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Politique : les récompenses et les punitions

51+01:00p30+01:0006bmer, 24 Juin 2009 09:27:51 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Donc voici le nouveau gouvernement. Huit entrants, huit sortants. Huit punitions, huit récompenses. Un dosage digne du radical-socialisme d’antan. On est quand même assez loin de l’Union nationale que Mon Président souhaiterait incarner.

Le remaniement du gouvernement devait être minime, il s’est transformé en une recomposition profonde au niveau les personnes, mais pas dans les équilibres politiques.

Une grande « gagneuse » : Michèle Alliot-Marie, propulsée Place Vendôme. Elle a su renforcer sa présence en devenant Garde des Sceaux, ministre d’Etat. Mais elle hérite aussi des prisons à un moment où la France est très critiquée pour sa gestion calamiteuse du monde carcéral.

On peut au moins espérer qu’elle se montrera plus maligne avec les magistrats que Rachida Dati enfin renvoyée vers d’autres cieux, avec laquelle elle ne rivalisera sûrement pas sur le registre de la mode bling-bling : depuis qu’elle a été Ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie a avalé un sabre et ne quitte plus son battle dress

Brice Hortefeux obtient enfin l’Intérieur, son rêve. C’est le grand confident du Président, l’ami de toujours, plutôt dans le genre musclé.  Il quitte les affaires sociales qu’il avait à peine effleurées.

Trois autres grands gagnants, parce qu’ils ne bougent pas : Christine Lagarde (Économie), pourtant donnée partante, Jean-Louis Borloo (Développement durable) et Hervé Morin à la Défense.

Une seule vraie surprise, en forme de coup médiatique, le choix pour la Culture de Frédéric Mitterrand, neveu de l’ancien président de la République, et directeur de la Villa Médicis à Rome.

« C’est une capture patronymique! Pour l’opinion, j’admets que ça pourra troubler », confie François Hollande.

Il faut paraît-il voir la main de Carla Bruni dans cette désignation. Au moins la culture sera-t-elle animée par un vrai connaisseur.

Xavier Darcos quitte l’Education, dont il était très las et où il n’a pas été merveilleux, pour les Affaires sociales, un portefeuille tout aussi inconfortable en cette période de crise.

Le dossier de l’Éducation revient à Luc Chatel. Qui conserve le porte-parolat.

Autre promotion spectaculaire, celle du villepiniste Bruno Le Maire, qui, du secrétariat d’État aux Affaires européennes, passe au ministère désormais baptisé «de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche».

En acceptant un nouveau ministère de l’Espace rural et de l’Aménagement du territoire, le sénateur lyonnais et centriste Michel Mercier a finalement consenti à rompre avec son ex-ami François Bayrou, Christian Estrosi revient au gouvernement avec le titre de ministre de l’Industrie auprès de Christine Lagarde. Mais loin du domaine de la sécurité dont il rêvait
Rama Yade passe des Droits de l’homme, poste supprimé, aux Sports.

Du côté des récompenses à double détente le sénateur Henri de Raincourt (Relations avec le Parlement) qui s’est montré peu favorable à la réforme régionale ; lui confier un portefeuille est une manière de le neutraliser ; la Guadeloupéenne et conseillère à l’Élysée Marie-Luce Penchard prend le Secrétariat d’Etat à l’Outre-mer qu’elle va inaugurer mercredi et jeudi en Martinique et en Guadeloupe. Mme Penchard était conseillère technique du Président depuis mai 2008, elle y a donc vécu toutes les conséquences des troubles outre mer survenus depuis mars 2009. Elle est aussi et surtout la fille de l’indéboulonable Lucette Michaux-Chevry.

L’eurodéputée d’origine maghrébine Nora Berra est chargée des Vieux, poliment baptisés Aînés, tandis que Pierre Lellouche récupère les Affaires européennes

Les punis : Christine Albanel, critiquée pour sa gestion de la loi Hadopi ; Christine Boutin, parce que, dit-on, elle ennuie le Président, Bernard Laporte, probablement parce que son nom est trop souvent apparu dans des affaires contestables. Roger Karoutchi, André Santini et surtout Yves Jégo, pour sa gestion calamiteuse du dossier de l’Outre-mer.

Donc : voilà tout ce que vous devez savoir, et qu’on ne vous dira pas forcément, sur cette distribution des prix et cette volée de bois vert !

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Le catacysme grippal renvoyé à l’automne

05+01:00p31+01:0005blun, 04 Mai 2009 09:43:05 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

L’effrayante épidémie de grippe A, dite mexicaine ou du porc, aurait franchi son cap maximum durant le week-end, affirment les autorités mexicaines. En tout moins d’un millier de personnes atteintes, au maiximum une dizaine de morts avérés. Moins qu’un simple week end sur la route en France.

Mais rassurez-vous, bonnes gens. Dangereux cassandres, les « grippologues »  nous révèlent que la pandémie n’en était qu’à sa première offensive, bénigne. La véritable pandémie ravageuse est prévue poue l’automne. Donc, enlevez vos masques, gardez-les pour le mois d’octobre.

Politique : les Sarkologues et la politique de la peur

41+01:00p31+01:0005blun, 04 Mai 2009 09:33:41 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Les Sarkologues sont à l’œuvre, et dans le flou.
Dans le temps, au temps béni de la Guerre Froide qui permettait toutes les conjectures stratégico-jus de crâne, la presse française comptait un nombre impressionnant de Kremlinologues. Des spécialistes du Kremlin mystérieux, qui n’y connaissaient pas grand chose, sauf en matière de gamberge sans fondement.
Voici les « logues » de retour. Aujourd’hui, le genre s’est déplacé vers les supputations savantes à propos intentions prêtées au Président.
Ce qui nous vaut un excellent « papier » de Sophie Louet, opérant au service politique de l’agence reuters.
Les ministres à la merci d’un remaniement à géométrie variable, écrit-elle, en expliquant que la ligne de conduite du Président mène tous les ministres à se poser des questions sur leur avenir, et même leur avenir  immédiat. Ce gouvernement est caractérisé par l’incertitude, la peur du lendemain qui ouvre la voie à tous les dérapages. Qui appartiendra demain à l’équipe ministérielle ? Quand le remaniement sera-t-il annoncé ?
La lutte féroce menée par Rachida Dati pour se maintenir aux affaires a pour conséquence le report de jour en jour d’un remaniement pourtant rendu indispensable par les élections européennes. Comme elle s’agrippe dans son fauteuil de la Place Vendôme, le ministre agricole Michel Barnier ne peut décemment pas se consacrer à sa campagne électorale sans être présent au gouvernement. Pour la suite, c’est l’effet château de cartes : de proche en proche et de façon simultanée les ministres s’accrochent à leur maroquin. Tout en rêvant de piquer celui du voisin et en cauchemardant : et si je n’étais plus de la partie ?
Chaque soir, la « peur au ventre », ils quittent leur bureau doré sans savoir s’ils pourront y rentrer demain matin. Mon Président gouverne ainsi par la peur. Et les coups de gueule contre ceux qui affichent la moindre ambition.
Alors, voyons le détail développés par notre consoeur.
Pour remplacer Michel Barnier, tête de liste de la majorité en Ile-de-France, le nom du centriste Michel Mercier, 62 ans, revient avec insistance. Nicolas Sarkozy poursuivrait ainsi l’ouverture promise et s’offrirait au passage « une prise de guerre », puisque le sénateur du Rhône, président du groupe centriste au Sénat, est un ami de longue date de François Bayrou et le trésorier du Mouvement Démocrate (MoDem).
Le ministère de la Justice cristallise les ambitions : Xavier Darcos, meurtri par son parcours contrarié au ministère de l’Education, tourne ses regards vers la place Vendôme. Mais aussi Jean-Louis Borloo, las de l’Ecologie, qui se verrait bien aussi à l’Education. Pour ce poste on a même invoqué l’hypothèse incongrue de  Claude Allègre, bien que l’ancien ministre socialiste de l’Education soit haï par le monde de l’enseignement depuis qu’il a proclamé en en 1997 qu’il fallait « dégraisser le mammouth ».
Dans ce  Meccano troublant apparaissent aussi Yves Jégo, donné partant après la gestion de la crise outre-mer, Christine Albanel et Roger Karoutchi, blâmés et donc affaiblis pour le rejet du projet de loi de lutte contre le piratage internet. La ministre de la Culture et le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement pourraient être  remplacés respectivement par Luc Chatel, ainsi promu, et Alain Joyandet.
Ne doutant de rien, Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la Famille, a ouvertement brigué l’Intérieur, la Défense ou l’Education, portefeuille auquel elle aurait ajouté la Famille. Quant à Hubert Falco, secrétaire d’Etat à l’Aménagement du territoire, il avait plaidé pour « un ministère autonome » dans Le Figaro.
La nomination de poids lourds de la majorité est écartée par des sarkologues patentés. . L’ancien Premier ministre Alain Juppé a coupé court aux rumeurs en annonçant sur son blog qu’il se consacrerait exclusivement à la mairie de Bordeaux. Philippe Séguin, premier président de la Cour des comptes, répète à l’envi n’être « candidat à rien ».
La dernière rumeur ajoute à la liste des prétendants à un portefeuille Paul Giacobbi député PRG et président du conseil général de Haute-Corse.
Pourquoi l’émergence soudaine de ce député, corsiste, allié des nationalistes « modérés » du clan Simeoni, qui ambitionne manifestement de prendre la présidence de l’Exécutif de la Corse, lors des prochaines élections en 2010 ?
Pour toute réponse un calcul tordu, dans la droite ligne des « ouvertures politiques » pratiquées par Nicolas Sarkozy : si Giacobbi devait accepter la proposition du Château, alors on assisterait à un bouleversement radical de la donne politique en Corse. Giacobbi, une fois ministre, sortirait de l’échiquier politique de l’île et ceci pour le grand bonheur de l’UMP… dont le porte-drapeau n’est autre que Camille de Rocca Serra. Ami personnel de Nicolas S., l’actuel président de l’Assemblée territoriale est un outre à être le chef de la dynastie familiale qui règne dans l’extrême Sud de l’île ! L’arrivée au gouvernement de Giacobbi au gouvernement serait un ferment supplémentaire de zizanie.
Sophie Louet note que la « stratégie de la tension entretenue par les remaniements perlés de Nicolas Sarkozy a eu un effet déstabilisateur mais parfois désinhibant sur des ministres aux prétentions inversement proportionnelles à leur portefeuille. »
Le dernier mot appartiendra naturellement à Nicolas Sarkozy.