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Police et devoir de réserve

15+01:00p31+01:0010bjeu, 22 Oct 2009 13:29:15 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Réagissant au propos d’un internaute, un agent de police municipale qui masque son anonymat sous le surnom Moi83, Laurent Opsomer revient sur les différents aspects du devoir de réserve imposé aux fonctionnaires. En particulier aux fonctionnaires d’autorité.
La liberté d’expression est, en effet, limitée par le fameux « devoir de réserve » qui s’impose à tout fonctionnaire.

Je fais ici écho à la réponse ministérielle apportée à une question à ce propos de la part de Jean-Louis Masson, sénateur de la Moselle (question écrite n°01709 en date du 30 août 2007) :
« L’obligation de réserve, qui contraint les agents publics à observer une retenue dans l’expression de leurs opinions, notamment politiques, sous peine de s’exposer à une sanction disciplinaire, ne figure pas explicitement dans les lois statutaires relatives à la fonction publique. Il s’agit d’une création jurisprudentielle, reprise dans certains statuts statuts « >statuts « >statuts « >particuliers, tels les statuts des magistrats, des militaires ou des policiers. Cette obligation ne connaît aucune dérogation, mais doit être conciliée avec la liberté d’opinion et celle corrélative à la première de l’expression de ces opinions, reconnues aux fonctionnaires à l’article 6 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires. L’appréciation du comportement d’un agent au regard de cette obligation varie selon plusieurs critères dégagés par la jurisprudence du Conseil d’État. Parmi ces critères figurent la nature des fonctions exercées par l’agent et son rang dans la hiérarchie, ainsi que le contexte dans lequel l’agent s’est exprimé, notamment la publicité des propos. Il est à noter que la jurisprudence étend l’obligation de réserve au comportement général des fonctionnaires, qu’ils agissent à l’intérieur ou en dehors du service. Dans le cas cas « >cas « >cas « >particulier du web log ou blog, qui peut être défini comme un journal personnel sur internet, la publicité des propos ne fait aucun doute. Tout dépend alors du contenu du blog. Dans ses écrits, le fonctionnaire auteur doit observer, en effet, un comportement empreint de dignité, ce qui, a priori, n’est pas incompatible avec le respect de sa liberté d’expression. En tout état de cause, il appartient à l’autorité hiérarchique, dont dépend l’agent, d’apprécier si un manquement à l’obligation de réserve a été commis et, le cas échéant, d’engager une procédure disciplinaire. »
Comme l’indique la réponse ministérielle, tous les fonctionnaires ne sont pas astreints au même degré de réserve. Ainsi les militaires en ont l’obligation légale de par leur statut, contrairement aux autres agents publics. Pour les civils, c’est le degré hiérarchique qui conditionne l’étendue de la liberté d’expression. La parole de « Moi83 » est donc moins importante que celle d’un préfet, me rétorquerez-vous avec justesse. Néanmoins, la réalité oblige désormais les agents à une prudence accrue car, pour reprendre le titre d’un article publié à ce sujet sur rue89 par  Chloé Leprince le 14 juillet 2009 (1), en matière de devoir de réserve, la France est sur la ligne dure et la journaliste de pointer la multiplication des procès ; c’est un moyen de pression comme un autre, me direz-vous, même s’il est utilisé de manière de plus en plus stricte ces dernières années.
Il y a aussi des secteurs plus sensibles dont la police. Voici de que prévoit à ce sujet le Règlement générale d’emploi de la police nationale :
Art. 113-10. – Les fonctionnaires de police sont tenus au respect du secret professionnel ainsi qu’à celui du secret de l’enquête et du secret de l’instruction dans le cadre des textes en vigueur.
Ils s’expriment librement dans les limites qui résultent de l’obligation de réserve à laquelle ils ils « >ils « >ils « >ils « >sont soumis et des règles relatives à la discrétion professionnelle qui concerne tous les faits, les informations ou les documents dont ils ont une connaissance directe ou indirecte dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leur profession. En tout temps, en service ou hors service, ils s’abstiennent, en public, de tout acte ou propos de nature à porter la déconsidération sur l’institution à laquelle ils appartiennent.
La communication des services avec les médias s’effectue dans le cadre strict des instructions qui leur sont données par la hiérarchie à cet effet, dans le respect des prérogatives du service d’information et de communication de la police nationale.
Les représentants des organisations syndicales s’expriment publiquement dans le respect des dispositions en vigueur.
Des dispositions sont réitérées dans le Code de déontologie de la police nationale (article 11).
Mais « Moi83 » est un agent de police municipale et non un gardien de la paix, pouvez-vous remarquer. Néanmoins, cette règle s’applique aussi pour les fonctionnaires territoriaux. Ainsi, l’article 14 du Code de déontologie de la police municipale spécifie que « Les agents de police municipale peuvent s’exprimer librement dans les limites résultant de l’obligation de réserve à laquelle ils sont tenus et des règles relatives au respect de la discrétion et du secret professionnels. »
Mais quelles sont les définitions de la discrétion et du secret professionnel, qui sont à la base de l’obligation de réserve ? Selon la terminologie officielle, la discrétion professionnelle consiste à interdire au fonctionnaire de communiquer indûment des renseignements renseignements « >renseignements « >renseignements « >concernant l’administration ou des documents administratifs (exemples : problèmes de fuite dans la presse, publication de circulaires, de notes de service ou de procès-verbaux). De son côté, le secret professionnel interdit de divulguer des renseignements acquis ou confiés dans le cadre des missions, concernant des faits ou des personnes, comme la divulgation à la presse des identités de personnes auteurs ou victimes d’infractions pénales, ou la communication de renseignements confidentiels (d’archives par exemple) à tous tiers non habilités.
Ainsi vous souvenez-vous de la mésaventure de Rolland Gatti, gardien de la paix affecté à la police aux frontières (PAF) de Metz et chargé de la reconduite des étrangers en situation irrégulière ? En 2005, ce policier était menacé de sanctions pour avoir critiqué les reconduites à la frontière (Le Monde, 24 septembre 2005) ; il encourrait une sanction administrative pour avoir contrevenu au devoir de réserve auquel sont tenus les policiers. Je vous l’accorde, l’enquête disciplinaire visant ce fonctionnaire de police avait été déclenchée suite aux critiques à l’encontre de la politique menée par le maître de la Place Beauvau d’alors, qui, depuis, a fait son chemin vers de plus hautes sphères.
D’ailleurs, Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, en a aussi fait l’amère expérience après ses propos au lendemain du mariage de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni en 2008. Entre deux souhaits de bonheur au nouveau couple, le président du Conseil constitutionnel, proche de Chirac, avait estimé qu’il fallait « faire attention à ne pas désacraliser les fonctions officielles » et qu’il y avait « une certaine tenue à avoir »… C’était déjà trop pour la Majorité et, par la voix de deux ténors de l’UMP, tous deux anciens Premiers ministres, Jean-Pierre Raffarin et Edouard Balladur, Jean-Louis Debré fut renvoyé à son devoir de réserve (Libération, lundi 4 février 2008). Vraiment bien pratique ce devoir de réserve !, penseront certains.
Par conséquent, comprenez la crainte pour « Moi83 » d’être reconnu par sa hiérarchie et plombé par cette dernière en cas de propos désobligeants.
A l’inverse, si l’obligation de réserve, l’obligation de discrétion et le respect du secret professionnel limitent la liberté d’expression du policier, celui-ci reste libre de ses opinions. Cette liberté est établie par l’article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen et rappelée dans l’article 6 de la loi n°83-634 portant droits et obligations des fonctionnaires. Or, l’intervention de « Moi83 » s’inscrit dans le cadre d’une défense catégorielle. Par conséquent, il aurait pu parler sous sa véritable identité, sans porter atteinte à la discrétion professionnelle ou au secret professionnel définis précédemment, d’autant que la protection de l’anonymat est illusoire sur Internet. Permettez-moi d’ailleurs de retranscrire le post-scriptum de Marc Louboutin, auteur de l’excellent livre intitulé « Métier de chien. Lettres à Nicolas » (Ed. Privé, 2007) dont on ne ressort pas indemne de sa lecture :
« PS pour mes anciens collègues toujours en exercice. Le devoir de réserve étant ce qu’il est devenu, je ne peux garantir la confidentialité de vos adresses IP si vous laissez un commentaire. Par contre, la simple consultation est difficilement contrôlable et les boutiques internet en libre service ne sont pas faites pour les chiens si vous souhaitez intervenir sous pseudo. Amitiés à vous. »
Enfin, m’inspirant de la LDH de Toulon, je considère que pour la police, au-delà du devoir de réserve, il y a aussi et surtout un devoir de vérité !
(1) Devoir de réserve : la France sur la ligne dure 
http://www.rue89.com/2009/07/14/devoir-de-reserve-la-france-sur-la-ligne-dure

Commentaire du webmaster de ce blog

J’ai personnellement une position plus radicale : j’estime que sous prétexte du devoir de réserve, on interdit aux  fonctionnaires d’exercer leur devoir citoyen d’expression. Le devoir de réserve s’applique aux faits venus à la connaissance des fonctionnaires, aux dossiers qu’ils ont à traiter, mais non à l’appréciation générale de la politique. Sous réserve de bien préciser que le scripteur n’est pas porte-parole de telle ou telle faction.
D’une façon encore plus large, je critique toujours et systématiquement les intervenants sur internet qui s’abritent derrière des pseudonymes ou des sobriquets pour s’exprimer. Par expérience, le personnage caché croit pouvoir déblatérer en toute tranquilité. L’anonymat leur retire toute crédibilité. Par conséquent, après une première réponse de politesse quand je suis interpellé, je m’abstiens de poursuivre le dialogue.

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Témoignage : la volonté du prince et le chômage

07+01:00p31+01:0010bmer, 14 Oct 2009 09:29:07 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

J’ai reçu dans mon courrier le témoignage émouvant de Patricia Poirier, salariée d’une étude d’avoué. Je tiens à le publier.

Salariée depuis 18 ans dans une étude d’Avoué, je vais prochainement me retrouver encore sans emploi.

En 1978, j’ai déjà perdu mon travail, lorsque le gouvernement alors en place a décidé de supprimer l’autorisation préalable de licenciement. J’avais 25 ans, un enfant de 2 ans dont le Papa était décédé pendant ma grossesse. Peu importe, je fut sacrifiée.

Nos dirigeants de l’époque pensait avoir trouvé LA solution qui devait libérer l’emploi. On sais maintenant ce que ca à donné.

Il m’a fallu 5 ans de galère et de petits boulot pour survivre, et avoir enfin l’emploi que j’occupe encore aujourd’hui. Emploi que je pensais stable.

Quelle erreur, sur la volonté D’UN SEUL HOMME, me voilà encore sacrifiée. J’ai aujourd’hui 50 ans, et dans ma petite ville, tout comme dans d’autres d’ailleurs, j’ai peu de chance de retrouver un emploi. Le gouvernement me jette à la rue avec mes presque 2.000 collègues contre de maigres indemnités, alors que j’ai des patrons formidables qui ne demandent qu’à bosser et me faire vivre et continuer à remplir les caisse de l’état avec de la TVA et diverses cotisations.

C’est à ni rien comprendre. Mais c’est la volonté du Prince. Alors qu’importe ! Je serais une nouvelle fois sacrifiée.

Chasse à l’homme. Cible : Jean Sarkozy

07+01:00p31+01:0010bmar, 13 Oct 2009 13:15:07 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Mon ami et grand lecteur Rémi m’enjoint de m’intéresser à l’affaire Sarkozy. Vous avez bien entendu parler de ce petit jeune homme qui serait devenu un petit gibier dans une grande chasse à l’homme, non ? Rémi me communique ce texte

43 000 signatures pour que Jean Sarkozy renonce à la présidence de l’Epad. La pétition, lancée jeudi après-midi par Christophe Grébert, bloggeur et conseiller municipal (MoDem) de Puteaux, demande au fils du président de la République, âgé de 23 ans, de « renoncer à postuler à la présidence de l’Epad ».

Christophe Grébert précise  à l’AFP

« Cette nomination commence à faire le tour du monde. La presse britannique s’en donne à coeur joie et l’affaire permet même à la télévision chinoise de se moquer du népotisme français ». « Jean Sarkozy, qui n’a pas terminé ses études et n’a pas d’expérience professionnelle, n’a aucune légitimité à prendre la direction de La Défense […]

Le conseiller municipal de Puteaux appelle Jean Sarkozy, conseiller général des Hauts-de-Seine,

« à ne pas se laisser faire, par cette guerre entre les clans Balkany et Devedjian, qui le pousse vers une fonction qu’il n’est pas à même d’assumer ». Cela ne fera de bien à personne, ni à lui-même ni à la population ».

Christophe Grébert espérait à l’origine recueillir 10.000 à 15.000 signatures. La pétition a tellement de succès – chasse à l’homme oblige – que le site qui la relaie est asphyxié. Mardi en milieu de journée, 43 000 signatures avaient été enregistrées, plus au moins 12 000 en attente.

La pétition sera sera remise à Jean Sarkozy avant le 4 décembre, date du conseil d’administration de l’Epad qui élira son nouveau président. sur-rtl-francois-fillon-defend-jean-sarkozy-et-se-plante

Une double question m’intrigue : pourquoi Mon Président a-t-il pris une telle initiative dans un département où tout le monde n’est pas forcément de son avis ? Et pourquoi les Sarkozy père et fils se croient-ils toujours obligés de se présenter en victimes, dans des opérations qu’ils ont eux-mêmes initiées ?

Mon Président manifeste d’ailleurs à cdette occasion un beau  sens de l’à propos. En pleine polémique sur la candidature de son fils à la tête de l’Etablissement public de la Défense (Epad), le Grand Nicolas  s’est risqué, mardi 13 octobre, lors de la présentation de la réforme sur des lycées à un parallèle pour le moins inattendu en cette circonstance.

La création du lycée par Napoléon 1er « est un geste qui signifiait, très concrètement, la fin des privilèges de la naissance […] « Cela voulait dire : désormais ce qui compte en France pour réussir ce n’est plus d’être bien né, c’est d’avoir travaillé dur et d’avoir fait la preuve, par ses études de la valeur […] Principe de justice, mais aussi, en même temps, principe d’efficacité : car quel meilleur critère que celui du savoir et de la compétence
pour désigner ceux qui doivent exercer des responsabilités ? »

nicolas-sarkozy-contre-la-nomination-de-son-fils-a-lepad

Sans compter que l’interprétation est contestable. Prenant la succession des collèges de jésuites, les lycées ont été avant tout créés comme antichambres des écoles militaires.

Je ne comprends pas bien, ou trop bien, pourquoi les courtisans se croient obligés de relayer les propos erronés du maître, comme s’il s’agissait de vérités non susceptibles de contestation.

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Corse, Septembre, fête de « a santa di Niolu »

12+01:00p30+01:0009bsam, 05 Sep 2009 12:57:12 +0100+01:00 9,2008
Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.
Grâce à Magali Marin, nous les Continentaux nous apprenons le sens de  fête Santa di Niolu qui se déroulera à partir du 8 septembre à Casamaccioli et qui semble justifier le report d’une semaine de la rentrée des classes en Corse, au grand dam de certains Continentaux qui voient là une infraction majeure au principe de la laïcité !
Religion & Alcool
Organisateur :
I NIULINCHI
Type :
Réseau :
Mondial
Heure de début :
samedi 5 septembre 2009, à 12:00
Heure de fin :
mardi 8 septembre 2009, à 06:00
Lieu :
Casamacciuli

n127772426683_2946« A Santa di Niolu » est à la base, un événement religieux de très grande importance à l’échelle de l’île puisque tous les 8 Septembre depuis cinq siècles des milliers de pèlerins viennent commémorer la vierge au cours d’une messe sur la place de l’église de Casamaccioli, ainsi que durant la procession intitulée «A Granitula » qui voit les hommes de différentes confréries former une spirale qui s’enroule et se déroule au rythme des chants liturgiques.

Au cours du temps, une foire agricole, haut – lieu du pastoralisme, a vu le jour. Cette foire a été durant longtemps un lieu d’échanges économiques de premier importance sur le plan agricole (grand marché de bétails, fixation du prix de la viande…), mais aussi, un lieu d’expression culturel vivant par l’existence des « Chjam’é rispondi » (improvisation des poètes – bergers), et un lieu de fête (bals) et de jeux.

CNRS – Affaire Geisser : dans le flou

00+01:00p31+01:0007bmer, 01 Juil 2009 09:05:00 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Dans l’affaire des poursuites engagées contre Vincent Geisser Mme Esther Benbassa synthétise la situation. Une situation pour le moins chaotique. Avec en prime une polémique avec Mme Elizabeth Roudinesco qui prend position contre Geisser, apparemment sans être vraiment au courant des faits.

Le 29 juin CAP Commission administrative paritaire (CAP) du CNRS désignée pour « juger » Vincent Geisser,  s’est réunie… pendant 14 heures (dont deux heures de délibération). Kafkaïen, n’est-ce pas? Plus encore, semble-t-il, qu’on pouvait l’imaginer. En effet, les résultats de cette réunion restent flous. Les voix s’étant partagées entre 5 élus (contre toute sanction) et 5 nommés (pour un avertissement), aucune proposition de sanction ne devrait pouvoir être transmise par la CAP au Directeur général du CNRS. En dernière instance, en tout état de cause, c’est ce dernier qui tranchera, et il n’est pas exclu que son verdict soit plus lourd.

Curieusement, alors que la convocation adressée à V. Geisser évoquait le non-respect de l’obligation de réserve, il n’en a pas été question pendant la CAP. En revanche, on a appris pendant la réunion que le Fonctionnaire de défense du CNRS avait bel et bien constitué des dossiers sur certains chercheurs « pour les protéger ». Selon les témoignages de personnes présentes à la réunion de la CAP, le Fonctionnaire de défense du CNRS aurait indiqué que c’est par la DST de Toulouse qu’il avait eu vent du mail égaré de V. Geisser, pour lequel il avait déposé plainte au pénal. De telles méthodes n’augurent rien de bon.

Ces dossiers, qui nous dit qu’on n’en constituera pas demain sur chacun de nous? Qui nous garantit que nous ne passerons pas en conseil de discipline pour un mail égaré, qui ne conviendrait pas à un des fonctionnaires de notre administration?
(…)

Si l’affaire Illand/Geisser n’est pas encore finie, notre action collective a été utile. Signataires, bénévoles oeuvrant avec les moyens du bord, collègues et amis dévoués et actifs, associations professionnelles, tous nous avons rappelé avec force que la liberté intellectuelle des chercheurs et enseignants-chercheurs est un droit inaliénable. En France, un chercheur est aussi parfois un intellectuel public. Les deux rôles ne sont pas contradictoires
(…)

AFFAIRE GEISSER : Réponse d’Esther Benbassa à Elisabeth Roudinesco, par Esther Benbassa (Libération, 29 juin)

Dans une tribune parue le 25 juin dans Libération, sous le titre « Geisser : une pétition à l’aveuglette », Elisabeth Roudinesco explique longuement pourquoi elle ne s’est pas associée à l’appel lancé, à mon initiative, par « un comité de chercheurs parmi les plus brillants de ce pays ».

Les discussions que nous avons eues entre collègues ces derniers jours ont fait émerger le projet de créer une cellule de veille, association qui serait le prolongement de notre Collectif. Nous resterions ainsi collectivement et individuellement vigilants de sorte à prévenir tout nouvel abus. Nous continuerions de débattre publiquement de notre rôle dans la société, nous opposant à ce qu’on tente de nous faire taire par des moyens en contradiction flagrante avec les principes de notre profession et refusant d’être jugés par d’autres que par nos pairs (à l’exclusion de fonctionnaires ou de publicistes influencés par l’air du temps).
(…)

Nombre de membres du comité de lancement, de signataires et moi-même ne partageons pas, loin de là, toutes les prises de position de notre collègue. Nous considérons seulement qu’exiger de lui le respect d’un devoir de réserve, qu’accepter qu’un fonctionnaire de la défense, logé au Centre national de la recherche scientifique, juge sa recherche sur l’islam sans en avoir la moindre compétence constitue un précédent gravissime et une menace pour la démocratie elle-même. D’autres que V. Geisser ont été la cible du même harcèlement, jusqu’à un chercheur en sciences dures dont le blog, hébergé par un serveur CNRS, a été censuré parce qu’il évoquait cette affaire.
(…)

Vincent Geisser n’est pas un islamiste. Mme Roudinesco, dont le domaine de compétence est assez éloigné du sien, ne l’a jamais lu sérieusement. La rumeur faisant office de jugement scientifique, voilà où nous en sommes en effet. Le laboratoire de V. Geisser, la commission 33 du CNRS, instance d’évaluation légitime, ont dûment protesté contre cette dérive. Mme Roudinesco qui, si elle se prévaut d’un titre universitaire, n’appartient pas, à ma connaissance, au corps des chercheurs ni à celui des enseignants-chercheurs de la fonction publique, ne pourrait d’ailleurs pas siéger dans de telles instances. Intellectuelle jamais évaluée par sa tutelle, elle jouit d’une indépendance sans risque, à la différence de V. Geisser. Comme Mme Fourest dans Le Monde, Mme Roudinesco dans Libération juge et condamne dans l’ignorance. Elle pense et agit en fait exactement comme l’ingénieur général Joseph Illand, le fonctionnaire de défense du CNRS. En accusant V. Geisser d’être un relais de l’islamisme radical (du terrorisme en fait), elle lui fait courir un danger majeur : la perte éventuelle de son emploi ou sa rétrogradation. Les savants « communistes » de l’Amérique maccarthyste ont déjà vécu cela.

Antilles : un voyage paisible et morose pour le Président

27+01:00p30+01:0006bsam, 27 Juin 2009 12:35:27 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Avec @ Associated Press
Jeudi et vendredi, vingt heures en tout, le voyage aux Antilles du Président s’est passé mieux que prévu. Grâce, à n’en pas douter, à l’envoi de 900 gendarmes mobiles pour couvrir le voyage. 900 gendarmes qui viennent s’ajouter aux effectifs normaux. Trois Airbus pleins à craquer de « casqués » : pas mal, non ? Plus 700 gendarmes en Martinique. Plus des transferts strictement assurés par hélicoptère. Et un filtrage strict des invités au cours de réunions tenues loin des centre-ville.sarkosma

Après trois mois de grève au printemps en Guadeloupe, Sarkozy débarquait dans un climat morose.
En Martinique et en Guadeloupe, le Président a participé à deux réunion des Etats-généraux de l’outre mer.

« Défendre le statu quo serait incompréhensible », a-t-il dit jeudi en Martinique, défendant la nécessité d’une « réorganisation économique, sociale, politique et culturelle » mais aussi administrative, ainsi que l’amélioration de la « transparence » sur les prix.

Il a approfondi ce message lors d’un discours en fin de journée à Petit-Bourg, mais, selon l’Elysée, il réserve ses conclusions -et ses annonces- pour le conseil interministériel de l’outre-mer programmé pour la fin octobre.

Mais les Etats généraux en cours suscitent surtout de l’indifférence dans la population et l’hostilité du LKP (Lyannaj kont pwofitasyon, Ensemble contre la surexploitation), qui avait mené la grève générale et qui entretien le malaise social persistant, sur fond de crise économique.

Le 19 février le déblocage d’une enveloppe de 580 millions d’euros notamment pour favoriser des hausses de salaire et accélérer le versement du RSA avait permis la fin progressive des grèves générales. Selon les reportages des télévisions nationales, les baisses de prix promises seraient effectives, notamment pour l’essence.

Le chef de l’Etat a rendu visite au 2ème R.S.M.A qui forment des jeunes via le service militaire adapté. L’occasion pour Nicolas Sarkozy d’annoncer un renforcement du dispositif. Les effectifs vont doubler et passer de 400 à 900 ou 1000 jeunes.

Le Président a surtout stupéfié les Antillais en annonçant l’organisation d’un référendum sur un éventuel statut d’autonomie pour la Martinique. En Martinique, pas en Guadeloupe ?

Mon Président a toutefois strictement encadré l’exercice en indiquant qu’il ne cachait pas

«un je ne sais quel “largage de la République“». «Le débat qui est ouvert est celui du juste degré d’autonomie», a-t-il insisté, «tant que je serai président de la République, la question de l’indépendance de la Martinique (…) ne sera pas posée».

Evidemment. Le Président n’apprécie sans doute pas les Guadeloupéens qu’il a tancés. Ainsi Nicolas Sarkozy a adressé au mouvement LKP d’Elie Domota, une sévère mise en garde en assurant qu’il serait «très ferme sur le respect des principes républicains».

«Le droit de grève est un droit légitime mais il ne peut pas être utilisé comme un instrument de propagande et de déstabilisation politique».

Le collectif juge que « tout a déjà été décidé par l’Etat » et boycotte la consultation. Son porte-parole Elie Domota ne répondra donc pas à l’invitation qui lui a été faite -comme à tous les leaders syndicaux- d’assister au discours du chef de l’Etat.

Reste que la capacité de mobilisation du LKP n’est pas totalement démontrée. Les manifestations organisées quelques jours avant la visite de Nicolas Sarkozy, n’ont pas connu un grand succès. Environ 500 personnes ont assisté vendredi soir à Pointe-à-Pitre à un meeting du LKP qui, avec la manifestation, nouveau test prévu samedi dans la même ville, constitue le point d’orgue de la « semaine de mobilisation » décrétée par le collectif. Selon l’agence Reuters 1500 participants.

Tous les orateurs, qui se sont exprimés en créole durant plus de trois heures, ont fustigé les « relents de colonialisme », selon eux, du discours prononcé dans l’après-midi par Nicolas Sarkozy lors d’une réunion des états généraux de l’outre-mer à Petit-Bourg.

sous la forme d’un nouveau grand défilé à Pointe-à-Pitre.

Je serais très heureux d’accueillir les réactions en provenance des îles, dans la mesure où les informations délivrées par les médias nationaux me paraissent pour le moins édulcorées.

Justice : remontrances du SM

00+01:00p30+01:0006bmer, 03 Juin 2009 09:34:00 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Le Syndicat de la Magistrature n’a pas apprécié l’entretien accordé au Figaro par le juge Xavier Chavigné le 1er mai.

Xavier Chavigné, a participé à l’audience disciplinaire de l’ex-juge Fabrice Burgaud, alors qu’il avait siégé lors d’un délibéré concernant l’instruction de l’affaire d’Outreau quelques années plus tôt.

Le SM signifie sans ménagement son désaccord dans un courrier adressé à Vincent Lamanda, Pdt de la formation disciplinaire du CSM, Conseil supérieur de la Magistrature.

Le texte du courrier adressé par le SM est un rappel à l’ordre sévère.

Dans cette interview publiée dans le Figaro du 1er mai dernier, Xavier Chavigné n’hésite pas à arguer du rôle secondaire joué par un assesseur de la chambre de l’instruction, dans le cadre de demandes de mise en liberté, pour expliquer l’oubli de son intervention dans l’affaire d’Outreau.

Or, l’affaire dite d’Outreau illustre justement les dérives d’une justice dans laquelle les garde-fous procéduraux n’ont pas joué pleinement leur rôle.

À ce titre, le rôle d’un assesseur, membre d’une collégialité chargée de statuer sur la détention d’un mis en examen, est évidemment fondamental.

Laisser entendre, comme le fait Monsieur Chavigné, qu’un assesseur est entièrement passif, accrédite l’idée que la collégialité n’est qu’un habillage procédural et que les décisions ne sont pas réellement prises après débat entre ses membres.

Au-delà de sa mission constitutionnelle de garant de l’indépendance de la magistrature, votre conseil a la charge de publier le recueil des obligations déontologiques des magistrats. Ce travail évidemment essentiel pour l’institution judiciaire peut-il s’opérer en toute légitimité si l’un des membres de votre conseil revendique publiquement une telle conception du rôle du juge ?

Par ailleurs, l’exigence d’impartialité objective qui s’impose à tout magistrat et notamment à ceux qui ont la mission de juger leurs pairs n’impose-t-elle pas une rigueur toute particulière tant elle engage l’image de l’institution toute entière ?

On doit observer que, par ailleurs, dans la perspective des travaux menés par la Commission Philippe Léger, l’Express consacre un long dossier à la Justice en France, sous le titre « Sarkozy, main basse sur la Justice ». Enumérant notamment les hauts magistrats nommés par Sarkozy pour contrôler la machine. Sans grands égards pour Rachida Dati, Garde des Sceaux. Laquelle serait doublée à l’Elysée par Patrick Ouart. Etonnante démarche pour cet hebdomadaire qui n’a plus manifesté un quelconque esprit d’opposition depuis longtemps.

Mondialisation : un G20 en demi teintes

10+01:00p30+01:0004blun, 06 Avr 2009 09:45:10 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Je vous avais promis de revenir sur les enseignements du sommet dit G20 qui s’est tenu à Londres les 2 et 3 avril.

Le bilan est copieux, mais en demi-teintes.

Le G20 a pris quatre orientations décisives pour essayer de sauver l’économie mondiale : de l’argent, de nouvelles règles, des institutions internationales renforcées et l’admission des pays émergents à la table des pays riches.

1 – Mobilisation de moyens pour éviter la syncope financière. A hauteur du chiffre colossal de 1 000 milliards de dollars (745 milliards d’euros) supplémentaires à injecter dans l’économie mondiale. Il a été décidé de mettre à la disposition des pays les plus en difficulté de nouveaux moyens financiers via les organisations internationales.
Le FMI va ainsi voir ses moyens tripler à 750 milliards de dollars. Quelque 250 milliards seront financés par de la création monétaire, en clair la planche à billets. Mais pas de plan de relance mondial.

2 – Mise à l’index des paradis fiscaux et contrôles accrus pour les fonds spéculatifs.
Les dirigeants du G20 ont décidé la publication par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), de la liste des paradis fiscaux non coopératifs, satisfaisant ainsi la demande de la France et de l’Allemagne. Le communiqué final du sommet affirme que « l’ère du secret bancaire est terminée » et que « des sanctions » seront prises contre les centres fiscaux non coopératifs. Mais, à Londres, on se marre un peu en observant ces gesticulations.
3 – Renforcement des moyens et pouvoirs des institutions internationales. Les dirigeants des institutions internationales triomphaient eux aussi. « C’est le grand retour du FMI »,
Les banquiers centraux vont  voir les pouvoirs de leur Forum de stabilité financière (FSF) renforcés. Cette organisation, invitée à détecter les risques financiers, va devenir « une organisation mondiale de la finance », selon l’expression de M. Sarkozy.
4 – Prise en compte de la mondialisation dans les « organes » de décision. Le quatrième grand acquis du sommet concerne les rapports de force sur la planète, avec l’intégration des pays émergeants dans les grandes décisions. Il apparaît urgent de réformer le poids des pays émergents dans ces institutions. Le G20 en lui-même, et non plus G7 ou G8, est déjà une avancée.

Dans le bilan, les points négatifs : l’origine de la crise n’a pas été traitée ; absence de discussion sur les grands déséquilibres monétaires, budgétaires et commerciaux. Une question n’a été abordée que du bout des lèvres : le rétablissement de finances publiques saines à long terme. Les Allemands estiment que rien ne sert de multiplier des dépenses supplémentaires. Au lieu de rétablir la confiance, on va finir par faire réapparaître le spectre de l’hyperinflation.

Le G20 n’a pas non plus parlé taux de changes. Tout comme n’a pas été abordé le problème posé par la distorsion du partage des revenus au profit de l’actionnariat, au détriment des salariés, distorsion qui est en partie à l‘origine de l’endettement massif des ménages dans les pays occidentaux. Cet endettement étant lui-même à la source de la crise financière.

Comment éviter des crises encore plus graves lorsque l’on ne discute pas de l’endettement effrayant des consommateurs, de l’endettement structurel des Etats occidentaux (excepté l’Allemagne et certains petits pays), du dumping fiscal entre les grandes puissances, de l’importance des politiques monétaires, du laxisme de la FED ces dernières années et donc de la place du dollar ? Malgré l’insistance de la Chine la place du dollar dans l’économie mondiale n’a pas été discutée en profondeur

Malgré ce bilan en demi teinte, une constatation s’impose : ce G20 a vu émerger le principe d’une gouvernance mondiale nécessaire face à la dérégulation et la globalisation de l’économie. L’instauration d’un pouvoir politique international fort est la seule manière de reprendre le dessus sur une économie déréglementée et sans frontière. Les Etats Nations ne peuvent plus s’autodétruire en pratiquant une concurrence acharnée pour séduire les investisseurs.

Ce G20 a été surtout le triomphe du style « Démocratie participative », à l’opposé absolu des comportements dictatoriaux de Mon Président ou de Berlusconi qui laisse croire qu’il est important en ne cessant pas de téléphoner…

Ne parlons pas de Georges W qui lors de ses derniers mois de présidence a été totalement absent, se contentant de bloquer les mesures financières qui pouvaient gêner des grands amis de la petite finance républicaine.

La déception de Nicolas : il n’a pu imposer son leadership personnel. Il a un peu tempêté, mais personne ne le regardait, Barack Obama le saluait à peine. Bien loin de ces gesticulations, l’implication du Président américain, qui dans la ligne de son expérience d’animateur social a plus joué les médiateurs que les leaders, les concessions du président chinois Hu Jintao et la présidence du premier ministre britannique, Gordon Brown, ont été décisives dans le succès de ce sommet majeur.

Sur le plan des pratiques politiques, avec ses certitudes de prédicateur inspiré, ce grand échalas d’Obama ringardise les autres leaders mondiaux relégués chez les Vieux.

Et ne parlons pas de Michelle Obama : une vraie classe, à ses côté, malgré son manteau violet sur mode de Milan, Carla Bruni est bien pâle ! Michelle lui a offert une guitare, en «signe d’amitié». Et pas n’importe quelle guitare. Une guitare acoustique de la marque Gibson, considérée comme la Rolls des guitares. Un clin d’oeil aux chansons de Carla Bruni-Sarkozy, qui accompagne souvent ses textes d’une partie guitare.

Relatif optimisme dans les milieux financiers

Tout en restant extrêmement prudents et circonspects – pas question d’être une deuxième fois rattrapé par de gigantesques erreurs d’analyse et d’appréciaition –  les milieux financiers français affichent au moins un certain soulagement. On n’exclut pas de voir redémarrer la Bourse assez rapidement, et l’économie avec quelques mois de décalage. Peut-être au début de 2010, dans six mois, donc. Mais avec un retour aux mauvaises habitudes : les prix de l’immobilier américains serviraient à nouveau de moteur pour la reprise.

En attendant, l’immobilier ancien s’effondre en France, – 30% pour les transactions, – 10 % pour les prix.

Justice, Etats Généraux : le désappointement de Françoise Rudetzki

51+01:00p31+01:0003blun, 23 Mar 2009 09:59:51 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

« Après une journée de débats à l’occasion « des Etats généraux de la justice pénale » qui se sont déroulés le 21 mars 2009 et auxquels j’ai participé, j’exprime mon incompréhension et mon étonnement à la lecture de l’appel national des professionnels du droit et de la justice.

Françoise Rudetzki, la fondatrice de SOS attentats a suivi samedi avec la plus grande attention les Etats généraux de la Justice. Elle exprime son désappointement et elle trace quelques pistes

Les justiciables sont en droit de connaître la position de ces « sachants » sur le rôle et le statut du juge d’instruction ou de l’instruction, le statut du parquet, l’indépendance de l’autorité de l’enquête, la place des victimes dans la procédure pénale, au-delà de leur indemnisation, leur possibilité de déclencher l’ouverture d’une information judiciaire, de se constituer partie civile, leur protection en tant que témoins.

Une fois encore il est étonnant que le mot « victime » puisse être occulté et provoquer de telles réticences chez « les défenseurs des droits de l’Homme ».

« Victime », j’écris ton nom », dirais-je en paraphrasant Paul Eluard.

En préambule, je tiens à rappeler mon hostilité à la peine de mort en toutes circonstances et au plan universel, à toutes les zones de non-droit, au droit de grâce, aux immunités et à l’impunité.

Par ailleurs, je suis favorable à :

– la séparation des pouvoirs et contre l’interférence du pouvoir exécutif et législatif dans le judiciaire,

– l’application des décisions de justice et des mandats d’arrêt internationaux,

– l’individualisation de la peine et de la sanction, – la fixation du quantum de la peine par les magistrats,

– l’abolition des frontières judiciaires et la suppression de la notion d’asile politique au sein de l’Union européenne,

– l’élaboration d’un code pénal et d’un parquet européens,

– l’extension de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) aux crimes de terrorisme afin de supprimer l’immunité des dirigeants,

– au maintien du juge d’instruction dans le système pénal français, seule garantie actuelle de l’indépendance de la justice, en cosaisine et sous le contrôle du juge des libertés et de la détention.

Je suis attachée aux droits des mineurs, aux droits de tous les malades – y compris mentaux – et aussi aux droits des victimes de délits et de crimes.

Ces principes pourraient faire l’objet d’un consensus et d’une large mobilisation, ainsi l’avenir de la justice restera notre bien commun ».

Les citoyens attendent des magistrats et des professionnels du droit une justice plus transparente, plus impartiale, plus rapide et plus efficace à condition est d’en avoir les moyens humains et matériels.

Je suis convaincue que les démocraties, face aux risques de terrorisme de grande ampleur, ont pour seule arme, la justice, respectueuse des libertés publiques, des droits de la défense mais également des droits des victimes qui, sans être « au coeur ou au centre du procès », ont toute leur place dans la procédure pénale.

Universités : Sauvons la Recherche poursuit sa bataille

51+01:00p31+01:0003bjeu, 19 Mar 2009 12:54:51 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Je cite les principaux passages du dernier bulletin publié par Sauvons la Recherche sous le titre : Des réponses gouvernementales dérisoires, voire provocatrices.

Alors que le gouvernement espérait un essoufflement de la contestation, cette semaine a vu un renforcement de la mobilisation des personnels et des étudiants de l’enseignement supérieur  et de la recherche.

Partout en France, les actions se sont multipliées qui ont démontré la vivacité et la créativité de ce mouvement. La manifestation nationale “de la maternelle à l’enseignement supérieur et à la recherche” du mercredi 11 mars a été un formidable succès, réunissant près de 60000 personnes à travers le pays.

D’ores et déjà, du fait du succès croissant des nombreux appels à la grève et au refus d’expertise, c’est désormais l’ensemble de la recherche et de l’université qui est menacé de paralysie. Cette situation, le ministère en porte l’entière responsabilité. Sa réponse apparaît pourtant dérisoire, voire provocatrice.

Ainsi, la prétendue réécriture complète du décret modifiant le statut des enseignants chercheurs s’est soldée par un texte quasi-identique à celui soumis au conseil d’Etat le 30 janvier, au dire même du porte-parole de l’Elysée Claude Guéant (http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/03/le-mensonge-de.html). Les analyses détaillées de ce nouveau texte (http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2647), montrent que le soi-disant accord obtenu par le ministère avec les syndicats minoritaires est une farce, que ces mêmes syndicats dénoncent aujourd’hui.

L’échec de cette pseudo-négociation confirme notre analyse qu’aucune discussion sérieuse sur les conditions de travail des enseignants-chercheurs ne peut s’engager sans un préalable : celui de l’augmentation du recrutement statutaire au travers d’un plan pluriannuel de l’emploi, permettant une réduction globale du service d’enseignement. Or précisément, cette demande est refusée par le gouvernement qui lui oppose un vague engagement de non-diminution de l’emploi pour 2010 et 2011 à l’Université, entérinant ainsi les réductions d’emploi en 2009 et celles programmées dans les organismes.

Que dire également de prétendu recul sur la réforme de la formation des maîtres, qui consiste à faire de l’année 2009 une « année transitoire » sans changer les principes directeurs de cette réforme si largement rejetés (http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2657). Là encore, la réponse de l’exécutif relève de la provocation.

Il paraît que le gouvernement a « acheté des liens » pour améliorer la visibilité de sa communication sur Internet. Ah bon ? Ne se souvient-on pas qu’il n’y a pas de bonne communication sans bon support ?

Justice : manifeste du 21 mars

57+01:00p31+01:0003bjeu, 12 Mar 2009 09:50:57 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Les magistrats se mettent en colère. Le projet de suppression du juge d’instruction et la publication du « rapport Léger » sur l’évolution de la procédure pénale ont mis le feu aux poudres. Une belle brochette d’organisations professionnelles et syndicales ont décidé de lancer une contre offensive en organisant les Etats généraux de la Justice pénale. Le principe de cette manifestation a été annoncé hier dans une conférence de presse.
La manifeste fondateur est clair :
« Le collectif des Etats généraux de la Justice pénale qui réunit des magistrats, des avocats, des fonctionnaires de justice, des fonctionnaires de police, des éducateurs ainsi que des universitaires, des psychiatres et des chercheurs s’est constitué à la suite de l’annonce par le Président de la République de voir supprimer la fonction de juge d’instruction pour confier toutes les enquêtes pénales au Parquet hiérarchisé et dépendant de l’exécutif ».

Ce projet de refonte de la procédure pénale se concrétise dans le rapport préparé par la Commission Léger que les promoteurs des Etats Généraux considèrent comme une simple commande de l’Elysée. Serge Portelli, magistrat, précise les objectifs des organisateurs.

Serge Portelli, magistrat

Les signataires du manifeste estiment surtout que le pouvoir entend mettre un terme à l’indépendance des magistrats. Ils entendent mettre un coup d’arrêt à la dégradation constante de l’institution judiciaire qui se traduit notamment par une avalanche de textes souvent inappliqués et inapplicables.
Les Etats généraux qui se réuniront dès samedi à l’Assemblée nationale seraient un moyen d’établir un bilan et d’émettre des propositions alternatives. Un contre pouvoir judiciaire est-il en train de se constituer ?

Parmi les principaux signataires : Union syndicale des magistrats, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, Association française des magistrats instructeurs, association des avocats parisiens de défense pénale,association des avocats pénalistes, observatoire international des prisons, la Ligue des Droits de l’Homme, SOS racisme, le Club droits, justice et sécurité.

Collectivités : une réforme et une de plus, de quoi déplaire

22+01:00p31+01:0003bven, 06 Mar 2009 07:51:22 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Avec le projet de réforme des collectivités territoriales, Mon Président Nicolas Sarkozy a encore trouvé  un nouveau moyen pour se mettre à dos les élites locales, départementales, régionales… Le comité Balladur chargé de proposer des réformes pour les collectivités territoriales a remis son rapport hier jeudi à 11h au Président. Certaines mesures ambitieuses ont été laissées de côté. D’autres figureront bien dans le rapport avec des réserves de certains membres.

Donc, une réforme de plus. On n’était plus habitué…

Le président se donne quatre mois « pour convaincre ». Devant la vive opposition suscitée par la perspective d’un redécoupage des régions, le président de la République souhaite l’ouverture d’une large concertation sur la réforme des collectivités locales, tout en annonçant pour l’automne un projet de loi « reprenant » les principales propositions du comité Balladur. Un projet de loi donc pour consacrer cette nouvelle oeuvre. A l’automne, après les Européennes.

Mon clavier, 8 février

34+01:00p28+01:0002bdim, 08 Fév 2009 12:20:34 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

§ Sans projet, Nicolas Sarkozy n’est même pas Naboléon. Voir le billet joint, très polémique.

§ pas de pot pour le Sénateur Mélenchon : heureux élu par les militants du NPA (Nouveau Parti anticapitaliste) Olivier Besancenot, le « porte-parole », déclare que  le nouveau parti pose de strictes conditions à une éventuelle entrée dans le « front de gauche » constitué par le PCF et le Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon.

§ La Suisse vote pour ou contre la libre circulation des étrangers (billet joint)

§ Le père de Zohra Dati. Mon confrère en blog Allain Jules (Agoravox) apporte quelques précisions sur le supposé père de Zohra, la fille de Rachida Dati. Le nom a déjà été publié : Ali Bin Fetais al-Marri, est un juriste reconnu. Ancien de la Sorbonne, il a été effectivement ces derniers temps, très présent à Paris. Dans le même temps, Rachida Dati quant à elle, aurait effectué de nombreux séjours à Doha, au Qatar. Mais, va-t-elle comme promis, une fois libérée de ses préoccupations ministérielles, révéler enfin le nom du père le plus mystérieux de l’année ?ali20bin20fetais20al20marri

Ici décoré par Xavier Darcos, notre toujours ministre de l’Education.

§ Et puisque demain matin commence le procès en appel d’Yvan Colonna le « terroriste corse », je vous propose de lire sur mon site « Nuits bleues« , un roman, lui aussi inédit, bien que les Editions Ramsay aient failli le retenir. Pour y accéder, vous allez sur mes pages fixes, vous trouvez la rubique « Nuits bleues », un clic et tout est prêt pour la lecture. Vous pouvez même imprimer la chose, si ça vous chante. C’est toujours mon moyen de contourner la censure éditoriale. Bonne lecture.

Patrimoine : notaires et avocats sous le même toit ?

53+01:00p28+01:0002blun, 02 Fév 2009 14:10:53 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Version corrigée le  2 février

Un article publié par Le Figaro du 23 janvier à propos de la commission présidée par l’avocat Jean-Michel Darrois repose la question pendante de la réforme bientôt imposée aux professions d’avocat et de notaires. Une fusions est-elle possible ? Ce n’est pas un serpent de mer, mais bien une réalité immédiate bien que la commission aie décidé de repousser à février la remise de son rapport.
Cependant, l’article passe à côté de l’essentiel. Contrairement à ce qu’indique le quotidien, ce n’est pas Nicolas Sarkozy qui a décidé d’avancer dans le sens d’un rapprochement pouvant aller jusqu’à la fusion entre les professions d’avocats, notaires avec des partenariats avec d’autres professions comme les experts-comptables, pour avoir un guichet unique, mais la Commission européenne qui entend mettre un terme au monopole des notaires sur la rédaction des actes authentiques, un monopole unique en Europe.
Le projet à construire comprendra donc nécessairement des dispositions pour dessiner une nouvelle profession regroupant les différentes branches du service de droit privé. Aux personnes et aux entreprises.
C’est d’ailleurs là où le bât blesse, où risquent d’apparaître les plus grandes difficultés du côté des cabinets d’avocat et des études de notaire de dimensions modestes, très proches des usagers, en particulier des familles.

«  Notre situation est anachronique, nous un avocat, Maître Christian Frémaux, surtout face aux grands cabinets d’affaires anglo-saxons. Le monopole des notaires est sans fondement à l’heure actuelle, surtout pour la rédaction des actes, mais puisque nous gérons des domaines communs, autant pousser le rapprochement avec eux. Même si nos cultures juridiques ne sont pas les mêmes, même si nos métiers sont différents par nature et pratiquent le notariat ignorant les subtilités judiciaires, cependant, il faut bouger et être innovant ».

Mais la modification de statut risque d’accentuer l’évolution actuelle vers les grands cabinets juridiques capables de traiter toutes les questions, droits privé, droit des affaires, droit administratif, en recrutant des spécialistes dédiés à tel ou tel domaine, et de rédiger des actes juridiques de toutes natures comme dans les pays anglo-saxons. Avec, à la clé, des frais de structure considérables débouchant sur de forts augmentations d’honoraires en créant des collaborateurs salariés. C’est très favorable aux groupements de conseils juridiques, financiers, voire comptables, opérant surtout pour les grandes entreprises. En revanche cette orientation risque d’écarter les particuliers du droit à la défense juridique et judiciaire, car ils auront plus de difficulté à bénéficier des conseils d’avocats proches d’eux, polyvalents, pour les conseiller ou les défendre individuellement, dans leur parcours personnel, et familial, professionnel, d’habitation…., avec des honoraires acceptables.
Maître Frémaux est encore plus réservé quant à l’intégration des experts-comptables dans ces futures grandes société de droit tous terrains.

« Cette innovation facilitera plus encore l’installation sur le marché français des grandes structures juridiques britanniques ou américaines où elles sont déjà très présentes et qui ont les moyens financiers d’investir  ».

En quelques sorte, l’industrialisation du Conseil juridique peut écarter les particuliers de ce domaine. Et les petits cabinets d’avocat qui vivotent grâce aux contentieux de famille ou d’accidents. Et les petites études de  notaire qui ne sont pas assez fortes pour prendre le train en marche et s’allier ou se restructurer en investissant..

« Ne transformons pas les services, en une marchandise aseptisée, avec des professionnels dits haut de gamme, et les autres. »

En revanche, côté notaire ça grince. Dès octobre dernier, le Conseil supérieur du Notariat s’est élevé avec la dernière vigueur contre ce projet, alors que la crise immobilière américaine est considérée comme le résultat d’une absence de contrôle par un système notarial :

 » Pourquoi notre Président choisit-il [d’]étudier la mise en place d’une grande profession du droit, alors que vingt quatre pays sur les vingt sept de l’Union possèdent un notariat de type latin, […]  alors que notre qualité d’officier public, délégataire de la puissance publique, garantit les citoyens de l’égalité des droits par l’authenticité, la conservation des preuves, l’absence de litiges ? Il n’est pas raisonnable de penser que la mise en place d’une grande distribution du droit, dans un supermarché livré à lui-même, sans contrôle de l’Etat, donnera les mêmes garanties à chacun.

Le Président de la Chambre des Notaires de Paris a confirmé cette position le 28 janvier un courrier à Maître Darrois pour expliquer l’opposition des notaires à cette réforme.

« Nous ne faisons pas du tout le même métier, nous confie un des principaux notaires de la place de Paris. On ne peut pas concevoir de fusionner deux professions aussi complètement antinomiques. Nous sommes des officiers ministériels, nommés par le Garde des Sceaux, avec des missions de service public. Il est inimaginable de fusionner avec des avocats. Ils sont très nombreux, ils imaginent pouvoir mieux vivre grâce à cette réforme… »

On doit cependant observer que la fusion entre les professions d’avoués et d’avocats, intervenue en 1991/1992, s’est passée sans problème particulier. Au point que dans le public on va jusqu’à oublier ce qu’était un avoué. Nouveau commentaire de Maître Christian Frémaux :

« On peut donc réfléchir à l’évolution des professions sans confondre celui qui défend encore la veuve (de Carpentras, sur le plan financier) et l’orphelin, en y ajoutant les PMI/PME, les salariés…, avec l’homme d’affaire juriste distingué qui ne voit le Palais que de loin, et ne participe plus au service de la Justice. »

Cette enquête a été lancée à l’initative d’un de mes lecteurs. Elle sera complétée à partir de lundi après-midi.

Justice : l’instruction, suite. Le contexte

51+01:00p31+01:0001bmer, 07 Jan 2009 17:29:51 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

« Il est temps que le juge d’instruction cède la place à un juge de l’instruction, qui contrôlera le déroulement des enquêtes mais ne les dirigera plus ».

Cette déclaration de MBAOP lancée cet après midi devant les juges de la Cour de Cassation était prévue et elle est conforme à mes informations. Elle va amplifier la polémique déjà amorcée. Une polémique biaisée.

Formidable, tempête un de mes amis juge d’instruction. Sarkozy est rentré d’Israël où ça ne s’est pas bien passé, alors il annonce la suppression du juge d’instruction. Au mépris des conclusion de la commission Léger, rendues il y a trois semaines, et qui ne se prononçait pas d’une manière formelle. Pour ma part, j’ai toujours été partisan d’une structure collégiale pour l’instruction, trois magistrats pour éviter les décisions par trop individualistes. Pour les affaires sensibles, c’est une catastrophe. Déjà, on avait du mal à les faire passer. Désormais ce sera impossible.

Mon ami est en charge de dossiers extrêmement sensibles, notamment au plan de la Sécurité de l’Etat.

La gauche pour sa part feint d’oublier que le démantèlement de l’instruction traditionnelle a été amorcée dès 2000 par la loi Guigou, votée à l’initiative d’Elisabeth Guigou, Garde des Sceaux dans le gouvernement Jospin, qui créait par ailleurs le Juge des Libertés det de la Détention. Depuis, la situation n’avait cessé d’évoluer, le champs de l’Instruction ne cessant de se restreindre. Selon les statistiques de la Chancellerie, en 2006, 4 953 065 affaires  pénales sont venues à la connaissance des Parquets, allant des simples  contraventions aux  délits, et beaucoup plus rarement des crimes. Sur ce total, seules 1 526 396 étaient susceptibles de poursuites, notamment dans le cadre d’enquêtes préliminaires menées exclusivement par les procureurs et leurs substituts. Mais en bout de chaîne les juges d’instruction n’ont été saisis que de  30 566 dossiers.  à terminer dans le cabinet d’un magistrat instructeur. 1 % des infractions pénales constatées, un chiffre porté à 2% si l’on ne retient que les dossiers retenus.

En les situant dans leur contexte, ces chiffres permettent d’éclairer sous un autre jour la polémique. En clair et en détail, le rôle de l’instruction est tout à fait marginal dans la machine judiciaire pénale. Les grands discours sur l’indépendance de la magistrature n’y changeront rien. En outre, il faut se rappeler que les juges instructeurs sont étroitement bornés dans leur action par le réquisitoire introductif du Parquet, qui détermine avec précision les champs d’investigations autorisés. Or cette saisine est elle-même totalement contrôlée par le Parquet. Lequel s’impose à tous les niveaux. Y compris en « préjugeant » de l’opportunité des poursuites laissée à la seule appréciation des Procureurs. Les juges peuvent laisser croire qu’ils sont libres, ils ne le sont pas le moins du monde. « L’homme le plus puissant de France » est en vérité un colosse aux pieds d’argile.

Ceux qui montent à l’assaut du projet Sarkozy se fondent sur des données erronées. Car, en réalité, le juge d’instruction est une survivance d’un mode de fonctionnement judiciaire complètement archaïque, issu de l’Inquisition. Sur le papier, le juge instruit à charge et à décharge, dans la pratique et surtout pour les affaires importantes, il n’en est rien, il n’a pas le temps et pas la volonté – le plus souvent – d’instruire à décharge. Le magistrat entérine l’enquête policière. Ecrasés sous les dossiers – chacun traite une moyenne de 80 par an, considérés comme d’une importance tout à fait mineure dans l’organisation de la justice, soucieux de promouvoir leur image personnelle, les juges d’instruction n’ont eu de cesse que d’imposer leur nécessité par des grands coups d’éclat, sans être trop regardant sur les moyens. On se souvient de la grande vedette de l’instruction, Eva Joly, sans rappeler qu’elle a laissé derrière elle en partant des dizaines d’affaires en suspens, mal ficelées. Le juge Van Ruymbeke n’a jamais réussi à percer les mystères de l’affaire des Frégates de Taïwan, les deux juges de l’affaire Clearstream ont dû clore en toute hâte leurs dossiers quand ils ont été nommés ailleurs. Quant au juge Philippe Courroye il a pour le moins traité le dossier de l’AFER avec désinvolture, ne recevant le principal mis en cause que trois fois en deux ans, avant d’être nommé Procureur à Versailles. Plus grave, comme je l’ai relevé hier, on s’aperçoit que de plus en plus, dans les grands procès toute l’instruction est reprise à l’audience, comme si le/les juges chargés des dossiers s’étaient tournés les pouces pendant des années. Honnêtement, je ne vois pas en quoi d’interminables et stériles instructions protègent de quelque manière que ce soit les Libertés fondamentales. Pour leur part, les « petits crimes » non médiatiques sont instruits de la façon la plus expéditive avant d’être renvoyés aux Assises, où, une fois encore, on ne tiendra vraiment compte que de l’enquête policière, pas de l’instruction.

Mon Bien Aimé Président a hérité de ce vieux dossier. Qu’il s’en empare pour magnifier son rôle politique est de bonne guerre. Mais François Bayrou ( MoDem) ou André Valini devraient mieux réviser leurs archives avant d’entrer en guerre. André Valini devrait se souvenir qu’il a été le premier à proposer la suppression du juge d’instrution lors des travaux de la commission Outreau, et que la gauche n’a cessé de ferrailler contre cette survivance du passé. Quant aux avocats, de droite ou de gauche, je comprends encore moins leur opposition puisque, logiquement, la suppression de l’instruction aura pour résultat logique de développer la procédure contradictoire à l’anglo-saxonne, et par conséquent d’accroître considérablement le rôle des avocats. En défense et en partie civile.

Je vois qye certains vont me considérer comme un soutien inconditionnel à MBAOP. Ils ont tort : je suis depuis de très nombreuses années hostile au système de l’instruction.

Je rappelle le titre d’un de mes livres les plus importants : Dossier J… comme Justice, ou la Justice du plus fort. Editions Alain Moreau, 1978. A l’époque, j’allais déjà dans ce sens?

Président : rétro Sarko, 2008

21+01:00p31+01:0012bmer, 31 Déc 2008 10:55:21 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

J’ai le plaisir et l’honneur de vous présenter ma manière de voir la rétrospective Sarkosy pour 2008. J’ai éta aussi bref que possible…

2008 Sarkozy de janvier juin
Au temps du bling bling
Il est encore le Président de la France

Après une longue série de réformes présentées comme fondamentales, Mon bien Aimé Omni Président continue sur sa lancée. Ce devait être l’année de tous les succès. Ce sera l’année de toutes les grandes crises. Crise financière, conflit en Géorgie, présidence européenne en grande partie ratée, conflit franco-allemand. Les réformes « capitales pour notre pays » sont passée à la moulinette de la crise économique. Pas à la trappe. Endormies… Une petite satisfaction quand même, bien qu’il n’y soit pour rien : la libération d’Ingrid Betancourt.
Pour Mon Président, 2008 est une année capitale. Non sans agiter ses colifichets, son goût immodéré pour le bling bling, frénésie de voyages, frénésie de réformes, frénésie de com’ : il entend révolutionner la France. Laisser sa marque, son empreinte définitive. Libérer le pays. Il est libéral, faute d’une opposition claire, il accélère la manœuvre. Le président a dit de sa première année au pouvoir : «Il n’y a pas eu une telle action réformatrice depuis De Gaulle… finalement, gouverner est plus facile que je ne le pensais». Et les textes s’enchaînent à un rythme accéléré, sans souci des remous provoqués dans les couches sociales affectées. Réforme de la carte judiciaire (27 juin 2007), une nouvelle loi sur la récidive , puis un texte sur l’autonomie des Universités, suivi du fameux « paquet fiscal » qui permet de poursuivre la baisse des charges pour les entreprises, complété par le bouclier fiscal, avec enchaînement sur le service minimum en cas de grève dans les services publics, Régimes spéciaux de retraite (21 octobre 2007) (alignement de la Fonction publique sur le privé, assouplissement des dates de départ en retraite,…), grèves à l’appui. Sans compter la fusion entre la direction des impôts et la Comptabilité publique aux Finances, le volet social est complété par la loi qui introduit des franchises médicales (baisse des remboursements sur les médicaments) en vue de diminuer le déficit de la Sécurité Sociale. Le «Grenelle de l’Environnement» (25 octobre 2007) débouche sur une seule mesure concrète, la taxation des grosses voitures sous forme de  «bonus-malus». Retour enfin sur la préoccupation sécuritaire avec le texte sur «Immigration choisie» (20 novembre 2007) qui durcit les lois sur l’immigration.
Le Président et son gouvernement – qui existe alors encore – enchaînent sur de nouvelles réformes. Ils ont l’avenir et la prospérité devant eux, croient-ils. Ils n’ont rien vu venir, nos gouvernants, alors que la crise des subprimes va éclater dès février. On voit donc surgir une réforme du contrat de travail réclamée depuis longtemps par le patronat, suivies d’un assouplissement du système des RTT, en clair on liquide par  la bande les 35 heures.
Mon bien Aimé Omni Président ne voit pas d’opposition contre lui. Il aurait dû se méfier, et lire la presse étrangère qui a tendance à ridiculiser Nicolas. Il est vrai qu’il ne lit probablement pas les journaux, surtout pas anglo-saxons puisqu’il ne parle pas l’anglais. En vérité, manque de bienséance… voire de bienveillance ?, dans la presse étrangère l’année ne commence pas bien pour Mon bien Aimé Omni Président… La revue est inquiétante :  Süddeutsche Zeitung (Allemagne), 21 décembre : « Ehonté, irritant, narcissique (…) Ses prédécesseurs aussi aimaient le luxe. Chez Sarkozy, cependant, cela tourne vite au vulgaire. » Berliner Zeitung (Allemagne), 24 décembre : « Les Français ne peuvent que constater à quel point ce nouveau Napoléon est imprévisible ». Le Soir (Belgique), 26 décembre : « Sarko termine 2007 sûr de lui, arrogant, espérant mettre un voile sur ses premiers vrais déboires », le Hollandais NRC-Handelsblad du 27 décembre est persuadé qu’à l’Elysée on tourne un remake de Louis de Funès », alors que le britannique The Independent du 31 décembre suggère que « Sarkozy est le candidat unique d’un studio de «Loft Story» appelé Elysée, une star de soap opera ». Plus violent, l’Espresso (Italie) le 23 janvier assène: s’achemine vers un régime présidentiel.
En Argentine Terra Magazine est plus cru  « Sarkozy ou la politique de l’érection permanente ». The Times (Angleterre) – constate que Nicolas Sarkozy est devenu le lauréat incontesté du prix Silvio Berlusconi de l’homme politique européen le plus embarrassant du moment. « De ce côté-ci de la Manche, les maladresses du chef de l’Etat français, son côté nouveau riche et ses faux-pas nous paraissent tout bonnement comiques (…) L’économie française est dans une situation alarmante, et alors que le président part en vacances au soleil avec un cortège de 26 véhicules et une belle héritière italienne, les Français ne se sont jamais sentis aussi pauvres depuis le début des années 1990. »
Habillé pour l’hiver notre président de la France… Les journalistes étrangers disent n’importe quoi ou les Français sont-ils pusillanimes ? Nos confrères français auraient-ils oublié l’insolence de Beumarchais ?

Evidemment, Mon Président n’a rien lu. Nonobstant la volée de bois vert, il se déclare prêt à poursuivre les réformes sans débander. Dès sa première conférence de presse, le 7 janvier, il annonce la couleur. Suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques, relèvement et assouplissement de la participation, lancement de dix projets de rénovation universitaire, changement complet de gouvernance de l’hôpital, réorientation de la Caisse des Dépôts en « un instrument de la politique de défense » des entreprises, recours à la clause de sauvegarde sur les OGM… Et de reconnaître que contrairement à ses promesses de campagne, »s’agissant du pouvoir d’achat, qu’est-ce que vous attendez de moi? Que je vide des caisses qui sont déjà vides? Qu’il faut que je donne des ordres à des entreprises à qui je n’ai pas à donner d’ordres ? », et il qualifie , d' »absurde de réduire le débat politique » à cette question.
Tollé dans la presse française ? Eh bien non. Dans les rédactions, on a d’autres préoccupations, tout Paris bruisse d’une histoire incroyable : notre Président se remarierait avec la « Carla », la chanteuse Carla Bruni-Tedeschi. Une « croqueuse d’hommes ». Avant que la rumeur ne se confirme, le 5 février Président file en Lorraine, à Grandange, pour rassurer les métalos. En effet, la stratégie du groupe indien Mittal qui a conquis le contrôle d’Arcelor, commence à poser le problème des délocalisations et des investissements stratégiques.
On apprendra dans la foulée le mariage le 9 février à l’Elysée – la Mairie du 8° arrondissement, c’est trop plouc –  de Mon bien Aimé Omni Président Sarkozy avec la belle Carla Bruni. Une fois n’est pas coutume les noces ont été précédées par le voyage de … noces en Egypte, à bord du jet de Vincent Bolloré.
A l’Assemblée nationale se poursuit la frénésie de réformes. Le 13 février, création d’un Service public de l’emploi, qui recouvre en fait une fusion entre les ASSEDIC et l’ANPE, c’est-à-dire entre le payeur et l’utilisateur. Avec durcissement des obligations pour les chômeurs. Aussitôt après, le ministre de  l’Education Xavier Darcos entame sa campagne d’hiver dans l’Education nationale avec la présentation des nouveaux programmes, Priorité à l’enseignement des maths et du français (orthographe, grammaire). Et grognements chez les instit. Tout ça sans vrais débats, la majorité est trop massive, pas moyen de discuter. Mais des voix s’élèvent : sous Sarkozy se profilerait Bonaparte ? Berlusconi ? On se trompe : c’est Poutine et Ju jin Tao, le Chinois. Le ravalement de son premier ministre au rang de « collaborateur » et celui du Parlement au rôle de chambre d’enregistrement ont rendu tentante l’analogie. En outre, les déclarations du Président sur la laïcité positive, c’est-à-dire une remise en selle de la cléricalité hérissent le poil : en estimant devant le panzer pape Benoît XVI que, « dans la transmission des valeurs, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur »,  il provoque un tollé dans les rangs républicains. Sarkozy a été mal inspiré par sa conseillère Emmanuelle  Mignon. Il sera assez habile pour oublier bientôt cette malencontreuse référence.
Mon bien Aimé Omni Président ne sera pas Badinguet. Mais le costume de Président français lui semble bien étroit, tout comme Jacques Chirac avant lui, il rêve de vêtement plus amples. Il se voit en Président de l’Europe. Il le sera de facto en juillet, mais il prépare l’événement dès le mois de mars. A Aix la Chapelle, il prononce un hommage vibrant à Angela Merkel, il lui passe la main dans le dos, sans comprendre que la rude Chancelière allemande n’a que faire des mamours. Le 3 mars lors d’un sommet européen à Hanovre, Sarko réussit quand même à soutirer à Merkel un accord du bout des lèvres – on appelle ça un compromis – sur une Union méditerranéenne dont il pourrait aussi être Président. Pâle avatar d’une union institutionnelle abandonnée au profit d’une structure plus légère, plus souple et plus concrète. Une Union vidée de son contenu à peine créée, mais grosse de conflits à venir entre l’Allemagne et la France. Le projet ira toutefois jusqu’en Juin 2008, lors d’une  conférence des chefs d’Etats riverains de la Méditerranée à Marseille, amplifiée les 13 et 14 juillet à Paris lors d’un Sommet « Union pour la Méditerranée » à Paris, avec les Etats concernés. C’st la gloire de moi-même sur les Champs-Elysées entouré d’une brochette de chefs d’Etat, dont le très discutable syrien Bachar el Assad. On a même craint des manif d’anciens combattants lors du défilé militaire. Les policiers rassemblés en masse on veillé au grain.
Il est probable que Sarkozy a alors atteint son apogée. Car, sanction des échos défavorables qu’il n’a pas entendus, les municipales des 10 et 16 mars sont un échec. Sensible bien que non spectaculaire, le bloc de la gauche traditionnelle PS-PCF-Verts, est crédité de 49,5% des voix contre 47,5% à l’UMP. Dès février sa cote de popularité est tombée en chute libre : selon, le sondage TNS Sofres/ Le Figaro, réalisé le 20 et le 21 février, le Président ne recueille que 37%. Il ne s’en prépare pas moins à d’autres échéances encore plus spectaculaires. Il va s’attaquer cette fois à une forteresse à laquelle Chirac n’a pas osé s’en prendre : l’armée. Dans un discours prononcé le 21 mars, il laisse pointer son option peu favorable aux militaires, tout en prêchant auprès de ses ministres l’abnégation le sang-froid, et l’art de savoir mettre de côté ses ambitions personnelles, oubliant ses propres impatiences personnelles. Quand il n’était pas Président !
Le 26 mars, une visite d’Etat chez la reine d’Angleterre le gonfle d’aise, surtout quand Carla se penche vers la Souveraine, sans esquisser  la protocolaire révérence. Puisqu’elle est reine, elle aussi. Jolie photo souvenir qu’il faudra contempler plus tard, lorsque les temps seront durs. Dans la presse pipole le voyage au Royaume-Uni éclipse la victoire de la gauche aux municipales, le Président a l’art de ces ripostes décalée. On oublie Bonaparte pour évoquer le coup d’Etat médiatique, les épisodes du feuilleton présidentiel ne doivent rien au hasard… Mais les spin doctors s’aperçoivent bientôt que le mariage présidentiel, ce que les sondages ont révélé, a bien provoqué un certain malaise parmi les Français. Pourtant, cette baisse de popularité du président de la République ne doit pas occulter la réalité de sa stratégie politique: la conquête méthodique puis l’exercice personnel du pouvoir. Au sommet de l’Etat prévaut une confusion permanente entre vie publique et vie privée. Produite par le choc entre l’hyper-présidentialisation l’hyper-médiatisation l’opposition ne comprend que goutte à cette berlusconisation. Parce qu’elle espère en tirer plus tard profit.
Mon Bien aimé Président ne bronche pas. Le 5 avril il annonce l’envoi de nouvelles troupes en Afghanistan. Nicolas Sarkozy entend se conduire en chef de guerre. Contre l’opinion publique française très hostile à toute forme de conflit. Sans vrai débat à l’Assemblée nationale.
Même passage en force pour une loi autorisant la culture d’OGM, malgré une levée de boucliers des écolos qui tiennent pour irresponsable de poursuivre une politique agricole criminelle coûte que coûte, quel qu’en soit le prix. De même, la  chasse aux sans papiers se poursuit. Seule réaction du Président : tout le monde ne peut pas recevoir la nationalité française. Tout le monde ne la demande pas non plus. Même indifférence apparent, au moins politique, face à la main mise de plus en plus lourde des Chinois sur le Tibet. Ce qui occasionnera au Parlement européens des incidents violents quand Daniel Cohn-Bendit somme le Président de ne pas se rendre aux Jeux olympiques de Pekin.
En juin enfin, par la voix d’un groupe Surcouf explose le malaise de l’armée, lors de la présentation d’un Livre Blanc sur la Défense qui prévoit de lourdes, de déchirantes révisions pour l’armée, la dissolution de dizaines d’unités, le redéploiement d’autres, la fermeture de bases, la limitation de certains programmes d’armement. Mon bien Aimé Omni Président est de plus en plus nerveux. Il laisse éclater sa colère « off » lors de la préparation d’une interview à France 3, il se plaint du manque de politesse d’un technicien, en coulisses, qui ne l’a pas salué : »On n’est pas dans le service public, on est chez les manifestants ». Tourné clandestinement, l’incident fait les choux gras de rue89 – 525.546 visites – et de Daily motion. Le semestre s’achève sur cette note désagréable. Mai on peut quand même partir en vacances. On a raison : les mois qui suivent seront chaotiques.

A demain pour la suite.

Politique : une démocratie musclée

01+01:00p31+01:0012bjeu, 25 Déc 2008 10:41:01 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Coup de gueule contre une démocratie musclée, poutinisée

On doit l’expression de démocratie poutinisée à Arnaud Montebourg alors que depuis quelques jours je cherchais un angle pour aborder la question de plus en plus brûlante des atteintes aux libertés publiques.
Et pas seulement : atteintes à la démocratie de façon plus générale.
Je dois avouer que je m’en inquiète plus que des fortunes perdues par quelques très richissimes comme la « malheureuse » et multimilliardaire  Liliane Bettencourt, propriétaire de l’Oréal. C’est plus problématique pour la fondation Elie Wiesel qui n’avait sûrement pas de projet spéculatif.
Revenons à l’évolution du régime politique en France. Il est clair que « Mon bien Aimé Omni Président » est fasciné par l’exemple de Vladimir Poutine, l’acrobate de la politique russe. Il se chasse par la porte, en renonçant au renouvellement de son mandat présidentiel, il revient par la fenêtre en s’installant dans l’ombre de Medvedev. Ah, quelle bonne idée ! Verra-t-on Sarkozy pousser en avant Xavier Bertrand pour la présidence de la République à condition qu’il promette de laisser agir Sarko dans l’ombre ? Ce serait le sens logique de cette démocratie musclée, poutinisée, qui s’installe insidieusement.
Qui trouvera à y redire ? Les chaînes de télé et de radio publiques ? Sûrement pas, puisque effrayés à l’idée de perdre son poste de Président Patrick de Carolis s’est suicidé d’avance, acceptant d’appliquer d’avance une loi qui n’était pas votée. Les chaînes de télé et de radio privées ? Sûrement pas, puisqu’elles doivent tout au Président. La presse ? Elle est ou exsangue, en proie aux pires difficultés financières, ou à la botte. Pour un oui ou pour un non, on traîne un directeur de publication menottes aux poings devant un juge d’instruction. Il est clair que ce juge n’agirait pas ainsi si elle, en l’occurrence, ne pensait pas aller dans le sens de l’actualité immédiate et des desideratas non exprimés du Président. Voici maintenant que d’autres acteurs judiciaires jettent en pâture les  pièces des dossiers d’instruction, ici de l’affaire de pseudo terrorisme de Tarnac, là de Julien Dray. L’opposition monte lentement et mollement au créneau pour protester. Les journalistes eux-mêmes ne sont guère enclins à mener bataille. Pour défendre le statut d’indépendance de l’Agence France Presse, ils sont trente dans la rue. Pour défendre Vittorio de Filippis, ils sont 200. Pourquoi le pouvoir se gênerait-il ? Pour ferrailler contre le nouveau projet de loi refondant l’ORTS (Office de Radio Télévision Sarkozy), ils sont une petite poignée de députés en séance, une trentaine. Quand François Fillon annonce que le prohjet passera en force, je n’ai entendu hurler ni Martine Aubry, ni Marie-Georges Buffet, encore moins Olivier Besancenot qui s’en fout, ces histoires de presse ploutocratique et bourgeoise ne le concernent sans doute pas. Quand Jean-François Copé s’en prend à la fureur d’amendements déposés par les Socialistes, ceux-ci ne claquent pas leurs pupitres, ils ne quittent pas la séance. Il a fallu plusieurs jours avant que Martine Aubry s’élève contre le procès intenté d’avance à Julien Dray. Il est vrai que Dray était le porte-parole de Ségolène Royal, son ancienne rivale au PS.
C’est en acceptant l’une après l’autres les humiliations infligées par Hitler que la République de Weimar s’est finalement dissoute dans la dictature du Führer. Je ne veux pas dire que Sarkozy puisse être traité de führer. Mais les exemples de Poutine et de Ju Jin Tao l’intéressent sûrement.
Désolé de vous avoir infligé un tel propos un matin de Noël.

Président – Son nouveau paradis

18+01:00p31+01:0012bmar, 23 Déc 2008 14:16:18 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

MBAOP au paradis

Il nous l’avait caché, mais rien n’échappe à la presse brésilienne qui dévoile le secret. Selon les informations publiées au plan local, MBAOP et son épouse Carla – icône de la France comme la Tour Eiffel et Monoprix pour nos confrères cariocas – ne vont pas rester au Brésil proprement dit pour leurs vacances, mais séjourner dans un paradis exclusif pour ultra milliardaires, dans l’archipel de Fernando de Noronha, en face de Récife.

Les descriptions de ces îles protégées, parc national écologique, sont enthousiastes. Une petite île centrale dominée par un mini « pain de sucre » entourée par une vingtaine d’îlots. D’immenses baies dont les touristes sont écartés. Latitude : 3° au sud de l’Equateur, 220 km au large de la côte. Pas de lignes aériennes régulières, un seul hôtel, de super luxe, naturellement. Notre Président ne peut échapper à son destin… Mais que se passerait-il si une crise survenait en France alors que manifestement notre Président est coupé de tout ? Il a laissé MAM aux commande, mais est-ce bien sérieux ? Donc nous sommes abandonnés jusqu’au dernier jour de l’année !

fernando4

Avec la complicité passive de Guy Birenbaum

Un nouveau machin

47+01:00p31+01:0005bjeu, 15 Mai 2008 18:28:47 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Philippe Madelin
Rue89

Lutte contre la fraude : un nouveau « machin »
15 mai 2008

La semaine dernière a été installée au Ministère des Finances la nouvelle Délégation nationale à la lutte contre la fraude, animée par Benoît Parlos et Geoffroy Fougeray. Le premier est haut-fonctionnaire des Finances, le second policier, commissaire principal. C’est la nouvelle mode de mettre en place des attelages qui ne sont pas évidents première vue. Ce choix révèle en tout cas la volonté du gouvernement d’utiliser ce nouveau « machin » dans un sens très répressif. On ne veut plus se contenter d’identifier les auteurs, il faut encore les poursuivre.
Lors du conseil des ministres du 16 avril, Eric Woerth, ministre du Budget a insisté sur la nécessité de lutter contre la diversification croissante des types de fraudes, qui concernent les prélèvements fiscaux mais aussi sociaux, créée par un décret en date du même jour.
Le Conseil des prélèvements obligatoires estime à un montant compris entre 30 et 40 milliards d’euros la fraude aux finances publiques (addition de la fraude fiscale et de la fraude aux prélèvements sociaux ou aux prestations sociales).
C’est en quelque sorte le nouveau gangstérisme. Un gangstérisme intelligent, autrement plus rentable que les braquages dont le nombre tend à diminuer. Il est moins dangereux, et moins coûteux au plan pénal, de tripoter dans les comptes des sociétés et des personnes privées que de « monter au braquage » les armes à la main.
Une disposition à première vue anodine doit toutefois attirer l’attention : la nouvelle délégation a aussi pour mission « de favoriser le développement des échanges d’informations, l’interopérabilité et l’interconnexion des fichiers dans les conditions prévues par la loi du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. »
Une nouvelle fois « Big Brother » est appelé à la rescousse pour donne un coup de main aux services de l’Etat soucieux d’économiser les deniers publics.
Au moment où le gouvernement affiche son intention de resserrer les rangs de l’administration pour économiser sur le budget, il est curieux de voir créé un nouveau service chapeautant les organes existants, en particulier la DGCCRF qui mène la répression des fraudes.
Deux directions opèrent actuellement dans ce champ de la fraude : la DNEF – Direction nationale des enquêtes fiscales, imaginée par Michel Charasse – et la DNRED – Direction nationale des enquêtes douanières : celle-ci est spécifiquement dédiée à la lutte contre les fraudes et certains de ses agents ont d’ores et déjà obtenu le statut d’OPJ, officiers de Police judiciaire, qui leur permet de participer aux procédures judiciaires. N’était-ce pas suffisant, d’autant plus que ces deux directions ont démontré leur redoutable efficacité dans nombre de dossiers ? A moins qu’il n’y ait expression d’une volonté de démontrer que tout ce qui a précédé ce gouvernement a été inutile et inopérant.

Le gouvernement est depuis un décret du 16 avril désormais flanqué d’un nouveau « machin », la délégation nationale

Création d’une délégation nationale à la lutte contre la fraude
Eric Woerth a présenté, au Conseil des ministres du 16 avril, un décret relatif à la coordination de la lutte contre la fraude. Une délégation nationale dédiée à cette question est créée.

Pour lutter contre le décret met en place une organisation administrative nouvelle.

Le texte crée une délégation nationale à la lutte contre la fraude (DNLF) placée, par délégation du Premier ministre, auprès du ministre du Budget. Cette délégation a notamment pour mission de :

– coordonner les actions menées en matière de lutte contre la fraude par les services de l’État et les organismes intervenant dans le champ de la protection sociale,
– améliorer la connaissance des fraudes et favoriser le développement des échanges d’informations, l’interopérabilité et l’interconnexion des fichiers dans les conditions prévues par la loi du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.

Le décret institue aussi un comité national de lutte contre la fraude, présidé par le Premier ministre, qui sera chargé d’orchestrer la politique du Gouvernement en la matière. Ce même comité examinera également les questions relatives à la lutte contre le travail illégal, sous la dénomination de « commission nationale de lutte contre le travail illégal ».

Un nouveau mode d’organisation administrative de la lutte contre la fraude et contre le travail illégal sera également expérimenté au plan local.

La PP

39+01:00p31+01:0005bjeu, 24 Mai 2007 20:44:39 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

PP
24 mai 2007

Avec sa célérité et sa brutalité habituelles, le Président Sarkozy n’a pas attendu cent sept ans – en fait moins de trois semaines – pour verrouiller les organes du pouvoir policier en France. En nommant deux de ses proches, à la Préfecture de Police (PP) et à la Direction générale de la Police nationale (DGPN), le Président a montré qu’il entendait vérouiller très vite les mécanismes de la police nationale. En se souvenant de cette expérience exceptionnelle personnellement vécue par Sarkozy durant la prise d’otages par HB, Human Bomb, dans une école maternelle de Neuilly en mai 1993. Tant Frédéric Pechenard, le nouveau DGPN, que Mchel Gaudin, hissé à la PP, sont réputés avoir participé directement à l’issue heureuse de cette affaire.

Au deuxième sous-sol de la Préfecture de Police à Paris fonctionne jour et nuit dans un bunker au décor hollywoodien la « Salle d’information et de commandement » de la PP. Des dizaines d’écrans, reliés à des centaines de caméras télécommandées, permettent au Préfet de savoir seconde par seconde ce qui se passe à Paris.
En cas de crise siège ici le Préfet. D’ici sont pilotées les unités chargées sur le terrain de gérer les multiples manifestations qui se déroulent dans la capitale : près de huits cents par an, congés et jours fériés compris. D’ici est régulée la circulation automobile.
Paris est le nombril de la France, sinon le cœur. Et à la Préfecture de Police cette salle est l’œil de Dieu. C’est la PP, la Cité, dans le jargon policier –. Si Dieu est à l’Elysée, son œil n’a qu’une préoccupation : cette forteresse qu’on a coutume d’appeler « La Cité », un ensemble de bâtiments massifs, souvent vieillots mais solennels, où se concentrent tous les pouvoirs policiers dans la capitale. Le ministère et ses services politiquement les plus sendibles sont à « Beauvau », la Place Beauvau, à portée de fusil de l’Elysée. Pour sa part, la direction nationale de la Police judiciaire est exilée dans des bâtiments modernes et anonymes à Nanterre. La PP est au cœur de la capitale.
Dans cette France irrationnelle, le pouvoir policier est divisé en deux entités officiellement associées, en fait souvent divisées par de profonds clivages. Il y a le Ministre, et le Préfet, en principe hiérarchiquement inférieur. Il est désormais plus que jamais entendu que le Préfet relève en fait de la Présidence.
Le Préfet de police est plus que le Ministre de l’Intérieur bis : il est une puissance en soi, qui dirige 35 000 hommes et femmes, des effectifs assez considérables pour que les étrangers puissent décrite Paris ainsi : un arbre, un policier. Il y a beaucoup d’arbres.
Le pékin moyen ne voit que les gardiens de la paix dans les rues. Il ignore que la PP est un outil extrêment sophistiqué. Héritier des intendants de police royaux, dont LaReynie, le premier et le plus ancien reste un modèle d’indépendance face au pouvoir, le Préfet de Police dispose de services solides, puissants, très bien implantés dans les quartiers et les banlieues, dans les trois départements de la petite couronne. Et, de ce fait, bien informés. Très bien informés.
Pour le grand public, les policiers de la Crim’ – la brigade criminelle – et les autres unités de PJ sont les héritiers directs du commissaire Maigret, dont on sait qu’il n’a jamais existé. Dans la réalité les pouvoirs de police du Préfet englobent pratiquement tous les aspects de notre vie quotidienne. Le terme de « police » dépasse très largement l’entendement étroit du mot, puisqu’ile couvre l’hygiène publique, la qualité des produits alimentaires, de l’eau ; et, par ailleurs la « police des étrangers », c’est-à-dire la délivrance des titres de séjour.
En théorie, les services parisiens de la PJ et des RG ne sont que des directions régionales de la police judiciaire et des Renseignements généraux. Dans la pratique, ces services fonctionnent en parallèle avec les autres polices de France, ils ne relèvent que du Préfet et, au-delà, directement, du Ministre de l’Intérieur, sans transiter par la Direction de la Police nationale.