne cessait de ressasser le professeur Jean Bernard : c’est avant tout l’impossibilité de procréer entre individus de races différentes. Tous les chiens appartiennent à une seule race, tout comme les loups d’ailleurs. Alors que les rapports sexuels entre les chiens et les hommes n’ont jamais rien produit (Dieu sait s’ils ont pourtant été nombreux !). Il est possible que les hommes de Neenderthaal et les homo sapiens aient été de race différentes, enore que certaines études actuelles jettent le doute.De même, l’appartenance à la même race se traduit pour les hommes par des capacités mentales strictement identiques. Le professeur Jean Bernard prenait encore deux exemples : vous, mon interlocuteur « blanc » d’aujourd’hui, vous êtes probablement plus proche au plan génétique que son voisin de palier d’un Papou de Nouvelle-Guinée (je ne me souviens plus du nom actuel), lequel démontre les mêmes capacités d’assimilation des connaissances que vous et vos enfants. Le néo-Calédonien Karembeu possède exactement les mêmes capacités que le petit bourgeois du 16° arrondissement. Et pa seulement en foot.  Après c’est une question d’apprentissage réussi ou non.

Il me paraît difficile de contester le point de vue de Jean Bernard, résistant de la première heure, éminent scientifique, un des fondateurs de la génétique moderne, membre de l’Académie française, premier Président du Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie qu’il a contribué à fonder. Zemmour détient peut-être des connaissances spéciales en certains domaines, qu’il nous produise des « preuves ».

La maison des fous

Ne manquez pas de suivre dans mon blog la saga vécue par un de mes protégés, qu’on est en train de rendre fou, sous prétexte que sa mère le considère comme tel. C’est un nouvel épisode totalement actuel de l’L’Echange; le film de Clint Eastwood.