Archive for the ‘enseignement’ Category

La sécurité maritime en thèse

20+01:00p31+01:0012blun, 14 Déc 2009 07:39:20 +0100+01:00 9,2008

A noter dans vos agendas, 15 décembre 2009, la soutenance de thèse en vue d’obtenir son doctorat en sciences de gestion par mon camarade Raphaël Baumler, capitaine au long cours… Université d’Evry Val d’Essone.

« La sécurité de marché et son modèle maritime »

L’histoire manipulée par notre gouvernement

36+01:00p31+01:0012bmer, 09 Déc 2009 11:30:36 +0100+01:00 9,2008

Jean-Pierre Vernet revient sur la manipulation de l’histoire par notre gouvernement, souligné de façon caricaturale par Christian Estrosi, et par Eric Besson lors d’un voyage dans les Balkans, cette semaine.

Question : pourquoi cette référence constante à l’histoire, alors que le nouveaux programmes des lycées semblent l’écarter du paysage ?

Comme les « références » historiques données par notre gouvernement ne sont pas là pour faire comprendre le passé mais bien pour justifier la politique présente, l’Histoire devient un simple outil de propagande. C’est peut-être ce qui explique l’intérêt de notre président et de ses gouvernements sur le sujet : Imposer Guy Moquet, le parrainage des victimes juives, la suppression de l’Histoire en terminal S, etc… Visiblement, le sujet les passionne…

En vérité, toute l’histoire telle qu’elle nous est racontée dans les programmes scolaires relève d’une vision quasi « stalienne » : une tentative de reconstruction. Voir en particulier le récit de la résistance héroïque de Vercingétorix, de la « bataille de Poitiers », du sacre de Clovis à Reims, de Ste Geneviève sauvant Paris, de Jeanne d’Arc, des croisades : tous ces épisodes en très grande partie légendaires, revus et corrigés à la lumière de l’intérêt « national », de la construction d’une France éternelle. En revanche, on reste plus que discret sur les massacres des Albigeois et des Occitans par les « croisés » menés par Simon de Montfort, sur la Commune, sur les motifs des conquêtes coloniales ; sur la participation française aux épouvantables crimes culturels qui ont nom le sac du Palais d’Eté à Pékin et de la citadelle d’Hué au Vietnam ; sur les massacres de Setif et de Madagascar, etc.. Même si les programmes les plus récents sont en net progrès.

Nonobstant, il est évident que lorsqu’on veut utiliser quelque chose, la vision qu’on a de cette chose est biaisée dans le sens qu’on souhaite. Il ne convient ainsi pas même de chercher à savoir si Estrosi est sincère (ignorant qu’il ignore) ou si c’est de la bête manipulation puisque dans tous les cas, c’est une récupération : celles de la charge affective associée à l’histoire. C’est même sans doute pour cela que les “références” historiques données par le gouvernement touchent surtout à la deuxième guerre mondiale. Cette période est plus significative pour Monsieur Tout-le-Monde que la guerre de trente-ans.

La question que je me pose est la suivante. J’ai l’impression que nos actuels et glorieux gouvernements depuis l’élection présidentielle font plus appel à l’histoire que les autres. Est-ce que cette impression a quelque fondements ?

Sur ce point, il me semble que François Mitterrand n’a cessé d’évoquer l’historie tout au long de ses deux septennats.

Cette question est d’autant plus pertinente que j’ai l’impression qu’un parallèle peut être fait entre l’intérêt gouvernemental pour l’Histoire et celui pour les médias. L’indépendance d’un média devient maintenant un argument publicitaire. Il me semble que ce pourrait être aussi significatif d’une certaine conception de l’information ou de l’enseignement au service du contrôle social.

Estrosi, un cancre en histoire

45+01:00p31+01:0012bmar, 08 Déc 2009 18:07:45 +0100+01:00 9,2008

Christian Estrosi a apporté la preuve par la grande absurdité que l’apprentissage de l’histoire est plus qu’indispensable : nécessaire. Sinon il ne profèrerait pas les âneries qu’il vient de balancer :

Le 26 novembre dernier, au détour d’un discours établissant un couvre-feu dans sa ville de Nice pour les mineurs de moins de 13 ans, Christian Estrosi a tenu à apporter sa contribution au débat sur l’identité nationale, avec ces propos :

« Qu’est ce que le débat sur notre identité nationale a de si effrayant que l’on devrait éviter d’en parler… Si, à la veille du second conflit mondial dans un temps où la crise économique envahissait tout, le peuple allemand avait entrepris d’interroger sur ce qui fonde réellement l’identité allemande, héritière des lumières, patrie de Goethe et du romantisme, alors peut-être, aurions-nous évité le naufrage de la civilisation européenne ».

Il a vraiment tout bien compris au nazisme. C’est quand même curieux, cette manie de détourner l’histoire et de la réinterpréter ! Il est vrai qu’à l’heure où ses contemporains usaient leurs fonds de culottes sur les bancs du lycée – selon la formule consacrée – le cul de Christian Estrosi ne  quittait pas son siège de moto, puisque sa carrière de champion s’est déroulée de 1972 à 1983, de 17 à 28 ans.

Ce que cache la réforme des lycées

01+01:00p30+01:0011blun, 30 Nov 2009 07:39:01 +0100+01:00 9,2008

Laurent Opsomer, enseignant donc, croit percevoir de très mauvaises intentions dans la réforme des lycées. Il nous l’explique.

Initiée par Xavier Darcos mais menée par Luc Chatel, la réforme du lycée est lancée ! Une de plus, qui, au-delà des bonnes intentions de façade, répond en vérité aux exigences budgétaires du moment. Ainsi prévoit-elle que les enseignements communs en 1re des voies générales et technologiques seront rapprochés. Cette mesure annonce ni plus ni moins de nouvelles fusions de classes aux dépens des enseignements généraux comme le français, l’histoire-géographie, les langues vivantes ou l’éducation physique et sportive… qui représentent 60 % de l’horaire total. Dans cette perspective, il n’y aura plus de distinction de filière en 1re pour ces matières puisque regroupées en tronc commun. D’ailleurs, il est parfaitement envisageable dans une logique comptable de regrouper les heures de cours d’une classe de 1re technologique de 20 élèves (chiffre pris au hasard) avec celle d’une classe de 1re S de 18 élèves pour obtenir une classe de 1re d’enseignements communs de 38 élèves, d’où une économie non négligeable d’heures au final, donc de postes de professeurs (moins 16 000 pour 2010, après les 13 500 de cette année, et la saignée n’est pas finie…). La manœuvre est d’autant plus aisée que d’une façon générale, il n’existe pas de seuils de dédoublement arrêtés au plan national (circulaire n°2000-009 du 13 janvier 2000) et que les programmes concernés seront harmonisés. Pis, des matières sont supprimées en terminale à l’image de l’histoire-géographie pour la filière scientifique. Autre conséquence de cette réforme : la nécessité croissante pour les enseignants concernés de travailler sur deux ou trois sites, voire plus à terme, et/ou d’accepter la bivalence (enseigner deux matières). L’enseignement y gagnera-t-il en qualité, en efficacité ? Que nenni ! Mais les économies seront ainsi réalisées… toujours au nom de l’intérêt supérieur de l’élève !

Education nationale : un témoignage cabossé

34+01:00p30+01:0011bven, 27 Nov 2009 11:11:34 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Ma lectrice Christina a osé : témoigner de sa vie dans l’Education nationale.

C’est presque du premier degré, mais c’est la vraie parole, hors de tout filtre politique et syndical. Compte tenu de la passion inhérente à la rédactrice, lire ce texte avec soin, il nous en apprend beaucoup.

[Je témoigne de] quelques années d’enfance et d’adolescence passées à l’intérieur de cette belle enceinte qu’est l’Education Nationale : en qualité d’élève, j’en suis sortie avec l’impression que, heureusement, quelques rares espèces dans le professorat avaient réellement la vocation ! Grâce à ces exceptions, je n’ai donc pas eu, au moment du bilan, le sentiment que j’y avais perdu mon temps et ma « nature autonome »…quoique !!!

Puis plus tard, j’ai eu « l’opportunité » de rentrer à l’Education Nationale parmi le personnel Atos : deux années traversées chaotiquement dont je suis sortie totalement « cabossée », j’ai fui pour ainsi dire, refusant, totalement écoeurée et démotivée de passer le concours d’adjoint administratif que l’on me suggérait fortement ! Mais, bien que j’ai mis quelques années à m’en remettre, je n’ai plus eu ce sentiment qui m’a taraudé durant plusieurs années, d’avoir perdu mon
temps, car après une analyse globale de ce que j’y avais vécu, ce « séjour » m’a permis d’avoir une nette idée de la nature humaine ! Un établissement scolaire, à mes yeux, surtout les collèges, est un grand navire en pleine « mer », dans lequel embarque un commandant qui a tout pouvoir (puisqu’il est le signataire en dernier recours des décisions proposées à la table du conseil d’administration !) pour gérer son bâtiment.

Quand je dis « tout pouvoir », le mot n’est pas trop fort, puisqu’il faut savoir que pour « détrôner » ce « roi », il faut 3 plaintes du personnel enseignant et Atos additionnées de 3 plaintes de parents d’élèves déposées auprès de l’inspection académique, à défaut de quoi, aucune sanction possible, même pas un prémisse d’enquête !

Il ne reste plus alors, pour essayer de faire bouger les choses et obtenir un maigre résultat, qu’à s’unir et à occuper l’établissement, en demandant par exemple, une mutation du chef de cet établissement !), son personnel navigant (à vue et à coups de menaces de mauvaises annotations à partir desquelles la plupart des membres, syndiqués ou pas, vont décider de plier ou non aux directives !) ; ses « mousses » (les élèves à qui on inculque « la discipline », les « règles », donc, à mes yeux, à qui on apprend à se « taire » et à « obéïr », à qui bien souvent, on ne donne pas toute latitude à leur curiosité instinctive !) ; le mépris des personnels titulaires à l’égard des personnels contractuels (considérés comme incultes en matière d’éducation !!!) etc.

Si le capitaine est solide, bien dans sa peau, d’une grande ouverture d’esprit sur le monde extérieur, sur l’horizon hors des limites de sa « cabine », possédant une grande capacité d’écoute humble et objective de tout ce qu’apporte comme avis enrichissant son « petit monde », alors le bâtiment et ses passagers arriveront à bon port, « armés » pour combattre l’adversité à « terre », ayant eu un exemple d’union, de solidité, de force morale, d’objectivité et j’en passe, sans compter bien évidemment, l’envie, la motivation, la soif de connaissances qui leur permettra d’avancer, d’établir des projets, de construire leur avenir !!!

Je n’ai hélas, pour ma part, pu que constater des attitudes bien plus immatures de la part des personnels enseignants et Atos en place, que de la part des enfants eux-mêmes ! Je n’ai pu constater qu’un manque de solidarité, un manque d’objectivité à l’égard de certains élèves, un manque de motivation (ou de sacerdoce !) ou a contrario, pour certains une division par intérêt (certains obtenaient bien plus facilement et systématiquement que les autres l’aval à leurs projets culturels, par exemple, bien souvent, en raison du poids d’importance des matières aux yeux du décideur ! Un projet artistique étant bien souvent dévalorisé en face d’un projet scientifique ou, mais plus rarement, littéraire et/ou linguistique !

Le poids relationnel municipal et/ou politique qu’apportait un professeur pesait bien souvent dans la balance, également !) Bref ! Mais j’ai bien compris que l’apprentissage de la vie en communauté sur le plan relationnel se tient là ! Tout démarre là ! Tout se joue là, y compris sur le plan politique !

Ma conclusion : Bien des humains ont été des enfants et le resteront toute leur vie ! Bien des professeurs ont été des élèves et le resteront tout le long de leur vie professionnelle, à moins qu’ils n’aillent baigner dans le monde réel, à une période de leur vie ! Je leur conseille d’ailleurs fortement de sortir souvent du contexte de leur école pour se faire une idée de ce que vivent leurs élèves (et leurs parents !) à l’extérieur de leur classe ! Beaucoup me répondront qu’ils n’ont pas le temps, que je suis mal placée pour leur faire la morale (j’ai déjà entendu celà, donc…), qu’ils sont là pour enseigner une matière, que l’école n’est pas un lieu à oeuvre sociale, etc. etc. Mais je leur dis : »un enfant n’est pas seulement un cerveau à emmagasiner du savoir », il est avant tout un être humain qui a une vie à l’extérieur, qui a eu un parcours de vie avant qu’il n’atterrisse dans votre classe et combien d’entre vous (pour ma part, je n’en ai pas vu beaucoup le faire !) se donne la peine de se rendre au secrétariat pour demander à consulter le dossier d’un élève dans lequel on peut y trouver quelques éléments intéressants le concernant, combien se donne la peine de se dire qu’un enfant turbulent ou un enfant passif, a peut-être vécu la veille quelque chose de traumatisant, ou ne mange pas à sa faim (ce qui le fait somnoler à 11 heures en plein cours ), sans parler de l’attitude des surdoués ou enfants précoces que bien des professeurs ne veulent se donner la peine d’aider, voire de reconnaître, etc. etc. Beaucoup d’etc. etc. me direz-vous ! Je pourrais en écrire des tomes de ce que j’ai constaté durant ces deux longues années !

Je n’ai qu’une dernière chose à ajouter : « Messieurs/dames, membres de l’Education Nationale, osez quelquefois, passer outre des ordres provenant de circulaires académiques et/ou gouvernementales, tant de choses iraient tellement mieux dans ce pays !!! » J’en profite pour faire passer un message personnel à tous les instituteurs (de Canari en Corse) qui m’ont réellement aidée à être moi-même, à prendre conscience de mes valeurs et de mes capacités, en toute objectivité, qui, lorsque j’ai quelques doutes sur ce que je suis en train de réaliser ou face à des harcèlements moraux, dont leurs actions à mon égard sont des sources dans lesquelles je puise un réconfort, une certitude !

Faut-il isoler l’école de la société ?

10+01:00p30+01:0011bjeu, 26 Nov 2009 08:13:10 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Laurent Opsomer est enseignant. Il s’intéresse donc encore plus aux problèmes du monde enseignant qu’à la sécurité. Qui peuvent se rejoindre, comme l’atteste son billet que je mets en ligne.

Pourquoi sanctuariser l’école ?

Pourquoi sanctuariser l’école ? Parce que l’école, c’est l’ouverture aux autres, la découverte du monde, la liberté d’esprit ! Voilà pourquoi il faut ériger des murs toujours plus hauts autour des établissements scolaires, multiplier les grilles (si possible électrifiées), installer des caméras de vidéosurveillance, pardon de vidéoprotection (même si elles ne protègent de rien en réalité), et détacher des vigiles dont la tenue est évocatrice : blouson vert et brassard… D’ailleurs, pour leur recrutement, « Des aptitudes physiques particulières sont exigées, telle une pratique des arts martiaux » (Le Figaro, 9 octobre 2010).

Mais comme le mot vigile fait peur, qu’il a une connotation particulièrement négative, le ministère préfère parler « d’équipe mobile de sécurité ». De même, est-ce un hasard si ces derniers sont aujourd’hui recrutés sous le code ROME 22141 (Répertoire opérationnel des métiers et des emplois) réservé jusqu’ici… aux conseillers principaux d’éducation et aux surveillants, les fameux « pions » des établissements scolaires ? Or, les recrutements concernant ces deux catégories n’ont cessé de chuter au cours de ces dernières années…

A cette réalité s’ajoute la suppression massive de postes d’enseignants (16 000 de moins en 2010, après les 13 500 de cette année), d’où une moindre présence d’adultes dans les établissements scolaires. Faut-il alors y voir un lien de cause à effet avec la dégradation de certains bahuts ?

Commentaires de Jean-Pierre Vernet

Hélas, le problème n’est pas seulement actuel. Il est récurant. Il est vrai aussi que l’enjeu est de taille : il ne s’agit pas seulement de donner accès au savoir, mais d’enseigner un mode de penser.

Si mes souvenirs sont bons (je ne parviens pas à retrouver des références) à la fin du XIXeme siècle, des enfants plutôt vagabonds, tels des Gavroches, apprenaient à lire à d’autres enfants. Pédagogiquement, c’était intéressant car efficace. Cependant, l’Etat et ceux en charge d’instruction n’appréciaient guère la chose car ce savoir était non-contrôlé et les enfants s’en servaient parfois contre le système. Pensez-donc : « des gamins capables d’argumenter contre les adultes. Quelle horreur ! » D’aucuns voient même alors dans cette défiance de l’Etat, une des origines aux lois Jules Ferry : l’école rendue obligatoire, le savoir serait sous contrôle. Ainsi, plus qu’un savoir, c’est un mode de penser qui est enseigné.

C’est évident en Géographie. On peut présenter la France avec neutralité ou quelques sentiments chauvins. A défaut de cultiver notre jardin, on cultive l’identité nationale dirait Candide.

C’est évident en Histoire aussi. Si les enfants anglais apprennent à l’école que les « vilains » français ont envahi l’Angleterre le 28 septembre 1066. Pour les petits français, l’honneur est sauf puisqu’on leur enseigne que ce sont les Normands avec Guillaume le Conquérant qui ont fait ça. Pourtant, les Normands ont la Normandie depuis 911 et ils restent vassaux du roi de France. En plus de 150 ans, peut-on croire qu’il n’y a pas d’acculturation pour les Normands, ni d’assimilation ? Un certain nombre de personnalités politiques ne seraient pas françaises avec de tels principes, à commencer par notre président.

Ainsi, l’idéal de l’école pour l’Etat (surtout un Etat conservateur), c’est une école qui forme des techniciens soumis ; Techniciens par leur pratique des mathématiques, de la chimie, des physiques ; Soumis par l’absence d’autonomie de penser. L’Etat pense pour nous. Il suffit d’obéir sans penser. Et quoi de mieux pour cela que d’enfermer les écoles dans des murs aussi haut que des prisons, de stéréotyper les comportements par la valorisation de la soumission et de la victimisation (c.f. Guy Moquet), etc… Symboliquement, cela ne pousse pas à l’ouverture.

Le pouvoir affirme que la logique développée ici n’est que délire et que ses actions sont motivées par la sécurité. Hélas, s’il n’abandonnait pas l’enseignement national (moins de postes, de moyens, etc.) en créant ainsi les conditions de l’insécurité, serait-il obligé de cacher cet abandon par des décisions médiatiques et de la technologie ? Dans quelle mesure la motivation profonde n’est-elle pas un contrôle social efficace puisque dès les plus jeunes âges ? A méditer…

Laurent râle… 

45+01:00p30+01:0011bsam, 07 Nov 2009 12:39:45 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

 

… Contre le plan de guerre contre la violence scolaire annoncé par le gouvernement.

Les équipes mobiles de sécurité m’inquiètent car elles s’apparentent davantage à des vigiles qu’à des médiateurs genre adultes relais.

http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/pour_vous/temoignages/en_pratique/&key=itm_20091030_112644_un_plan_de_guerre_contre_la_viol.txt

« Elles sont composées de personnels aux compétences diverses dans les domaines de l’éducation et de la sécurité, placées sous l’autorité des recteurs. Elles interviendront immédiatement dans les établissements en cas d’incidents graves, avec un rôle de protection et de surveillance. Elles assureront aussi l’accompagnement des équipes éducatives. » C’est flou ! Sciemment ?

http://media.education.gouv.fr/file/09_septembre/42/8/Securisation-des-etablissements-scolaires-convention-cadre_119428.pdf

Education : opération vérité

53+01:00p31+01:0010blun, 12 Oct 2009 09:07:53 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Guère satisfaits des communiqués de victoire sur la rentrée réussie, des enseignants lancent une « opération vérité », en diffusant ce message qui appelle des réponses.

Le gouvernement poursuit sa politique de suppressions massives de postes d’emplois dans le service public déducation et axe toute sa communication sur le fait que la rentrée serait «techniquement réussie ».

Pour rétablir la vérité, dénoncer lasphyxie voulue et provoquée du service public d’éducation, les syndicats de la FSU, SNES, SNEP, SNUEP et SNETAP, lancent l’« Opération vérité » dans les établissements de l’Éducation Nationale et de l’Agriculture.

Pour l’EAP, qu’il enseigne en LPA, LEGTA, CFA ou CFPPA, chacun [ chaque enseignant] peut, en 2 ou 3 minutes, de manière individuelle ou collective, faire connaître la réalité qu’il vit en remplissant au plus tard le 13 octobre 2009 le questionnaire
en ligne

http://www.veritesurlarentree.org/

Universités : le grand chambardement de Valérie Pecresse

48+01:00p31+01:0010blun, 05 Oct 2009 15:26:48 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Valérie Pécresse, la ministre des Universités, veut regrouper les universités parisiennes pour les rendre plus ‘lisibles », plus efficaces. Elle reprend à son compte les éléments d’un projet soulevé par un de ses proches, le professeur J.F. Dhainaut, qui avait préconisé un tel regroupement dans un document intitulé « Université lève-toi », élaboré alors qu’il était doyen de Paris V.

valerie-pecresse-veut-regrouper-les-grandes-universites-parisiennes_1249227_3224.html

Education : haro sur la minijupe

33+01:00p30+01:0009bjeu, 17 Sep 2009 11:34:33 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Information : L’organisation lycéenne Fidl a dit, jeudi 17 septembre, être « consternée » par « l’attitude puritaine » de la direction du lycée Saint-Hilaire d’Etampes (Essonne), d’où une élève a été temporairement exclue pour une « manifestation » contre des remarques sur le port de shorts ou de mini-jupes.

commentaire : il se trouve que j’ai été invité à la fin de l’année scolaire passée dans ce lycée, classes terminales et Première, afin d’y présenter mon travail de journaliste. J’avais  constaté un climat de « détente dans les comportements ». Face à des dizaines de lycéens, j’avais pu même observer leur esprit de sérieux, leur ouverture. Quelle mouche a piqué le nouveau proviseur nommé en ce début d’année pour ouvrir la guerre avec les élèves ?

CNRS : l’affaire Geisser continue

08+01:00p30+01:0009bven, 04 Sep 2009 14:39:08 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Esther Benbassa ne veut pas lâcher le morceau dans l’affaire Geisser. Pourtant les choses ne se présentent pas bien, explique-t-elle :

Après les vacances Esther nous informe que la Commission administrative paritaire réunie le 29 juillet a décidé de ne pas infliger de sanction à Vincent Geisser. Et pourtant, en août, celui-ci reçoit un courrier signé par le Directeur général du CNRS, M. Arnold Migus, lui infligeant un avertissement.Commentaire de Mme Benbassa :

L’autisme de nos institutions universitaires trouve là une nouvelle illustration. Ni presque 5.500 signatures, ni les conclusions de la Commission administrative paritaire (qui s’est réunie pendant pas moins de 14heures !), ni le soutien de différentes institutions scientifiques internationales n’auront fait bouger le Directeur général du CNRS.

CNRS – Affaire Geisser : dans le flou

00+01:00p31+01:0007bmer, 01 Juil 2009 09:05:00 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Dans l’affaire des poursuites engagées contre Vincent Geisser Mme Esther Benbassa synthétise la situation. Une situation pour le moins chaotique. Avec en prime une polémique avec Mme Elizabeth Roudinesco qui prend position contre Geisser, apparemment sans être vraiment au courant des faits.

Le 29 juin CAP Commission administrative paritaire (CAP) du CNRS désignée pour « juger » Vincent Geisser,  s’est réunie… pendant 14 heures (dont deux heures de délibération). Kafkaïen, n’est-ce pas? Plus encore, semble-t-il, qu’on pouvait l’imaginer. En effet, les résultats de cette réunion restent flous. Les voix s’étant partagées entre 5 élus (contre toute sanction) et 5 nommés (pour un avertissement), aucune proposition de sanction ne devrait pouvoir être transmise par la CAP au Directeur général du CNRS. En dernière instance, en tout état de cause, c’est ce dernier qui tranchera, et il n’est pas exclu que son verdict soit plus lourd.

Curieusement, alors que la convocation adressée à V. Geisser évoquait le non-respect de l’obligation de réserve, il n’en a pas été question pendant la CAP. En revanche, on a appris pendant la réunion que le Fonctionnaire de défense du CNRS avait bel et bien constitué des dossiers sur certains chercheurs « pour les protéger ». Selon les témoignages de personnes présentes à la réunion de la CAP, le Fonctionnaire de défense du CNRS aurait indiqué que c’est par la DST de Toulouse qu’il avait eu vent du mail égaré de V. Geisser, pour lequel il avait déposé plainte au pénal. De telles méthodes n’augurent rien de bon.

Ces dossiers, qui nous dit qu’on n’en constituera pas demain sur chacun de nous? Qui nous garantit que nous ne passerons pas en conseil de discipline pour un mail égaré, qui ne conviendrait pas à un des fonctionnaires de notre administration?
(…)

Si l’affaire Illand/Geisser n’est pas encore finie, notre action collective a été utile. Signataires, bénévoles oeuvrant avec les moyens du bord, collègues et amis dévoués et actifs, associations professionnelles, tous nous avons rappelé avec force que la liberté intellectuelle des chercheurs et enseignants-chercheurs est un droit inaliénable. En France, un chercheur est aussi parfois un intellectuel public. Les deux rôles ne sont pas contradictoires
(…)

AFFAIRE GEISSER : Réponse d’Esther Benbassa à Elisabeth Roudinesco, par Esther Benbassa (Libération, 29 juin)

Dans une tribune parue le 25 juin dans Libération, sous le titre « Geisser : une pétition à l’aveuglette », Elisabeth Roudinesco explique longuement pourquoi elle ne s’est pas associée à l’appel lancé, à mon initiative, par « un comité de chercheurs parmi les plus brillants de ce pays ».

Les discussions que nous avons eues entre collègues ces derniers jours ont fait émerger le projet de créer une cellule de veille, association qui serait le prolongement de notre Collectif. Nous resterions ainsi collectivement et individuellement vigilants de sorte à prévenir tout nouvel abus. Nous continuerions de débattre publiquement de notre rôle dans la société, nous opposant à ce qu’on tente de nous faire taire par des moyens en contradiction flagrante avec les principes de notre profession et refusant d’être jugés par d’autres que par nos pairs (à l’exclusion de fonctionnaires ou de publicistes influencés par l’air du temps).
(…)

Nombre de membres du comité de lancement, de signataires et moi-même ne partageons pas, loin de là, toutes les prises de position de notre collègue. Nous considérons seulement qu’exiger de lui le respect d’un devoir de réserve, qu’accepter qu’un fonctionnaire de la défense, logé au Centre national de la recherche scientifique, juge sa recherche sur l’islam sans en avoir la moindre compétence constitue un précédent gravissime et une menace pour la démocratie elle-même. D’autres que V. Geisser ont été la cible du même harcèlement, jusqu’à un chercheur en sciences dures dont le blog, hébergé par un serveur CNRS, a été censuré parce qu’il évoquait cette affaire.
(…)

Vincent Geisser n’est pas un islamiste. Mme Roudinesco, dont le domaine de compétence est assez éloigné du sien, ne l’a jamais lu sérieusement. La rumeur faisant office de jugement scientifique, voilà où nous en sommes en effet. Le laboratoire de V. Geisser, la commission 33 du CNRS, instance d’évaluation légitime, ont dûment protesté contre cette dérive. Mme Roudinesco qui, si elle se prévaut d’un titre universitaire, n’appartient pas, à ma connaissance, au corps des chercheurs ni à celui des enseignants-chercheurs de la fonction publique, ne pourrait d’ailleurs pas siéger dans de telles instances. Intellectuelle jamais évaluée par sa tutelle, elle jouit d’une indépendance sans risque, à la différence de V. Geisser. Comme Mme Fourest dans Le Monde, Mme Roudinesco dans Libération juge et condamne dans l’ignorance. Elle pense et agit en fait exactement comme l’ingénieur général Joseph Illand, le fonctionnaire de défense du CNRS. En accusant V. Geisser d’être un relais de l’islamisme radical (du terrorisme en fait), elle lui fait courir un danger majeur : la perte éventuelle de son emploi ou sa rétrogradation. Les savants « communistes » de l’Amérique maccarthyste ont déjà vécu cela.

Enseignement : quand Darcos recycle de Villiers

34+01:00p30+01:0006bmar, 16 Juin 2009 10:24:34 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Curieux rapprochement. La réaction en marche. Etrange démarche de la part d’un ( ancien ?) franc-maçon : Xavier Darcos, le ministre de l’Education, soutient le « nouveau collège » imaginé par Philippe de Villiers.  Un « collège novateur de référence nationale » qui ouvrira en Vendée à Montaigu. Ses innovations : internat, tutorat serré et retour des « humanités ».
En guise de projet innovant, c’est un pensionnat à l’ancienne –- façonné par le patron du Mouvement pour la France qui a obtenu le feu vert de Xavier Darcos.
De Viliers négociait depuis février 2008 avec du ministère. Après avoir loué la fermeté de Xavier Darcos dans le dossier sécuritaire, il a fini par imposer ses vues d’un autre temps.
Quatre caractères fondamentaux :
* le tutorat permanent des profs avec passage « de la notion d’enseignement à la notion de présence »
* l’internat pour six cents élèves pour « changer de logique : de lieu de passage, le collège devient lieu de vie » avec « deux soirées de culture générale » par semaine en vertu d’une « logique d’éducation humaniste »
* pas de section « sport-études » mais une section « humanités classiques, art, culture » et la priorité aux options latin et grec
* « l’engagement social personnel » et « l’apprentissage de la générosité » inscrits dans le règlement intérieur, à raison de « une demie-journée par semaine de présence caritative ou humanitaire, par exemple la visite de personnes âgées »
Quelle mouche a piqué Darcos pour accepter un projet aussi rétrograde que même les Jésuites des années 1950 n’auraient pas osé imaginer ?

Affaire Geissier-CNRS : suite

29+01:00p30+01:0006blun, 15 Juin 2009 07:42:29 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Lettre ouverte du Comité de lancement adressée cette fois à Mme Catherine Bréchignac, Présidente du CNRS.

Ce second texte a le même objectif que le premier.

Il ne s’agit pas seulement de défendre notre collègue Vincent Geisser, convoqué devant un conseil de discipline le 29 juin prétendûment pour avoir manqué à l’obligation de réserve qui s’imposerait à lui comme fonctionnaire, en fait pour avoir travaillé sur l’islam d’une façon qui n’avait par l’heur de plaire au Fonctionnaire de Défense du CNRS.

Il s’agit aussi de défendre un principe plus général, dépassant ce cas particulier: celui de la liberté intellectuelle des chercheurs et enseignants-chercheurs de la fonction publique.

Vous pouvez trouver sur http://petition.liberteintellectuelle.net tous les détails utiles sur cette affaire (historique, témoignage, texte de l’appel initial, communiqués et articles de presse parus – le dernier étant celui publié dans Le Monde daté du 13 juin -, réponse de Mme la Ministre, etc.).

Parmi les 3.500 signataires de notre appel, outre un très grand nombre de chercheurs, d’enseignants-chercheurs, de techniciens, d’ingénieurs, d’agents administratifs et d’étudiants, français ou établis en France, outre de simples citoyens qui se sentent concernés, en tant que tels, par ce problème, nous comptons désormais aussi un nombre croissant de collègues étrangers et de personnalités issues du monde des arts et des lettres.

Vous pouvez vous-même, si vous ne l’avez fait et souhaitez le faire, vous associer à notre action en signant notre appel, à partir du même site.

Je vous salue cordialement.

Esther Benbassa, directrice d’études à l’Ecole pratique des hautes études

Lettre ouverte à Madame Catherine Bréchignac, Présidente du CNRS, avec copie à Mme Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Madame la Présidente,

Membres du Collectif pour la sauvegarde de la liberté intellectuelle des chercheurs et enseignants-chercheurs de la fonction publique, à l’initiative d’un appel ayant à ce jour rassemblé 3.500 signataires, nous constatons, à la lecture du communiqué du CNRS daté du 10 juin relatif à la convocation de M. Vincent Geisser devant un conseil de discipline, que l’institution que vous présidez use de méthodes peu compatibles avec sa mission.

On y lit ceci :  » Vincent Geisser a utilisé des termes diffamatoires d’une grande violence : ‘Le FS est un idéologue qui traque les musulmans et leurs ‘amis’ comme à une certaine époque, on traquait les Juifs et les Justes’ « . Ce communiqué, qui présente curieusement les faits reprochés à M. Geisser comme dûment établis et notre collègue comme déjà jugé, contribue lui-même à rendre public – sans autorisation de l’intéressé – le contenu d’un courriel de M. Geisser de nature strictement privée et n’ayant jamais été destiné par son auteur à faire l’objet d’une telle publication.

Ce même communiqué, par ailleurs, omet prudemment de mentionner l’autre et principal motif de cette convocation :  » le manquement grave […] à l’obligation de réserve  » à laquelle M. Geisser serait  » tenu en tant que fonctionnaire  » (termes de la lettre de convocation signée par Monsieur Arnold Migus, Directeur général, datée du 29 mai 2009).

Enfin, il omet tout aussi prudemment de signaler le contexte dans lequel s’inscrit cette convocation : le harcèlement de ce chercheur, par le Fonctionnaire de Défense, depuis plus de quatre ans, les ingérences intolérables de ce même Fonctionnaire de Défense dans la politique scientifique des laboratoires et dans les études conduites par les chercheurs, spécialement lorsqu’ils travaillent sur l’islam, ainsi que l’atteste, parmi d’autres, M. Olivier Roy, directeur de recherche.

En réduisant les motifs de  » la procédure disciplinaire  » engagée contre M. Geisser à une affaire de diffamation, alors qu’elle s’inscrit dans la continuité d’une surveillance de type idéologique, le CNRS a recours à des procédés qui ne devraient pas avoir cours dans un pays démocratique et dont nous connaissons les dérives possibles dans les moments troubles de l’histoire.

M. Geisser est bel et bien poursuivi en raison de ses travaux sur l’islam et l’invocation de  » l’obligation de réserve  » dans un tel contexte nous inquiète au plus haut point.

Depuis quand et au nom de quel principe un Fonctionnaire de Défense aurait-il le droit de juger les travaux d’un chercheur ou d’un universitaire? De quelle compétence peut-il se prévaloir pour le faire? Seuls leurs pairs ont compétence à émettre un avis légitime en la matière. Quant à Vincent Geisser, il est soutenu par ses collègues, par son laboratoire et plusieurs associations de sociologues et spécialistes des sciences sociales.

Cette entrave à la liberté de ceux dont le métier est de  » produire  » du savoir et de le transmettre est grave, de même que ce mépris affiché pour la communauté scientifique et les procédures normales d’évaluation qui ont cours en son sein.

Demain, d’autres motifs d’ordre privé pourront, comme dans ce cas, être invoqués pour brimer, sanctionner ou exclure tel chercheur dont l’orientation scientifique et les opinions personnelles déplaisent à tel haut fonctionnaire d’Etat. Et  » l’obligation de réserve  » aujourd’hui brandie signifie-elle qu’il peut nous incomber désormais de relayer les idées reçues et les fantasmes en vogue ?

Nous exigeons en conséquence que la nature et l’étendue des attributions du Fonctionnaire de Défense soient très rigoureusement définies et limitées et que toute intervention de ce fonctionnaire dans les recherches conduites par les laboratoires et par leurs membres soit purement et simplement interdite.

Nous exigeons par ailleurs l’annulation immédiate de la  » procédure disciplinaire  » engagée contre M. Geisser, seul signe fort capable de rétablir la confiance entre les chercheurs et leur tutelle.

Nous ne voyons guère d’autre moyen, comme le rappelait Mme Valérie Pécresse dans sa lettre adressée le 10 juin 2008,  » de garantir la liberté de pensée et d’opinion des chercheurs, qui est fondatrice de leur travail et de leur légitimité scientifique « .

De même, nous demandons au CNRS de retirer son communiqué, attentatoire à l’honneur de notre collègue, et par-delà à celui de toute la profession.

Recherche : affaire Geisser-Fonctionnaire de défense du CNRS

25+01:00p30+01:0006bdim, 14 Juin 2009 09:44:25 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Esther Benbassa prend fait et cause pour Vincent Geisser
Vincent Geisser, chercheur au CNRS, vient d’être convoqué devant une commission de discipline dans son institution. L’un des motifs de cette convocation est le manquement à l’obligation de réserve qui s’impose aux fonctionnaires.
En tant que chercheurs, universitaires et intellectuels, nous n’avons évidemment pas à nous soumettre à une telle obligation. Cette entrave à notre liberté de pensée et d’expression pourrait être lourde de conséquences.
Vincent Geisser va passer en commission le 29 juin. Je le connais par ses travaux et par notre fréquentation, ensemble, des mêmes colloques. Ses collègues de laboratoire le soutiennent et ont fait une motion pour le faire savoir. Moi, en tant qu’enseignante-chercheur, je me sens directement touchée.
L’annulation de ce conseil de discipline ferait jurisprudence en la matière.

Résumé de l’histoire
En tant qu’auteur de l’ouvrage La Nouvelle islamophobie, paru en septembre 2003 aux éditions La Découverte et qui a connu une certaine médiatisation (10 000 exemplaires vendus), V. Geisser a fait l’objet de nombreuses attaques provenant de différents milieux, notamment de l’extrême droite. Ce rappel permettra de comprendre beaucoup de choses et, en particulier, la surveillance étroite dont il a fait l’objet de la part du Fonctionnaire défense du CNRS. En septembre 2004  se manifeste pour la première fois le Fonctionnaire sécurité de défense (FD) du CNRS. Il annonce que l’IREMAM ( Institut de recherche et d’études sur le monde arabe et musulman) va être prochainement classé en « établissement sensible » et qu’il appartient au directeur de l’Unité de lui fournir mensuellement la liste des stagiaires étrangers hors-Union européenne.

C’est devenu une pratique routinière des directeurs de laboratoires du CNRS que de transmettre chaque mois la liste des « étrangers » travaillant dans leurs murs. En somme, l’email du Fonctionnaire défense tend à accréditer l’idée que cette enquête sociologique – pourtant banale – constitue une enquête « sensible » dans un établissement « sensible », touchant une population « sensible », sur une zone géographique « sensible » (le Maghreb et le monde arabe en général).
Le Fonctionnaire défense ne lâchera plus Vincent Geisser. A partir de septembre 2004, il ne ce cessera de faire pression sur les instances locales, régionales et nationales du CNRS afin de le limiter dans ses activités scientifiques et intellectuelles, allant jusqu’à exiger des sanctions à son égard.

En juillet 2008, la directrice SHS (sciences humaines et sociales) du CNRS, Marie-Françoise Courel, prévient oralement l’un de ses collègues, directeur de recherche, que le Fonctionnaire défense veut obtenir des sanctions à son égard pour ses écrits d’opinion
Geisser adresse un message privé et personnel par email au Comité de soutien de la jeune allocataire de recherche […] A aucun moment, il ne met en cause le CNRS en tant qu’institution scientifique. Il s’étonnait simplement que la logique sécuritaire finisse par prévaloir sur la logique de la science et de la diffusion du savoir.

Ce mail est à l’origine d’une demande de sanction disciplinaire.

Ce qu’il faut bien appeler « l’Affaire Geisser / Fonctionnaire Défense » s’inscrit sur le long terme (2004-2009) et non simplement dans la « temporalité » de ces dernières semaines, fruit d’une attitude de suspicion et de pratiques concrètes de surveillance de ses écrits et de sa pensée qui ont souvent frôlé le harcèlement moral et ont nui à ses activités de chercheur et d’universitaire. Sur un plan plus général, cette affaire traduit l’intrusion inquiétante de logiques policières et sécuritaires au sein même des milieux scientifiques et universitaires, dont la finalité est de contrôler la production et la diffusion du savoir.

Compléments apportés par Mme Benbassa

Chers collègues, chers signataires ou non-signataires de notre lettre ouverte à Valérie Pécresse,

Mercredi 10 au soir, la conseillère de Mme Pécresse pour les sciences humaines m’a téléphoné pour me demander de plus amples détails sur l’affaire V. Geisser. Pour ma part, j’ai demandé la suspension de la procédure disciplinaire engagée par le CNRS et le retrait de la plainte déposée en justice par J. Illand.

Je vous adresse en document joint la lettre que Mme Pécresse vient de m’envoyer, suite à cette conversation. Est-elle en mesure d’apaiser nos inquiétudes ? A vous d’en juger.

En ce qui me concerne, je considère que dès lors que « la liberté de pensée et d’opinion des chercheurs » est expressément garantie par Mme la Ministre, que le dossier constitué contre V. Geisser ne comporte en tout et pour tout qu’un mail, et que ce mail est privé (diffusé à l’insu de son auteur et contre sa volonté), il n’y a en tout état de cause ni diffamation susceptible de justifier une procédure judiciaire, ni matière à la réunion d’un conseil de discipline.

Pour garantir dans les faits et par l’exemple « la liberté de pensée et d’opinion des chercheurs », il convient de permettre à V. Geisser de sortir la tête haute de cette affaire. En revanche, si ce conseil de discipline se réunit, et pire le condamne, cela fera jurisprudence. Et l’on ne peut oublier que cette convocation intervient après quatre ans de harcèlement. Nous devrions soutenir V. Geisser jusqu’à ce que le CNRS suspende toute procédure à son encontre.


 

Université : se souviendra-t-on du printemps à l’automne ?

30+01:00p30+01:0006bdim, 07 Juin 2009 10:09:30 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

La presse a diffusé comme un bulletin de victoire « Toulouse le Mirail s’est rendu .» C’était la dernière université bloquée par les étudiants. Le gouvernement a crié victoire, puisqu’aucune opposition parlementaire assez puissante ne peut contrecarrer ses desseins.

Mais, qu’on ne s’y trompe pas. Le problème reste entier. Le problème de la méfiance quasi viscérale de la jeunesse étudiante à l’encontre du Président et de son gouvernement incarné par la ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pecresse. Parmi les questions qui restent pendantes, la mastérisation.

Philippe Mahrer, directeur du Collège des Ingénieurs et membre de la Commission université emploi, estime que la volonté de transformer cette mastérisation a fait basculer les étudiants – surtout des étudiantes – dans un mouvement lancé par les profs.

Parce que la formation des maîtres se joue dans les facs de lettres, et qu’elle concerne essentiellement les filles : d’après Mahrer, elles représentent 80 % des enseignants du Primaire, et 70 % dans le Secondaire. Le Mirail, la Sorbonne et les autres fac en pointe de la grève étaient des fiefs de futures enseignantes révoltées qu’on escamote leur période de formation en alternance – via la « masterisation ».

Puis, comme souvent chez les étudiants, le mouvement a basculé dans une revendication plus large comme en témoignent des grafs comme « Grèce générale » et « rave générale » Comme je l’ai déjà relevé, dans « Le Monde » du 2 juin, Valérie Pécresse reconnaissait les erreurs commises après le vote, relativement facile, de sa loi LRU en 2007.

Si le gouvernement semblait sincèrement décidé à revaloriser l’université, la façon de s’y prendre a blessé la fierté des universitaires. Des universitaires depuis toujours malmenés par des gouvernants d’une rare lâcheté à l’égard des problèmes de l’université, le non financement de sa démocratisation, d’où un énorme taux d’échec qui avait fini par faire rimer fac avec chômage, ont été autant d’impressionnantes formes d’un mépris devenu, sur la durée, un ferment d’explosion. Avec pour conséquence un immense « mal français » : l’enseignement supérieur à deux vitesses, composé de deux parties : université et grandes écoles.

Le pouvoir semble considérer que si les universités ne marchent pas, ce n’est pas grave : la fabrique de professionnels et d’élites dans les Grandes Ecoles, elle, tourne à plein. Cette question a été vaguement posée, le gouvernement a ramené l’ordre dans les facs sans y répondre. On n’aime jamais les étudiants d’université et leurs profs : pourquoi se mêlent-ils donc toujours de râler ?

Le seul à bien s’en tirer est Richard Descoings. En refusant toute possibilité de devenir ministre, le patron de Sciences PoI a été digne. Il a rendu le rapport sur les lycées qui lui avait été commandé, il s’est ensuite retiré dans son école, avec ses jeunes déjà élites avant l’heure. Mais dont il avait entr’ouvert la porte aux jeunes « méritants » issus des établissements difficiles.

Portique de Darcos : caricature et désinformation ?

36+01:00p30+01:0006bven, 05 Juin 2009 12:08:36 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Les portiques dans les collèges, l’initiative Darcos
Vous savez que j’ai un goût immodéré pour les réactions des lecteurs quand je publie un article.
Voici donc un florilège sur l’affaire des portiques prévus dans les collèges. Dont plus personne ne parle, puisque le thème n’a pas été repris lors de la campagne électorale !

Flat4 | 17H38 | 02/06/2009 |
c’est très formateur pour la vie future.
À 10 ans on fouille ton cartable sans raison, parce que tu as une tête qui ne revient pas au pion, comme ça à 18, quand un CRS fouille ton anus sans raison, tu es moins choqué.

De spleenlancien | 16H46 | 02/06/2009 |
Pourquoi recruter des pions alors qu’il parait tellement plus moderne d’opter pour des solutions technologiques qui offrent du surcroît l’immense avantage de faire gagner beaucoup d’argent à des entreprises amies ?

Graine de rosé | 18H34 | 02/06/2009 |
le fond le problème est : comment faire rentrer 2100 élèves . S’il y a un seul portique il faut 11 heures !
Si on veut faire rentrer tout le monde en disons 20 minutes, il faudrait 33 portiques (soit une entrée d’au moins 33 mètres de large ! ).
Mais le plus important c’est qu’un portique ça ne marche que s’il y a quelqu’un pour arrêter les gens quand ça sonne, vérifier pourquoi ça sonne, empêcher les mouvements de foules, empêcher de contourner le portique, laisser passer le personnel, … A mon avis, il faut au minimum 1 personne par portique , soit 33 personnes, alors qu’aujourd’hui on est à peine capable de mettre un surveillant à l’entrée des lycées.

Free lance | 20H49 | 02/06/2009 |
« Ca coute cher ? mais les pions aussi. Et pour les potes de Sarko, il est toujours possible d’etre actionnaire d’un boite qui fabrique des portiques, alors que c’est plus dur d’etre actionnaire d’une boite qui fournit des pions. »
mais c’est deja le cas : le fournisseur n° 1 des portiques en france c’est Bolloré Protection SA, suffit de chercher sur google, la réponse est là !
si il y en un qui avance ses pions on le connait …
parait que le prêt du yacht c’était juste de l’amitié, ah oui ?Portrait de Azza

De félicité-mafoi 17H57 | 02/06/2009 |
Soit environ 3 000 établissements. Autant de portiques ? Joli marché.
Sans compter qu’il faudrait remplacer tous les objets usuels en métal (fermetures à glissière, montres, clefs, boucles, les bijoux, les lunettes, les instruments de mesure, …) par des objets usuels en chewing gum pour ne pas faire sonner les portiques, non ?

De sarkophage_xyz 17H55 | 02/06/2009 |
Sans compter que sans ceindre les lycées et collèges de murs de 7m de haut agrémentés de miradors, on voit mal l’utilité des portiques. Mais si ça se trouve les contrats pour les miradors sont prêts eux aussi.

Ingénieur en informatique scientifi… | 17H39 | 02/06/2009 |
le marche de la techno securitaire est en plein boum (si j’ose dire), et la solution au probleme soulevé est bien evidement d’augmenter le nombre de portique. Ca coute cher ? mais les pions aussi. Et pour les potes de Sarko, il est toujours possible d’etre actionnaire d’un boite qui fabrique des portiques, alors que c’est plus dur d’etre actionnaire d’une boite qui fournit des pions.
Le jour ou le marche du pion sera ouvert aux boites privees, Sarko proposera de mettre plus de pions dans les cours d’ecoles.

De Imnotthere Etudiant | 20H56 | 02/06/2009 |
Pensez au rôle de flics et de justiciers que le gouvernement veut faire jouer aux proviseurs. Et combien seront prêts à abandonner leur autonomie au sein de leur propre établissement pour tomber sous le coup de nouveaux règlements qui leur donneront des comptes à rendre ?
Mon ancienne proviseur connaissait parfaitement les élèves fils de sans papiers dans le lycée. Les proviseurs aussi sont des garants de liberté. Le monde éducatif ne peut se teinter de logique sécuritaire quand cette sécurité consiste en l’expulsion de sans papiers. Les mesures gouvernementales attaquent les symptômes. Et ne sont qu’effets d’annonce, façon Bowling For Columbine. Et oui, une police ennemie de la jeunesse des cités, un Etat confisqué qui se fait cracher au visage. Tout va bien. C’est à ce prix que vos croisières maltaises ont lieu.

De survivant 19H06 | 02/06/2009 |
Votre interlocuteur omet de parler de qui vont payer ce cadeau empoisonné (les portiques). Sachant que les lycées sont gérés par les régions. C’est donc les impôts locaux qui vont prendre la patate chaude et la refiler aux contribuables. Darcos peut donc sortir tambour et trompette sur sa solution miracle puisque ce n’est pas l’état qui casquera. Il croule déjà sous les dettes envers les collectivités territoriales avec la décentralisation.

De félicité-mafoi 18H32 | 02/06/2009 |
Marché juteux à ajouter aux 60 000 caméras de surveillance que veut installer le gouvernement
1 policier pour surveiller 10 caméras = 6000 policiers mais suppression de 10 000 postes dans la police et la gendarmerie
(: //www.rue89.com/2009/04/20/la-videosurveillance-ca-coute-cher-et-ri…)
Il suffit de quelques calculs pour constater qu’il va y avoir des soucis en ce qui concerne le suivi de toutes ces innovations …

De félicité-mafoi 18H56 | 02/06/2009 |
Pareil et il y a aussi un soucis pour le nombre d’établissements scolaires (j’en trouve déjà 3233 rien que pour l’académie de Créteil)
Étant donné que l’arrestation et la mise en garde à vue concerne maintenant les enfants de 6 à 10 ans, je suppose qu’il faudra des portiques pour les écoles maternelles où la délinquance est, parait-il, décelable chez les enfants de 3 ans …
Hé bé, on sait maintenant que le vingt et unième siècle sera fliqué ou ne sera pas …

De hershellgordon série z | 22H44 | 02/06/2009 |
perso, je propose un portique pour les tricheurs…et que l’élève Darcos ose y montrer le bout du nez…la honte qu’il se paierait !
signé : un prof qui n’a pas peur…d’entrer dans une salle de classe il s’entend…ni d’ailleurs des réprimandes de son ministre de tutelle…tellement jovial…

De survivant 19H29 | 02/06/2009 |
Mais le mieux, dans la tête de ces crapules c’est qu’ils ont tout prévu. Les portiques seront essentiellement placés dans les zones à risques, là où il y a les familles pauvres à la périphérie des grandes villes. Pensez bien que par exemple dans le 9.2 il y a des bons garçons et des bonnes filles donc pas besoin de portique pas d’augmentation d’impôts non plus. En revanche en assassinant les banlieues comme le 9.3, les familles pauvres seront prises à la gorge et seront contraintes de déménager loin de la périphérie. Ainsi le grand Paris, le grand Lille, le grand Rennes ect. Sera débarrasser des racailles par le coup de karchër fiscal.

De Tanta Ju Matheuse au pays des saucisses | 14H08 | 03/06/2009 |
Ces portiques n’empecheraient rien du tout : pour faire rentrer une arme, il suffirait de la balancer par dessus le grillage dans un endroit tranquille et de venir la chercher plus tard. Ou de passer soi-meme par dessus le grillage. Je pense que personne n’est dupe de l’inefficacite du truc. Ca marche peut-etre a peu pres dans les aeroports ou les acces sont limites, mais un lycee, pfff.
C’est comme les machins biometriques qu’on avait propose dans les creches pour etre sur que ce soit bien les parents qui viennent chercher leur momes : tout ca est aussi destine a habituer les bambins a ce genre de trucs. Un jour, tout le monde trouvera ca tout a fait normal…

De Pierrrrre 20H04 | 03/06/2009 |
Cet article est de la pure désinformation,
Il n’a jamais été question de fouiller tous les élèves à l’entrée des lycées,
mais d’offrir aux chefs d’établissement :
– le droit de fouiller des cartables si besoin s’en fait sentir
– dans cette perspective, la possibilité d’utiliser un portique détecteur d’objets métalliques.
On devine l’article plus avide à faire dans la caricature propagandiste qu’à exposer les problèmes avec sérieux.
Ceci dit, il est exact que ces thèmes de discussion sont lancés afin de réveiller l’électorat avant les élections,

Université : la marche de tous les savoirs

30+01:00p30+01:0006bmer, 03 Juin 2009 10:36:30 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Communication du collectif Sauvons la Recherche

Le jeudi 4 juin 2009 aura lieu la deuxième édition de « La marche de tous les savoirs (Academic Pride) » organisée par SLR avec les principales associations et syndicats de l’enseignement supérieur et de la recherche (ES&R). Toutes les personnes attachées à la transmission et au développement des savoirs sont invitées à marcher le 4 juin 2009 dans plusieurs villes de France. A Paris, le départ aura lieu à 14h00 devant la Maison des Sciences de l’Homme. Pour plus de détails et pour toutes les manifestations, pour des suggestions de panneaux et affiches, voir le site http://www.academicpride.fr.nf

Le 4 juin 2009 sera l’occasion de redire que le gouvernement fait un choix irresponsable en voulant à toute force appliquer des critères de rentabilité à des secteurs qui devraient précisément échapper aux lois du marché, comme la justice, l’éducation, les hopitaux. La volonté de « réduire les coûts » en précarisant de plus en plus les emplois scientifiques est particulièrement délétère pour les jeunes qui renoncent de plus en plus à s’engager dans des carrières scientifiques ou à les poursuivre, puisque le gouvernement ferme leur horizon quand il faudrait l’ouvrir. Les dégâts créés sont déjà désastreux et seront très difficiles à réparer.

Les choix du gouvernement français ne sont hélas pas isolés en Europe. L’attaque contre le système de l’ES&R dans l’Italie de Berlusconi est encore plus violente qu’en France, et a fait descendre dans la rue des millions d’Italiens. En Allemagne, un grand mouvement de protestation contre les attaques dont fait l’objet le système allemand d’ES&R va déclencher une semaine d’actions et grèves massives, prévues pour la mi-juin. Avec nos collègues italiens, allemands et autres européens, nous devons dire très fort que l’Europe dont nous rêvons n’est pas une Europe où les services publics seront laminés, mais une Europe où les gouvernements défendent les biens communs y compris une connaissance au services des hommes et non pas de la rentabilité. Le 4 juin 2009, la « Marche de tous les savoirs (Academic Pride) » sera aussi un moment fort pour la défense de cette Europe-là.

Université : l’essentiel de Pécresse

34+01:00p30+01:0006bmar, 02 Juin 2009 12:25:34 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Retour sur le conflit des enseignants-chercheurs avec un long entretien avec Valérie Pécresse, la ministre des Univerités, dans Le Monde daté du 2 juin.

J’en tire quelques passages essentiels, d’où il ressort que, comme d’habitude, elle n’a aucune vraie part de responsabilité dans le conflit récent avec les enseignants chercheurs. Elle convient juste, du bout des lèvres, que le gouvernement a voulu aller trop vite. Il faut imputer le conflit aux pesanteurs du passé. Avant Sakozy, naturellement!

Valérie Pécresse :

Le mouvement s’est produit au bout de dix-huit mois de réformes ininterrompues.  La crispation s’est produite, lorsqu’on a voulu adapter le statut des universitaires. Dès que l’on touche au statut des personnes, cela rend les réformes beaucoup plus délicates.

Il y a eu une maladresse dans la rédaction initiale du décret qui a été vite corrigée, mais elle a alimenté toutes les rumeurs. Et, on n’a pas mesuré que la décision de supprimer des postes en 2009 dans l’université, en nombre pourtant beaucoup plus limité que dans les autres administrations, allait créer, symboliquement, une telle inquiétude, qui a donné lieu à une exploitation très politique, alors que parallèlement, on dotait les universités de moyens exceptionnels.

Elles nous ont dit : c’est du rattrapage et de toute façon vous nous supprimez des postes ! On a ainsi pris comme un boomerang l’ensemble d’un malaise qui couve depuis vingt-cinq ans. Ce qui s’est exprimé dans la rue sur la dévalorisation du métier, la méfiance de certaines disciplines à l’égard des autres, la vétusté des locaux, la crainte du désengagement de l’Etat renvoyait à la situation actuelle.

On a payé le prix du passé au moment où nous voulions sincèrement que tout change. Ce qui est frappant, c’est le manque de confiance de la communauté universitaire en elle-même. Elle a pourtant tous les atouts pour relever le défi. Il n’y a pas aujourd’hui à l’université la force d’une collégialité pluridisciplinaire. C’est cela qu’il va falloir créer pour faire vivre l’autonomie.

Education : le rapport Descoings

16+01:00p30+01:0006bmar, 02 Juin 2009 11:51:16 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Des mois de consultation pour arriver à des conclusions pour le moins bateau : Améliorer l’orientation et rééquilibrer les filières menant au bac sont les priorités du directeur de Sciences-Po Paris, Richard Descoings, dans son rapport sur la réforme du lycée rendu public mardi 1er juin, remis dans la matinée à l’Elysée
Il énumère dans ses conclusions trois choix possibles: des sujets à traiter « en urgence », une « vaste refondation » à moyen terme, ou bien la décision de ne rien faire. Ce dernier choix aurait « de nombreux et puissants soutiens » mais serait « explosif » car « le degré d’inégalité supporté par les spoliés du système devient proprement insupportable ».

« ‘L’élitisme républicain’ ravage une jeunesse de plus en plus défiante à l’égard des pouvoirs (les médias comme les partis politiques, les élites économiques comme les élites intellectuelles) et des discours. Sous cet angle, le déséquilibre des voies et des filières et ce qu’on appelle ‘orientation’ couvrent de plus en plus maladroitement un tri social ».

Parmi les sujets à traiter « en urgence » figurent l’orientation, la revalorisation de la voie technologique, le rééquilibrage des séries au sein de la voie générale (S, ES, L), la rénovation des épreuves du bac en langue (notamment en insistant sur l’oral).

Les conclusions de son rapport sont d’ores et déjà disponibles sur le blog Lycée pour tous.
Descoings pourrait-il être dans la foulée appelé au gouvernement comme ministre de l’Education ? C’est non, assène-t-il. Le combat politique ne serait pas le sien. Non avec ce commentaire :

« Dans l’Education nationale, on a deux exemples assez récents: Claude Allègre et Luc Ferry. Ils ont tenu deux ans avant d’être caramélisés ».