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Sarkozy : un nouveau plan pour la jeunesse ?

52+01:00p30+01:0009bmer, 30 Sep 2009 10:47:52 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Avec Le Monde, l’Agence France Presse et quelques autres sources

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sarkozy-a-menti-il-a-soutenu-le-smic-jeunes-et-le-cpe

A force de vouloir puiser dans le réservoir d’hommes et d’idées de la Gauche, bien que celle-ci soit censée ne pas en avoir, Nicolas Sarkozy finit par vouloir imposer de véritables mesures de gauche.

Pour les hommes, c’est une nouvelle « prise à gauche » avec la nomination de Claude Evin, ancien ministre socialiste de la Santé, comme directeur de l’Agence de santé pour l’Ile-de-France. Les médias voient dans ce choix un débauchage, ce que conteste Evin.

Pour la politique, c’est le lancement à Avignon le 29 septembre d’un « plan pour la jeunesse pour un montant potentiel de 650 millions d’euros. Cette fois-ci  l’inspirateur est le haut-commissaire à la jeunesse, Martin Hirsch.

Mesure phare : l’élargissement du RSA aux plus de 25 ans.

« Je vais faire ce que la gauche aurait dû faire depuis longtemps »,

le RSA est un dispositif d’aide au retour à l’emploi. Les moins de 25 ans étaient exclus de cette loi 2008-1249 du 1er décembre 2008 généralisant le Revenu de solidarité active et réformant les politiques d’insertion. Cette loi a été promulguée le 3 décembre 2008.

Le revenu de solidarité active est une allocation qui porte les ressources du foyer au niveau du revenu garanti. Il est complété, le cas échéant, par l’aide personnalisée de retour à l’emploi mentionnée à l’article L. 5133-8 du code du travail”.

Si l’on s’en tient au texte, a droit au RSA “toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un revenu garanti, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre (Art.L. 262-2)« .

C’est l’article L. 262-4.qui fixait le cadre de l’âge :

Le bénéfice du revenu de solidarité active est subordonné au respect, par le bénéficiaire, des conditions suivantes : Etre âgé de plus de vingt-cinq ans ou assumer la charge d’un ou plusieurs enfants nés ou à naître…”.

Nicolas Sarkozy a annoncé l’abrogation de cet article.

Ainsi, les jeunes de moins de 25 ans ayant travaillé à temps plein pendant deux ans (ou à deux tiers de temps pendant trois ans) et qui se retrouveront au chômage ou réduiront leur activité auront droit au revenu de solidarité active (RSA), soit 450 euros par mois, lorsqu’ils auront épuisé leurs droits à l’assurance chômage. Coût prévu : 250 millions d’euros, pour 160 000 personnes, dont 120 000 ayant un emploi. .

Deuxième mesure : des dotations seront expérimentées pour favoriser l’autonomie des jeunes. S’y ajoutent toute une série de mesures pour mieux organiser l’orientation. Les jeunes de 16 à 18 ans se verront obligatoirement proposer un emploi ou une formation. L’expérimentation sur 8 000 jeunes en leur allouant une dotation d’autonomie de 3 000 euros par an sur deux ans, comme le réclame l’UNEF ou l’ont expérimenté certains pays d’Europe du Nord. Il faut pour cela que leurs parents renoncent à leur part d’allocations familiales ou de quotient familial. Cette somme, versée au mois le mois, serait débloquable pour des buts précis : recherche d’emploi, obtention du permis de conduire, paiement de caution.

Ce plan ne manque ni de courage, ni de lucidité, il faut bien le souligner. Pour autant, il est reçu avec circonspection, voire hostilité, dans les syndicats de gauche. Ainsi, l’UNEF, principale organisation étudiante et classée à gauche, juge ainsi qu’on «est loin de l’objectif affiché qui était de redessiner un nouveau pacte entre les jeunes et la société». Selon son président, Jean-Baptiste Prévost, la plupart des mesures ne sont pas à «la hauteur des attentes et des besoins» des jeunes. Il critique ainsi une «insuffisance des réponses pour lutter contre le chômage des jeunes». Pour Jean-Baptiste Prévost, Nicolas Sarkozy «élude» les questions liées à «la pénurie d’emplois qualifiés, les suppressions d’emplois dans la fonction publique, les emplois précaires, les difficultés d’accès au CDI». «Les jeunes n’ont pas besoin d’incitation à travailler mais ils ont besoin de boulot», résume-t-il, reconnaissant quelques points positifs, comme le dixième mois de bourse et le doublement de l’aide complémentaire santé.

Dans la majorité domine la « prudence » face à un plan qui serait coûteux, contraire à la vision traditionnelle de la famille et porteur de l’idée d’assistanat pour la jeunesse, alors que la droite voulait réhabiliter le travail : tels sont les trois griefs potentiels auxquels s’expose le plan pour les jeunes

François Fillon, le Premier ministre n’a pas mâché ses mots, la semaine dernière en petit comité, pour exprimer son désaccord avec le chef de l’Etat sur l’extension sous condition du RSA aux moins de 25 ans.

Le Canard enchaîné rapporte les propos prêtés à Fillon :

« Hirsch contribue à alourdir les déficits et Sarkozy l’y encourage. Cette mesure coûte cher : 1,5 milliard par an. Et c’est vraiment de l’idéologie socialiste, de l’assistanat. Le contraire de ce que Nicolas avait promis pendant la campagne avec sa volonté de valoriser le travail. »

Les financiers estiment que le poids des dépenses publiques, les plus élevées au monde devant la Suède, ne pourra être réduit qu’en s’attaquant aux transferts sociaux. Mais, ainsi que l’explique Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée,

« l’ambiance n’est pas à la restriction budgétaire. On fait des économies où l’on peut, on accompagne où l’on peut ».

Ce plan tire probablement son origine dans la désaffection caractérisée des jeunes pour l’actuelle majorité. Le Président se doit de tenter de rattraper le coup.

Le Président surveille toujours avec inquiétude les mouvements de jeunesse, qui auraient pu lui coûter son élection après les manifestations, à l’hiver 2006, contre le contrat première embauche (CPE) du premier ministre, Dominique de Villepin. Elu président, M.Sarkozy avait vite fait machine arrière fin 2008 lors de la contestation des lycéens contre la réforme du ministre de l’éducation, Xavier Darcos.

François Fillon précise :

« Nicolas a une obsession : se réconcilier avec la jeunessse. Mais je ne suis aps sûr que les jeunes voteront pour lui parce qu’il étend le RSA aux moins de 25 ans. »

En outre, le grand problème de ce plan est qu’il n’est qu’un plan, qui nécessite un vote devant le Parlement. La majorité étant ce qu’elle est Sarkozy ne peut guère d’être mis en véritable difficulté, mais le débat dans l’opinion publique risque de laisser des traces, des blessures.

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CNRS – Affaire Geisser : dans le flou

00+01:00p31+01:0007bmer, 01 Juil 2009 09:05:00 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Dans l’affaire des poursuites engagées contre Vincent Geisser Mme Esther Benbassa synthétise la situation. Une situation pour le moins chaotique. Avec en prime une polémique avec Mme Elizabeth Roudinesco qui prend position contre Geisser, apparemment sans être vraiment au courant des faits.

Le 29 juin CAP Commission administrative paritaire (CAP) du CNRS désignée pour « juger » Vincent Geisser,  s’est réunie… pendant 14 heures (dont deux heures de délibération). Kafkaïen, n’est-ce pas? Plus encore, semble-t-il, qu’on pouvait l’imaginer. En effet, les résultats de cette réunion restent flous. Les voix s’étant partagées entre 5 élus (contre toute sanction) et 5 nommés (pour un avertissement), aucune proposition de sanction ne devrait pouvoir être transmise par la CAP au Directeur général du CNRS. En dernière instance, en tout état de cause, c’est ce dernier qui tranchera, et il n’est pas exclu que son verdict soit plus lourd.

Curieusement, alors que la convocation adressée à V. Geisser évoquait le non-respect de l’obligation de réserve, il n’en a pas été question pendant la CAP. En revanche, on a appris pendant la réunion que le Fonctionnaire de défense du CNRS avait bel et bien constitué des dossiers sur certains chercheurs « pour les protéger ». Selon les témoignages de personnes présentes à la réunion de la CAP, le Fonctionnaire de défense du CNRS aurait indiqué que c’est par la DST de Toulouse qu’il avait eu vent du mail égaré de V. Geisser, pour lequel il avait déposé plainte au pénal. De telles méthodes n’augurent rien de bon.

Ces dossiers, qui nous dit qu’on n’en constituera pas demain sur chacun de nous? Qui nous garantit que nous ne passerons pas en conseil de discipline pour un mail égaré, qui ne conviendrait pas à un des fonctionnaires de notre administration?
(…)

Si l’affaire Illand/Geisser n’est pas encore finie, notre action collective a été utile. Signataires, bénévoles oeuvrant avec les moyens du bord, collègues et amis dévoués et actifs, associations professionnelles, tous nous avons rappelé avec force que la liberté intellectuelle des chercheurs et enseignants-chercheurs est un droit inaliénable. En France, un chercheur est aussi parfois un intellectuel public. Les deux rôles ne sont pas contradictoires
(…)

AFFAIRE GEISSER : Réponse d’Esther Benbassa à Elisabeth Roudinesco, par Esther Benbassa (Libération, 29 juin)

Dans une tribune parue le 25 juin dans Libération, sous le titre « Geisser : une pétition à l’aveuglette », Elisabeth Roudinesco explique longuement pourquoi elle ne s’est pas associée à l’appel lancé, à mon initiative, par « un comité de chercheurs parmi les plus brillants de ce pays ».

Les discussions que nous avons eues entre collègues ces derniers jours ont fait émerger le projet de créer une cellule de veille, association qui serait le prolongement de notre Collectif. Nous resterions ainsi collectivement et individuellement vigilants de sorte à prévenir tout nouvel abus. Nous continuerions de débattre publiquement de notre rôle dans la société, nous opposant à ce qu’on tente de nous faire taire par des moyens en contradiction flagrante avec les principes de notre profession et refusant d’être jugés par d’autres que par nos pairs (à l’exclusion de fonctionnaires ou de publicistes influencés par l’air du temps).
(…)

Nombre de membres du comité de lancement, de signataires et moi-même ne partageons pas, loin de là, toutes les prises de position de notre collègue. Nous considérons seulement qu’exiger de lui le respect d’un devoir de réserve, qu’accepter qu’un fonctionnaire de la défense, logé au Centre national de la recherche scientifique, juge sa recherche sur l’islam sans en avoir la moindre compétence constitue un précédent gravissime et une menace pour la démocratie elle-même. D’autres que V. Geisser ont été la cible du même harcèlement, jusqu’à un chercheur en sciences dures dont le blog, hébergé par un serveur CNRS, a été censuré parce qu’il évoquait cette affaire.
(…)

Vincent Geisser n’est pas un islamiste. Mme Roudinesco, dont le domaine de compétence est assez éloigné du sien, ne l’a jamais lu sérieusement. La rumeur faisant office de jugement scientifique, voilà où nous en sommes en effet. Le laboratoire de V. Geisser, la commission 33 du CNRS, instance d’évaluation légitime, ont dûment protesté contre cette dérive. Mme Roudinesco qui, si elle se prévaut d’un titre universitaire, n’appartient pas, à ma connaissance, au corps des chercheurs ni à celui des enseignants-chercheurs de la fonction publique, ne pourrait d’ailleurs pas siéger dans de telles instances. Intellectuelle jamais évaluée par sa tutelle, elle jouit d’une indépendance sans risque, à la différence de V. Geisser. Comme Mme Fourest dans Le Monde, Mme Roudinesco dans Libération juge et condamne dans l’ignorance. Elle pense et agit en fait exactement comme l’ingénieur général Joseph Illand, le fonctionnaire de défense du CNRS. En accusant V. Geisser d’être un relais de l’islamisme radical (du terrorisme en fait), elle lui fait courir un danger majeur : la perte éventuelle de son emploi ou sa rétrogradation. Les savants « communistes » de l’Amérique maccarthyste ont déjà vécu cela.

Université : se souviendra-t-on du printemps à l’automne ?

30+01:00p30+01:0006bdim, 07 Juin 2009 10:09:30 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

La presse a diffusé comme un bulletin de victoire « Toulouse le Mirail s’est rendu .» C’était la dernière université bloquée par les étudiants. Le gouvernement a crié victoire, puisqu’aucune opposition parlementaire assez puissante ne peut contrecarrer ses desseins.

Mais, qu’on ne s’y trompe pas. Le problème reste entier. Le problème de la méfiance quasi viscérale de la jeunesse étudiante à l’encontre du Président et de son gouvernement incarné par la ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pecresse. Parmi les questions qui restent pendantes, la mastérisation.

Philippe Mahrer, directeur du Collège des Ingénieurs et membre de la Commission université emploi, estime que la volonté de transformer cette mastérisation a fait basculer les étudiants – surtout des étudiantes – dans un mouvement lancé par les profs.

Parce que la formation des maîtres se joue dans les facs de lettres, et qu’elle concerne essentiellement les filles : d’après Mahrer, elles représentent 80 % des enseignants du Primaire, et 70 % dans le Secondaire. Le Mirail, la Sorbonne et les autres fac en pointe de la grève étaient des fiefs de futures enseignantes révoltées qu’on escamote leur période de formation en alternance – via la « masterisation ».

Puis, comme souvent chez les étudiants, le mouvement a basculé dans une revendication plus large comme en témoignent des grafs comme « Grèce générale » et « rave générale » Comme je l’ai déjà relevé, dans « Le Monde » du 2 juin, Valérie Pécresse reconnaissait les erreurs commises après le vote, relativement facile, de sa loi LRU en 2007.

Si le gouvernement semblait sincèrement décidé à revaloriser l’université, la façon de s’y prendre a blessé la fierté des universitaires. Des universitaires depuis toujours malmenés par des gouvernants d’une rare lâcheté à l’égard des problèmes de l’université, le non financement de sa démocratisation, d’où un énorme taux d’échec qui avait fini par faire rimer fac avec chômage, ont été autant d’impressionnantes formes d’un mépris devenu, sur la durée, un ferment d’explosion. Avec pour conséquence un immense « mal français » : l’enseignement supérieur à deux vitesses, composé de deux parties : université et grandes écoles.

Le pouvoir semble considérer que si les universités ne marchent pas, ce n’est pas grave : la fabrique de professionnels et d’élites dans les Grandes Ecoles, elle, tourne à plein. Cette question a été vaguement posée, le gouvernement a ramené l’ordre dans les facs sans y répondre. On n’aime jamais les étudiants d’université et leurs profs : pourquoi se mêlent-ils donc toujours de râler ?

Le seul à bien s’en tirer est Richard Descoings. En refusant toute possibilité de devenir ministre, le patron de Sciences PoI a été digne. Il a rendu le rapport sur les lycées qui lui avait été commandé, il s’est ensuite retiré dans son école, avec ses jeunes déjà élites avant l’heure. Mais dont il avait entr’ouvert la porte aux jeunes « méritants » issus des établissements difficiles.

Université : l’essentiel de Pécresse

34+01:00p30+01:0006bmar, 02 Juin 2009 12:25:34 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Retour sur le conflit des enseignants-chercheurs avec un long entretien avec Valérie Pécresse, la ministre des Univerités, dans Le Monde daté du 2 juin.

J’en tire quelques passages essentiels, d’où il ressort que, comme d’habitude, elle n’a aucune vraie part de responsabilité dans le conflit récent avec les enseignants chercheurs. Elle convient juste, du bout des lèvres, que le gouvernement a voulu aller trop vite. Il faut imputer le conflit aux pesanteurs du passé. Avant Sakozy, naturellement!

Valérie Pécresse :

Le mouvement s’est produit au bout de dix-huit mois de réformes ininterrompues.  La crispation s’est produite, lorsqu’on a voulu adapter le statut des universitaires. Dès que l’on touche au statut des personnes, cela rend les réformes beaucoup plus délicates.

Il y a eu une maladresse dans la rédaction initiale du décret qui a été vite corrigée, mais elle a alimenté toutes les rumeurs. Et, on n’a pas mesuré que la décision de supprimer des postes en 2009 dans l’université, en nombre pourtant beaucoup plus limité que dans les autres administrations, allait créer, symboliquement, une telle inquiétude, qui a donné lieu à une exploitation très politique, alors que parallèlement, on dotait les universités de moyens exceptionnels.

Elles nous ont dit : c’est du rattrapage et de toute façon vous nous supprimez des postes ! On a ainsi pris comme un boomerang l’ensemble d’un malaise qui couve depuis vingt-cinq ans. Ce qui s’est exprimé dans la rue sur la dévalorisation du métier, la méfiance de certaines disciplines à l’égard des autres, la vétusté des locaux, la crainte du désengagement de l’Etat renvoyait à la situation actuelle.

On a payé le prix du passé au moment où nous voulions sincèrement que tout change. Ce qui est frappant, c’est le manque de confiance de la communauté universitaire en elle-même. Elle a pourtant tous les atouts pour relever le défi. Il n’y a pas aujourd’hui à l’université la force d’une collégialité pluridisciplinaire. C’est cela qu’il va falloir créer pour faire vivre l’autonomie.

Education : le rapport Descoings

16+01:00p30+01:0006bmar, 02 Juin 2009 11:51:16 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Des mois de consultation pour arriver à des conclusions pour le moins bateau : Améliorer l’orientation et rééquilibrer les filières menant au bac sont les priorités du directeur de Sciences-Po Paris, Richard Descoings, dans son rapport sur la réforme du lycée rendu public mardi 1er juin, remis dans la matinée à l’Elysée
Il énumère dans ses conclusions trois choix possibles: des sujets à traiter « en urgence », une « vaste refondation » à moyen terme, ou bien la décision de ne rien faire. Ce dernier choix aurait « de nombreux et puissants soutiens » mais serait « explosif » car « le degré d’inégalité supporté par les spoliés du système devient proprement insupportable ».

« ‘L’élitisme républicain’ ravage une jeunesse de plus en plus défiante à l’égard des pouvoirs (les médias comme les partis politiques, les élites économiques comme les élites intellectuelles) et des discours. Sous cet angle, le déséquilibre des voies et des filières et ce qu’on appelle ‘orientation’ couvrent de plus en plus maladroitement un tri social ».

Parmi les sujets à traiter « en urgence » figurent l’orientation, la revalorisation de la voie technologique, le rééquilibrage des séries au sein de la voie générale (S, ES, L), la rénovation des épreuves du bac en langue (notamment en insistant sur l’oral).

Les conclusions de son rapport sont d’ores et déjà disponibles sur le blog Lycée pour tous.
Descoings pourrait-il être dans la foulée appelé au gouvernement comme ministre de l’Education ? C’est non, assène-t-il. Le combat politique ne serait pas le sien. Non avec ce commentaire :

« Dans l’Education nationale, on a deux exemples assez récents: Claude Allègre et Luc Ferry. Ils ont tenu deux ans avant d’être caramélisés ».

Sécurité : quand un train peut en cacher un autre

58+01:00p31+01:0005bsam, 30 Mai 2009 11:26:58 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Laurent Opsomer m’adresse une nouvelle note fort pertinente à propos des propositions Darcos :

DARCOS : PROVOCATION OU PRÉMÉDITATION ?

Affligeant, consternant, désespérant… tels peuvent être les qualificatifs à l’adresse de Xavier Darcos après ses dernières annonces. Ce ministre est vraiment usé jusqu’à la corde mais, comme ses homologues, ce n’est pas un homme libre ; les ministres sont des godillots aux ordres, des vassaux devant allégeance à celui qui leur a accordé leur maroquin. D’ailleurs, Jean-Pierre Chevènement disait en son temps qu’« Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne ! » Ce constat amène, cependant, le questionnement suivant : et si ses déclarations n’étaient pas une provocation délibérée pour exister politiquement mais en réalité, une stratégie sciemment programmée visant des perspectives inavouées car inavouables ?

Délirant ? Probablement. Machiavélique ? Assurément ! Ainsi, le but premier pourrait être de détourner habilement l’attention des Français des vrais problèmes du moment tout en reconquérant les déçus du bling-bling ostentatoire.

Force est, en effet, de constater que les polémiques actuelles éclipsent opportunément la dégradation économique marquée par une récession aujourd’hui sans précédent et un déficit désormais abyssal, le tout accompagné de son cortège croissant de faillites, de chômeurs et de criantes inégalités.

Mais Paul Valéry ne disait-il pas que « La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde » ? Le second objectif consiste à instiller la peur dans l’esprit des concitoyens afin de faire avaliser des mesures démagogiques et entériner par la même la coproduction de sécurité ardemment défendue par le président de la République.

Hypothèse renforcée par le fait que le secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez, a signé, le 16 décembre dernier, avec l’USP (Union des entreprises de sécurité privée, organisation patronale de ce secteur particulier) une convention prévoyant la création de 100 000 emplois dans ce secteur d’ici 2015, soit près de 15 000 par an !

Or, cette gageure ne peut réussir qu’à la double condition de déléguer au secteur privé de la sécurité des missions jusque-là régaliennes (le transfert des prisonniers ou la surveillance de bases militaires, par exemple) tout en créant simultanément de nouveaux besoins, initiés si nécessaire par l’Etat lui-même (démarche dans laquelle s’inscrit l’idée d’une force mobile d’agents assermentés – et non de policiers – en milieu scolaire lancée par Xavier Darcos, c’est-à-dire moins d’enseignants, de surveillants, de CPE, d’infirmières, d’assistantes sociales… mais des vigiles à la place). Reste cette interrogation : serons-nous mieux protégés lorsque nous serons considérés non plus comme des citoyens à part entière mais comme des clients ?

J’observe aussi qu’à peine lancées, à peine présentées aux représentants du monde de la Sécurité, les propositions Darcos et les gesticulations autour de la Sécurité publique et scolaires semblent retombées dans les oubliettes, aussi soudainement qu’elles ont surgi. Sans compter le monde de l’enseignement accablé par l’inanité de telles propositions

Enseignement : au monde de l’absurde

46+01:00p31+01:0005bjeu, 28 Mai 2009 11:50:46 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Révisé à 12  h 57

Combien de temps faudra-t-il pour que les élèves entrent sous contrôle dans un établissement « protégé » par un portique de sécurité ? 2000 élèves au lycée Balzac à Paris. 2100 élèves au lycée d’Etampes que j’ai visité il y a peu ? Réponse, temps de contrôle et de fouille estimé à 20 secondes par élève, 13333 minutes : 222 heures par établissement. Absurde, non ?

Ce qui est absurde est dénué de sens.

La mesure n’est tout simplement pas applicable.

Et parlons-en en fonction des effectifs de l’Education nationale : 5339000 élèves. Soit environ 3000 établissements. Autant de portiques ? Joli marché.
De deux choses l’une : ou l’équipe Darcos n’a pas eu la bonne idée d’aller chercher ces chiffres. Ou bien elle est sponsorisée par un fabricant de portique.

Je me demandais comment aborder cette question du « programme de sécurisation à l’école », voulu par Xavier Darcos sous la pression de Nicolas Sarkozy.

J’ai d’abord été tenté de plonger une fois de plus dans mes souvenirs de sale gosse. Les chahuts durs dans les collèges et lycées fréquentés entre mes douze et dix-sept ans. Les monômes du bac, devenus si violents au fil des ans qu’on a fini par les interdire peu avant 1968.

Je me souviens aussi, je me souviens, des bagarres homériques menées par mon second fils contre les fachos. Dans la cour du Lycée Carnot, etc. A l’époque, les relations entre jeunes étaient déjà si difficiles qu’ils portaient de vieilles fringues pour éviter d’être attaqués. A l’intérieur des établissements tout autant qu’à l’extérieur. Ce qui ne les a pas empêchés de vivre quelques histoires un peu dures.

Aux alentours de mai 1968, nous étions avec ma femme responsables d’associations de parents d’élèves. Nous avons eu connaissance de nombreux incidents, pour l’essentiel réglés à l’intérieur des établissements par les surveillants. Parfois par l’expulsion.

Darcos et Sarkozy nous donneraient presque à croire qu’ils n’ont pas eu d’enfants à élever. Deux fils pour Sarko. Certes sa carrière politique ne lui a probablement pas laissé le temps de s’occuper de ses gamins.

Et d’apprendre que la violence a toujours eu cours dans les… cours de récréation, pour la simple raison qu’entre garçons ado, la violence est une manière de s’affirmer, de s’imposer à la tête de groupes. Pour se construire comme des hommes, peut-être. L’arrivée des filles dans les lycées de garçon a d’ailleurs un peu détendu le climat, pas autant qu’on ne pourrait le penser.

Mon Président d’annoncer :

« Les personnels de direction et d’encadrement » des établissements scolaires seront habilités à faire ouvrir les cartables des élèves et  des « équipes mobiles d’agents » seront mises en place auprès des recteurs d’académie, deux idées du ministre de l’Education Xavier Darcos.
« Il n’est pas question de tolérer la présence d’armes dans l’enceinte des établissements scolaires. Les personnels de direction et d’encadrement devront à l’avenir disposer des moyens de s’assurer que les élèves ne transportent pas d’armes« , a déclaré le chef de l’Etat.

Les « agents du rectorat » pourraient être recrutés parmi les anciens policiers et gendarmes en retraite…

Ce n’est pas une  question de beaux quartiers, de sales quartiers. Tous les enseignants vous expliqueront qu’on ne sait jamais d’où peut venir le dérapage.
Chloé Leprince de rue89 a retrouvé une perle dans les archives de l’INA, un entretien de Nicolas Sarkozy avec Alain Duhamel datant de 1996. François Bayrou, venait d’enfourcher le cheval de la sanctuarisation de l’Ecole déjà enfourché ce cheval. En 1996, amorçant vidéosurveillance et portiques de sécurité contre la violence scolaire, le ministre de l’Education d’alors affirmait vigoureusement sa volonté de « refaire de l’école un sanctuaire ». Sarkozy ne cachait pas son scepticisme… pour une politique qu’il inspire justement aujourd’hui !

Il y a sûrement d’autres moyens pour assurer la sécurité dans les établissements scolaires. Par exemple le recrutement de surveillants, que l’on vient de virer. Et il faut savoir que de toute façon le risque zéro n’existe pas. Selon Xavier Darcos; il y aurait en moyenne chaque mois une vingtaine d’incidents impliquant des armes dans les écoles en France, provoquant parfois des faits dramatiques. A comparer aux 5339000 élèves scolarisés. Plus de cent millions d’entrées par mois.

« En fait, me confirme un chef d’établissement, la question des armes ne se pose pas, le nombre d’armes trouvées atteint une proportion infime par rapport au nombre d’entrées dans les établissements. D’ailleurs, les fouilles et l’éventuelle disparition des armes seraient inopérantes, les jeunes sauront trouver d’autres stratégies pour régler les conflits dans la violence. Par exemple, et c’est déjà le plus fréquent en utilisant des prises apprises dans la pratique des sports de combat. Le seul vrai problème est la disparitions progressive de la présence humaine dans les établissements, notamment pour le contrôle des entrées et des sorties ».

Le sociologue Laurent Mucchielli – CNRS – observe :

Ce gouvernement s’acharne dans la croyance en un traitement technique et policier des problèmes humains et sociaux. C’est à mes yeux une grave erreur. La meilleure façon de réguler des groupes d’enfants et d’adolescents, d’y prévenir et d’y gérer les problèmes les plus fréquents, a toujours été et restera toujours l’intervention humaine par des acteurs de terrain connaissant ces groupes d’enfants et d’adolescents et sachant les gérer.

Retour à mon interlocuteur qui me précise deux points :

 » A l’encontre des professeurs et des personnels d’encadrement, les agressions par armes sont rarissimes. En revanche le tagage des véhicules et des logements des personnes mises en cause est une pratique très largement répandue.

Ultime précision :

 » Depuis un certain temps nous avons instruction de diminuer les Conseils de discipline. »

Mon interlocuteur ne m’indique pas pourquoi, mais on peut le comprendre.

 » En vérité, conclue-t-il, ces déclarations doivent s’inscrire dans la perspective d’un prochain remaniement, c’est à qui criera le plus fort pour obtenir l’Intérieur ou la Justice. »

La manif en rose et mauve, pour nos bébés

33+01:00p31+01:0005bmer, 06 Mai 2009 07:38:33 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

C’est l’une des plus jolies manif, une des plus sympathiques… Toutes en mauve, en rose, en bleu.

p1040070A l’occasion de la Journée Internationale de la Sage-femme, mardi 5 mai professionnel(le)s et étudiant(e)s, venus de toute la France, 3.000 sages-femmes ont défilé à Paris pour la reconnaissance de leur formation.

p1040072
L’Association nationale des étudiants sages-femmes (Anesf) et l’Organisation nationale des syndicats de sages-femmes (Onssf) avaient appelé à un rassemblement national dans les rues de la capitale. Le cortège est parti de la place de l’Odéon vers 13h pour rejoindre le ministère de l’Enseignement supérieur.
Les sages-femmes réclament une meilleure reconnaissance de leur profession, compétences et attributions. Elles demandant notamment que le cursus scolaire des étudiants s’inscrive dans un parcours universitaire « au même titre que les autres professions médicales ».

On ignore en général que la profession de sage-femme – pourune fois les hommes sont inclus au féminin – manque cruellement d’effectifs alors que la France est le deuxième pays le plus prolifique d’Europe. Juste après l’Irlande, mais bien avant tous les pays cathos latins.

Université : suite de la ronde de l’Hôtel de Ville, à l’Hôtel de Ville

04+01:00p31+01:0005bsam, 02 Mai 2009 10:28:04 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Université : dans le prolongement de la « ronde éternelle » organisée par les enseignants-chercheurs et les étudiants devant l’Hôtel de Ville de Paris, le bâtiment municipal  a été brièvement occupé, vendredi 1er mai au soir, en marge d’une manifestation d’étudiants opposés au projet de réforme de l’université.

L’action a été menée de 20h45 à 21h45 par »quelques dizaines » de personnes, qui ont quitté les lieux au bout d’une heure, apparemment dans le calme.

Peu auparavant, plusieurs centaines d’étudiants étaient massés autour de l’hôtel de ville de Paris, encadrés par un important dispositif policier

Université : la ronde vue de Bordeaux

39+01:00p30+01:0004bjeu, 30 Avr 2009 08:03:39 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Mardi 28 avril à Bordeaux : Sous de larges ondées, 400 étudiants et quelques dizaines d’enseignants-chercheurs se sont joints  à la « ronde des obstinés » qui se tient depuis le 15 avril devant l’hôtel de ville de Bordeaux. Alors que l’université Bordeaux 3, IUT compris, a voté lundi la poursuite de l’occupation, les pressions pour une reprise rapide des cours se font plus vives. Le mouvement des universités contre les réformes de Valérie Pécresse est arrivé à un point crucial, alors que la fin de l’année approche.

Ce n’était pas la foule des grands jours à la onzième journée d’action des étudiants et enseignants-chercheurs. La faute au temps, plus que maussade, à la lassitude peut-être, devant la surdité du gouvernement, mais aussi à l’angoisse de perdre définitivement cette année universitaire. Les manifestants ont alors « tourné en rond », adoptant cette formule qui, initiée à Paris, est devenue le symbole du refus tenace d’une « marchandisation » des services publics.

Enseignement supérieur : nouvelle montée au créneau

46+01:00p30+01:0004bmar, 28 Avr 2009 10:39:46 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Je répercute les principaux arguments du collectif « Sauvons la Recherche » pour expliquer pourquoi les chercheurs descendent de nouveau dans la rue ce mardi 28 avril, après le calme relatif correspondant aux vacances universitaires.

 

Le collectif SLR propose de reprendre un à un les différents dossiers en jeu, pour savoir si tous ceux qui, à de multiples reprises, sont descendus dans la rueces deux derniers mois vont désormais pouvoir tranquillement reprendre leurs activités.

L’emploi scientifique.

Nous demandions au gouvernement de rétablir les emplois supprimés en 2009 et de mettre oeuvre un plan pluri-annuel d’emplois, indispensable pour au moins trois raisons :

1-le fait que les jeunes, faute de perspectives, se détournent chaque jour un peu plus de nos carrières et que c’est l’enseignement supérieur et la recherche de demain qui sont ainsi menacés (30% de doctorants en moins pour 2017 selon les chiffres du ministère) ;

2-les nouvelles charges d’enseignements qui reviennent aux universités avec notamment le plan Licence et la mise en place du décompte des heures de TP à égalité avec les eures de TD ;

3- une crise économique grave qui devrait imposer à l’Etat de reconsidérer une politique d’emploi public dictée par des raisons purement idéologiques.

Or, qu’avons-nous obtenu ? La promesse faite par François Fillon de la non-suppression d’emplois dans les universités pour 2010 et 2011. Et pour les suppressions programmées pour 2009, une compensation financière et pérenne. Ainsi, sur ce second point, ce qui avait été possible en 2004, à savoir des créations d’emplois obtenues en avril, ne le serait donc plus en 2009. En outre, souvenons-nous des promesses que le même François Fillon, alors ministre de minisre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, nous avait faites en 2004 : nous réclamons toujours le plan pluri-annuel promis alors ! Enfin, nous n’avons absolument aucun élément laissant présager l’absence de suppressions d’emplois dans les organismes de recherches dans les années à venir. La seule concession que nous avons pu arracher à Valérie Pécresse est l’engagement que les « chaires d’excellence » ne devraient pas se traduire par des suppressions d’emplois dans ces organismes. Nous ne pouvons donc pas renoncer !

L’arrêt du démantèlement des grands organismes de recherche.

Qu’avons-nous obtenu ?  rien ! Face à la mobilisation dans les labos, face aux revendications portées par la coordination des délégués de laboratoire, face à la grève administrative lancée par plus de 500 directeurs d’unités (une minorité d’extrémistes eux aussi…), la ministre avait pourtant promis qu’une déclaration explicite du Premier ministre dissiperait nos craintes de voir disparaître à terme des institutions essentielles et qui font en partie la force de notre recherche publique. Or, dans les propos tenus par François Fillon sur France Inter le 22 avril, non seulement il n’en a rien été, mais il a même évacué complètement cette question, faisant comme si elle n’avait jamais été au cœur de notre mobilisation. Nous ne pouvons donc pas renoncer !

Le retrait du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs.

A la suite d’une « concertation approfondie » (selon les termes du communiqué du conseil des ministres du 22 avril), ce texte, aurait été réécrit et sa nouvelle version donnerait entière satisfaction à tous. Comment répondre à tant de contre-vérités ? Pourquoi, si tel était le cas, seuls 2 des 35 représentants syndicaux que comptent le CTPU et le CSFPE auraient-ils approuvé ce texte, tous les autres s’abstenant ou votant contre ? Pourquoi tous les acteurs de la mobilisation continueraient-ils à dénoncer ce texte et notamment l’ambiguïté qui laisse ouverte- dans un contexte d’emploi scientifique décroissant- la possibilité que, pour bon nombre d’enseignants-chercheurs des disciplines à forts effectifs étudiants, la modulation de service se traduise par un alourdissement subi des heures d’enseignement au détriment de leur activité de recherche, sans même paiement d’heures complémentaires ? L’annonce par le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche de la publication d’une circulaire d’accompagnement, procédure rarissime, montre que ce projet – et notamment la modulation des services qui en est le cœur – demeure plein d’ombres. Connaissant le fonctionnement des universités, nous savons que « l’accord » de l’intéressé pour la modulation n’est en rien une garantie suffisante. Nous ne pouvons donc pas renoncer !

La réforme de la formation des enseignants du secondaire et du primaire.

Le gouvernement aurait accepté de reporter d’un an cette réforme et de prendre le temps de la concertation. Or, là encore, il a choisi en réalité le passage en force. Il a décidé de contourner le refus de l’AERES d’expertiser les rares maquettes de masters « métiers de l’enseignement »déposées par certaines universités (dont plusieurs issues des établissements de l’enseignement privé) et d’entériner dès à présent leur existence.

En outre, le vrai report est très loin d’être encore acquis, puisqu’une partie des lauréats du concours 2010 ne seraient pas fonctionnaires stagiaires à l’issue du concours.

Enfin, comment peut-il prétendre remettre à plat la formation des enseignants, alors qu’il continue de précipiter le calendrier (puisque tout devrait être réglé à la mi-juillet), dans la plus grande confusion sur la composition et le rôle des instances chargées de cette remise à plat)? Nous ne pouvons donc pas renoncer !

Et le collectif de conclure :

Nos demandions enfin qu’une fois ces quatre points réglés, s’ouvrent des discussions associant tous les acteurs de la recherche et de l’enseignement supérieur sur la loi LRU et sur le Pacte pour la recherche.

 

Université : ils tournent

48+01:00p30+01:0004bsam, 11 Avr 2009 15:37:48 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Depuis des jours, depuis des semaines, ils tournent sur la Place de l’Hôtel de Ville, à Paris. Ils sont plusieurs dizaines à se relayer. Quelquefois ils sont seulement quelques uns comme ce midi, un « samedi de Pâques », en pleines vacances. Parfois jusqu’à 200. Ils sont enseignants-chercheurs, universitaires, mais aussi de simples usagers de l’Université. Ils entendent tourner jusqu’à la solution du conflit ouvert à propos des mesures prévues par Valérie Pécresse. « Ma Pécheresse » selon le mot féroce d’un de mes amis.

Erreur
Cette vidéo n’existe pas

Ces universitaires  ont pris comme modèle les « Folles de mai », ces épouses et mères des disparus en Argentine qui ont tournée pendant des années devant la Casa Rosada à Buenos-Aires, pour obtenir des informations sur les disparus de l’ère des colonels.

reportage et images : Ph. Madelin

Lycées et Sarkozy : une non rencontre avec beaucoup de flics

42+01:00p30+01:0004bsam, 11 Avr 2009 07:16:42 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

J’ai eu tort d’oublier Mon bon Président pendant quelques heures, pour me consacrer à un boulot sans doute plus important. Il m’a ainsi échappé que, peut-être pour conjurer sa réputation montante de « très, très prudent », Mon bien Aimé Omni Président a visité impromptu l’après-midi de mercredi le lycée de Chennevières sur Marne, dans le Val de Marne. Flanqué de Xavier Darcos, le ministre de l’Education, il venait rejoindre Richard Descoings, le directeur de Sciences-Po et chargé de mission par le gouvernement pour débloquer la réforme du lycée.
Naïvement, j’ai d’abord cru que Mon Président était venu sans escorte notable. Erreur : 300 policiers avaient été envoyés en renfort pour couvrir l’événement. Dès la mi-journée. Donc pas vraiment de surprise.
Mais pas de caméra télé, rien que deux journalistes, de l’AFP et du Parisien, ainsi qu’un photographe de l’Agence France Presse.
Pour la tranquillité , le moment était évidemment bien choisi : mercredi fin d’après-midi, pas un lycéen en cours. A part ceux qui s’étaient inscrits pour la rencontre avec Richard Descoings, et quelques malheureux qui passaient un examen blanc, pas âme qui vive dans les couloirs.
C’est plus commode pour la sécurité et ça évite les discussions oiseuses.

Un voisin du lycée me signale : J’habite le quartier a coté du Lycée Champlain et effectivement le déploiement de force était impressionnant et rien n’était expliqué aux habitants ! La ville était littérallement en état de siege !

Mon clavier, 11 avril

13+01:00p30+01:0004bsam, 11 Avr 2009 07:00:13 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

§ N’espérez quand même pas que je vais réussir tous les jours un coup comme hier ! Plus de 700 visites uniques. Il parait que j’entre donc en tant que blog privé dans la cour des Grands. Amusez-vous bien, puisque tel est mon objectif fondamental.

§ Mon Président retourne au lycée. Avec flics : Chennevières en état de siège.

§ J’ai été voir la « ronde des enseignants » à l’Hôtel de Ville de Paris. Une folie dans le genre des « veuves de mai », à Buenos-Aires, qui ont tourné autour de la Casa Rosada – la résidence du Pdt argentin, présidente en l’occurrence maintenant – jusqu’à obtenir de vraies informations sur les disparus. Voyez mon reportage.

§ Lire : la Voix du Livret A

§ Piraterie : la mort au bout du rêve

Université : le début de la fin de la grève ?

56+01:00p30+01:0004bmar, 07 Avr 2009 07:28:56 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Reuters – Est-ce la fin annoncée de la grève dans les Universités, à proximité des examens de fin d’année ? Après dix semaines de grèves et de manifestations dans l’éducation nationale, Lionel Collet, président de Lyon 1, la plus importante université de Lyon a appelé solennellement étudiants, enseignants et chercheurs à reprendre le travail.

Il  soutenait jusqu’ici le mouvement de protestation. Il explique désormais que le gouvernement a accepté des concessions importantes, qui devaient conduire à l’arrêt. La poursuite du mouvement compromet l’image des universités et le cursus des étudiants, a-t-il dit, ajoutant qu’il pourrait être amené à refuser de délivrer des diplômes.

Pour autant, le mouvement n’est pas terminé au plan national. Une coordination nationale des universités devait se réunir ce lundi à Paris pour décider éventuellement d’une nouvelle journée d’action pour mercredi ou jeudi.

Le gouvernement a accepté de revoir le décret réformant le statut des enseignants-chercheurs, a repoussé certaines autres mesures comme la réforme de la formation des enseignants ou fait des concessions sur les effectifs.

Lionel Collet « Après plusieurs semaines de discussions, il y a eu beaucoup d’avancées, mais j’ai l’impression qu’aujourd’hui reconnaître ça et reprendre le travail reviendrait pour certain à soutenir le gouvernement et le président de la République… On se trompe de cible, si les revendications sont directement liées au gouvernement, alors il faut qu’elles s’expriment en dehors de l’université »,

L’université Lyon 1 compte 35.000 étudiants des filières scientifiques. Actuellement, 3.000 étudiants sont privés de cours dans les facultés de mathématiques, informatique et biologie, bloquées par les grévistes.

Ailleurs, ça ne se passe pas si bien. A Rennes, par exemple.
La centaine d’étudiants qui avaient envahi lundi la présidence de l’université de Rennes 2 et retenaient dans la soirée son président Marc Gontard et d’autres dirigeants dans le bâtiment, ont libéré les lieux vers 21h. « Lorsqu’ils ont eu connaissance de la réponse négative du président à leurs demandes, les étudiants ont décidé, après un vote, de quitter les lieux », a expliqué Jean-Emile Gombert, vice-président de l’université qui se trouvait retenu dans le hall occupé. Les étudiants ont annoncé qu’ils allaient mettre en place mardi matin des piquets de grève pour empêcher la reprise des cours à laquelle a appelé Marc Gontard.

Université : toujours dans la rue

56+01:00p30+01:0004bmer, 01 Avr 2009 07:30:56 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Le 2 avril, de nouveau des manif organisées par les universitaires partout en France, à Paris, 17 h 30 au Panthéon. Le collectif Sauvons la Recherche justifie ainsi cette action :

Après plus de huit semaines de forte mobilisation à laquelle le gouvernement est resté sourd, les syndicats de l’enseignement et de la recherche ont été conviés au ministère. Ils ont décidé d’accepter de s’y rendre en imposant la présence de SLR et de SLU. La grande majorité des organisations ont donc préparé ensemble un texte, résumant les revendications. Ce texte a été lu à la ministre, qui a répondu point par point. Les organisations n’ont, comme elles l’avaient prévu, ni discuté, ni a fortiori négocié, sont sorties et ont informé les personnels des réponses données par la ministre (voir : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2697).

Une première appréciation a été portée dans un communiqué publié à la sortie du ministère : « Les organisations syndicales et collectifs qui viennent d’interpeller avec clarté le gouvernement après huit semaines de grève et de manifestations constatent avec stupeur et colère l’immobilisme autosatisfait sur l’ensemble des revendications ». Aucune réponse positive ne nous avait été faite. Mais dès le lendemain -conséquence de la fermeté de notre position colletive? – d’hypothétiques progrès sur les chaires ont été annoncés à une délégation des DU : les postes CNRS embolisés par les « chaires » seraient rendus à l’organisme pour 2009. De plus, F. Fillon ferait une éventuelle déclaration sur l’arrêt du démantèlement du CNRS.

L’attitude du ministère et son refus d’une véritable négociation sont proprement scandaleux. Il porte seul l’entière responsabilité de la situation actuelle : « Madame la Ministre, les milliers de collègues et d’étudiants n’ont que le recours à l’amplification de leur mobilisation, et en premier lieu le 2 Avril » ont dit les organisations à la sortie du ministère.

Ecole : le racisme

11+01:00p31+01:0003bsam, 21 Mar 2009 10:41:11 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Je vous transmets un texte de mon correspondant Laurent Opsomer parce qu’il soulève des questions fondamentales. Les réactions sont les bienvenues.

Le racisme à l’école : un tabou, un déni… un échec ?

L’école n’est pas un sanctuaire coupé du reste de la société. Elle est, au contraire, au cœur de cette dernière, donc perméable à toutes ses influences, même les plus pernicieuses. Ainsi assiste-t-on ces dernières années à une libéralisation de la parole extrémiste, une banalisation même. Ce phénomène touche tous les publics (élèves, apprentis ou adultes en formation) et concerne tous les niveaux d’études, du CAP au BTS.

Plus qu’une idéologie, le racisme est une œuvre de déshumanisation, une négation de l’Homme, qui germe trop souvent dans le terreau familial. Là encore, toutes les classes sociales sont concernées et représentées : depuis les ouvriers et employés des banlieues populaires aux notables des quartiers huppés en passant par les campagnes où il n’y a pas d’immigrés… Aux ghettos urbains répondent, en effet, les ghettos ruraux, tout aussi cloisonnés et repliés sur eux-mêmes. Il est également possible d’incriminer le prisme déformant de la télévision, unique source d’informations pour une majorité de nos compatriotes. Or, comment réagissent-ils face à des images d’émeutiers encapuchonnées qui vomissent leur haine et saccagent délibérément leur environnement ? Cette poignée d’excités devant la caméra est-elle représentative des milliers d’habitants des cités dont ils pourrissent la vie ? Evidemment non mais cette violence à l’écran booste l’audimat et conforte les préjugés qui amènent le téléspectateur lambda à des commentaires extrêmes du genre « ils n’ont qu’à retourner dans leur pays ! », oubliant sciemment que la France est le pays de ces jeunes gens, même désœuvrés et désocialisés. Il y a donc cet autre que soi, celui à qui l’on dénie sa nationalité car on ne le connaît pas et parce qu’il est différent. En outre, il suffit d’une agression, simplement verbale, pour jeter l’anathème sur toute une communauté, redonner vie à des a priori et susciter une crainte plus ou moins diffuse. D’ailleurs, l’actualité médiatique nourrit abondamment le discours des déclinologues qui ressassent sans ambages que « La France n’est plus ce qu’elle était », que « La France est une poubelle ». Etranges allégations désormais dans la bouche de jeunes Français aux noms de famille aux accents étrangers. Comment peuvent-ils alors adhérer à l’inqualifiable ? Victimes hier, bourreaux aujourd’hui… La France a-t-elle donc à ce point failli ou est-ce là le signe d’une intégration réussie ? Il n’en demeure pas moins qu’usant de stéréotypes et autres arguties, ceux-ci réfutent la richesse de la diversité et appellent de leurs vœux une société d’ordre, une société uniforme et aseptisée. Niant que la France a toujours été une terre d’accueil, et ce depuis des temps immémoriaux, ils clament que notre pays a besoin d’être revivifié, régénéré, pour ne pas dire purifié…

Le racisme est un délit aux yeux de la loi. Pourtant, force est de constater la réaction atténuée, voire inexistante de l’institution face à une réalité minorée ou carrément ignorée ! Face à ce déni reste une évidence : les manifestations du racisme à l’école mettent aujourd’hui en question, au défi et en difficulté le travail d’enseignement et d’éducation à la citoyenneté. Or, l’épreuve des faits montre qu’il n’y a pas de réponse unique pour combattre cette hydre, ni solution miracle pour la terrasser. Néanmoins, le pire est de ne rien faire car cela revient à cautionner l’innommable (qui ne dit mot consent) et à considérer que l’école a échoué dans son rôle d’ouverture culturelle et de connaissance de l’altérité. Par conséquent, mieux vaut agir, même maladroitement, que rester inactif !

Pour lutter contre cette gangrène, les enseignants travaillent sur le thème du racisme en classe. Ils usent de leur arme première : le savoir, et, par la parole, tentent d’amener à la raison des esprits obtus, les informant sur le droit ou soulignant les contradictions de leurs convictions (instiller le doute est déjà une victoire). Mais il faut parfois reconnaître l’inanité de ces efforts lorsque les préjugés sont fortement enracinés ou s’ils sont l’expression d’une souffrance sociale et instrumentalisés à ce titre. Au quotidien, les enseignants sont aussi désarmés face à un racisme diffus, qui s’exprime, par exemple, par la tenue vestimentaire. Ainsi, que faire face à un élève aux sous-entendus douteux, à l’attitude équivoque mais assez malin pour ne pas franchir les limites posées par l’institution, mieux capable d’apporter à celle-ci ce qu’elle veut entendre ou lire ? Il y a, enfin, le renoncement ou l’impuissance de certains agents à juguler de telles manifestations par crainte de représailles, en l’absence de soutien de leur hiérarchie ou en raison d’accointances inavouées. Pis, ces fonctionnaires sont aujourd’hui confrontés à une contradiction majeure entre cette mission de citoyenneté confiée par la Nation et la pratique politique au sein de cette même Nation qui se traduit par la mise en place de politiques publiques en opposition avec leur mission ; la création du ministère de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale est une illustration de ce paradoxe schizophrène.

Universités : Sauvons la Recherche poursuit sa bataille

51+01:00p31+01:0003bjeu, 19 Mar 2009 12:54:51 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Je cite les principaux passages du dernier bulletin publié par Sauvons la Recherche sous le titre : Des réponses gouvernementales dérisoires, voire provocatrices.

Alors que le gouvernement espérait un essoufflement de la contestation, cette semaine a vu un renforcement de la mobilisation des personnels et des étudiants de l’enseignement supérieur  et de la recherche.

Partout en France, les actions se sont multipliées qui ont démontré la vivacité et la créativité de ce mouvement. La manifestation nationale “de la maternelle à l’enseignement supérieur et à la recherche” du mercredi 11 mars a été un formidable succès, réunissant près de 60000 personnes à travers le pays.

D’ores et déjà, du fait du succès croissant des nombreux appels à la grève et au refus d’expertise, c’est désormais l’ensemble de la recherche et de l’université qui est menacé de paralysie. Cette situation, le ministère en porte l’entière responsabilité. Sa réponse apparaît pourtant dérisoire, voire provocatrice.

Ainsi, la prétendue réécriture complète du décret modifiant le statut des enseignants chercheurs s’est soldée par un texte quasi-identique à celui soumis au conseil d’Etat le 30 janvier, au dire même du porte-parole de l’Elysée Claude Guéant (http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/03/le-mensonge-de.html). Les analyses détaillées de ce nouveau texte (http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2647), montrent que le soi-disant accord obtenu par le ministère avec les syndicats minoritaires est une farce, que ces mêmes syndicats dénoncent aujourd’hui.

L’échec de cette pseudo-négociation confirme notre analyse qu’aucune discussion sérieuse sur les conditions de travail des enseignants-chercheurs ne peut s’engager sans un préalable : celui de l’augmentation du recrutement statutaire au travers d’un plan pluriannuel de l’emploi, permettant une réduction globale du service d’enseignement. Or précisément, cette demande est refusée par le gouvernement qui lui oppose un vague engagement de non-diminution de l’emploi pour 2010 et 2011 à l’Université, entérinant ainsi les réductions d’emploi en 2009 et celles programmées dans les organismes.

Que dire également de prétendu recul sur la réforme de la formation des maîtres, qui consiste à faire de l’année 2009 une « année transitoire » sans changer les principes directeurs de cette réforme si largement rejetés (http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2657). Là encore, la réponse de l’exécutif relève de la provocation.

Il paraît que le gouvernement a « acheté des liens » pour améliorer la visibilité de sa communication sur Internet. Ah bon ? Ne se souvient-on pas qu’il n’y a pas de bonne communication sans bon support ?

Université : encore plus de contestation, et le 19 mars dans la rue

09+01:00p31+01:0003bmar, 17 Mar 2009 17:51:09 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Demain, 19 mars, les enseignants du Supérieur vont de nouveau se joindre à la masse des salariés appelés à défiler.
Il faut dire que le torchon brûle toujours : la Coordination nationale des universités (CNU) se déclare « choquée », mardi 17 mars, par l’attitude de mépris, voire de provocation des ministres de l’Education Xavier Darcos et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, et demande « leur démission ».
Au cours d’une réunion en présence de 300 délégués à Dijon, la CNU a « dénoncé les manquements graves à l’éthique que constituent les mensonges répétés de Xavier Darcos – sur l’allongement de la formation des enseignants – et de Valérie Pécresse – sur les budgets – et demande leur démission ».
De toute façon, la coordination rallonge la sauce : elle réclame que « aucun salaire en dessous de 1.500 euros net, et en prime un plan pluriannuel d’embauche et la fin de la précarité ».
La Coordination recommande la multiplication d’actions coups de poing comme « les blocages ponctuels des voies et les intrusions dans les gares » SNCF et « les opérations péages gratuits » d’autoroutes. Elle annonce le principe d’une nouvelle manifestation  nationale le 26 mars.
Regroupant des enseignants-chercheurs, des personnels administratifs et des étudiants, la Coordination est l’un des principaux mouvements opposés aux réformes dans l’enseignement.
Je rappelle les trois grands axes qui animent les enseignants universitaires : refonte du décret Pécresse réformant le statut des enseignants-chercheurs ; la réforme de la formation et du recrutement des enseignants du premier et du second degré – dite « mastérisation – qui concentre désormais tous les griefs ; les suppressions de poste dans l’enseignement supérieur.
Le gouvernement semble avoir quelque peu reculé sur le décret Pécresse, mais les avancées n’apparaissent pas suffisantes aux enseignants pour que se calme le mouvement.
N’ont pas arrangé les choses les déclarations de Claude Guéant – le Secrétaire général de l’Elysée qui est ici la voix de Mon Président Sarkozy – estiment que la nouvelle version du décret « sera peu différente de celui qui a été mis sur la table ».

Enseignement supérieur : SLR ne désarme pas

11+01:00p31+01:0003bmer, 11 Mar 2009 08:26:11 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Je répercute l’appel à manifestation que me communique le collectif Sauvons la Recherche. Le propos est clair, offensif :

Face à une stratégie misérable : rendez-vous le 11 et le 12 mars !

La communauté scientifique veut être entendue; les amphithéâtres, les laboratoires et toute la communauté de la recherche et de l’enseignement supérieur ne demandent qu’à pouvoir enfin se remettre sereinement au travail. Mais le gouvernement, par son refus d’entendre et ses simulacres de concertation, interdit aujourd’hui le retour au calme.
Alors que la contestation de sa politique de l’enseignement supérieur et de la recherche est globale, il prétend traiter les sujets les uns après les autres, ne jouant que le pourrissement, pariant ainsi sur le découragement, l’épuisement et la mauvaise conscience des universitaires vis-à-vis de leurs étudiants. Mais pire, et plus dangereux, le gouvernement espère aussi, par son attitude et quelques provocations policières, attiser notre exaspération et compte bien qu’elle débouche sur la radicalisation de notre mouvement. Il pourrait alors aisément le discréditer et se poser en victime ouverte au dialogue onstructif face à des contestataires qu’il stigmatiserait comme irresponsables. Les recettes politiciennes de la fausse concertation avaient fait leurs preuves au moment du Pacte pour la Recherche, tandis que celle du discrédit n’avait pas si mal marché au moment de la mobilisation contre la LRU, mais nous en connaissons maintenant les ressorts et ne nous laisserons plus prendre à cette stratégie misérable. Si la situation devait s’aggraver et que
des actes de violence devaient apparaître, nous voulons dire dès aujourd’hui que le gouvernement en serait comptable et devrait en être tenu pour seul et unique responsable.

Le collectif constate :

– que la mobilisation exceptionnelle de notre communauté n’a débouché pour l’instant que sur des promesses concernant l’abandon des suppressions d’emplois dans les universités en lesquelles nous n’avons plus aucune confiance;

– que la réécriture du texte sur les statuts a engendré un produit presque plus inquiétant que le précédent;

– que les suppressions d’emplois pour les années à venir dans les organismes de recherche n’ont pas été abandonnées, pas plus que celles prévues en 2009;

– que le démantèlement des organismes de recherche est toujours en cours;

– que le gouvernement n’a entendu, ni notre rejet de sa soi-disant « réforme » de la formation et du recrutement des enseignants du primaire et du secondaire, pas plus que celle portant sur le contrat doctoral;