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Yvan, le chevrier

25+01:00p30+01:0011blun, 02 Nov 2009 16:30:25 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

 

Christina BIANCA TRONCIA a « pris sa plume » à la suite de mon observation sur le vrai métier d’Yvan Colonna, à savoir celui de chevrier et non de berger. Une distinction tout à fait importante, et, apparemment, pertinente.

Je précise que le métier de chevrier est d’autant plus difficile que le métier de berger de brebis, même si, et justement parce que, les chèvres sont plus indépendantes, , car lorsque l’une de ses chèvres est en difficulté, le chevrier doit être plus que perspicace pour aller tout d’abord la dénicher et la sortir de ses difficultés et surtout savoir la soigner, ces “jolies et entêtées artistes” étant de nature bien plus ardues que les douces brebis sans parler du très mauvais caractère de ces messieurs les boucs qu’il faut savoir gérer avec une certaine poigne !!! Ces dames n’ont pas, par exemple, un estomac cuirassé comme on pourrait le croire lorsqu’on les voit se régaler de buissons épineux, au point de tout pouvoir avaler sans soucis et il leur arrive aussi d’avoir quelques problèmes d’accouchement difficile, etc. que seul un “berger chevrier” sera capable de soulager ! De plus, pour aller les traire, je lance le défi à beaucoup pour aller faire une tentative ! Les difficultés donc ne sont pas amoindries pour le chevrier par rapport au métier de berger de brebis ! Vous aurez compris que j’aie une admiration sans failles pour ces personnes pratiquant ces deux beaux métiers, parmi lesquelles Yvan, bien solitaires, ayant peu l’habitude de communiquer mais si riches de connaissances de la nature et de la rude vie des montagnes et si créatifs pour la plupart (sculpteurs, musiciens, poètes, conteurs, etc.) !

Ils en auraient tant à apprendre à qui prendrait la peine de les écouter et d’aller les rencontrer surtout (peu ont le courage d’aller crapahûter en montagne pour aller les découvrir et découvrir leur beau métier !) ! Je crie donc : “Stop aux a-prioris !!!”

Pour ce qui est des éditions de bouquins en tous genres narrant deci-delà l’histoire d’Yvan Colonna ou du déroulement du procès, j’ai en qualité de membre du Comité de soutien, déjà fait part à la famille d’Yvan mon ressenti et je réagis donc ici, en direct, à la lecture de ce qui est dit quand aux décisions qui sont prises malgré le désaccord d’Yvan et de Christina, en vous disant que même si la démarche serait (et je conserve volontairement le conditionnel !) de bonne foi et dans le simple but de l’aider, je maintiens mon total refus d’aller dans ce sens ! J’estime, pour ma part, que s’il y avait quelqu’un qui devrait écrire un livre biographique et être reconnu et apprécié en qualité d’auteur, c’est Yvan et personne d’autre (ou un membre de sa famille, bien évidemment, avec son accord !), il a largement mérité d’avoir le droit de s’exprimer et d’être lu par la terre entière ! Il est trop facile de se faire une renommée en qualité d’écrivain en se basant sur une dramatique histoire telle que celle que vit Yvan Colonna pour “pondre” une sorte de best-seller que l’on recommande à corps et à cris pour sa distribution en mettant en avant son auteur et son éditeur !

D’une manière générale, je réagis avec virulence vis-à-vis de tous ceux qui, sous prétexte de soutien, se lancent dans l’écriture de books ou de recueils de poésies ou autres écritures, avec comme support le malheur des autres alors même qu’ils n’ont pas subi eux-même la triste expérience (je pense entre autres aux personnes qui ont subi des violences, etc.) ! Les personnes qui vivent réellement ces drames devraient avoir le droit et surtout la primeur et l’exclusivité, de leur auto-biographie et à l’édition de celle-ci !!!

Que l’on ponde des articles, des textes en appel à soutien, des textes à témoignages, voire des journaux informatifs, et ce, sans buts lucratifs, dans le seul but que le maximum de personnes finissent par être clairement convaincues au lire de ces justes informations, ce serait à mon avis bien plus efficace pour amener encore plus de signatures au sein de la pétition aux fins d’être ainsi bien plus nombreux et que celle-ci ait bien plus de poids dans la balance pour faire basculer les dernières décisions en faveur d’Yvan Colonna et faire en sorte qu’on le libère enfin !!!

Quand aux dons à recueillir, il existe d’autres moyens qui pourraient servir à récolter des fonds, autre que des ventes de livres dont les auteurs et éditeurs en récupéreraient les trois quarts des bénéfices sans compter la publicité qu’ils se font sur le dos de l’acteur principal !!!

La deuxième partie de ce texte devrait mettre un terme à une polémique qui n’a guère de sens.

Procès Colonna : les motifs de cassation

05+01:00p31+01:0010bsam, 03 Oct 2009 10:34:05 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Le comité Colonna diffuse un message où sont repris les arguments avancés en vue d’un recours en cassation contre le jugement rendu en mars dernier, soutenu par Me Spinosi.

Vendredi, 02 Octobre 2009 09:16

La procédure de Cassation ne vise pas à réexaminer les faits. Elle n’est pas un troisième procès. La Cour de Cassation se contente de vérifier si la loi et le droit ont été correctement appliqués, uniquement d’un point de vue de la forme et de la procédure.

Dans le cas d’Yvan, de l’avis unanime des professionnels qui ont eu à examiner la procédure ou à suivre le procès, de nombreux moyens de cassation devraient être retenus, et le seraient de façon quasi-certaine, dans le cas d’une procédure normale.

Le mémoire déposé par Me Patrice SPINOSI, Avocat au Conseil (ce sont des avocats spécifiques qui ont le monopole de la plaidoirie et de la représentation devant la Cour de Cassation), développe 12 moyens de cassation, autour de 6  thèmes principaux :

I – Le premier est relatif aux incidents Vinolas et Lebbos.

 

L’incident Vinolas est, selon le recours, constitutif d’une atteinte au principe d’impartialité du président de la cour d’assises, doublé d’une rupture de l’égalité des armes et enfin d’une atteinte aux droits de la défense.

Le grief d’impartialité sera étayé par l’incident relatif au témoin Lebbos comme le fait que le président ait attendu le départ de la défense pour verser aux débats les écoutes constitutives d’éléments à décharge, dont l’existence a été révélée à l’audience d’appel, alors que l’existence de ces écoutes avait été cachée à la défense pendant toute la durée de la procédure antérieure, soit pendant10 ans !

II – Le deuxième champ de critiques est tiré des atteintes aux droits de la défense.

 

Seront ainsi mis en cause :

1/ le refus de la Cour d’acter l’interruption, par la partie civile et l’accusation, de l’audition du témoin MANNARINI ;

2/ le refus de se souvenir, la Cour se bornant, pour répondre aux différents donnés acte, à relever qu’elle n’est pas mémorative, limitant ainsi le droit de l’accusé à formuler des moyens de cassation et, partant, son droit d’accès à un tribunal garanti par l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’Homme,

3/ le refus de la Cour d’annuler la procédure, suite aux conclusions qui avaient été déposées, qui caractérise un excès de pouvoir négatif de la juridiction,

4/ le refus de la Cour faire droit à la demande de reconstitution, interdisant ainsi à l’accusé d’obtenir les moyens nécessaires à la démonstration de son innocence.

 

III- Le troisième bloc de critiques est plus classique. Il est relatif à la méconnaissance du principe de l’oralité des débats

 

Qu’il s’agisse :

1/ de l’audition interrompue du témoin Mannarini ;

2/ de la communication lors de l’audience de l’avocat de la partie civile avec l’un des témoins (incident dont la presse ne s’est pas fait l’écho, mais dont la défense s’était faite donner acte pendant les débats) ;

3/ du fait qu’un des témoins, en l’espèce un policier de la DNAT ; ait avoué avoir relu la procédure antérieurement à son audition, ce qui est interdit par la loi ;

4/ du fait qu’un des témoins ait, antérieurement à la déposition d’autres témoins acquis aux débats, fait référence au témoignage de ces derniers que la cour n’avait pas encore entendus,

5/ du fait que, contre l’avis de la défense, il ait été projeté les diapositives du transport à Ajaccio intervenu en première instance.

 

IV – Le quatrième bloc sera relatif au fait que, suite à la récusation de ses avocats et son départ de la cour d’assises, Yvan Colonna a été jugé en son absence et sans défense.

 

V – Le cinquième bloc met en cause plus généralement la procédure d’exception des cours d’assises spéciales, en vue d’une saisine de la Cour européenne des droits de l’homme :

1/ on peut ainsi faire valoir  la jurisprudence Taxquet c. Belgique (hélas mis en cause devant la Grande Chabre) qui a condamné cet état du fait de l’absence de motivation des décision d’assises,. Cette absence de motivation est d’autant moins compréhensible dans le cas qui nous occupe que l’ensemble de la cour est constitué de magistrats professionnels,

2/ on peut reprocher la rupture d’égalité devant la loi (article 14 de la CEDH)  qui nait de ce que, en cas de crime terroriste, une majorité simple est suffisante pour caractériser la culpabilité de l’accusé s’acquiert quand, en droit commun, cette majorité doit être qualifiée (10 voix au  moins). Pourquoi le poseur de bombe a-t-il droit à une moindre garantie que l’assassin d’enfant ?

3/ de la même manière on peut s’interroger sur les justifications d’un jury uniquement constitué de magistrats dans un cas et d’un jury populaire dans l’autre et invoquer , là encore, caractériser un rupture d’égalité devant la loi.

VI – Le sixième bloc de moyens est tiré des multiples violations de la présomption d’innocence dont a été victime Yvan tout au long de la procédure : on sait que, depuis le procès « Clearstream », les hommes politiques et observateurs qui se souviennent enfin qu’il s’agit là d’un principe fondamental dans toute démocratie, sont beaucoup plus nombreux et n’hésitent pas à manifester leur indignation…Si la justice est la même pour tous, Yvan n’a donc pas d’inquiétude à se faire !

http://www.yvan-colonna.com/joomla/index.php/infos/278-nouvelles-du-cs13

Justice : précisions sur la Garde à vue

37+01:00p31+01:0010bjeu, 01 Oct 2009 07:45:37 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Réponse à mon interrogation sur l’application des mesures sur les garde-à-vue, que m’adresse un de mes correspondants. Lisez bien le billet jusqu’au bout : la chute vaut la peine.

L’article 6 de la Convention Européenne des droits de l’Homme, stipule que toute personne accusée d’une infraction pénale a droit à “se défendre elle-même ou a avoir l’assistance d’un défenseur de son choix”.
Le Comité des droits de l’Homme de l’ONU et la Cour Européenne des droits de l’Homme ont considéré que ces dispositions étaient applicables aux périodes précédant le procès, notamment les GAV.
En 1997, le Comité des droits de l’Homme de l’ONU s’est inquiété de la GAV prolongée en vertu des lois antiterroristes en vigueur en France, et a recommandé à la France de rendre ses lois conformes aux exigences européennes. Mr Alvaro Gil Robles a également recommandé de réformer l’accès à l’avocat “dans l’intérêt du respect des droits fondamentaux du gardé à vue”.
J’ai trouvé ces renseignements dans un article de Human Rights Watch
http://www.hrw.org/fr/node/62153/section/6.

Mais je dois avouer, qu’un passage m’a interpellée: c’est la déclaration d’un juge du tribunal correctionnel: ” Les aveux ne constituent pas la “reine de toutes les preuves” et les condamnations ne se fondent pas uniquement sur ces aveux”…

Enfin, me dis-je, un juge qui reconnaît qu’il ne serait pas juste de condamner un homme sur la foi de simples aveux…A la fin de cette déclaration l’auteur renvoie le lecteur à la note180: je m’ y rends, avide de connaître l’identité de cet honnête homme: je cite” correspondance électronique de Human Rights Watch avec le juge J.C Kross Paris 21/2/2008″….

Jean-Claude Kross est, dois-je le rappeler, l’Avocat général qui a requis la peine la plus lourde contre Yvan Colonna. Sans la moindre preuve défendable, sur la base d’aveux obtenus dans des conditions tout à fait suspectes en garde à vue.

Justice, gardes à vue, révision générale

43+01:00p30+01:0009bmar, 29 Sep 2009 12:19:43 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Le quotidien La Croix a exhumé de façon très opportune un arrêt de la Cour européenne de Justice visant le régime des gardes à vues. Il implique que la présence d’un avocat serait obligatoire dès la première minute, et que toute “déclaration” effectuée hors de ces conditions pourrait être annulée.

Cette décision vise les gardes à vue en… Turquie, mais il concerne tous les pays européens. Si le droit français devait être aligné sur cette jugement, il faudrait réviser totalement le régime des gardes à vue, et cesser d’y recourir de façon systématique.

Je rappelle que dans le procès intenté à Yvan Colonna, toujours pas liquidé en Cassation, toutes les dépositions accusatrices ont été obtenues en garde à vue, dans des conditions pour le moins douteuses (quatre jours sans repos réel, notamment), et bien sûr hors de la présence d’un avocat.

Je ne dispose pas d’éléments suffisants pour déterminer la date précise d’application de cet arrêt. Il risque d’entraîner une avalanche de contestations.

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Sarkozy et des « prévenus coupables »

58+01:00p30+01:0009bsam, 26 Sep 2009 11:43:58 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

A propos de son « lapsus » qui l’a conduit à confondre prévenus et coupables, Mon Très bon Président Nicolas Sarkozy botte en touche : il n’a pas le temps de s’occuper de la polémique qu’il a lui-même déclenchée :

« J’ai travaillé jour et nuit toute cette semaine et je n’ai pas eu le temps de suivre tous les aspects de cette polémique certainement passionnante et que je retrouverai en retournant à Paris », a déclaré le président.
« Honnêtement, j’ai été bien occupé ici par des dossiers extrêmement lourds. Je n’ai pas pu suivre toutes les péripéties de toute cette actualité qui, je suis sûr, sont passionnants ».

Nicolas Sarkozy avait affirmé, à propos de l’affaire Clearstream, qu' »au bout de deux ans d’enquête, deux juges indépendants (avaient) estimé que les coupables devaient être traduits devant un tribunal correctionnel ». Or, selon le principe de présomption d’innocence, on parle de « prévenus » tant qu’aucun jugement définitif prouvant la culpabilité d’une personne n’a été rendu. Les propos du chef de l’Etat ont donc suscité une polémique, d’autant plus qu’il est partie civile dans cette affaire de dénonciation calomnieuse, où Dominique de Villepin est l’un des prévenus.

Son attentat à la présomption d’innocence avait provoqué moins de raffut quand il s’en était pris à Yvan Colonna, en juillet 2003. Comme si un « berger corse » pesait moins lourd qu’un ancien Premier ministre.

Dominique de Villepin va déposer plainte devant le tribunal civil pour atteinte à la présomption d’innocence. Même si du fait de l’impunité légale dont bénéficie le Chef de l’Etat, la plainte de l’ancien Premier ministre n’est probablement pas recevable,

Le président français a participé toute la semaine à des sommets sur le climat à l’Onu, à l’ouverture de l’Assemblée général des Nations unies, au Conseil de sécurité et enfin au G20 de Pittsburgh.

Commentaire du professeur de droit constitutionnel Dominique Rousseau (Le Monde daté de ce jour) :

Nicolas Sarkozy ne peut pas jouer sur les deux tableaux : comme citoyen ordinaire, il demande à se constituer partie civile, mais comme président de la République, il demande à bénéficier de l’immunité de l’article 67 !

Son attitude n’est pas exclusivement liée aux circonstances de l’affaire Clearstream

L’actuel chef de l’Etat considère les institutions de la République comme des obstacles, des handicaps à l’exercice et la manifestation de sa volonté. Ce qui pose un problème constitutionnel et démocratique. Il voudrait qu’à l’instant où elle est dite sa parole fasse droit.

Nul besoin de procès, puisqu’il parle déjà de « coupables ». Pas besoin de loi ni du Parlement pour instituer la taxe carbone, supprimer la publicité à la télévision ou le juge d’instruction, puisqu’il l’a dit ! Ce n’est pas la démocratie, c’est la monocratie.

Mon Président est un récidiviste grave

32+01:00p30+01:0009bjeu, 24 Sep 2009 09:12:32 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Donc mon Président en a remis une couche hier en déclarant à propos des prévenus comparaissant dans l’affaire Clearstream

« Au bout de deux ans d’enquête, deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant un tribunal correctionnel »

Et Mon Président de préciser « qu’il a toute confiance dans la justice », peut-être pour que les magistrats aillent dans le sens qui leur a été indiqué ?

Atteinte inadmissible à la présomption d’innocence, ont immédiatement tonné les avocats de Villepin, Lahoud, Gergorin, Florian Bourges, Denis Robert. Une atteinte qui a aussitôt provoqué une avalanche de commentaires  au demeurant plus ou moins sévères, et chez les juristes et chez les journalistes. En rappelant un précédent : le 4 juillet 2003, Nicolas Sarkozy avait annoncé à la tribune de l’UMP l’arrestation d’Yvan Colonna, l’assassin du Préfet Erignac.

Par ailleurs Pdt du Conseil Supérieur de la Magistrature et de ce fait garant du bon fonctionnement de la justice, Mon Président a articulé le verdict sans attendre le déroulement de l’audience et la décision des juges.

Ce qui « n’était pas vraiment grave » avec Colonna puisque la presse l’avait pratiquement condamné d’avance, devient évidemment très inquiétant dans le dossier Clearstream. Car les mis en cause ne sont pas simplement des petits bergers corses, mais la crème de l’intelligentsia politique et médiatique.

Je dois avouer ne pas très bien saisir le sens de la position adoptée par le Président :

  • Ou bien il s’agit d’une provocation pure et simple. Ce n’est pas à exclure, d’autant que le Président sait qu’il ne peut être poursuivi.
  • Ou bien on peut gentiment évoquer un simple « lapsus » révélateur, comme tous les lapsus d’une pensée profonde masquée. Ce sera sans doute l’hypothèse retenue par les partisans du Président pour l’excuser.
  • Ou bien, troisième solution, il ne s’agit pas d’un lapsus mais bien d’une erreur de vocabulaire. Je penche dans ce sens, et c’est le plus grave. Le Président est Président, gardien de la Constitution, il est censé avoir été avocat et donc avoir passé sa licence de droit et sa CAPA. Il a très certainement appris en cours la signification des mots : innocence, culpabilité, justice. Des sens qu’il semble avoir oubliés.

Ainsi, comme n’importe quel Monsieur Tout le Monde au Café du Commerce, Mon Président  raconterait n’importe quoi pour occuper le terrain, pour qu’on parle de lui. Il a prononcé les mots avec toute la gravité et le sérieux nécessaires, donc il a raison peut penser la téléspectatrice de 50 ans qui n’a pas eu la chance d’user ses fonds de pantalons sur les bancs de la faculté de droit. Et c’est ce qui est vraiment grave : il pèse de tout son poids pour asséner une contre vérité, à ce jour un mensonge.

Et nul ne peut le poursuivre puisqu’il bénéficie de l’immunité présidentielle. Yvan Colonna en sait quelque chose puisqu’il a vu repoussée à deux reprises sa plainte pour atteinte caractérisée à la présomption d’innocence.

Je m’interroge par ailleurs sur l’attitude des juges, et même des avocats chargés de défendre Sarkozy en partie civile : puisque le Président a jugé, pourquoi les magistrats, juges et procureurs, continuent à siéger ? N’irait-il pas de leur honneur qu’ils se déclarent incompétents dans un procès jugé d’avance ? Il et vrai que le procureur Jean-Claude Marin a lui aussi jugé d’avance. Avant l’ouverture du procès.

Un dernier point : il est probable qu’une grande partie de l’opinion publique ne sera pas choquée outre mesure puisque pour beaucoup un accusé est un coupable par définition.

Colonna : encore plus près du fond

55+01:00p31+01:0008bven, 21 Août 2009 14:55:55 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Nouveau coup dur pour Yvan Colonna

( Laetitia Pietri – Alta Frequenza ) – La plainte de la défense d’Yvan Colonna contre les juges d’instruction chargés du dossier pour dissimulation de preuves a été classée sans suite. La nouvelle est tombée dernièrement en toute discrétion. Rappelons que les avocats de Colonna avaient déposé une plainte contre les juges antiterroristes Jean-Louis Bruguière, Laurence Le Vert et Gilbert Thiel, pour « destruction, soustraction, recel ou altération d’un document public ou privé de nature à faciliter la découverte d’un crime ou d’un délit, la recherche des preuves ou la condamnation des coupables ». Un nouveau coup dur pour Yvan Colonna toujours écroué après sa condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans. Pourtant cette nouvelle n’a pas entaché sa détermination, comme l’explique Christine Colonna, sa sœur.

Colonna, bis : mise en cause de ses avocats par le parquet général

22+01:00p31+01:0007bven, 31 Juil 2009 07:19:22 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

C’est aussi simple que ça. Quand on n’apprécie pas la pertinence des stratégies de défense mises en œuvre par des avocats dans des procès ultra sensibles, on tente de les dégager en touche.

C’est ainsi que l’on doit interpréter les poursuites disciplinaires engagées notamment par le parquet général de Paris contre les quatre avocats d’Yvan Colonna.

Leur faute ? Avoir refusé de siéger à l’audience après une série d’incidents.

En mars dernier, après de multiples rebondissements autour du refus de la cour d’organiser une reconstitution de l’assassinat du préfet Erignac à Ajaccio, les avocats d’Yvan Colonna avaient décidé de quitter le procès. Suspensions d’audience, vives tensions et interventions à l’audience du bâtonnier… Les défenseurs d’Yvan Colonna avaient également refusé d’être commis d’office par le président de la cour d’assises. Avertis des risques disciplinaires encourus, Me Pascal Garbarini, Patrick Maisonneuve, Antoine Sollacaro et Gilles Siméoni avaient maintenu leur position et souligné que, selon eux, le procès ne garantissait plus les droits de la défense. Et le bâtonnier de Paris et d’Ajaccio avait refusé d’engager lui-même eux-mêmes les poursuites contre ses confrères.

L’initiative du procureur général de Paris, Laurent Le Mesle, et de celui de Bastia, Paul Michel, permet au ministère public de passer outre la réticence des bâtonniers et conduit directement à la saisine des commissions disciplinaires qui ont huit mois pour statuer. Le conseil de discipline de l’ordre des avocats de Paris se prononcera pour les avocats du continent, Me Maisonneuve et Garbarini, tandis que la commission disciplinaire régionale rattachée à la cour d’appel de Bastia, statuera sur les cas des avocats insulaires, Mes Sollacaro et Simeoni.

L’ancien bâtonnier d’Ajaccio, Antoine Sollacaro est pour sa part poursuivi pour «manquement à l’obligation de délicatesse et de modération». «Vous nous cachez des choses, vous êtes en cause», avait lancé Me Sollacaro à un policier cité comme témoin avant de poursuivre, sous les applaudissements d’une partie du public : «On se croirait devant la junte birmane». Cette dernière phrase fonde la demande de poursuites.

Me Charrière-Bournazel, le bâtonnier de Paris qui avait déjà refusé d’actionner la commission de discipline pendant le procès, s’est engagé à défendre lui-même ses confrères devant la… commission de discipline.

Pourquoi dans ces conditions ne pas diligenter des poursuites contre des avocats de partie civile, en particulier Philippe Lemaire et Benoît Chabert, qui ne se sont pas privés d’invectiver leurs adversaires en les traitant de lâches ? Ou contre le procureur Kross chargé de requérir contre Colonna qui se permet dans son livre Mes Convictions intimes de décrire Me Gilles Simeoni comme un commissaire politique ; et d’écrire à propos de Me Sollacaro :

 » Cet homme n’a rien à faire de notre déontologie puisqu’il n’en a pas, pas plus qu’il n’a de respect pour les victimes présentes ».

Il l’a écrit et publié sous sa signature. Ces propos relèvent de toute évidence de la délicatesse et de la modération.

Pour faire bonne mesure, les avocats du braqueur Antonio Ferrara sont également accusés, pour les mêmes raisons.

Selon Mathieu Delahousse, pour  le Figaro, Pascal Garbarini, cité au titre de sa participation aux deux procès, estime que les actions diligentées par le ministère public relèvent de la «stratégie» :

«Il s’agit de faire jurisprudence pour éviter que d’autres avocats, dans d’autres procès, ne s’engouffrent dans cette brèche. En réalité, un avocat pénaliste ne quitte jamais un procès de gaîté de coeur.

On va encore m’accuser d’être de parti pris. Je cite mes sources.

Voir à propos du procès Colonna la série d’articles que j’ai consacrés dans rue89 à ces audiences, en particulier :

yvan-colonna-claque-la-porte-du-tribunal

et, dans le Figaro :

01016-20090730ARTFIG00387-le-ministere-de-la-justice-fait-poursuivre-10-avocats-penalistes-.php

Affaire Colonna : le silence

54+01:00p31+01:0007bjeu, 30 Juil 2009 10:40:54 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Jean-Pierre Larminier a pris contact avec moi par l’intermédiaire de mon blog. Il me signale la publication à l’automne 2008 de son livre consacré à l’affaire Colonna, et la chape de plomb pesant sur cette publication.

Claude Erignac et Yvan Colonna, deux victimes pour une affaire d’Etat, par Jean-Pierre Larminier. Editions Jeanne d’arc du Puy en Velay, diffusion France, Belgique et Suisse par de Borée diffusion. En Corse par D.C.L Ajaccio.

En menant des investigations sur le meurtre du préfet Erignac, explique Larminier, il est devenu l’ami et l’un des soutiens du « berger corse ».

Voici sa présentation

Ingénieur chez Alcatel, instructeur parachutiste formé à la recherche et l’analyse du renseignement au sein du 13e Régiment de Dragons Parachutistes, entraîneur de gardiens de buts, Jean-Pierre Larminier est devenu berger et bûcheron dans les montagnes d’Auvergne.
Il est auteur des Polars Les fossoyeurs 2005, Les Bergers 2006,
Le chaman blanc 2008, où s’entrecroisent faits-divers et manipulations du pouvoir.
QUI DONC A TUÉ LE PRÉFET ÉRIGNAC ?
Yvan Colonna se dit innocent et aucune preuve de sa culpabilité n’a été apportée à ce jour. Pierre Alessandri s’accuse du meurtre mais la justice
refuse de le croire !
Le mystérieux informateur connu sous le nom de code « Corte » peut-il être aussi « l’exécutant du contrat » ?
Jean-Pierre Larminier s’attaque aux côtés obscurs de l’affaire Yvan Colonna.
J E A N – P I E R R E L A R M I N I E R
Recherches et analyses en quête de vérité
ÉDITIONS JEANNE-D’ARC
9 782911 794742  2-911794-74-5 Prix : 5 e
CLAUDE ÉRIGNAC, YVAN COLONNA, DEUX VICTIMES POUR UNE « AFFAIRE D’ETAT »

Je dois dire que je suis moi-même plus ou moins victime de ce complot du silence : ma fiction « Nuits bleues, la saga d’un fugitif » qui traite expressément de la Corse, se heurte à un vrai mur auprès des éditeurs.

Corse : Colonna ne peut obtenir justice

18+01:00p31+01:0007bmer, 29 Juil 2009 18:07:18 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

On se souvient qu’Yvan Colonna avait porté plainte contre Nicolas Sarkozy, en tant que Ministre de l’Intérieur, pour atteinte à la présomption d’innocence…

Le nationaliste corse visait les propos du ministre de l’Intérieur, lors de son arrestation, en 2003 : Sarkozy se félicitait de la capture de «l’assassin du préfet Erignac», avant même qu’il ne soit jugé.le TGI de Paris a repoussé sine die, le 8 juillet, l’examen de la plainte pour atteinte à la présomption d’innocence

Pour cause d’immunité, le TGI a reporté le procès «jusqu’à la cessation de fonction» présidentielle. Au mieux deux ans et demi. Au pire sept ans et demi. Deux poids deux mesures. Pendant ce temps Colonna peut bien croupir en prison, et on peut « oublier » cet épisode judiciaire peu glorieux.

FIDH : pas de surprise dans le rapport attendu sur le procès Colonna

10+01:00p31+01:0007bmer, 01 Juil 2009 10:58:10 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Les observateurs indépendants attendaient non sans curiosité le rapport réalisé par la FIDH (Fédération internationale des Droits de l’homme) sur le procès Colonna. Procès qui avait abouti à la  condamnation fin mars du nationaliste corse à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans. Colonna avait été reconnu coupable de l’assassinat, le 6 février 1998 à Ajaccio, du préfet de Corse Claude Erignac.

Les autorités judiciaires avaient affirmé et soutenu que le procès s’était tenu dans les meilleures conditions possibles. L’avocat général qui a soutenu l’accusation « en son intime conviction » s’en est longuement félicité.

La fédération avait envoyé trois observateurs à ce procès devant la cour d’assises spéciale de Paris.

Las. Il n’y a pas lieu de s’en étonner : rendu public le 30 juin, le rapport est mauvais,

http://www.fidh.org/PROCES-COLONNA-LA-JUSTICE?decoupe_recherche=Colonna

il accable la justice française.

« La question du caractère équitable » du procès en appel d’Yvan Colonna « est clairement posée […] Au-delà des vicissitudes de l’audience, quand bien même le procès d’appel se serait déroulé dans d’excellentes conditions, ce sont bien les lois de fond et de forme en matière de terrorisme qui sont en cause »

Et d’ajouter :

En raison des polémiques suscitées par le déroulement de l’audience, le défaut de motivation de l’arrêt rendu, certes conforme au droit actuel, confirme la nécessité d’une réforme rapide pour que les magistrats professionnels exposent les raisons de leur décision. Dans un arrêt prononcé le 13 janvier 2009, la Cour européenne des droits de l’Homme a jugé que, sans un résumé des principales raisons pour lesquelles la Cour d’assises s’est déclarée convaincue de la culpabilité de l’accusé, celui-ci n’est pas à même de comprendre – et donc d’accepter – la décision de la juridiction. Il en va de même vis-à-vis de l’opinion publique.

Il ne nous appartient pas de nous prononcer sur le système de défense choisi par l’accusé, ni sur sa culpabilité. Mais on se doit de constater que le déroulement du procès est l’illustration de l’impasse où se trouve la justice lors de l’application de toute législation d’exception, spécialement eu égard aux exigences de l’article 6 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme, qui mentionne que toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement par un tribunal indépendant et impartial dans le respect de l’égalité entre l’accusation et la défense. Ce procès soulève une fois de plus la question du maintien de cette justice d’exception.

On doit par ailleurs rappeler que le commissaire Amaury de Hautecloque dans son livre sur le RAID vient de révéler qu’une partie importante de l’enquête préalable sur Colonna et son frère a été occultée pendant le procès, alors qu’elle tend à démontrer que Colonna n’a pas cessé d’être sous surveillance bien avant sa « mise en cause par des complices » et son arrestation « opérée par hasard »

Corse, Colonna : le RAID pris la main dans le sac ?

17+01:00p30+01:0006bmer, 24 Juin 2009 17:23:17 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Corse matin a publié cette analyse du livre consacré par Amaury de Hautecloque au RAID

http://www.corsematin.com/ra/corse/196941/bastia-un-livre-sur-le-raid-dont-la-defense-se-servira

Cet article est considéré par la Défense d’Yvan Colonna comme important pour plusieurs raisons :

1)    Les magistrats et les policiers anti-terroristes qui se sont succédés à la barre ont déclaré, sous la foi du serment, que le RAID n’était pas intervenu avant mai 1999 sur Yvan. Cette déclaration de l’ancien patron du RAID contredit leurs dépositions, et il est difficile d’imaginer que tous ignoraient cette intervention de l’unité d’élite. On peut donc légitiment penser qu’ils ont – une fois encore – menti.

2)   (Le commissaire  ZERBI) reconnaît dans le passage cité que des rapports ont été établis et transmis à l’autorité compétente. Il faut clarifier le cadre juridique dans lequel le RAID est intervenu. Si c’est en appui ou en collaboration avec un service (par exemple la DNAT) saisi d’une commission rogatoire, cette intervention doit nécessairement faire l’objet de procès-verbaux, qui doivent être impérativement versés en procédure. Or, il n’y en a aucun. Ceci est à rapprocher des écoutes téléphoniques qui, elles n’ont plus, n’ont pas été versées en procédure. Pourtant ces pièces (filatures RAID et écoutes) sont des éléments à décharge utiles à la manifestation de la vérité, puisque le fait que ni les unes ni les autres (malgré l’intensité et la durée des surveillances) n’aient mis en exergue des éléments suspects corrobore la thèse de l’innocence. Il faut rappeler que nous avons déposé une plainte contre THIEL, LE VERT et tous autres pour dissimulation ou destruction de preuves, et que le Parquet de Paris doit, dans un délai de 6 mois, indiquer les suites qu’il entend réserver à cette plainte. L’élément nouveau des filatures du RAID est susceptible d’abonder cette plainte.

3)    Enfin, et peut être le plus important, le fait que le RAID ait filé 24 h sur 24, et pendant plusieurs semaines, les frères COLONNA, avant mai 1999 (date de l’interpellation des membres du commando), est en contradiction totale avec la thèse officielle selon laquelle c’est au cours des GAV (gardes à vue) commencées le 21 mai 1999 que le nom d’Yvan COLONNA est apparu pour les policiers, comme une sorte de « divine surprise ». Cette thèse est soutenue avec force par les magistrats et les policiers de la DNAT, qui y voient la démonstration du caractère spontané, donc exact, de la mise en cause de COLONNA : « nous n’avions aucun a priori contre Yvan COLONNA, nous ne sommes d’ailleurs pas allé l’interpeller le 21 mai au matin, ce sont ses amis qui l’ont dénoncé spontanément, alors que nous n’avions aucune raison de le soupçonner, etc… ». Thèse reprise et développée par les policiers à la barre en appel : Yvan COLONNA, à l’époque, était un parfait inconnu, un militant lambda, etc…Or, on apprend aujourd’hui que, bien avant mai 1999, les deux frères COLONNA ont fait l’objet d’une surveillance totale, qui n’a rien à voir avec de simples investigations ou surveillance de routine. Ceci confirme les déclaration d’un haut responsable des RG, au procès d’appel, qui a indiqué que dès janvier 1999, certains services avaient la conviction que COLONNA était l’assassin. Tout cela démontre que le nom de COLONNA comme l’ « assassin » était dans les tuyaux bien avant mai 1999 (par quelle manipulation ? impossible à savoir pour l’instant) et que son nom a été introduit en garde à vue par les policiers, comme cela a d’ailleurs été démontré au procès.

Corse : guerre des polices, suite, Amaury de Hautecloque est le meilleur. Dit-il

16+01:00p30+01:0006blun, 15 Juin 2009 10:04:16 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Amaury de Hautecloque, commissaire divisionnaire et septième patron du RAID,  publie en juin (en théorie en vente ce lundi 15) « Histoire(s) du RAID », un ouvrage rapportant notamment une histoire corse censée contribuer à l’histoire…

En juillet 2003, le Raid a procédé à l’arrestation d‘Yvan Colonna, l’assassin présumé du préfet Claude Erignac. Mais selon Amaury de Hautecloque, Yvan Colonna aurait pu être interpellé beaucoup plus tôt. L’un des prédécesseurs de l’actuel patron du Raid (« le Grand Z »), Gérard Zerbi, affirme que le citoyen de Cargese aurait pu être arrêté au printemps 1999, si le Raid n’avait pas été écarté du dossier…

De février à avril 1999 des équipes surveillaient les faits et gestes de Stéphane et Yvan Colonna ;

« Je peux vous assurer qu’on ne les a pas lâchés d’une semelle, nous les avons surveillés tous les jours, H24 […]. On savait tout sur eux, leurs contacts, leurs amis, leurs points de chute. […] J’avais bien sûr rédigé une note ».

Or cette surveillance  ne figure pas dans la procédure judiciaire, et la rafle  du 21 mai 1999 a épargné le suspect principal, averti par une voie mystérieuse, Yvan ne sera interpellé qu’en juillet 2003.

Le brave Amaury soutient une thèse qui a été écartée pendant le procès Colonna par le préfet Christian Lambert, patron du RAID en 2003, crédité à ce titre de l’interception de Colonna. Or j’ai entendu de mes oreilles le préfet Lambert soutenir pendant le procès Colonna, sous la foi du serment judiciaire et la main sur le coeur, que le RAID n’avait jamais bénéficié auparavant de la moindre information permettant de localiser Yvan Colonna. Et le commissaire de Hautecloque n’explique par pourquoi Stéphane Colonna, le frère d’Yvan, n’a jamais été inquiété durant toute cette période.

La vérité me semble assez simple : l’auteur de ces  » histoires du RAID » est à son tour tombé dans un des multiples épisodes de la guerre des polices qui n’a cessé de déchirer les services durant tout la chasse à Colonna. Le commissaire prêche pour sa paroisse, et celle du commissaire Zerbib, écarté au profit du commissaire et futur préfet Lambert.

Et Colonna, là-dedans, qu’est-ce qu’il en reste ?

Avec la contribution de Fabien Abitbol

Justice : Yvan Colonna et la présomption d’innocence vue par Mon Président

00+01:00p30+01:0006bjeu, 04 Juin 2009 08:40:00 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

C’était un procès pour rien, et pourtant il fallait le faire : hier 3 juin, Yvan Colonna poursuivait le Président Sarkozy pour atteinte à la présomption d’innocence, commise le 4 juillet 2003 lors de l’arrestation du Corse, et réitérée à plusieurs reprises, notamment le 5 janvier 2007 lors d’un déplacement Nicolas Sarkozy à Sainte-Lucie de Tallano (Corse-du-Sud). Il était alors candidat à la présidence.

En 2003, Nicolas était Ministre de l’Intérieur, il avait annoncé que « l’assassin avait été arrêté » alors qu’à cette date aucun jugement se prononçant sur la culpabilité n’avait été prononcé dans un sens ou dans l’autre.

Observons que les faits ne sont pas niés par l’intéressé, et que les preuves par enregistrement sont patentes.

Ce procès devait se dérouler mars dernier, en même temps que les audiences de Cour d’Assises devant laquelle Colonna comparaissait en appel. Il avait été reporté pour éviter la confusion des genres.

En vérité, l’audience d’hier devant la 1ère chambre civile du TGI était bien inutile puisque en tant que Président de la République et en vertu de l’article 67 de la Constitution, Nicolas Sarkozy bénéficie d’une immunité juridictionnelle intégrale durant l’exercice de son mandat.

Me Pascal Garbarini :

« On n’est pas stupides, on sait que notre demande se heurte à l’immunité du président. Même si, vu qui a prononcé ces propos, on sait qu’aucune sanction n’est possible, on pense que malgré l’immunité du président, le tribunal peut constater l’atteinte à la présomption d’innocence. »

Considérant que le débat sur la culpabilité d’Yvan Colonna, « a déjà eu lieu à deux reprises, sans rire, Me Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy, a lâché :

« Nicolas Sarkozy a peut-être été visionnaire puisque ce qu’il a dit a été confirmé par deux cours d’assises. »

Pour sa part, Me Antoine Sallacaro s’est déclaré convaincu que Nicolas Sarkozy avait « obtenu » la condamnation du berger corse :

« C’est la problématique de l’oeuf et de la poule : Nicolas Sarkozy a-t-il été visionnaire ou précurseur ? »

Rappelons qu’Yvan Colonna a été condamné une première fois le 13 décembre 2007 par la cour d’assises spéciale à perpétuité pour l’assassinat du préfet Erignac. En appel une deuxième cour d’assises spéciale a confirmé ce jugement le 27 mars 2009 en l’assortissant d’une peine de vingt-deux ans de sûreté. Dans les deux cas les jugements ont été prononcés par les jurys en raison de leur intime conviction, sans preuve évidente.

Toutefois les jugements d’assises ne sont pas définitifs, puisque Yvan Colonna s’est pourvu en Cassation. Qui sera sans doute suivi d’une recours devant la Cour européenne des Droits de l’Homme.

Donc le procès d’hier n’était pas totalement inutile. Il s’agissait pour les avocats de Colonna de prendre date.

On peut cependant être surpris par la curieuse lecture du Droit pratiquée par Thierry Herzog, cet avocat éminent : il déclare coupable un homme avant jugement définitif.

Décision le 8 juillet.

Avec Matthieu Demeestere, Agence France Presse et l’article de Sophie Verney-Caillat, publié par rue89

http://www.rue89.com/2009/06/03/colonna-assassin-sarkozy-visionnaire-selon-son-avocat

Racisme anti-Corse, suite

02+01:00p31+01:0005bmar, 26 Mai 2009 07:53:02 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Ma correspondante Cécile m’adresse ce commentaire que je ne veux pas laisser en jachère :

Racisme quand tu nous tiens! Merci de votre vigilance! Je lis de nombreuses critiques élogieuses sur ce film – Le Prophète – jour après jour et aucun ne revient sur ce que vous évoquez. Il faut croire que le racisme anti-corse est si ancré en nous que cela ne provoque même plus de réaction dans ce pays! Il ne se passe pas une semaine dans ce pays sans une allusion à un cliché sur les Corses, que ce soit l’humour gras de Ruquier ou de Roumanoff ou de la part de journalistes censés être sérieux.

Aujourd’hui, quand on évoque l’innocence possible de Colonna, une des réponses qui revient le plus est « oui, mais les Corses, on les connaît, ils mentent comme ils respirent ».

Certains journaux parlent même de « témoin corse » en rajoutant bien les guillemets histoire de sous-entendre que le type ou la fille raconte des bobards. Ce sont ces clichés qui ont condamnés Colonna plus que tout autre chose à mon humble avis!

Le dirigeant nationaliste corse Jean-Guy Talamoni a demandé à l’Assemblée de Corse de « s’insurger » face aux « atteintes portées », selon lui, « à l’image de la Corse et des Corses », par le film de Jacques Audiard, Grand Prix du festival de Cannes.

Justice et réforme : en avant toute pour la refonte de la procédure pénale. Suppression des Assises en 1ère instance ?

19+01:00p31+01:0005bjeu, 21 Mai 2009 07:24:19 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Mise à jour le 20 mai à 22 h 34

Le commission Léger poursuit son travail de chambardement en matière de procédure criminelle. Après la suppression du juge d’instruction, le Comité de réflexion sur la justice pénale, présidé par le magistrat Philippe Léger, suggère une réforme des audiences criminelles. Sa dernière idée est d’introduire la procédure dite du « plaider coupable » (plea guilty dans la procédure américaine ) au niveau de la Cour d’Assises. Principe : si le prévenu accepte d’assumer sa responsabilité, sa peine sera allégée.

Cette procédure serait limitée à certains cas et requerrait l’accord du procureur. Le procès aurait toujours lieu et la cour prononcerait le verdict, mais l’audience se limiterait à l’examen de personnalité et des circonstances du crime. Une source indique que le quantum de la peine serait déterminé par le jury d’assises.

Cette mesure serait destinée à « lutter contre l’engorgement des Cours d’Assises »

Aussitôt, réaction virulente des syndicats de magistrats, aussi bien à l’USM, centriste et majoritaire, qu’au SM, classé à gauche. Le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) juge ce projet « aberrant ».

« Ce sera au détriment des règles du procès équitable, du contradictoire, du débat. C’est de la justice managériale », a observé Emmanuelle Perreux, Présidente du Syndicat de la Magistrature.

Est en particulier redouté le risque de voir des innocents avouer pour réduire la peine encourue.

L’Union syndicale de la magistrature (USM, majoritaire) voit le comité de réflexion qui avance cette idée en « apprenti sorcier ».

Doutant « du sérieux de cette commission », Christophe Régnard, président de l’USM, la considère comme un « apprenti sorcier de la procédure pénale ».

Une réforme plus large et plus importante est envisagée. Il s’agirait d’obliger les Cour d’Assises à motiver leurs arrêts. Ce qui n’est pas le cas actuellement, la Cour juge « en âme et conscience » sans qu’il soit possible de savoir à sur quels éléments de fait et de droit les magistrats et le jury prennent leurs décision.

Héritée des pratiques de l’Inquisition et de l’Ancien régime, cette absence d’attendus est considérée par la Communauté européenne comme contraire aux principes fondamentaux du Droit.

Il est en outre envisagé d’instituer un tribunal criminel de Première instance, jugeant dans jurés. Le jury n’interviendrait qu’en procédure d’appel.

Cette réforme aurait comme conséquence pratique la disparition des Cours d’Assises telles qu’elles fonctionnent à l’heure actuelle, et de pratiques qui apparaissent de plus en plus aberrantes, comme on a pu le constater notamment lors du dernier procès D’Yvan Colonna, en mars dernier, mais également lors du procèsde Jacques Viguier à Toulouse. Et plus encore lors de l’acquittement  par la cour d’assises d’appel de Rennes, jeudi 14 mai, de Youssef Zouini, 25 ans, condamné en 2007à dix ans de prison par la cour d’assises de Loire-Atlantique.

Le comité prévoit également que le président de la cour d’assises devienne un « arbitre au-dessus des parties » tout en conservant certains de ses pouvoirs. Il n’y aurait plus de traditionnelle lecture de l’ordonnance de mise en accusation en début d’audience pour ne pas fausser les débats, précise-t-on. L’accusation devrait alors résumer les charges contre l’accusé, défense et partie civile pouvant répliquer si besoin étant.

Autre nouveauté, la possibilité pour la partie civile de récuser les jurés, droit jusqu’ici réservé à l’accusation et la défense. Le comité propose également l’enregistrement audiovisuel ou sonore des débats.

Toute reste encore bien flou, et les « fuites dans la presse » ressemblent à s’y méprendre à des ballons d’essai.

Selon l’Agence Reuters, en 2006, les cours d’assises ont prononcé 2.516 décisions condamnant 3.493 personnes et en acquittant 250. En 2002, 2.413 arrêts avaient été prononcés condamnant 3.172 personnes et en acquittant 140.

La même année, les cours d’assises d’appel ont rendu 434 arrêts: 494 condamnations et 20 acquittements. En 2006, elles ont jugé 454 affaires, condamné 521 personnes et en ont acquitté 47, selon les données du ministère de la Justice. En 2007, les tribunaux ont homologué 45.731 convocations sur reconnaissance préalable de culpabilité

Le Comité de réflexion sur la justice pénale, présidé par le magistrat Philippe Léger, devrait remettre son  rapport définitif cet été. Ensuite le Président et le gouvernement trieront les propositions à retenir.

Colonna – projet de livre

50+01:00p31+01:0005bjeu, 14 Mai 2009 09:42:50 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Dès la fin du procès Colonna, j’ai pris contact avec un ami éditeur avec lequel j’ai beaucoup travaillé par le passé, afin de lui proposer un projet de livre à partir de l’affaire Colonna, de l’enquête au procès et des leçons qu’on peut en tirer sur le fonctionnement de la justice criminelle en France.

Mon ami m’a reçu avec chaleur. Je lui ai proposé un premier projet qu’il m’a demandé d’amender, avec juste raison d’ailleurs.J’ai modifié mon propos que je lui ai envoyé.

Et puis, plus rien. Comme si tout projet de bouquin évoquant la Corse devait se heurter à l’hotilité générale.

En rappelant que j’ai déjà publié une quinzaine de bouquins, ce qui signifie que je ne suis pas un amateur, de nouveau, le silence. Je tiens à vous mettre au courant en vous communiquant l’essentiel de mon projet.

J’aimerais si possible que vous me transmettiez votre point de vue

Derrière le berger corse, la Justice d’Etat

§ Il n’est pas forcément évident de revenir sur cette longue saga de l’affaire Colonna, commencée en février 1998, et toujours pas achevée puisque toutes les voies de recours judiciaires ne sont pas épuisées.
Pourquoi proposer de reprendre ce dossier, de raconter le procès vécu au jour le jour par l’auteur ; pourquoi replacer ce récit dans son contexte ?

§ Préambule en forme d’ouverture : Faites entrer l’accusé, l’accusé dans sa cage de verre. Le quatrième procès d’assises sur la même affaire : l’assassinat du préfet Erignac. Peu importe que l’accusé soit coupable ou non. L’enjeu du procès n’est pas dans l’enceinte de la Cour d’assises. Il dépasse, et de loin, la personnalité somme toute modeste de celui qu’on a coutume de désigner comme le « berger corse ».
Portrait en buste dans une cage de verre.
Qui et Yvan Colonna. Une relation douloureuse entre un père et un fils corses. Déchirés par la politique et réconciliés par la tragédie. Pourquoi est-il retourné au village comme berger ?
Yvan Colonna se réinstalle sur ses terres. Il devient pion, maître-nageur, coupeur de bois et finalement berger. Militant corse surtout. Pourquoi ce retour aux sources «Ma région me manquait», lâchera-t-il laconiquement devant les juges. Propos lapidaires. On ne parle pas beaucoup en Corse. La chronologie judiciaire, elle, est plus éloquente. Elle montre que, lorsque le paternel revêt l’écharpe tricolore, le fiston enfile la cagoule nationaliste. Tuer le père d’abord. Et à travers lui cette France qui décide de tout.
Yvan connaît sa première arrestation en 1983 pour avoir accusé par voie de tract un sénateur d’être un assassin. Il est relâché. Ses compagnons du FLNC sont inculpés pour reconstitution de ligue dissoute. Quelques mois plus tard, la police retrouve l’arsenal du parfait petit poseur de bombes dans la propriété familiale des Colonna. Il affirme s’être ensuite retiré du militantisme actif.
Mais, selon l’accusation, son retrait proclamé cache en réalité son glissement progressif vers la dissidence. Les germes d’une cellule dormante, dans le secteur de Cargèse, réputée abriter l’élite des poseurs de bombes corses, sont là
Rappel rapide des faits, selon les éléments recueillis durant les audiences
Le 6 février 1998 à Ajaccio, meurtre prémédité d’un préfet de la République.
La personnalité du préfet Erignac et de son épouse
Les enquêtes menées dans les jours qui ont suivi, telles que j’ai pu les reconstituer.
La dénonciation du Président Sarkozy
Pourquoi cette dénonciation en forme de dépit ?
La revendication du meurtre par un « groupe des anonymes ».
Les enquêtes bâclées des différents services de police. La « piste financière et agricole » suggérée par le premier enquêteur ?
Les enquêtes à charge des juges d’instruction : Bruguière, Thiel, LeVert
Les arrestations
Les arrestation du « groupe du Nord »

Première partie – Un procès extravagant
Tout au long d’une extravagante saga, l’accusation contre Yvan Colonna va émerger avant de s’affirmer au cours d’une procédure criminelle parfaitement exceptionnelle et sans précédent.
En effet, il faudra trois services de police plus ou moins en rivalité entre eux, trois instructions menées par trois juges et quatre procès avant d’aboutir à… rien du tout.
Selon la loi, selon les débats on ignore toujours qui a tué le Préfet Erignac. Seule certitude absolue, que personne ne conteste,  ne peut contester et que je rappelle : le Préfet a été assassiné de trois balles dans la nuque aux environs de 20 h 56 le 6 février 1998.. Mais qui portait l’arme ? Aucune certitude, rien qu’une intime conviction des trois juges d’instruction, des vingt et un magistrats du siège qui ont jugé ; des six procureurs qui ont requis ; des avocats des parties civiles qui se sont relayés pour porter les plus graves accusations. Sans grand fondement et souvent d’une façon assez fantaisiste, comme nous aurons l’occasion de le constater.
On a accusé l’auteur de ces lignes, on l’accuse encore pour ne pas dire qu’on « l’incrimine », d’être de parti pris, d’avoir choisi le camp d’Yvan Colonna contre Dominique Erignac et l’accusation.
Je n’ai pas choisi de camp car je ne suis toujours convaincu de rien. Ni culpabilité, ni innocence.
« Toi qui le croit innocent, m’a lancé le procureur Kross dans les couloirs du Palais de Justice, qu’est-ce que tu crois ? »
Inlassablement répétée, ma réponse, , est simplissime.
« Je ne crois rien, et je n’ai pas plus d’élément que toi pour affirmer qu’il est coupable ou innocent. »
Après huit semaines d’audience, je dois avouer que je ne suis pas plus avancé qu’avant. Ni dans les faits, ni en mon âme et conscience, comme on dit.
En soi c’est un fait capital : Yvan Colonna a été condamné sur la base de témoignages flous, de faits mal établis.
Est-ce prendre parti que de mettre en évidence cette vérité ?

Pour comprendre : Après quinze mois d’une enquête émaillée de rivalités entre les différents services de police, six hommes considérés comme les membres du commando, moins le tireur présumé, seront interpellés en mai 1999.
Lors de leur garde à vue, l’un après l’autre il est développé dans la procédure que ces six hommes vont reconnaître les faits. Une action décidée, selon des aveux concordants, au cours de la deuxième quinzaine de janvier lors d’une réunion clandestine.
Dès ce niveau s’installe de premières incertitudes.
Cette réunion a-t-elle bien eu lieu ? Où ? Quand exactement ? Dans quelles conditions les « aveux » ont-ils été obtenus ? Comment ont-ils été corroborés par des témoignages de leurs proches ?

Les deux premiers procès contre Castela et Andriuzzi
La chasse à Colonna
Le premier procès Colonna
Le deuxième procès Colonna : comment on est passé d’une apparence de procès à un procès leurre.
La condamnation n’était pas inévitable, elle était programmée : la « confidence » du Procureur.

Deuxième partie – La foudre de Jupiter, l’Etat français.

La Justice dans son grand apparat est chargée de mener cette mission à bien. La législation antiterroriste et ses errements.
A cet égard, il est presque dommage qu’Yvan Colonna soit corse. Corse, donc vilipendé. Sinon son procès aurait beaucoup plus tôt pris les dimensions d’un incommensurable scandale d’Etat.
Comme il est corse, « c’est spécial » me confie un avocat.  Suffirait-il d’être corse pour ne pas exister au regard de la Justice, des Magistrats, des observateurs ?
La justice d’Assises – et la justice correctionnelle – instruments majeurs pour imposer la loi de l’Etat
Les documents détournés de Guantanamo
La question majeure des témoignages, fondatrice dans tous les procès en Assises
Outreau. La commission d’enquête remet en cause les conditions de l’instruction.
La Josacine

Les « six violeurs de Dijon ».

L’affaire Viguier. Le problème particulier des garde-à-vue. Pourquoi filmer les garde-à-vue
Le problème de l’intime conviction, une pratique moyen-âgeuse.
Le jury
Le jury en matière anti-terroriste
La législation anti-terroriste et la préservation des libertés. Citation de Le Carré : les libertés contre l’efficacité.

Troisième partie – Les racines de la Violence. Les positions totalement incompatibles des parties en Corse : la politique de Paris et de ses « alliés » dans l’île, contre la lutte âpre des indépendantistes qui dure maintenant depuis 1960, retour des rapatriés et attribution de terres dans la plaine orientale. Les efforts des groupes affairistes pour développer une Corse tout touristique. Le PADUC.
L’affaire Christian Clavier, plus symbolique l’affaire de la villa Aboulker. Les Corses nationalistes craignent d’être marginalisés dans leur île. Lutte contre les promoteurs, contre ceux qui ne nous regardent pas.
Ce que les Corses tiennent pour une main-mise des Continentaux sur leur paradis corse. Les conséquences du retour des pieds noirs, notamment à Carghese : ceux qui sont revenus contre ceux qui son restés.
Les propos vengeurs de Christophe Barbier en disent long sur l’idée des Continentaux à propos de la Corse.
L’assassinat du préfet Erignac a été le point d’orgue d’une âpre bataille qui se déploie alors depuis un quart de siècle. Dans le contexte particulier d’une politique considérée par une minorité nationaliste corse comme un « ethnocide »
Si elle prend de graves proportions en Corse, elle n’est pas propre à la Corse : où il apparaît clairement que l’entreprise de la colonisation française connaît en Corse un de ses ultimes soubresauts, après avoir laminé toutes les autres civilisations progressivement intégrées à la France.
Au demeurant glorifiée par Victor Hugo, retour sur la politique de conquêtes dites jacobinistes, qui ont accompagné la construction de l’Etat français. Jules Ferry et la prise suivie de destruction du Palais d’Eté. La pratique coloniale. Comment les « peuples asservis » ont été mis en première ligne pendant la première Guerre mondiale. On baraguine dans les tranchées. Les conquérants de l’Empire étaient aussi les premières victimes de l’Empire. Quand cette pratique coloniale s’est effondrée avec les défaites coloniales. Mais il restait un champ de manœuvre et d’action : les provinces rebelles.
Un laminage socio-culturel contraire aux principes fondamentaux définis par la Communauté européenne qui affirme que chaque pays doit assurer non seulement la protection de ses minorités mais en outre la survie de leur patrimoine culturel.
La mission du préfet Erignac selon sa lettre-confession, lue lors du premier procès Colonna, aujourd’hui oubliée.
« Ceux d’en face », ceux qu’on qualifie de terroristes, se sont également fixés leur mission
La « recolonisation » de la Corse avec les rapatriés d’Algérie. Carghese : on y revient. Il est logique que les conjurés soient originaires de cette bourgade.

Les vitupérations de Barbier, les manifestations d’avril 2009 à Ajaccio et Bastia, l’action constante des Basques de l’ETA et de leurs supporters français démontrent qu’on n’en a pas tout à fait fini avec ce divorce radical.

Epilogue : dans la même enceinte des Assises, des « bergers basques », des militants de l’organisation basque ETA sont jugés en juillet 2009. Ce nouveau procès de l’antiterrorisme apparaît comme une répétition de février 2009. Et nous n’oublierons pas non plus les poursuites suivies de condamnations plus ou moins sévères et peu argumentées contre les hyper gauchistes français ; contre les militants islamistes sortis de Guantanamo…
Et toujours en Assises, en avril 2009 quatre ans de prison pour trois petits attentats sans victime, dont l’un non reconnu. C’était le FLNC du 22 octobre.
Dans tous les cas, il ne s’agit jamais de justifier, de participer à des actions de soutien, mais bien d’expliquer, de donner à comprendre.

Annexes : documents
Les participants à la Cour d’Assises de Paris, spécialement composée,  9 février 2009
Communiqué des avocats d’Yvan Colonna, 27 mars 2009
Bibliographie
Liste des acteurs, indispensable pour comprendre le texte
index

Assises : Viguier déclaré innocent.

13+01:00p31+01:0005bven, 01 Mai 2009 16:53:13 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Jeudi, Jacques Viguier, le professeur de droit toulousain, a été déclaré non coupable par les jurés de la Cour d’Assises de Haute-Garonne au terme d’un délibéré d’à peine plus de trois heures.

Selon l’intime conviction des trois magistrats de la cour et des neuf jurés populaires, l’accusé n’a pas pas commis l’homicide volontaire dont il était soupçonné depuis neuf ans. Toujours selon eux, Jacques Viguier n’est pas non plus l’auteur de violences qui auraient entraîné la mort de son épouse sans intention de la donner. Leur verdict consacre l’innocence de Jacques Viguier qui a toujours nié les faits. Cet acquittement, loin d’être gagné d’avance, sonne comme un revers cinglant pour l’accusation.

Le second avocat de Jacques Viguier, le pénaliste Henri Leclerc avait souligné d’emblée la situation délicate de Jacques Viguier [qui] se débat dans une toile d’araignée parce qu’il est innocent et que les charges pèsent sur lui». Me Leclerc s’est attaqué aux policiers venus témoigner de leurs certitudes sur la culpabilité du prof de droit. «Une intime conviction policière ne suffit pas à faire une preuve. Il ne s’agit pas de croire, mais il s’agit de raisonner». Selon lui, les enquêteurs n’ont eu de cesse d’éclairer les faits à la lumière de leur hypothèse de départ, celle d’un Viguier coupable d’avoir tué sa femme qui voulait divorcer.

Donc acquitté au bénéfice du doute, alors que certaines charges paraissaient accablantes.

Cette décision vous évoque certainement la condamnation d’Yvan Colonne, au nom de l’intime conviction de la Cour et des jurés, sans aucune preuve décisive.

 » Ce parallèkle est absurde, me dit-on. Viguier n’est pas un politique, comme Colonna ».

Parce qu’il suffirait d’être taxé de « politique » pour être condamné d’avance ?

Corse : la colère d’Edmond Simeoni

53+01:00p30+01:0004bjeu, 16 Avr 2009 10:37:53 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Décidément, l’éditorial de Christophe Barbier n’en finit pas de déclencher les colères. Maintenant, c’est au tour du Dr Edmond Simeoni de prendre sa plume trempée dans le vinaigre. Le moins qu’on puisse dire que aujourd’hui conseiller territorial de la Corse, l’homme d’Aleria – la prise de la cave coopérative d’Aleria – et à ce titre une des figures emblématiques de l’autonomisme en Corse, n’est guère convaincu par les propos de Barbier.

Avec son autorisation, je reproduis ce texte diffusé hier le 15 avril.

Pitié… pour Barbier

Cette nuit, j’ai fait un mauvais rêve qui m’a laissé un sentiment de malaise : des jeunes corses avaient insulté gravement la France, avec des mots inadmissibles, blessants et indignes parce qu’ils stigmatisaient son passé esclavagiste, sa saga coloniale, la livraison des juifs aux nazis, qui, selon eux, ternissaient à jamais son image… Cette attitude me semblait injuste car on ne pouvait imputer à tout un peuple – un grand peuple – les errements de certains de ses enfants ou la politique de certains de ses dirigeants. Ou encore les périodes sombres de son histoire nationale.

Puis le réveil a chassé ce rêve, avec la lumière crue du soleil, la ronde des activités, la joie des enfants qui partaient à l’école.

J’ai retrouvé Internet et quelques messages indignés par la lecture de l’éditorial de l’Express, en date du 14 Avril 2009, signé de Christophe Barbier. Nous n’étions malheureusement plus dans le rêve. Mais dans la chronique trop fréquente, en France, du racisme ordinaire. Comme corses, nous avons l’habitude historique de subir des procès sommaires, des condamnations sans appel, des contre-vérités sidérantes, érigées en dogme mais là, Barbier dépasse toutes les limites.

Je connais ce journaliste besogneux que je subis parfois sur la chaîne 21 : il n’écoute pas, il n’analyse pas, il n’argumente pas ; il aboie mais la télévision de consommation est labile et le souvenir ne s’enracine même pas ; il glisse… Plus préoccupant est de lui voir confier le rôle d’éditorialiste, dans un des plus prestigieux titres de la presse française : l’Express, de Jean-Jacques Servan Schreiber, de Françoise Giroud. Les mânes de ces prestigieux ancêtres doivent en frémir.

Sous le titre ‘’Rage et pitié’’, sa prose est une véritable anthologie du racisme anti-corse, réfléchi, écrit ou suggéré ; selon lui, les nationalistes ont écrit sur les murs de Bastia, lors de la manifestation du 4 Avril 2009, « les Français dans le four » ; Barbier ne s’interroge pas ; ce tag, unique, isolé, scandaleux est-il l’œuvre d’un débile profond (et méritions nous alors d’être tous excommuniés ?), ou d’un inconscient dont on a tenu la main (?), ou peut-être d’un barbouze (?). Cette dernière hypothèse n’est pas farfelue quand on sait que l’Etat républicain, a couvert, de 1977 à 1980, une officine de barbouzes « Francia » qui nous a infligé 62 attentats, en toute impunité ; ou encore qu’un Préfet de la République, en faisant incendier une paillote, voulait de facto allumer la guerre civile en Corse. Cet aspect essentiel de l’affaire a été gommé, avec art.

Le procès « Colonna » le déchaîne ; Barbier dévide sa haine, incontrôlable ; il a le droit de ne pas aimer les nationalistes, de les critiquer, mais aussi de penser que Colonna est coupable ; cependant, il n’a pris ni la mesure, ni les interrogations de ce guet-apens judiciaire, stigmatisé par la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) et dénoncé, avec force, par de très nombreux journalistes français, notamment monsieur Jean-Michel Apathie (RTL), ou le chroniqueur judiciaire du Figaro, monsieur Durand Souffland, qui ont du talent et sont honnêtes.
Barbier éructe sa rage contre ‘’la majorité silencieuse, qui déplore toujours mais ne dénonce jamais’’, rage contre ‘’cette poignée de déments de l’identité, qui se prétendent un peuple et se comportent en gang, pas moins véreux et encore plus violents que leurs aînés’’, rage contre ‘’ces fous qui pensent que la Corse, si elle quittait le giron de la France, pourrait être autre chose qu’un tripot mis en coupe réglée par les mafias’’, rage contre ‘’ceux qui appellent honneur un clanisme cimenté par l’effroi, nomment tradition l’impuissance à relever les défis du progrès et baptisent solidarité le clientélisme et les brigandages’’.
Mais Barbier est humain ; il nous consent sa ‘’Pitié, néanmoins, pour cette île ravagée par les fièvres récurrentes de ses incurables archaïsmes’’, pitié pour ‘’cette Corse assoupie sur un trésor qu’elle n’arrive pas à féconder, qui a tant de mal à développer des affaires sans affairisme, à gagner de l’argent sans odeur de poudre ni de sang’’, pitié pour ‘’cette Corse malheureuse d’être en retard, de ne pouvoir se mettre à l’heure du XXIe siècle, parce que le tic-tac des bombes brouille celui des horloges de la modernité’’, pitié, enfin, pour « cette île où trop de gens trouvent du plaisir à faire peur’’.
Il est remarquable que si sous connaissons mieux que Barbier, et d’ailleurs nous les combattons, les méfaits du clientélisme et du mal-développement, on chercherait en vain dans cette diatribe, raciste, au vitriol, la moindre allusion à la responsabilité de la France, virginale, exemplaire, dans la situation actuelle de la Corse. La cause est entendue : le mal est consubstantiel au peuple corse ; la tare est génétique, rédhibitoire.

Barbier nous ouvre quand même la porte de la rédemption ‘’si la Corse, vite, renouvelle son adhésion au contrat social et au civisme républicain qui maintiennent la paix civile depuis plus de deux cents ans’’ ; étant bien entendu que les guerres d’Indochine et d’Algérie étaient de simples opérations de police !!!

Il est de l’intérêt de tous les démocrates en France et dans l’île, de toutes les consciences éclairées, des élus insulaires, des corses et Amis de la Corse, de protester légalement contre de tels propos, insultants, infondés dont le contenu raciste est évident ; l’enjeu est clair : ils font le lit de la haine réciproque et sont aux antipodes de l’indispensable nouveau contrat à établir entre l’Etat et la Corse, respectueux des intérêts légitimes des parties et seul capable d’instaurer le développement et d’enraciner la paix.

Par la même occasion, je vous signale que Frédéric Porsia, le responsable du site Amnistia, était descendu à Bastia pour assister à la manifestation des protestataires, le 4 Avril 2009, qui a si mal tourné. Porsia n’était pas là par hasard : le site internet Bakshish lui avait confié la mission de tourner un reportage en vidéo. Pris à partie par les manifestants qui ont saisi sa caméra, Porsia a eu le plus grand mal à se tirer d’affaire.

Corse : la manifestation de Bastia

59+01:00p30+01:0004bdim, 05 Avr 2009 10:51:59 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

En soirée de samedi, une centaine de militants nationalistes corses, pour la plupart cagoulés et porteurs d’armes préparées à l’avance et d’explosifs ont affronté les CRS. Cette manifestation a rassemblé 1.500 personnes selon la police, 15.000 selon les organisateurs.

Peu après 22h00, on dénombrait une trentaine de CRS commotionnée, dix blessés dans un état grave. Gilles Leclair, coordinateur des services de sécurité en Corse, n’a pas hésité à parler de « guérilla urbaine » et une « campagne de désinformation des nationalistes » sur les conditions de la blessure du collégien.

Cette manifestation contre « les violences policières », qui a rassemblé 1.500 personnes selon la police, 15.000 selon les organisateurs, était organisée samedi à l’appel de la plupart des organisations nationalistes corses après la manifestation de soutien à Yvan Colonna lundi au cours de laquelle un collégien de 15 ans avait été blessé.

« On a monté la tête à certains jeunes alors qu’on n’a aucune certitude sur circonstances dans lesquelles le collégien a été blessé ».

La thèse de la police soutient que le collégien est tombé en avant dans une bousculade, son visage « s’écrasant contre une grenade lacrymogène active ».

Outre les blessés, plusieurs bâtiments publics et des établissements bancaires ont été dégradés.

Dans la journée de dimanche, Michèle Alliot-Marie, la Ministre de l’Intérieur, s’est précipitée à Bastia au chevet des CRS blessés, elle a dénoncé « les violences inadmissibles commises par une poignée d’individus qui ont pour but de s’en prendre à tous les symboles de l’Etat », mais aussi « la lâcheté de ceux qui mettent les jeunes en avant lors des manifestations ». Le mot de lacheté est décidemment récurrent pour désigner les Corses.