Posts Tagged ‘Sécurité’

Mon clavier, 27 décembre

35+01:00p31+01:0012bdim, 27 Déc 2009 10:00:35 +0100+01:00 9,2008

§ Le ” grand emprunt”, 35 milliards à ajouter à la dette publique française ! Même si mon Président considère que ce n’est pas de l’endettement ! Dont 10 milliards pour “l’excellence universitaire”. Et, par conséquent, développement d’une schéma d’une université à deux vitesses : les grandes, les excellentes, et les autres, les désérhentes, les omnibus de l’enseignement supérieur.

§ “Mon Président” nous ruine pour donner beaucoup de plaisir aux riches. Et à lui. Pour comprendre, analysez l’évolution et le profil et du déficit budgétaire – qui avec 141 milliards d’euros va atteindre près de 8,5 % du PIB – et de la dette publique, 84 % du PIB. finances-publiques-il-nous-ruine La baisse de la taxe sur la publicité de l’audiovisuel privé en est un bon exemple

§ Attentat de Détroit : round up complet (en anglais) sur mon blog Le Monde. tts-securite-aviation-ca02f96.html
Avec quelques commentaires en français sur le mode opératoire du Nigérian attentat-delta-suite-et-eclaircissements

Filmée par un passager, l'arrestation du Nigérian à bord de l'Airbus de la Delta. C'est à ma connaissance la première photo montrant l'interpellation en live d'un "terroriste".

Et une question essentielle : où était le détonateur ? pyrotechnie-une-bombe-impossible Bonne occasion pour nous casser encore un peu plus les pieds. Pourraient pas nous laisser tranquilles, ces gus ?

§ Les policiers municipaux en grève… de-drole-de-jaunes-les-asvp-briseurs-de-greve
§ People : il a séduit des femmes avec ses philtres végétaux, ses baumes, ses blushs, ses bâtons de rouge à lèvres aux doux noms de fleurs ou de minéraux et ses petits cadeaux pour les plus fidèles parmi elles…   Yves Rocher, le fondateur de l’entreprise de cosmétiques qui porte son nom, est décédé ce samedi à Paris à l’âge de 79 ans. Il laisse derrière lui une entreprise réalisant 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires, avec 15 000 employés.
§ Et, naturellement, vous pouvez toujours lire :
  • Dans le Secret des Services, aux Editions Denoël. Avec le récit détaillé de l’affaire Clearstream. Et de l’affaire Farewell, de première main, là aussi.
  • Nuits bleues ou la saga d’un fugitif, roman nuits-bleues-la-saga-dun-fugitif. Version modifiée le 18 novembre 2009.
  • le manuscrit de la “Sérénade italienne” en chargement libre fiction-la-serenade-italienne

autopub : Vous pouvez  commander ( payant) sous forme de livre papier  mon thriller la “Sérénade italienne”, sur  http://www.lulu.com/fr . Malheureusement, en raison de frais d’envoi élevés puisque l’impression est effectuées à Raleigh, Caroline du Nord, aux Etats-Unis, le livre est un peu cher. J’ai reçu mon premier exemplaire. Belle édition, mais, pour le moment, imprimée un peu petit. C’est mieux que rien… Je vais essayer d’améliorer. En fonction du résultat je compte suivre la même voie pour Nuits bleues.

Expulsion d’Afghans : tollé à gauche. Et à droite

37+01:00p31+01:0010bjeu, 22 Oct 2009 11:59:37 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Billet modifié à 13 h 20 jeudi

Pas gentil, Le Post, de rassembler les critiques virulentes qui se sont élevées à droite contre l’expulsion d’Afghans :

A droite, la nouvelle fait polémique. Tous ne soutiennent pas la politique d’immigration menée par le gourvernement.
« Eric Besson nous a trompés. (…) J’avais jusqu’à présent confiance en lui », lâche Etienne Pinte sur Europe 1, avant de rajouter: « Nous ne souhaitons pas qu’il y ait des renvois d’Afghans dans un pays en guerre. »

Françoise Hostalier, s’est exprimée mardi dans une interview accordée à la Voix du Nord. La députée UMP du Nord et vice-présidente du groupe d’amitié franco-afghan à l’Assemblée estime que « renvoyer des Afghans contraints et forcés est criminel »

D’ailleurs, même France 2 a consacré un reportage à la question. C’est dire toute l’estime que le « milieu médiatique » porte à Besson, et derrière lui, au gouvernement. Je sais : nous commentons, ils agissent. Comme pendant la guerre : on protestait dans les tracts de la résistance, le contrôleur général de la police René Bousquet – lui aussi transfuge de la gauche – agissait, oeuvrait en faveur de la déportation.

Dans l’Express, ce billet qui raconte l’arrivée en Afghanistan de l’un des expulsés. aghanistan-le-retour-force-de.php?XTOR=EPR-181

Expulsions : billets plus chers qu’en 1ère classe sur Paris NewYork ? Tel est le résultat du calcul de Georges Fleurot, pubié hier sur Slate.com :

Officiellement, le coût total des reconduites forcées est estimé à 415,2 millions d’euros pour l’année 2009, soit 20.970 euros par personne en se basant sur l’estimation de 19.800 reconduites forcées cette année. Ces données sont celles d’un rapport du Sénat rédigé par la commission des Finances à l’occasion de l’examen du budget 2009 du ministère de l’Immigration. Ils ne prennent pas en compte les services des préfectures compétents dans ce domaine, l’aide juridictionnelle attribuée aux personnes retenues, ainsi que le coût du contentieux devant les tribunaux liés à la rétention administrative et à la reconduite à la frontière. On peut imaginer qu’avec ces coûts supplémentaires, la somme totale dépasse les 500 millions d’euros. Pour comparaison, c’est le montant du plan d’aide à la jeunesse présenté par Sarkozy en septembre.

Il serait peut-être plus simple de donner cet argent aux réfugiés, pour les réinstaller en France, non ?

A lire aussi, émanant du blog (PS) bugbrother : plus on arrête des sans papiers moins on en expulse. Peut-on m’expliquer ? 80-des-sans-papiers-arretes-sont-relaches

Le « terroriste » du CERN l’est-il vraiment ?

39+01:00p31+01:0010bmer, 14 Oct 2009 09:16:39 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Le Matin de Lausanne est revenu sur l’arrestation de Adlene Hicheur, « l’Islamiste » supposé de Valance, collaborateur à un niveau modeste de l’Institut fédéral de technologie  de Lausanne. Le quotidien suisse cite :

Bruce Schneier, un expert américain en sécurité, se montre très sceptique dans ce genre de cas. Dans son article «Portrait du terroriste moderne idiot», il conseille de ne pas se laisser terroriser par des aspirants terroristes et des complots irréalistes. Il souligne aussi «qu’arrêter des gens avant qu’ils n’aient exécuté leurs plans revient à prouver des intentions, ce qui fait rapidement glisser sur le terrain du crime de la pensée. Régulièrement, les accusateurs utilisent de la littérature religieuse obscurantiste trouvée chez l’accusé pour prouver ce qu’ils croient. Cela peut déboucher sur des débats de théologie islamique en audience.» De là à imaginer que le préambule de la thèse en physique des particules que A.H. a présenté en 2003 à l’Université de Savoie sera utilisé contre lui, il n’y a qu’un pas. En introduction, il a en effet écrit: «Tout d’abord, je remercie Celui qui m’a donné la force, la persévérance et l’endurance nécessaires pour mener ce travail à terme.»

La rédaction de la revue Nature a pu prendre contact avec Halim Hicheur, le frère d’Adlene, qui défend son ainé avec vigueur :

But speaking exclusively to Nature, Adlène Hicheur‘s brother Halim Hicheur claims that the charges are unjustified. He does not deny that family members frequently trade e-mails with people in Algeria. But he categorically denies there was any email correspondence with al-Qaeda. « Most of my family is from Algeria, » he says. But he maintains that there is nothing in his family’s background « that would have made us think about violence ».

« We are Muslims, we have never hidden this, » Halim adds.

Contrary to several press reports, Halim is a 30-year-old postdoc in biomechanics working in Germany and says that he was not arrested with Adlène on Thursday. « I have never been contacted by the police, » he says, explaining that it was their 25-year-old youngest brother who was picked up by police and released without charge on 10 October.

Based on conversations with other family members, Halim believes that Adlène’s arrest is probably connected to a land purchase in Algeria. Halim told Nature that just before the police raid, Adlène withdrew €13,000 (US$19,200) in cash with which to purchase land near the family’s ancestral home of Setif in northeastern Algeria. He says that the police were initially asking questions about the money.

Je dois ces précisions au professeur Jean-Pierre Lees, directeur de thèse d’Adlene Hicheur. Cette déclaration a le mérite de lever le doute sur le vrai prénom d’Hicheur, défini à l’origine comme Halim, par confusion avec son frère.

Un autre lecteur m’apporte des précisions fort intéressantes sur le CERN et les éventuelles liaison avec la recherche « nucléaire » – au sens de l’untilisation de l’énergie fissile comme capacité de destruction.

A titre de comparaison, les capacités de ce chercheur à fabriquer une bombe atomique sont à peu près mêmes que celle d’un chercheur émérite en cosmétique (citons L’Oreal par exemple) à fabriquer un missile transcontinental (c’est à dire, proche de 0). Or cela peu de journaliste le savent, ou ne veulent le croire.

Pour information, le CERN est issus d’une collaboration internationale impliquant plus de 80 pays à travers le monde. (Pour la liste des Etats, voir wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_europ%C3%A9enne_pour_la_recherche_nucl%C3%A9aire )

La plupart de ces Etats ne seraient pas présent s’il y avait le moindre risque de compromettre la sécurité nationale par la biais des travaux effectués au CERN.

Cette affaire Hicheur met surtout l’accent sur les limites et les incertitudes de l’action policière à la DCRI, en matière de contre-espionnage. Je pense en fait que le chercheur a manqué de prudence et de vigilance.

3000 comptes en Suisse : une liste bidon

42+01:00p31+01:0010bsam, 10 Oct 2009 16:56:42 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Comme je le subodorais, la « liste des 3000 comptes en Suisse » [supposés clandestins] annoncée à grand fracas par Eric Worth, le ministre du budget, s’avère complètement bidon. En elle-même cette liste n’a pas d’existence réelle. Ce que le ministre brandit c’est la liste d’établissements financiers français qui dans le cadre de relations d’affaires normales ont procédé à des virements en banque à banque entre des entités françaises et des entités suisses, et vice versa. En effet, les banques françaises sont tenus par la loi de déclarer tout mouvement de fonds entre la France et les pays étrangers.

Un conseiller juridique malin a demandé à la cellule chargée de la régularisation des avoirs française détenus à l’étranger, pour le compte des « ses clients », sans préciser leur identité. Et c’est ainsi qu’il a pu consulter la fameuse liste, laquelle ne recèle naturellement aucune information importante.

Mon informateur m’indique :

« Depuis longtemps, il n’y a que les débiles mentaux qui ont pu imaginer qu’ils pouvaient transférer sans problème par simples virements des fonds à dissimuler en Suisse. »

Point à la ligne et fermes le ban.

D’ailleurs, depuis qu’il a été gentiment rappelé à Eric Woerth qu’il avait beaucoup fréquenté les gérants de fortune suisse pendant la campagne présidentielle, on doit constater que le ministre est devenu beaucoup plus discret ! Quand on mont un coup, il faut avoir d’emblée tous les atouts dans sa manche.

Alerte verte : pour prévenir la grippe A

14+01:00p31+01:0010bjeu, 01 Oct 2009 17:42:14 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Je reçois d’un de mes très chers correspondants ce message que je ne peux passer sous silence. Dans votre bien. A bon lecteur, salut. Et Salud. Salute. Pace e salute. Santé.

Pas de panique

Vous avez sûrement entendu les propos rassurants de Roselyne Bachelot sur le fait que la France dispose de traitements en quantité bien suffisante pour traiter, le cas échéant, la fameuse « Grippe Porcine »
Evidemment, elle a évoqué le Tamiflu, également utilisé contre la Grippe Aviaire.
Depuis, tous les anxieux se précipitent dans les pharmacies pour obtenir ce fameux Tamiflu, qui n’est d’ailleurs délivré que sur ordonnance.

Surtout  pas de panique, mes amis !
En effet, de quoi est constitué le Tamiflu ?
Eh bien d’Ostelamivir, qui est produit à  partir d’Acide Shikimique, lequel tire son nom du Shikimi, autrement dit la vulgaire Badiane Japonaise.
Or qu’est-ce que la Badiane ?
Eh oui, c’est bien la fleur qui contient l’Anis Gras que l’on utilise dans la fabrication de notre Pastis.
Alors, un seul bon conseil !
Si vous voulez être vraiment immunisés contre cette Grippe Porcine
….
Buvez du Ricard, du Casanis, …. !
Et surtout commencez la vaccination dès ce midi au bar du coin !
C’est très important !

Ce message est bien sûr libre de toute publicité.

Mon clavier, 22 septembre

33+01:00p30+01:0009bmar, 22 Sep 2009 08:30:33 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

§ Aujourd’hui, dans un billet à part : la semaine diplomatique infernale de Barack Obama, et de Mon Nicolas Sarkozy, autoproclamé Président du Monde à Pittsburg.

obama-et-sarkozy-sur-le-pont

§ Quand Dominique de Villepin réécrit l’histoire : dans sa déclaration liminaire à son procès hier, il a rappelé triomphalement que le 21 septembre était l’anniversaire de la République (la III°). Sauf qu’il a mauvaise mémoire et qu’il connaît mal les rues de Paris : la rue du 4 septembre, qui part de l’Opéra, commémore bien la fondation de la III° République : le 4 septembre 1870. Il est vrai que Villepin ne doit guère parcourir les rues de Paris, et encore moins de ce quartier.

Mais, gentil, un de mes correspondants suggère que Villepin a évoqué la fondation de la 1ère République. En effet, un 21 septembre… 1793.

§ Hier, j’ai été entrainé dans deux interventions audiovisuelles : le matin avec Jean Leymarie, sur France Info, pour raconter comment les Affaires ont été utilisées en politique par le passé ; et le soir sur BFM-TV, dans une émission expérimentale, autour du thème Clearstream. Le principe de l’émission impose que les participants interviennent à distance, par l’intermédiaire de la vidéo diffusée par le biais de Skype. Je ne suis pas enthousiasmé : c’est très désagréable de causer sans voir l’animateur et les autres partenaires.

Et ce matin, rebelote avec BFM-Radio.

§ Georges Moreas, dans son blog, s’inquiète de la main mise par la CIA des informations émanant de Swift. Il oublie de préciser que cette surveillance sourcilleuse est une conséquence des grandes lois sur la Sécurité adoptées par les EU après le 11 septembre 2001.

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§ Lettre d’un citoyen irrespectueux, quoiqu’il en dise

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§ Casse industrielle : 10 000 emplois supprimés chez Opel ?

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§ L’Etat va lancer un appel d’offres pour 50 000 véhicules électriques

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§ A lire, pour votre amusement, et votre édification

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§ Mise en ligne sur Daily Motion des vidéos des vacances de Nicolas S. et Carla à Cap Nègre. On connaissait déjà les images fixes, on voit désormais l’animation. Mais qui a laissé filmer ça, alors que la bulle de sécurité autour de la propriété dépasse très largement la portée des téléobjectifs ? Le Service de com’ de l’Elysée ?

§  Une vidéo à hurler de rire : Carla chantant, revue et corrigée par les irrespectueux du Groland.

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C’est presque aussi drôle que d’entendre Nicolas évoquer les « greffes de la foi » pendant son discours à Villejuif.

§ Gardes à vue : l’inflation. Vous vous souvenez peut-être qu’à l’Alpe d’Huez un gendarme avait menacé mon épouse d’une garde à vue, parce qu’il n’avait été ni attentif ni respectueux ? Malheureusement, ça continue, les gardes à vue volent aussi vite que les projectiles de flash ball, comme en témoigne cet incident survenu à Plan de Cuques, raconté par La Provence.

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§ Et vous pouvez toujours lire…

  • Dans le Secret des Services, aux Editions Denoël
  • le manuscrit de la “Sérénade italienne“, thriller, en chargement libre fiction-la-serenade-italienne
  • et le manuscrit de “Nuits bleues, la saga d’un fugitif“, également en chargement libre fiction-nuits-bleues

Pourquoi les commissaires de police ont rejoint la FGAF ?

44+01:00p30+01:0009bjeu, 17 Sep 2009 08:34:44 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Laurent Opsomer analyse les raisons qui ont conduit le SCPN (Syndicat des commissaires de la police nationale, ex-SCHTROUMPF) à rejoindre la FGAF. Cette adhésion correspond à une senible réorientation du syndicat encore majoritaire chez les Commissaires de police.

En 2006, lors des élections professionnelles au sein de la police nationale, la surprise est venue chez les commissaires du score plus faible que prévu obtenu par le Syndicat des commissaires et hauts fonctionnaires de la police nationale (SCHFPN). Avec 58,5 %, il demeurait majoritaire, mais chutait lourdement par rapport au scrutin précédent (88,3 % en 2003). Un nouveau venu s’était, en effet, lancé à l’assaut du monopole du « Schtroumpf » (surnom donné à l’imprononçable SCHFPN dans la Maison Poulaga) : le Syndicat indépendant des commissaires de police (SICP), créé la même année et situé plutôt à gauche puisqu’affilié à la CFDT.

Olivier Damien, alors patron du SCHFPN, reconnut qu’il s’agissait d’un revers pour son organisation, déclarant notamment :

« Nous avons été jugés trop proches de l’administration, en particulier par les jeunes commissaires. Une fracture apparaît aussi entre ceux qui regrettent le bon temps du commissaire chef de meute, et ceux qui, comme nous, croient dans sa nouvelle vocation, centrée sur la direction-conception, se détachant en partie du terrain » (Le Monde, 24 nov. 2006).

Le SICP a, en outre, bénéficié des inquiétudes nées de la réforme des corps et carrières qui conduit à réduire le nombre des commissaires de 2 000 à 1 600, d’ici à 2012. Son secrétaire général, Olivier Boisteaux, protestait d’ailleurs en ces termes :

« Les commissaires, que l’on coupe de plus en plus du terrain pour en faire des gestionnaires sans réels outils, ne se satisferont pas d’un statut virtuel de haut fonctionnaire » (Le Figaro, 18 nov. 2006).

En résumé, oubliez
Maigret, Navarro et autre Julie Lescaut ! Les tauliers visent désormais la préfectorale !

Finalement, cette adhésion à la Fédération générale autonome des fonctionnaires (FGAF) s’apparente à une manoeuvre de recentrage politique d’une organisation syndicale soupçonnée d’allégeance aux ambitions d’un seul homme. D’ailleurs, Sylvie Feucher, Secrétaire général du SCPN (qui a perdu les hauts fonctionnaires en cours de route), se pose dorénavant en porte-parole du mal-être des commissaires, qui craignent d’être sacrifiés un jour sur l’autel du rapprochement police-gendarmerie car de plus en plus ravalés au rang de simples gestionnaires, d’administrateurs soumis à la pression statistique. Elle s’est opposée à Michelle Alliot-Marie, qu’en sera-t-il avec Brice Hortefeux ?

Somalie : l’otage oublié

16+01:00p30+01:0009bjeu, 17 Sep 2009 08:20:16 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Avec l’AFP – Depuis la mi-juillet, les insurgés islamistes en Somalie, les shebab, détiennent un militaire français, l’autre ayant réussi à « s’évader » dans des conditions non encore élucidées.

Les ravisseurs ont rendu publiques jeudi quatre conditions pour la libération du militaire français

  • « la cessation immédiate de tout soutien politique ou militaire au gouvernement apostat de Somalie et le retrait de tous ses conseillers en sécurité de la Somalie ».
  • « le retrait de toutes les forces croisées de l’Amisom », la force de paix africaine en Somalie, et « en particulier celle du Burundi ».
  • « le retrait de toutes ses compagnies de sécurité presentes en Somalie »,
  • « le retrait de sa force navale des côtes somaliennes ».

Les deux dernières conditions révèlent probablement les liens étroits entre les insurgés somaliens qui se réclament ouvertement d’al-Qaïda et d’Oussama ben Laden, et les pirates qui opèrent dans le golfe d’Aden. Ils sont actuellement empêchés d’agir par la mousson, et surtout par les navires de la force Atalante.

Police : Flash ball à gogo à Clichy-sous-Bois

43+01:00p30+01:0009bmer, 16 Sep 2009 09:53:43 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Je n’avais jamais vu cette  vidéo diffusée par Daily Motion, apparemment tournée à Clichy sous Bois, date : 15 septembre. Elle m’a été transmise par un de mes correspondants.

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Le plus intéressant n’est pas le dialogue audible, mais le fait que tous les policiers sont dotés de flash ball, qu’ils utilisent sans mesure, alors qu’on ne perçoit aucun élément « hostile ». Le fait que les policiers ne sont pas casqués et ne portent pas la tenue de Maintien de l’Ordre prouve qu’on est en « situation normale ». On se croirait presque à l’exercice !

Le flash ball est ici utilisé comme une arme « d’attaque » et non de défense.

Taser et polices municipales : le lobby frappe encore

24+01:00p30+01:0009bjeu, 03 Sep 2009 10:05:24 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Taser : encore le lobbying des policiers municipaux.

Les policiers municipaux sont furieux de se voir retirer l’usage du Taser, pistolet à impulsions électriques, par le Conseil d’Etat qui a annulé le décret de septembre 2008 autorisant l’emploi de cette arme.

Le Syndicat national des policiers municipaux (SNPM, majoritaire) s’est dit « très mécontent » d’une décision qui laisse penser que les agents municipaux sont des « sous-policiers ». Pour sa part, l’USPPM s’est fendu cette nuit d’un long communiqué :

UNION SYNDICALE PROFESSIONNELLE DES POLICIERS MUNICIPAUX
Le premier syndicat de police municipale : depuis 1970

COMMUNIQUE DE L’USPPM AU SUJET DE LA DECISION DU CONSEIL D’ETAT CONCERNANT LE TASER

Par décision du 2 septembre 2009 du Conseil d’Etat, les policiers municipaux devront provisoirement remiser, pour ceux qui en auraient été dotés, l’arme appelée “TASER”.

En effet, le Conseil d’Etat a estimé que la responsabilité de la formation ne devait pas relever de la seule autorité du CNFPT, mais d’un texte règlementaire qui encadrerait une réelle formation, contrôlée.

L’USPPM ne peut que déplorer que certains policiers municipaux soient provisoirement privés du TASER.

Il faut néanmoins noter, que la Haute Juridiction, ne remet absolument pas en cause l’usage en soi du Taser par les forces de sécurité française, comme l’aurait souhaité le RAIDH. Il faut souligner que cette organisation n’est pas réputée pour être proche des aspirations des gendarmes et policiers, qui tous confondus assurent un métier de plus en plus difficile, chaque jour au péril de leur vie.

Contrairement à ce qu’affirme le SNPM-CFTC, qui se prétend à tort le syndicat majoritaire de la police municipale, faute d’élections professionnelles, le Conseil d’Etat ne prive pas, sur le fond, les policiers municipaux de se défendre.

C’est ainsi, que le ministère a annoncé, très rapidement, qu’un nouveau texte autoriserait à nouveau l’usage du Taser pour les policiers municipaux, en prenant en compte les observations du Conseil d’Etat.

Pour sa part, l’USPPM estime que l’ensemble des policiers municipaux doivent, pour assurer leur sécurité, être armés d’arme de 4ème catégorie, le Taser n’étant qu’une arme collective complémentaire, d’usage spécifique.

Enfin, le Conseil d’Etat révèle ainsi et plus globalement, la problématique de la formation en police municipale, assurée par le CNFPT. Depuis longtemps déjà, l’USPPM réclame la création d’une véritable “école de police municipale” à l’instar de la Gendarmerie ou de la Police Nationale.

A ce sujet, l’USPPM sera reçue au Ministère de l’Intérieur, Secrétariat d’Etat aux collectivités territoriales, le 7 septembre prochain.

Le Bureau National, le 2 septembre 2009

La FA-FTP prend une position plus nuancée, rappelant qu’elle n’a jamais revendiqué la dotation systématique du Taser.

Après la publication ce jour de l’arrêt du Conseil d’Etat, la FA-FPT souligne que le Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT), avait mis tout en œuvre pour que les policiers municipaux, moniteurs en maniement des armes puissent être formés de manière satisfaisante au sein des Ecoles de Police Nationale ou de Gendarmerie Nationale, dans le cadre d’un protocole d’accord.

La FA-FPT ne souhaite pas que ce dossier relance le débat sur l’armement de la police municipale qui depuis le décret d’août 2007 est parfaitement encadré par une formation sérieuse, adaptée et performante.

Par ailleurs, elle est satisfaite de savoir que Brice HORTEFEUX, le Ministère de l’Intérieur, a déjà précisé quelques heures après l’annonce de la décision du Conseil d’Etat, qu’un “nouveau décret” pour la formation des policiers municipaux serait préparé. La FA-FPT abordera ce dossier lors de sa prochaine rencontre, dans quelques jours, avec Alain MARLEIX, Secrétaire d’Etat à l’Intérieur.

Brice Hortefeux, le Ministre de l’Intérieur, s’est immédiatement porté au secours de « ses » policiers municipaux en annonçant qu’un nouveau projet de décret remettrait très prochainement les pendules à l’heure en vue de réautoriser l’usage du Taser par les polices municipales.  Il est clair qu’il considère que sans l’appui des polices municipales aucune politique de sécurité n’est plus applicable.

commentaire de Laurent Opsomer:

Décision sans suprise puisque le téléphone du ministre de l’Intérieur a dû retentir maintes fois hier, suite aux appels effrénés des tenants du Taser, notamment cette poignée d’élus UMP à l’origine du décret de l’an dernier. Ces caciques avaient déjà fait pression sur MAM en ce sens, ils réitèrent aujourd’hui avec Brice Hortefeux mais avec facilité car ce dernier est déjà acquis à leur cause et il connaît bien le dossier des polices municipales puisqu’il a supervisé le protocole d’accord de 2006 signé avec quelques syndicats minoritaires. En outre, il a besoin des polices municipales vu qu’il va supprimer au moins 10 % des effectifs en tenue de la police nationale, sans compter les coupes sombres qui affecteront la gendarmerie. Devant faire toujours plus avec toujours moins, les chefs de la police nationale et de la gendarmerie vont accroître la pression sur leurs troupes (jusqu’à leur pourrir véritablement la vie et les écoeurer définitivement) ; la chasse aux automobilistes, aux immigrés… va reprendre de plus belle ! Mieux, ces hiérarques vont devoir faire preuve d’une rare imagination pour présenter de bons chiffres au ministre, pardon au président de la République… à défaut d’efficacité réelle. Fini donc la vie de sybarite pour ces vrais stakhanoviens ! Bienvenue aux pays de l’illusion statistique !

Pendant qu’il y est, dans la perspective de la RGPP qui impose de drastiques économie aux Services de l’Etat, notre Beau Brice de Beauvau pourrait envisager la suppression de la police nationale, son remplacement par les polices municipales qui seraient désormais dotées de bazookas et de mitrailleuses…

Mon pauvre Président est fatigué

48+01:00p31+01:0008bjeu, 27 Août 2009 08:29:48 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Mon Président Sarkozy est déjà fatigué après… deux jours de travail. Il travaille proclament les trompettes de la renommée. Il travaille, il travaille, c’est l’AFP qui l’écrit. Il travaille dur : en deux jours, un Conseil des Ministres sans la moindre mesure annoncée. Un discours d’une heure aux ambassadeurs : plus sérieux, Mon Président a développé l’ensemble de sa politique étrangère, une manière de prendre date avant le G20 de Pitsburg, en octobre. Puis un discours devant les policiers de la Préfecture de police, pour le 65 ème anniversaire de la Libération de Paris. Discours avec contresens : Mon Président y a célébré l’engagement des policiers dans la sécurité, alors que le 25. Il a présidé l’installation de la Commission sur l’Emprunt. Et enfin il animé la fameuse séance de réprimande aux banquiers sur la question des bonus, réédition présidentielle des remontrances déversées sur les mêmes par Mme Lagarde, la Ministre des Finances : des réprimandes et des remontrances au demeurant sans effet, car le Président et le gouvernement n’ont pas vraiment de moyens de pression sur les banquiers. Sans compter le fait que les bonus relevant des contrats de travail, on ne voit pas les banques se risquer à s’engager dans des manoeuvres juridiques où elles seront forcément perdantes.

Mais enfin, il a pris position et les trompettes de la renommée ont proclamé qu’il avait pris position. Qu’il obligerait les participants du G 20 à rejoindre ces positions. Sinon, pas de réforme en France, sauf à accepter que les meilleures équipes financières quittent la place de Paris – qui n’est pas majeure en matière de manoeuvres capitalistiques – pour s’exiler. A Londres ? A Singapour ? A New-York.

Enfin, le Président a pris position. Trois petits tours et puis s’en va. Si je compte bien : cinq rendez-vous en deux jours, une heure à chaque fois. Plus le temps de préparation des discours. Pour faire bonne mesure 10 heures de travail, dont une partie assumées par ses collaborateurs.

Epuisant. Surtout après trois semaines de vacances. Donc Carla lui a imposé un nouveau repos forcé : week-end de quatre jours. Loin du gouvernement, loin de Fillon, loin des ministres. Loin de la majorité et de l’opposition.

De deux choses l’une : ou Mon Président est un feignant, ce que je ne crois pas, ce que personne ne lui reproche. Ou ses malaises d’avant vacances ont été beaucoup plus inquiétants que ce qui en a été dit. Je m’étais posé la question en m’étonnant de la grande absence médiatique de mon Président pendant les vacances. Il y a lieu de s’interroger de nouveau. Mais bien malin celui qui pourra me donner une réponse valable et pertinente.

NB – Mon Président n’a même pas pris le temps de confirmer les nominations de quelques nouveaux Secrétaires d’Etat. Dont l’incontournable Frédéric Lefebvre qui par bruits de couloir interposés et par « confidentiels » dans la presse manifeste pourtant une grande impatience

Vidéo surveillance : efficace, c’est à voir !

41+01:00p31+01:0008bmer, 26 Août 2009 13:57:41 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Laurent Opsomer nous propose une importante contribution à la question de la vidéo surveillance. Ses conclusions sont pour le moins étonnante.

Malgré mes recommandations, le texte de Laurent est encore un peu long. Alors, patience… Malgré deux micoupes

Tu me surveilles, il me surveille, vous me surveillez, ils me surveillent…

Pierre Morel-A-L’Huissier, député UMP de Lozère, a récemment demandé au ministère de l’Intérieur « de bien vouloir lui communiquer le taux d’élucidation des crimes et délits commis sur la voie publique dans les villes vidéo-protégées » (question n°45768 du 31 mars 2009). Question opportune pour le gouvernement mais étrange pour ce parlementaire puisque pas une commune de son territoire ne compte un service de police municipale, ni ne gère de dispositif de vidéosurveillance…

La réponse ministérielle datée du 25 août est, néanmoins, intéressante avec cette fracassante déclaration d’entrée : « Il n’est pas effectué de corrélation nationale entre l’existence de dispositifs de vidéoprotection et leur impact sur les crimes et délits commis sur la voie publique, ainsi que les taux d’élucidation. » Finalement, seule cette phrase d’introduction compte, le reste n’étant que pure propagande puisque les exemples pris en compte ne sont nullement représentatifs puisque minoritaires à l’extrême (à moins de procéder à un raisonnement par récurrence). D’ailleurs, la réponse ministérielle ne dit pas autre chose : « Pour pouvoir se livrer à un tel rapprochement, il faut que la commune ait mis en place un dispositif adapté et significatif par rapport à son territoire, à sa population et aux menaces en termes de sécurité publique. Il faut également que la vidéoprotection soit opérationnelle depuis un temps suffisant pour que les comparaisons puissent être considérées comme pertinentes. » En sus, s’il est erroné de parler de vidéoprotection en lieu et place de vidéosurveillance, cette démarche sémantique révèle l’intense politique de communication gouvernementale à ce propos. Un doute ? Voici la preuve :

LA VIDEOSURVEILLANCE, UN VRAI FAUX AMI

Une petite révolution, la vidéosurveillance ? Beaucoup le disent. Liberticide pour les uns, facteur de progrès pour les autres, elle est surtout et avant tout un outil de technique policière. Mal maîtrisée et mal utilisée, elle est en fait totalement inutile. La SNCF déploie 3 000 caméras, la RATP près de 6 000. Pour des raisons assez évidentes, il est relativement difficile de surveiller autant de capteurs en temps réel. C’est donc avec un léger décalage que la vidéosurveillance va travailler, peut-être, pour la police. En ayant connaissance d’un délit, les policiers vont pouvoir tenter de récupérer les images tournées dans le périmètre d’un délit. Pour autant – et c’est une condition préalable – que les lieux comportent des caméras, et en état de marche. Très souvent, la caméra ne filme pas le délit lui-même, mais la fuite (ou l’arrivée) du ou des auteurs, qu’il faut ensuite identifier comme tels dans un flux éventuel de passagers, avant d’exploiter les éléments d’identification (taille, type de vêtements, gestuelle, etc.). […]

Source : Police Pro n°8, mars-avril 2008, page 42.

Toujours un doute ? Laissons alors parler les spécialistes :

D’abord, l’éditorial de « La Lettre d’information des professionnels de la sécurité, police » du 26 juillet 2008, réalisé par Sébastien Roché, directeur de recherche au CNRS et enseignant (1).

Celui-ci précise, entre autre, que « Parler de vidéoprotection constitue une erreur: cela revient à confondre les objectifs (protéger) et les moyens (capture d’images à distance et transmission à un PC ou exploitation a posteriori). Le titre cherche à légitimer une technologie en la rebaptisant: protection est connoté positivement et surveillance… négativement. Or, la technique permet bien de surveiller. Permet-elle de protéger ? ». Il précise en outre que « s’il n’y a pas d’études sur l’efficacité de la vidéo en France, c’est parce que les pouvoirs publics dont l’Inhes (Institut national des hautes études de sécurité) n’ont pas souhaité en financer ». En résumé, circulez ! Il n’y a rien à voir !

 

Autre spécialiste de la question : Laurent Mucchielli, chercheur au CNRS et directeur du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (Cesdip), Dans un article intitulé « Sécurité : le mirage technologique » et publié dans « Libération » le samedi 15 octobre 2005, celui-ci déclare avec pertinence : « On ne peut pas dire que les techniques modernes sont inutiles. Quand on sait ce que l’on cherche, ça peut aider beaucoup. Mais si on ne sait pas ce que l’on cherche, on est automatiquement noyé dans des millions d’informations dont on ne sait que faire. La technique n’est qu’un soutien logistique à un travail de renseignement alors qu’elle est présentée aujourd’hui comme la solution miracle qui produit elle-même le renseignement. C’est là qu’est l’erreur fondamentale, le mirage de «l’enchantement technologique». Imaginez un service de police qui recevrait chaque jour des dizaines de milliers de noms de voyageurs de tous les aéroports et les gares de France et un journal de connexion avec les millions de mails échangés dans les cybercafés, comment va-t-il pouvoir les traiter ? Il faudrait des centaines de policiers spécialisés qui, la plupart du temps, ne trouveraient absolument rien d’intéressant. Sans parler du risque d’atteintes à la vie privée. De la même manière, si on met des caméras à tous les coins de centre-ville, il faudra embaucher des milliers de gens pour regarder les images collectées. Tous ces éléments techniques ne sont ni préventifs, ni dissuasifs lorsqu’ils sont dirigés vers l’espace public en général. Les techniques ne peuvent qu’appuyer les enquêtes pour trouver quelque chose après coup, si on dispose déjà de pistes. Si on ne sait pas ce que l’on cherche, la technique ne peut rien, elle est aveugle. C’est l’homme qui a des yeux et un cerveau, ce n’est pas la machine. »

 

Ensuite, ce témoignage de Frédéric Ocqueteau, directeur de recherches au CNRS, sociologue au CERSA (Centre d’études et de recherches de science administrative), membre de l’Observatoire national de la délinquance (INHES – Ministère de l’Intérieur). Il s’est exprimé à ce sujet sur le site de « Bakchich » le jeudi 26 mars 2009 (2), affirmant notamment : « J’ai, pour ma part, plutôt tendance à penser que l’efficacité d’un dispositif de vidéosurveillance à composante sécuritaire devrait plutôt se mesurer à une augmentation du nombre de suspects surpris en flagrant délit par les agents municipaux plutôt qu’à leur diminution, lié à un prétendu effet d’inhibition constaté parmi la population « vouée à passer à l’acte ». Les quelques études sérieuses disponibles à ce sujet montrent en effet qu’avec une bonne campagne de pub locale, un impact inhibiteur peut être mesuré, mais elles montrent aussi qu’il n’est toujours que temporaire s’il n’est pas pérennisé par un couplage à d’autres mesures de prise en charge préventive n’ayant rien à voir avec les caméras. » Quant à la volonté gouvernementale de multiplier les caméras de vidéosurveillance, il réagit en ces termes : « L’Etat s’attribuerait un mérite ressortant du seul effort d’équipement des collectivités territoriales, en faisant croire que les élucidations des affaires augmenteraient. C’est peut-être un ressenti local, mais il faut également convenir qu’un maire a toujours besoin de rassurer sa population et de « communiquer » de la même façon qu’on le fait au niveau national. Il faut toujours prouver que l’insécurité dans la rue recule, et qu’on aura donc toujours eu raison de demander au public un effort fiscal plus conséquent pour investir dans de nouveaux dispositifs de surveillance. Pour l’instant, la stratégie est gagnante sur les deux plans. Et l’Etat peut multiplier par dix ou par cent le quota des caméras utiles, cela ne lui coûte rien en termes de budget national. »

Mêmes évidences de la part d’Eric Heilmann, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Louis Pasteur de Strasbourg. La revue Claris a publié un extrait de son dernier ouvrage « La frénésie sécuritaire. Retour à l’ordre et nouveau contrôle social » paru aux éditions La Découverte (Claris n°4 de mars 2008). Il remarque d’emblée qu’« Avec l’installation durable de la droite au pouvoir, et après les attentats du 11 septembre 2001, la lutte contre le terrorisme fait une entrée en force dans la rhétorique sécuritaire officielle et la vidéosurveillance est rapidement assimilée à une « machine à tout faire » : prévenir les risques d’attentats et les désordres urbains, dissuader toute présence indésirable, identifier les terroristes et les délinquants, superviser l’action des agents de l’ordre sur le terrain, rassurer les populations, etc. » (3)

Reprenant les arguments officiels en faveur du développement de la vidéosurveillance dans notre pays, il s’interroge avec raison : « La France a-t-elle pris du retard ? Si l’on s’en tient aux systèmes déclarés en préfecture dans le cadre de la loi de 1995, c’est-à-dire aux dispositifs installés sur la voie publique et dans des « lieux privés ouverts au public » (commerces, enceintes sportives, etc.), on pourrait presque se laisser convaincre. De 1997 jusqu’à fin 2006, les préfectures ont accordé près de 78 000 autorisations pour l’installation de systèmes de vidéosurveillance – ce qui représente plus de 340 000 caméras. Mais si l’on porte attention à la réalité des installations, que le ministère feint d’ignorer, les chiffres donnent plutôt le vertige : 400 000 systèmes de vidéosurveillance sont installés aujourd’hui en France, soit 2 à 3 millions de caméras. En effet, les autorisations préfectorales ne concernent qu’une partie des systèmes, l’autre étant constituée par les équipements installés dans les entreprises, établissements scolaires, lieux d’habitation individuelle ou collective… qui n’entrent pas dans le champ d’application de la loi et ne sont donc pas recensés par l’administration. […] Ainsi, au regard du nombre de dispositifs déjà en place, l’argument d’un déficit de caméras pour justifier de nouveaux investissements paraît fallacieux. Sauf à considérer le but avoué du ministère : convaincre les agences privées de sécurité et les municipalités d’étendre et/ou de moderniser leurs dispositifs techniques afin d’accroître l’efficacité de la police nationale confrontée à de très médiocres performances dans ses missions de prévention de l’insécurité urbaine. »

Il poursuit son questionnement : « Protéger les Français contre le risque terroriste ? Là encore, on pourrait se laisser convaincre par l’argument si la vidéosurveillance avait déjà apporté la preuve de son efficacité. Les attentats répétés contre des bâtiments publics (gendarmerie, perception, etc.) en Corse, pourtant équipés de caméras de surveillance, semblent plutôt indiquer le contraire. […] Or, tous les auteurs s’accordent à souligner qu’il ne suffit pas de greffer des caméras dans les espaces urbains pour prévenir la délinquance. Pour quelles raisons ? Elles sont multiples mais on en retiendra surtout deux ici.

D’abord, parce que bon nombre de comportements sont imprévisibles. C’est le cas, par exemple, des comportements de nature impulsive (personnes violentes ou agressives). La présence de caméras n’a jamais dissuadé des jeunes gens ivres de se battre à la sortie d’un bar alors que leur « honneur » est en jeu. D’autres comportements sont indétectables par un opérateur vidéo placé devant un mur d’écrans. C’est le cas notamment de l’action planifiée de délinquants « professionnels » (comme les pickpockets) qui ont pris en compte depuis fort longtemps l’existence de dispositifs d’alarme et/ou de détection.

Ensuite, pour user d’une métaphore technicienne, il faut admettre que les propriétés intrinsèques de la vidéosurveillance sont fort éloignées de celles d’un missile balistique autoguidé. A vrai dire, on pourrait plutôt ranger la vidéosurveillance dans la catégorie des machines à laver : plusieurs programmes sont disponibles mais son propriétaire ne peut lancer qu’un seul programme à la fois. En effet, si la vidéosurveillance peut soutenir plusieurs types d’activités (prévention de certains comportements, aide au déploiement des patrouilles sur le terrain, assistance pour la constitution de preuve, traitement du sentiment d’insécurité de la population, etc.), il est inconcevable qu’un même système puisse servir durablement tous ces objectifs en même temps, avec la même intensité et avec les mêmes opérateurs placés aux commandes. »

 

Alors efficace la vidéosurveillance ?  je m’interroge : qui surveille les surveillants ?

(1) http://www.metier-securite.fr/TPL_CODE/TPL_NWL_ART_FICHE/PAR_TPL_IDENTIFIANT/19171/121-lettre-surete-police.htm

(2) http://www.bakchich.info/La-videosurveillance-nouveau,07166.html

(3) http://90plan.ovh.net/~groupecl/IMG/pdf/Claris._La_revue_n4.pdf

PP : flash ball et réforme

17+01:00p31+01:0008bjeu, 20 Août 2009 10:44:17 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Avant même d’inaugurer ses nouvelles structures, la Préfecture de Police doit surmonter un redoutable obstacle pour que soit reconnue sa crédibilité. Il faut que soit réglée cette affaire de tir de flash ball dont a été victime le réalisateur Joachim Gatti, petit-fils du dramaturge Armand Gatti.

On rappelle les faits : le 8 juillet des manifestants tentent de s’interposer pour éviter l’évacuation d’un squat à Montreuil. Lors d’affrontements avec la police, le cinéaste reçoit dans l’œil un projectile de flash ball. Œil perdu. Jean-François Herdhuin, directeur départemental de la Sécurité ne prend pas la mesure de « l’incident de police », il commence par couvrir les hommes de la BAC, brigade anti-criminalité. Une unité qui n’est pas spécialisée dans le maintien de l’ordre et qui, surtout, n’aurait pas dû être dotée de flash ball.

Au printemps 2008, lors d’un rassemblement de lycéens au Champ de Mars pour fêter le bac, les policiers avaient déjà utilisé des flash ball à tir tendu, à hauteur de visage. Mon propre petit fils, alors âgé de 17 ans, avait été touché à la pommette. J’avais demandé des explications à la Préfecture de Police, qui m’avait répondu de façon fort embarrassée. Pour leur part, les syndicalistes policiers m’avaient précisé les conditions précises d’emploi : cette arme dite « non léthale » est en principe réservée aux situations d’urgence, quand des policiers très menacés doivent se dégager. Action de défense contre une menace imminente grave. Et surtout pas d’action offensive.

Il apparaît que le message n’est pas vraiment passé. On constate que dans les incidents en banlieue, on use et on abuse du flash ball. L’affaire de Montreuil n’est qu’une parmi d’autres. Aggravée par un répression sans ménagement – c’est le moins qu’on puisse dire – cinq jours plus tard lors d’une nouvelle manif de protestation.

L’enquête de l’IGS – Inspection générale des Services – a permis d’établir clairement que le flash ball a été utilisé à Montreuil hors des règles.

D’ailleurs, face à la multiplication de blessures sérieuses occasionnées par des tirs de Flash-Ball , la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP) avait adressé, en mai, une note aux divers directeurs départementaux leur rappelant les « règles impératives » de l’utilisation de cette arme. Parmi celles-ci, on note le respect des distances minimales (« pas moins de sept mètres »), l’interdiction de viser « au niveau du visage ou de la tête » et un usage « proportionné » aux faits et lié à la légitime défense.

Est-ce une conséquence ?  Fin juillet le patron de la Sécurité publique en Seine-Saint-Denis, l’inspecteur général Jean-François Herduin a été muté… à l’Inspection générale des Services, qui sert aussi de « structure d’accueil pour les policiers que l’on veut punir sans les sanctionner. Il devra y oublier qu’il passait pour un spécialiste des quartiers difficiles.

Selon Le Monde cette mutation pourrait s’inscrire dans le cadre du bouleversement général qui va transformer la Préfecture de police à partir du 14 septembre, provoquant un important mouvement de mutations.

 

Les contours du mammouth, la nouvelle Préfecture de Police : Sécurité publique et Sûreté (police judiciaire)

La PP sous cape

La PP sous cape

Les contours de cette réforme de la Préfecture de police qui entrera en vigueur le 14 septembre se précisent. L’administration policière se prépare à un bouleversement territorial profond, avec la prise de contrôle, par la préfecture de police de Paris, des départements de la petite couronne (Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine, Val-de-Marne). Cette réorganisation va radicalement modifier les structures des forces de l’ordre avec la création d’unités interdépartementales. Elle se traduira aussi par un grand mouvement de mutations.

« Une cinquantaine de hauts fonctionnaires, au sein de la police, vont voir leur poste ou leurs missions évoluer fortement », explique une source syndicale.

Dans ce nouveau schéma il y a lieu de distinguer dans les missions la Sécurité publique confiées à la DISPAP (direction interdépartementale de sécurité de proximité de l’agglomération parisienne)  et les missions de police judiciaire, reposant pour les communes de la petite couronne sur les sûretés départementales, 92, 93,94,95. Depuis longtemps opérationnelles les « Sûretés » conservent toute leur place dans la future organisation.

Depuis leur création en 1991, nous indique un commentaire de la PP, les « Sûretés » ont amplement fait leur preuve dans la lutte contre la délinquance locale et apparaissent comme un maillon fondamental de la police d’agglomération qui sera mise en place le 14 septembre ;

Le lancement de la police d’agglomération avait été annoncée dès le mois de décembre 2008 par le Président de la République, puis confirmée par ce dernier en déplacement à la préfecture de police en mai 2009, date de lancement de la rédaction détaillée du décret récemment passé en conseil des ministres.

Les effectifs globaux de la PP dépasseront 40 000 personnes si l’on y intègre les pompiers de Paris (8000 personnes), pour atteindre un total de plus de 45 000 pour l’ensemble de la préfecture de police La DISPAP devrait à elle seule  atteindre 26 000 fonctionnaires.

Cette réforme implique également l’extension des compétences de la direction de l’ordre public et da la circulation. Les compétences reconnues de cette entité (créée à Paris en 1999) en matière d’ordre public et de gestion de la circulation bénéficieront ainsi à la petite couronne pour des « services » pour eux jusqu’ici particulièrement coûteux en effectif (stade de France, Salon du Bourget, Tour de France, service d’ordre au MIN de Rungis ou à la Défense, etc) ou pour la fluidification de la circulation régionale.

grandparis.htm

Ces réorganisations interviennent dans un contexte rendu délicat par les mauvais résultats enregistrés ces derniers mois en matière de sécurité. Alors que la situation reste toujours tendue en banlieue – comme l’ont montré les violences récentes à Bagnolet (Seine-Saint-Denis) et le nombre important d’incidents au cours des nuits du 14-juillet – les statistiques globales de la délinquance évoluent défavorablement. Les études de l’observatoire national de la délinquance (OND) font ainsi état d’une hausse significative des agressions contre les personnes depuis la fin 2008 (+4,3 % sur 12 mois).

Géorgie : la tension remonte de deux crans, ou plus

55+01:00p31+01:0008bsam, 01 Août 2009 13:03:55 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

La bras de fer entre Tbilissi et Moscou se poursuit. Aujourd’hui, la Russie accuse la Géorgie de provocation.

Dépêche AFP :

Moscou se réserve le droit de recourir à la force si la Géorgie continue ses « provocations » dans le Caucase, a déclaré samedi le ministère russe de la Défense, une semaine avant la date anniversaire du déclenchement du conflit de l’été 2008 ayant opposé la Géorgie à la Russie. Le ministère russe de la Défense a accusé la Géorgie d’avoir tiré au mortier et à la grenade à plusieurs reprises au cours des quatre derniers jours contre la capitale de la région rebelle d’Ossétie du Sud dont Moscou a reconnu l’indépendance.

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« De telles actions préoccupent sérieusement le ministère russe de la Défense », déclare un communiqué du ministère de la Défense diffusé par les agences russes d’information. Si ces provocations, qui constituent une menace pour la population de l’Ossétie du Sud et les militaires russes, se poursuivent, le ministère de la Défense se réserve le droit d’avoir recours à toutes les forces et à tous les moyens dont il dispose »

LOPPSI 2 renvoyé aux calendes de septembre

58+01:00p31+01:0008bsam, 01 Août 2009 10:51:58 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Avec des éléments puisés dans la notice Wikipedia

Bizarre : l’examen de la LOPPSI 2 est reporté à la rentrée. Elle devait être votée en urgence avait exigé Michèle Alliot-Marie quand elle était ministre de l’Intérieur. Le passage de MAM Place Vendôme semble avoir « modifié » sensiblement l’opinion du Président.

Le projet de loi LOPSI 2 ( loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) avait été présenté par la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie le 19 janvier 2009.et adopté par le Conseil des Ministres le mercredi 27 mai 2009. La loi LOPPSI 2 est présentée comme « un dispositif d’exception pour un sujet d’exception ».

Il comporte quelques dispositions très critiquées : réintroduction du fichier de police  EDVIGE, sous le nom d’Evirsp, qui devrait ficher tous les mineurs (et non plus « seulement » les plus de 13 ans, comme le prévoyait le décret sur Edvige).

Sécurité routière :  confiscation automatique du véhicule des chauffards : actuellement le juge peut déjà décider de confisquer le véhicule, mais cette mesure est rarement appliquée. Avec cette loi, le juge devra motiver sa décision de ne pas confisquer le véhicule. sanction du trafic de points du permis de conduire. Mais la grande nouveauté de ce projet est d’introduire la possibilité d’utiliser des moyens de haute technologie pour lutter contre la cybercriminalité.

Informatique et Internet :

  • l’usurpation d’identité ou l’atteinte à la réputation de quelqu’un seront punis
  • une obligation de filtrage des adresses électroniques désignées par arrêté du ministre de l’intérieur
  • une liste noire des sites, non rendue publique, sera établie par l’administration, les FAI fiurnisseurs d’accès internet) seront quant à eux tenus de bloquer l’accès à ces sites
  • la police, sur autorisation du juge des libertés, pourrait utiliser tout moyen (physiquement ou à distance, c’est-à-dire des logiciels espions ) pour s’introduire dans des ordinateurs et en extraire des données dans diverses affaires, allant de crimes graves (pédophilie, meurtre, etc.) au trafic d’armes, de stupéfiants, au blanchiment d’argent, mais aussi au délit « d’aide à l’entrée, à la circulation et au séjour irréguliers d’un étranger en France commis en bande organisée », sans le consentement des propriétaires des ordinateurs.
  • Vidéosurveillance : cette loi instaure un délai maximal que chaque préfet choisira, le plafond étant un mois. Les sociétés privées n’ont le droit que de consulter les images en direct.
  • Intelligence économique et renseignement :
    • les agences de renseignement économique devront être agréées par une préfecture
    • les policiers et informateurs pourront témoigner sous une fausse identité. La révélation de leur réelle identité sera sanctionnée.
  • Préfets délégués à la sécurité :
    • élargissement des zones sur lesquels ils peuvent exercer
    • les interdictions de stades non respectées seront sanctionnées jusqu’à un an de prison

La LOPPSI 2 est aussi et avant tout une loi de programmation prévoyant  un budget de 2,5 milliards d’euros réparti sur 5 ans [6]: soit

  • 2009 : 187 millions d’euros
  • 2010 : 375 millions d’euros
  • 2011 : 483 millions d’euros
  • 2012 : 657 millions d’euros
  • 2013 : 836 millions d’euros

Plusieurs dispositions ont appelé de très vives critiques. En particulier de la part de la CNIL (Commission nationale informatique et Libertés) qui a rendu publiques le 24 juillet 2009 ses réserves :

«  Nous sommes inquiétés par ce projet de loi. Nous redoutons une utilisation excessive de ce système d’espionnage par la police, qui pourrait mettre en danger la protection des sources journalistiques. Le cadre de mise en œuvre de la captation des données informatiques doit être plus clairement défini. Nous demandons aux parlementaires de présenter des amendements pour mieux encadrer ce projet.»

Pour sa part le Syndicat de la Magistrature pointe la vidéo-surveillance et les fichiers de police, ainsi que l’introduction d’un système de filtrage censé lutter contre la pédo-pornographie. Mais qui pourrait être utilisé sans difficulté pour contrôler et maîtriser non seulement les sites web, mais encore l’ensemble de la correspondance électronique : système chinois.

Enfin, pour le PS, Delphine Batho, secrétaire nationale à la Sécurité, rappelle que cette loi de programmation est chantier depuis 18 mois. Alors qu’elle devait

« permettre de donner à la police nationale les moyens et l’organisation dont elle a besoin, elle est de nouveau reportée à plus tard. Malheureusement, la lutte contre l’insécurité dans les banlieues n’est toujours pas une priorité pour le gouvernement.

Les réserves importantes exprimées ici et là ont sans aucun doute conduit le gouvernement à réviser sa copie. Après les difficultés rencontrées par le projet HADOPI 2, également renvoyé à la rentrée, on doit constater que les débats sur plusieurs textes de loi étaient si mal préparés qu’il a fallu revoir la copie.

Un monstre policier : la nouvelle Préfecture de police de Paris

05+01:00p31+01:0007bven, 31 Juil 2009 07:15:05 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

La grande police du « Gross Paris »

Mise à jouer avec photo de PhM, le 31 juillet

Petite révolution ou retour vers le passé ? A partir du 14 septembre, en vertu d’un décret signé le 24 juillet, la Préfet de Police de Paris concentrera dans ses mains tous les pouvoirs de police dans Paris et la petite couronne, il redeviendra le patron de toutes les polices dans la capitale et sa proche banlieue. La « Cité » sera plus que jamais le cœur de l’action policière. Ses missions s’étendront à la sécurité et à la paix publique ; le maintien de l’ordre public ; la régulation de la circulation et la sécurité routière ; le contrôle des taxis et autres moyens de transport ; la sécurité sur les voies navigables, notamment avec la brigade fluviale ; la sécurité incendie par le biais de la Brigade des Sapeurs pompiers, qui conserve toutefois son statut militaire, tout en étant financée par les collectivités territoriales couvertes par son action. Tombera également dans l’escarcelle du Préfet le laboratoire central de la Préfecture de police.

Enfin le renseignement social et politique aujourd’hui assuré par la DRPP, ex-RGPP pour les quatre départements concernés relèvera naturellement des nouvelles compétences du Préfet.

Publié le 25 au journal officiel, le décret affiche quatre signataires : le Président de la République lui-même ; le Premier Ministre ; Michèle Alliot-Marie, la Garde des Sceaux et Brice Hortefeux, Ministre de l’Intérieur.

cache misère pendant travaux

cache misère pendant travaux

La puissance du Préfet de police sera immense. En vérité, le préfet de police est plus que le ministre de l’Intérieur bis : sa puissance est assez considérables pour que les étrangers puissent décrire Paris ainsi : un arbre, un policier. Et la capitale compte beaucoup d’arbres…

Le citoyen lambda ne voit que les gardiens de la paix dans les rues. Il ignore que la PP est un outil extrêmement sophistiqué. Héritier des intendants de police royaux (et du premier d’entre eux, Gabriel Nicolas de LaReynie, qui reste un modèle d’indépendance face au pouvoir), le préfet de police dispose de services solides, puissants, très bien implantés dans les quartiers et les banlieues, dans les trois départements de la petite couronne. Et, de ce fait, bien informés. Très bien informés.

Dans la réalité, les pouvoirs de police du préfet englobent pratiquement tous les aspects de notre vie quotidienne.  Le terme « police » dépasse très largement l’entendement étroit du mot, puisqu’il couvre l’hygiène publique, la qualité des produits alimentaires, de l’eau ; et, par ailleurs la « police des étrangers », c’est-à-dire la délivrance des titres de séjour.

Les services parisiens de la PJ et des RG ne sont en théorie que des directions régionales de la police judiciaire et des renseignements généraux. Dans la pratique, ces services fonctionnent en parallèle avec les autres polices de France, ils ne relèvent que du préfet et, au-delà, directement, du ministre de l’Intérieur, sans transiter par la direction de la police nationale.

Confiée au préfet de police Michel Gaudin depuis juillet 2007, cette énorme machinerie sera dirigée par un Directeur des services actifs de la Préfecture de police, assisté de quatre directeurs territoriaux, un par département. Ils seront tous commissaires de police.

Les 26 000 fonctionnaires en charge de la sécurité dite « de proximité », seront regroupés dans une direction interdépartementale de sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DISPAP). Ils sont actuellement affectés à la police urbaine de proximité pour Paris et aux trois directions départementales de sécurité publique (DDSP) pour les autres départements. Au total les effectifs pourraient atteindre 40 000 fonctionnaires !

Vont donc disparaître les Sûretés départementales grâce auxquelles les services de police étaient un peu plus près de la population.

Depuis la division du département de la Seine en quatre départements, Paris, Hauts de Seine, Val de Marne, Seine Saint-Denis, le pouvoir policier était relativement émietté. D’où, selon l’analyse du Ministère de l’Intérieur, le développement de l’insécurité en banlieue et ses conséquence sur l’insécurité dans la capitale. Selon la PP, sur cent délinquants présumés interpellés à Paris, 55 ne sont pas Parisiens, et 25 d’entre eux viennent de la petite couronne.

La justification de cette restructuration apparaît en termes clairs dans un tract du syndicat policier « Synergie-officiers », qui reflète assez étroitement les points de vue de l’équipe Sarkozy :

La Police parisienne ainsi que celle de petite couronne apparaît trop sectorisée. Afin d’augmenter son efficacité, il faut mettre en place une approche globale tenant compte des bassins de population et de délinquance, afin de mutualiser les moyens humains et matériels par un redéploiement plus efficient.

Il semble que  la nomination de Michèle Alliot-Marie au Ministère de la Justice a permis de débloquer la situation, alors que la ministre avait à plusieurs reprises exprimé ses réticences face à une telle extension des pouvoirs du préfet de police.

Cette réforme devait être débattue en septembre, devant le Parlement, à l’occasion du vote de la loi LOPSI 2. Nicolas Sarkozy n’a pas pris le temps d’attendre l’opinion des élus.

Contribution : Fabien Abitbol

jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=20090725&numTexte=19&pageDebut=12422&pageFin=12424

la-prefecture-de-police-de-paris-au-coeur-de-la-grande-maison

Président : le troisième malaise

37+01:00p31+01:0007bjeu, 30 Juil 2009 11:08:37 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Sans grande aménité, un de mes correspondants s’interroge sur le rôle médiatique du « malaise du Président » Sarkozy. Grâce à ce malaise, il aurait tenu la Une de tous les journaux français pendant 48 h.

Pourquoi pas ? Mais le vrai problème n’en reste pas moins qu’en vérité le Président semble victime de malaises à répétition, et pas toujours à l’issue de séances de jogging. Une première fois à NY, dès l’automne 2007. Une deuxième fois alors qu’il séjournait dans la maison de sa dulcinée à Cap Nègre, en juillet 2008. La journaliste de VSD Sophie Lotiron en rapporte avec précision les circonstances. Et donc une troisième fois durant ce mois de juillet.

Sans compter son « absence momentanée » de conscience après une rencontre avec Poutine, lors du sommet du G8 en juin 2007. Sur la foi d’images diffusés par DailyMotion, relayées par la Télévision belge, on avait cru bon d’avancer que  Sarkozy était ivre. Impossible, il ne boit pas une goutte d’alcool. Ne s’agissait-il pas déjà d’un malaise ?

Je pose deux questions : pourquoi ces malaises à répétition ? Ils seraient tous la conséquence d’un effort physique excessif alors que le Président serait très fatigué, et en outre mal alimenté en raison d’un régime « de forme » sévère. Et pourquoi, malgré ses affirmations, le Président ne suit-il pas les prescriptions de son entourage médical qui lui recommande de se surveiller un peu mieux ?

Je persiste à penser que en tant que Président il devrait mieux prendre en compte ses responsabilités. Il persiste à affirmer qu’il doit toute la vérité, rien que la vérité aux Français. En vérité, on en est au stade de l’enfumage !

Une de mes correspondantes s’interroge dans le même sens :

Pour en revenir au malaise du Président, cela me semble édifiant: en effet NS refuse tous les conseils que peuvent lui donner des spécialistes, et ce, en matière de santé ou autre…Dans le cas présent, la seule conséquence a été un petit malaise, apparemment sans incident, puisque le touchant personnellement; mais on peut s’interroger sur les conséquences sur la vie politique de notre pays, si rééllement il n’écoute aucun conseil ( et ce bien qu’il soit visionnaire ainsi que l’a qualifié son avocat, T. Herzog, suite à l’affaire Colonna)…

Donc…, après l’article 67, dans la constitution, il y a l’art68, qui stipule que » le Président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs, manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat » Reste à définir la notion de caractère inconciliable avec la poursuite de son mandat…Comment un Président qui ne prend pas soin de sa proppre santé peut-il prendre soin de tout un pays?

Affaire Colonna : le silence

54+01:00p31+01:0007bjeu, 30 Juil 2009 10:40:54 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Jean-Pierre Larminier a pris contact avec moi par l’intermédiaire de mon blog. Il me signale la publication à l’automne 2008 de son livre consacré à l’affaire Colonna, et la chape de plomb pesant sur cette publication.

Claude Erignac et Yvan Colonna, deux victimes pour une affaire d’Etat, par Jean-Pierre Larminier. Editions Jeanne d’arc du Puy en Velay, diffusion France, Belgique et Suisse par de Borée diffusion. En Corse par D.C.L Ajaccio.

En menant des investigations sur le meurtre du préfet Erignac, explique Larminier, il est devenu l’ami et l’un des soutiens du « berger corse ».

Voici sa présentation

Ingénieur chez Alcatel, instructeur parachutiste formé à la recherche et l’analyse du renseignement au sein du 13e Régiment de Dragons Parachutistes, entraîneur de gardiens de buts, Jean-Pierre Larminier est devenu berger et bûcheron dans les montagnes d’Auvergne.
Il est auteur des Polars Les fossoyeurs 2005, Les Bergers 2006,
Le chaman blanc 2008, où s’entrecroisent faits-divers et manipulations du pouvoir.
QUI DONC A TUÉ LE PRÉFET ÉRIGNAC ?
Yvan Colonna se dit innocent et aucune preuve de sa culpabilité n’a été apportée à ce jour. Pierre Alessandri s’accuse du meurtre mais la justice
refuse de le croire !
Le mystérieux informateur connu sous le nom de code « Corte » peut-il être aussi « l’exécutant du contrat » ?
Jean-Pierre Larminier s’attaque aux côtés obscurs de l’affaire Yvan Colonna.
J E A N – P I E R R E L A R M I N I E R
Recherches et analyses en quête de vérité
ÉDITIONS JEANNE-D’ARC
9 782911 794742  2-911794-74-5 Prix : 5 e
CLAUDE ÉRIGNAC, YVAN COLONNA, DEUX VICTIMES POUR UNE « AFFAIRE D’ETAT »

Je dois dire que je suis moi-même plus ou moins victime de ce complot du silence : ma fiction « Nuits bleues, la saga d’un fugitif » qui traite expressément de la Corse, se heurte à un vrai mur auprès des éditeurs.

Banlieues, Villiers le Bel : le tribunal a la main lourde

52+01:00p31+01:0007bsam, 18 Juil 2009 13:57:52 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Un à trois ans de prison contre les dix jeunes  de Villiers-le-Bel qui étaient jugés pour les affrontements de novembre 2007, consécutives à la mort de deux adolescents, dont la moto avait été percutée par une voiture de police roulant sans doute en excès de vitesse. Hier vendredi, le tribunal correctionnel de Pontoise a finalement eu la main plus lourde que les réquisitions du parquet, qui ne demandait pas l’incarcération immédiate.

Sept des dix condamnés ont été incarcérés immédiatement. Un huitième prévenu, absent à l’audience, écope pour sa part d’un mandat d’arrêt.

Voilà un jugement qui ne manquera pas d’améliorer les rapports entre les policiers, la justice et les jeunes banlieusards, considérés par définition comme criminels. Ce n’est plus de la Justice, mais de la Justice pour le maintien de l’ordre.

Je vous rassure : les policiers ont été oubliés dans les poursuites.

de-un-a-trois-ans-ferme-pour-les-emeutiers-de-villiers-le-bel

cinema-social-les-enfants-de-villiers 4 juillet 2009

Sécurité : des outrages et de leur explication

33+01:00p31+01:0007bmer, 15 Juil 2009 18:35:33 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Mis à jour à 19 h 41

Tita, un de mes correspondants réguliers, rebondit sur l’affaire d’Outrage reproché à mon épouse, que j’ai raconté à titre d’exemple symptomatique.

Je reproduis son propos de façon qu’il ne reste pas « enterré » dans la rubrique « commentaires ». Son analyse est à la fois compétente et fine. Elle correspond à l’ensemble des témoignages reçus à ce propos depuis des années.

La procédure d’outrage trop souvent ouverte  ne correspond à rien de sérieux, elle est utilisée par les forces de l’Ordre comme une menace. D’autant plus inutile qu’elle n’est qu’exceptionnellement sanctionnée par les tribunaux !

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En France, on a compté plus de 31 000 plaintes pour outrage en 2007 tandis qu’il y en avait 17 000 il y a dix ans selon l’Observatoire national de la délinquance.

Inutile d’être diplômé de l’ENA, pour voir un accroissement de 82,3% en seulement dix ans. Un tel accroissement doit pour le moins interpeler.

Inutile aussi de s’appeler madame Soleil pour oser subodorer (avec certaines raisons) que sous la grande et merveilleuse présidence de notre glorieux timonier, ce taux ne s’est pas  infléchi.

Voilà donc un fait qui appelle une analyse.

La gendarmerie et la police ayant plusieurs siècles d’existence, cette longue histoire ne saurait justifier ce taux de croissance. Seul l’usage qui en est fait et la politique qui l’encadre peut expliquer l’explosion des outrages.

Depuis qu’un certain ministre de l’intérieur admonesta un policier (NDLR :  le commissaire J.P. Havrin) de trop faire de prévention et pas assez de répression, on instaura une certaine politique du chiffre, les forces de l’ordre sont à la fois stressées (objectifs chiffrés à atteindre, effectifs réduit, devoir de réserve mis en exergue, etc.) mais aussi coupées de la population.

L’incompréhension mutuelle entre policiers et population s’instaure durablement. Pour la population (un bonne partie du moins), les forces de l’ordre ne sont plus que le bras armé du pouvoir en place. Il me semble que plusieurs syndicats de policier à Lyon avaient manifesté pour dénoncer cette image il y a quelques mois. Il se conçoit aisément en effet que le quotidien du gendarme ou du policier est loin d’être résumé par le travail d’une police d’Etat. Séparer des époux violents ou se déplacer pour un voisin qui a tué le chat de la voisine est sans doute plus proche du quotidien. Cependant ce quotidien ne rapporte plus une reconnaissance, celle de l’image positive des forces de l’ordre présentes pour aider les citoyens. Par l’usage (et l’image) qu’en font les politiques, les forces de l’ordre sont devenus des agents d’un pouvoir malsain.

Il serait un peu naïf de croire que les policiers ne sont pas conscients de cette image ou de l’usage méprisant dont ils sont l’objet par le pouvoir (qui parle sécurité mais ferme casernes et postes, allant jusqu’à ne pas pourvoir les postes de policiers mis au concours). Il y a de quoi produire un évident mal-être. Ce mal être induit alors trois conséquences :

1. La vieille théorie « frustration, agression, déplacement » nous enseigne qu’une telle frustration (mal-être dont on ne peut pas parler par devoir de réserve) conduirait à une agression, cependant, cette agression envers l’Etat qui les méprise étant impossible, cette agression est déplacée envers la population qui se défient d’eux.

2. Conscient de l’image plutôt négative qu’ils ont et tendus par leur stress, les forces de l’ordre vont beaucoup plus facilement interpréter une parole comme une agression que comme une remarque anodine.

3. Troisième conséquence : quand « on » force les gens (comme c’est le cas avec les forces de l’ordre) à réprimer tout azimut et à ne voir dans la population que des délinquants en puissance, la personnalité se plie aux comportements prédéfinis. En d’autres mots, les gens s’adaptent et deviennent ce qu »on » exige d’eux. Cette conséquence (li.e., la fameuse dissonance cognitive) n’atteint pas tout le monde mais reste fort.

L’instrumentalisation de la police et de la gendarmerie doit probablement conduire ceux qui les servent bien à se sentir bien seuls, surtout si, au contraire de la mode, ils sont consciencieux et qu’ils aiment leur travail. Face à cette solitude, ils doivent communiquer entre eux (= se sentir moins seuls) et avec la population (se méfier quand même des sanctions dues au ridicule devoir de réserve). Après tout, pour le pouvoir, policiers ou plombiers, nous ne sommes que des petites gens.

Cela n’excuse pas, évidemment, les abus des forces de l’ordre, mais en dénonçant certaine causes, on en pointe les solutions.

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