Posts Tagged ‘Secret bancaire’

Les Français atteints par le syndrome suisse

35+01:00p31+01:0008bdim, 30 Août 2009 09:33:35 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Fisc et Suisse : retour vers le passé

Officiellement, ce n’est pas dans la foulée de l’accord UBS-IRS, mais le résultat est le même : après 75 ans de mansuétude, la Suisse va livrer des milliers de noms, titulaires et ayant droits français de comptes en Suisse. Tel sera le résultat le plus clair de l’Accord franco-suisse sur l’échange d’informations bancaires, un avenant à la convention fiscale franco-suisse signé à Berne par la ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, et Hans-Rudolf Merz, président de la Confédération helvétique, qui intègre ainsi une « clause d’échange de renseignements » qui entrera en vigueur le 1er janvier prochain.

Premier effet de cet accord qui est une nouvelle reculade du Président en exercice de la Confédération helvétique. Version Eric Woerth, ministre du budget :

« Nous avons récupéré les noms de 3.000 contribuables détenteurs de comptes dans les banques suisses dont une partie correspond très probablement à de l’évasion fiscale. Ces comptes sont ouverts dans trois banques et représentent des avoirs à hauteur de trois milliards d’euros »,

Cette présentation est impressionnante, mais elle passe sous silence le fait que la « bienveillance » offert depuis quelques mois aux contribuables français est restée pratiquement sans effet. Seuls 20 détenteurs de comptes clandestins auraient approché l’administration française.

Le ministre est même obligé d’en appeler à la collaboration des banques françaises pour identifier d’éventuels virements frauduleux vers la Suisse. Ce qui ne manque pas de naïveté au demeurant : comme si les méchants fraudeurs fiscaux avaient attendu l’arme au vestiaire d’être grondés pas le Ministre. Et surtout comme si ces méchants agissaient toujours sans précaution.

Bizarrement, cet accord avec la Suisse est un véritable « retour vers le passé » puisque, comme je l’ai déjà rappelé il y a quelques jours, le secret bancaire suisse a pour origine principale une vaste affaire  d’évasion fiscale vers la Suisse de contribuables français. En 1934. 2000 noms avaient déjà été jetés sur la place publique. Apparemment, chez les Riches infâmes on entretient toujours les mêmes mauvaises manières !

Voir l’article publié dans mon blog « LeMonde » :

action-anti-secret-bancaire-les-prochaines-cibles

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Secret bancaire : au tour de l’Autriche

55+01:00p31+01:0008bjeu, 20 Août 2009 08:17:55 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Avec L’Expansion

L’Autriche entre dans le collimateur des autorités monétaires internationales qui luttent contre la fraude et le blanchiment. Après le Lichtenstein, la Belgique, le Luxembourg, voici donc le tour de l’ex Etat royal et impérial, du moins ce qu’il en reste autour de Vienne et des symphonies de de Mozart.

Le secret bancaire y est encore peut-être plus rigoureux qu’en Suisse. Pendant longtemps, les fonds baladeurs ont été déposés sur des livrets au porteur simplement identifiés par des lettres. La proximité des ex-pays communistes justifiait ce secret par la nécessité de protéger les détenteurs clandestins.

Ce sera bientôt fini.  Certes, en juillet dernier le parlement fédéral autrichien n’avait pas pu réunir la majorité nécessaire des deux-tiers des voix pour modifier la loi sur le secret bancaire en conséquence.

« Si l’Autriche ne modifie pas son secret bancaire, les banques autrichiennes ne pourront plus participer à des projets financés par la BEI », ont averti les quotidiens Die Presse et Der Standard, faisant état d’une lettre en ce sens de la banque européenne au ministre autrichien des Finances Josef Pröll.

L’Autriche reste pour l’instant sur la liste grise de l’OCDE des pays favorisant la fraude fiscale et les paradis fiscaux. Le gouvernement du chancelier Werner Faymann avait accepté en mars d’alléger sa réglementation sur le secret bancaire et de fournir ainsi des informations bancaires si des soupçons justifiés et argumentés sont présentés, y compris en l’absence de procédure pénale. Si de nouvelles mesures ne sont pas prises, des sanctions internationales risquent d’être imposées à l’Autriche. L’exemple suisse peut devenir la règle.

Fin de secret bancaire (suite) le compromis UBS

00+01:00p31+01:0008bmer, 19 Août 2009 07:12:00 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

UBS – Un point final ?

C’est presque la fin d’un saga prodigieuse : comment les Etats-Unis d’Obama ont mis à genoux la plus grande banque de gestionde fortune du monde.

Je me rappelerai toujours ma visite au siège d’UBS, Bahnofstrasse à Zurich. Un bâtiment solide, presque dans le genre prussien. Des couloirs sombres. Un hall réservé aux directeurs presque aussi grand qu’une gare de chemin de fer. Moquettes grises et silence en plus. Pas d’hôtesse au sens traditionnel, mais des secrétaires en tailleur Chanel. Je venais là pour améliorer mes connaissances en matière de gestion de fortune des dictateurs. concernant en l’occurrence Ferdinand Marcos, le dictateur des Philippines. Très probablement pour préparer le livre que je devais publier, à partir d’un projet de magazine télévisé que m’avait refusé Michèle Cotta qui avait considéré que ces questions n’étaient pas vraiment intéressantes. J’étais en avance et elle pas encore à l’heure.

En bref en octobre 1991, j’ai été reçu avec une grande courtoisie par un Vice-Président, Robert Favarger, qui m’a expliqué avec gravité que son établissement avait pris la décision irrévocable de ne plus accueillir l’argent sale, en particulier l’argent des dictateurs. Il admettait que c’était le résultat d’une politique engagée dès 1983, considérant que le secret bancaire n’était plus un enjeu aussi décisif en Suisse que par le passé.

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Robert Favarger a perdu toutes ses fonctions en 1995, et l’UBS s’est progressivement engagée dans une politique précisément centrée sur la mise en valeur de l’argent sale. De l’argent sale, en particulier issu de la fraude fiscale, massivement déposé dans des comptes secrets ouverts par l’UBS. Notamment aux Etats-Unis : plus de 52 000 comptes, des milliards de dollars dissimulés.

Dès avant l’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche, le gouvernement américain a commencé à exercer de lourdes pressions sur l’ensemble des banques suisses, UBS et Crédit Suisse, entre autres. La filiale américaine de l’UBS faisait la sourde oreille. Il a fallu qu’elle soit traduit devant un tribunal de Miami pour qu’elle consente à s’orienter vers des positions moins rigides. Moins préjudiciables pour le fisc américain.

Un détail qui tue, qui ne peut s’inventer, le juge chargé de ce dossier s’appelle… Gold.

Les poursuites commencent en juin 2008. A peine Obama est-il installé à la Maison Blanche, le 12 novembre 2008, qu’un premier jugement impose à l’UBS une amende de 750 millions de dollars. La banque accepte de livrer les noms de 250 de ses clients « clandestins ». Mais l’IRS – l’administration fiscale américaine – ne peut se contenter d’un aussi modeste score. On n’arrête pas les poursuites. L’UBS se défend pied à pied, plaide coupable (plea guilty) pour éviter un procès public.  Malgré les rumeurs sur un règlement amiable, le département américain de la justice dépose une requête devant la Cour fédérale de Floride pour obtenir les noms des 52.000 clients secrets de la banque, sous peine d’avoir à régler des milliards de dollars d’amende.

La justice américaine publie le 17 août, sur le site internet de la cour de district centrale de Californie à Los Angeles, le témoignage de John McCarthy. Il y explique comment UBS l’a aidé à frauder en mettant sur pied une structure internationale complexe. Cet Américain  a accepté de plaider coupable d’avoir omis sciemment de déclarer au fisc de son pays l’argent qu’il détenait sur ses comptes ouverts chez UBS en Suisse ou ailleurs.   150 clients d’UBS risquent, à titre personnel, des poursuites pénales pour évasion fiscale.

Le bras de fer se poursuit, jusqu’à conclusion d’un « arrangement » le 17 août. Ainsi, UBS devrait s’en tirer sans avoir à s’acquitter d’une amende supplémentaire, au-delà des 780 millions de dollars (552 millions d’euros) qui ont été évalués par les poursuites pénales. Mais il est prévu que l’UBS devra communiquer au gouvernement américain les coordonnées de 5000 comptes. Sur 52 000. En espérant que ce premier accroc au Secret bancaire suisse obligera les autres titulaires à se dénoncer eux-mêmes.

Cet accord enfreint ouvertement la loi suisse qui interdit absolument la levée du secret bancaire. Et, bien sûr, il inquiète fortement les autres établissements bancaires suisses car le gouvernement américain menace déjà d’intenter d’autres poursuites qui pourraient d’étendre à tout le système financier suisse. L’économie helvétique va s’en ressentir.

Mon clavier, 9 mars

05+01:00p31+01:0003blun, 09 Mar 2009 08:46:05 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

§ Procès Colonna, au programme aujourd’hui :Pierre Alessandri, qui s’est accusé d’être le tueur du Préfet Erignac, se substituant à Yvan Colonna. Question : pourquoi après l’avoir enfoncé ses anciens amis veulent-ils le défendre à tout prix ? Dans la foulée, encore des policiers à la barre.

A propos de la torture : je précise que les coups et les sévices sont des formes primitives de torture, relayées aujourd’hui par des actions beaucoup plus sophistiquées, scientifiquement mises au point, qui présentent l’intérêt de ne laisser aucune trace. Et j’ai vérifié auprès d’autres Gardés à vue dans cette affaire : tout au long de leur détention, ils étaient assis sur une simple chaise, et impossible de dormir.

§ J’avais prévu de vous préparer un digest des réactions à mon papier dans rue89. Je préfère publier un commentaire à mon blog.

§ Comme s’il ne se passait rien en France et dans les DOM-TOM, Mon Président Sarkozy et Carla sont partis quelques jours en vacances au Mexique. Vont-ils skier sur les pyramides précolombiennes ?

§ Pendant ce temps l’UMP organisait son premier meeting de campagne à Maisons-Alfort. En coulisse, on apprend que Xavier Bertrand, le secrétaire général, a refusé une place au bureau à Rachida Dati. Laquelle s’est plainte à Nicolas. Qui l’a nommée, à l’UMP, « Conseillère spéciale pour l’Europe ». Elle n’y connait rien, mais c’est un joli titre par la deuxième de liste derrière Michel Barnier.

§ Réunion : reprise des négociations, dimanche 8 mars, à Saint-Denis entre le patronat et le Cospar (Collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de la Réunion) sur les prix des produits de consommation courante. Deux réunions de travail se sont déroulées à la préfecture, l’une portant sur les premières réponses de l’Etat aux 62 revendications du Cospar, l’autre sur les prix des produits de la grande distribution. En Martinique et Guadeloupe, la situation paraît s’apaiser même si la mise en cause judiciaire de Domota soulève des vagues.

§ Le PCF et le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon ont lancé hier le « Front de gauche » pour les Européennes. Sans Olivier Besancenot et son NPA.

§ Dimanche à Luxembourg, « sommet » entre les trois pays européens qui pratiquent le secret bancaire massif : Suisse, Luxembourg, Autriche. Pas question de revenir sur le principe, assène le Pdt de la Confédération helvétique.

§ Ulster : attentat contre une caserne, deux soldats tués. Revendication par l’IRA véritable, dissident de l’IRA qui a en principe déposé les armes. C’est le premier attentat depuis dix ans en Irlande du Nord.