Posts Tagged ‘Terrorisme’

Mon clavier, 27 décembre

35+01:00p31+01:0012bdim, 27 Déc 2009 10:00:35 +0100+01:00 9,2008

§ Le ” grand emprunt”, 35 milliards à ajouter à la dette publique française ! Même si mon Président considère que ce n’est pas de l’endettement ! Dont 10 milliards pour “l’excellence universitaire”. Et, par conséquent, développement d’une schéma d’une université à deux vitesses : les grandes, les excellentes, et les autres, les désérhentes, les omnibus de l’enseignement supérieur.

§ “Mon Président” nous ruine pour donner beaucoup de plaisir aux riches. Et à lui. Pour comprendre, analysez l’évolution et le profil et du déficit budgétaire – qui avec 141 milliards d’euros va atteindre près de 8,5 % du PIB – et de la dette publique, 84 % du PIB. finances-publiques-il-nous-ruine La baisse de la taxe sur la publicité de l’audiovisuel privé en est un bon exemple

§ Attentat de Détroit : round up complet (en anglais) sur mon blog Le Monde. tts-securite-aviation-ca02f96.html
Avec quelques commentaires en français sur le mode opératoire du Nigérian attentat-delta-suite-et-eclaircissements

Filmée par un passager, l'arrestation du Nigérian à bord de l'Airbus de la Delta. C'est à ma connaissance la première photo montrant l'interpellation en live d'un "terroriste".

Et une question essentielle : où était le détonateur ? pyrotechnie-une-bombe-impossible Bonne occasion pour nous casser encore un peu plus les pieds. Pourraient pas nous laisser tranquilles, ces gus ?

§ Les policiers municipaux en grève… de-drole-de-jaunes-les-asvp-briseurs-de-greve
§ People : il a séduit des femmes avec ses philtres végétaux, ses baumes, ses blushs, ses bâtons de rouge à lèvres aux doux noms de fleurs ou de minéraux et ses petits cadeaux pour les plus fidèles parmi elles…   Yves Rocher, le fondateur de l’entreprise de cosmétiques qui porte son nom, est décédé ce samedi à Paris à l’âge de 79 ans. Il laisse derrière lui une entreprise réalisant 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires, avec 15 000 employés.
§ Et, naturellement, vous pouvez toujours lire :
  • Dans le Secret des Services, aux Editions Denoël. Avec le récit détaillé de l’affaire Clearstream. Et de l’affaire Farewell, de première main, là aussi.
  • Nuits bleues ou la saga d’un fugitif, roman nuits-bleues-la-saga-dun-fugitif. Version modifiée le 18 novembre 2009.
  • le manuscrit de la “Sérénade italienne” en chargement libre fiction-la-serenade-italienne

autopub : Vous pouvez  commander ( payant) sous forme de livre papier  mon thriller la “Sérénade italienne”, sur  http://www.lulu.com/fr . Malheureusement, en raison de frais d’envoi élevés puisque l’impression est effectuées à Raleigh, Caroline du Nord, aux Etats-Unis, le livre est un peu cher. J’ai reçu mon premier exemplaire. Belle édition, mais, pour le moment, imprimée un peu petit. C’est mieux que rien… Je vais essayer d’améliorer. En fonction du résultat je compte suivre la même voie pour Nuits bleues.

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Justice, Colonna : la piste du grand banditisme ?

32+01:00p30+01:0011blun, 23 Nov 2009 17:15:32 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Version actualisé le  23 novembre 2009.

Pour apprécier le billet qui suit, remontant au 19 février 2009, j’apporte une précision d’importance, recueillie fin  octobre en Corse, dans l’entourage immédiat d‘Yvan Colonna, bien après le procès en assises, au terme duquel il a été recondamné à perpétuité. Ces proches d’Yvan sont extrêmement sceptiques quant à l’hypothèse développée par le Commissaire Frizon d’une piste qui imputerait le meurtre au grand banditisme et non à une affaire politique.

Commentant une éventuelle commandite du meurtre du Préfet Erignac imputée à Jean-Jé Colonna, comme il est écrit dans mon billet d’origine, on me répond :

 » Ce n’était pas le genre de Colonna de participer à de tels montages. Il était bien trop calculateur pour se lancer dans une telle exécution. »

Deuxième élément qui n’a jamais été évoqué pendant le procès : entre la famille Colonna et la famille Alessandri depuis longtemps pesait une vive querelle de village. Cet aspect pourrait-il expliquer pourquoi les proches d’Alessandri ont dénoncé Yvan Colonna comme ayant participé au meurtre ? Ceci éclairerait des comportements étranges, que la justice n’a pas tenté de démêler.

Deuxième point: le recours en cassation devrait être plaidé durant la première quinzaine de février 2010.

Troisième point : les procédures de garde à vue sont aujourd’hui très vivement mises en cause. Malgré l’obstruction de certains milieux policiers toujours attachés à « religion de l’aveu », je rappelle que le Premier ministre François Fillon s’interroge à son tour non pas sur le principe de la garde à vue, mais sur ses modalités. Or, dans l’affaire Colonna, tous les « aveux » ont été obtenus d’abord en garde à vue.

Billet du 19 février

C’est la dernière des dernières dans l’affaire Colonna dont le procès en Assises se poursuit non sans heurts à Paris
Et pas la moins sensationnelle ! Et si le Colonna cité dans l’affaire n’était pas Yvan, le berger corse de Carghese, mais Jean-Jé, un « parrain du milieu corse » mort dans un accident de voiture le 10 novembre 2006 ? Originaire de Pila-Canale, non loin d’Ajaccio, il s’était forgé autour de Jean-Jérôme une légende formidable. On finissait par le voir partout où il ne fallait pas être quand on est honnête. Notamment dans les affaires de jeu. Dans le Cercle Concorde à Paris, mais aussi et surtout comme Président du casino d’Ajaccio
Je n’invente rien, c’est le commissaire Philippe Frizon qui l’a suggéré devant la Cour pendant sa déposition mardi devant les Assises. Frizon a dirigé en second l’enquête sur la mort du Préfet Erignac. Il racontait les circonstances du témoignage reçu du commissaire Didier Vinolas, ancien Secrétaire général de la préfecture d’Ajaccio. Mais dans une autre vie commissaire de police à la DCRG. Au Service des Courses et Jeux.
Pourquoi lui avait-on demander de témoigner dans le cadre de l’enquête Erignac ? Parce que le préfet s’apprêtait à prendre une décision importante quant à l’agrandissement du parc des machines à sous du Casino municipal d’Ajaccio, Vinolas étant chargé de préparer cette décision. C’est ainsi qu’a surgi le nom de Jean-Jé Colonna comme pouvant être impliqué dans l’assassinat. Il était donc alors le Président du casino municipal.

«  Mais, précise Frizon, nous nous étions des spécialistes du terrorisme pas du grand banditisme. Le commissaire Roger Marion – Eagle four – qui dirigeait l’enquête m’a lancé : Et je l’accroche comment, Jean-Jé ? ». Et il ne s’est pas intéressé à cette piste.

C’est-à-dire « je l’implique comment pour l’insérer dans la procédure ? »
Marion connaissait parfaitement le personnage, il avait même obtenu que son nom soit retiré du fichier du grand banditisme.
Le fait est que Jean-Jé Colonna a disparu de l’enquête, pour être remplacé par… Yvan Colonna. Un Colonna chasse l’autre.
Le plus étonnant est que la Cour n’a pas bondi sur cette nouvelle piste inexplorée.

« Normal, remarque un connaisseur du dossier, il y a eu tant de pistes ! Faute de pouvoir choisir, les policiers ont tout simplement abandonné de nombreuses enquêtes. »

Une nouvelle enquête n’aboutirait  pas forcément, mais il est sans doute utile de la lancer.
Piste agricole ? Abandonnée. Piste de la filière porcine ? Abandonnée. Piste de l’endettement agricole ? Abandonnée. Piste des Jeux ? Abandonnée.
Roger Marion et son équipe ont préféré échafauder une formidable usine à gaz avec un « groupe des anonymes », avec un sous-groupe du Nord auteur des attentats sur le Continent, et un sous-groupe du Sud, responsable de l’attaque de la gendarmerie à Pietrosella et du meurtre du préfet.
Ainsi va cette affaire judiciaire ahurissante : trois enquêtes de police, trois instructions plus une quatrième en cours à l’audience. Quatre procès. Et toujours pas de preuve contre Yvan Colonna !

J’ajoute à mon papier un commentaire qui me vient évidemment de Corse, d’une Christina Bianca Troncia :

Je suis tombée sur une liste d’assassinats commis en Corse depuis 1983 et une vue d’ensemble de cette liste m’a mis la puce à l’oreille !!! Qui en veut à la famille Colonna ?!!! [ NDLA : pas celle d’Yvan, celle de Jean-Jé] Lorsqu’on constate sur cette liste qu’après Jean-Jé, il y a eu Michel, puis en 2008, son cousin Jean Claude, puis un ami proche de Jean Jé, Ange Marie Michelosi et pour finir, bizarre cette manière de tirer dans la nuque !!! Dans la liste, on ne cite que deux ou trois assassinats commis de cette manière, dont un à Cargese, celui de Jean Dominique Cerati en 1995 !!! Cette piste, à mon avis, n’est pas à écarter et même à exploiter fortement ! Je reste convaincue de l’innocence d’Yvan Colonna ! Pourquoi se serait-il retiré de ce groupe nationaliste durant tant d’années pour ensuite y revenir, juste pour commettre un meurtre ! Ca ne tient pas debout ! De plus, il a été pompier, sportif et pour finir berger…des métiers que l’on choisit lorsque l’on est “pur” et soucieux d’aider les autres, soucieux de vérité et de respect de l’autre !!!  Pace e salute ! Auguri !

Procès Colonna : les motifs de cassation

05+01:00p31+01:0010bsam, 03 Oct 2009 10:34:05 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Le comité Colonna diffuse un message où sont repris les arguments avancés en vue d’un recours en cassation contre le jugement rendu en mars dernier, soutenu par Me Spinosi.

Vendredi, 02 Octobre 2009 09:16

La procédure de Cassation ne vise pas à réexaminer les faits. Elle n’est pas un troisième procès. La Cour de Cassation se contente de vérifier si la loi et le droit ont été correctement appliqués, uniquement d’un point de vue de la forme et de la procédure.

Dans le cas d’Yvan, de l’avis unanime des professionnels qui ont eu à examiner la procédure ou à suivre le procès, de nombreux moyens de cassation devraient être retenus, et le seraient de façon quasi-certaine, dans le cas d’une procédure normale.

Le mémoire déposé par Me Patrice SPINOSI, Avocat au Conseil (ce sont des avocats spécifiques qui ont le monopole de la plaidoirie et de la représentation devant la Cour de Cassation), développe 12 moyens de cassation, autour de 6  thèmes principaux :

I – Le premier est relatif aux incidents Vinolas et Lebbos.

 

L’incident Vinolas est, selon le recours, constitutif d’une atteinte au principe d’impartialité du président de la cour d’assises, doublé d’une rupture de l’égalité des armes et enfin d’une atteinte aux droits de la défense.

Le grief d’impartialité sera étayé par l’incident relatif au témoin Lebbos comme le fait que le président ait attendu le départ de la défense pour verser aux débats les écoutes constitutives d’éléments à décharge, dont l’existence a été révélée à l’audience d’appel, alors que l’existence de ces écoutes avait été cachée à la défense pendant toute la durée de la procédure antérieure, soit pendant10 ans !

II – Le deuxième champ de critiques est tiré des atteintes aux droits de la défense.

 

Seront ainsi mis en cause :

1/ le refus de la Cour d’acter l’interruption, par la partie civile et l’accusation, de l’audition du témoin MANNARINI ;

2/ le refus de se souvenir, la Cour se bornant, pour répondre aux différents donnés acte, à relever qu’elle n’est pas mémorative, limitant ainsi le droit de l’accusé à formuler des moyens de cassation et, partant, son droit d’accès à un tribunal garanti par l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’Homme,

3/ le refus de la Cour d’annuler la procédure, suite aux conclusions qui avaient été déposées, qui caractérise un excès de pouvoir négatif de la juridiction,

4/ le refus de la Cour faire droit à la demande de reconstitution, interdisant ainsi à l’accusé d’obtenir les moyens nécessaires à la démonstration de son innocence.

 

III- Le troisième bloc de critiques est plus classique. Il est relatif à la méconnaissance du principe de l’oralité des débats

 

Qu’il s’agisse :

1/ de l’audition interrompue du témoin Mannarini ;

2/ de la communication lors de l’audience de l’avocat de la partie civile avec l’un des témoins (incident dont la presse ne s’est pas fait l’écho, mais dont la défense s’était faite donner acte pendant les débats) ;

3/ du fait qu’un des témoins, en l’espèce un policier de la DNAT ; ait avoué avoir relu la procédure antérieurement à son audition, ce qui est interdit par la loi ;

4/ du fait qu’un des témoins ait, antérieurement à la déposition d’autres témoins acquis aux débats, fait référence au témoignage de ces derniers que la cour n’avait pas encore entendus,

5/ du fait que, contre l’avis de la défense, il ait été projeté les diapositives du transport à Ajaccio intervenu en première instance.

 

IV – Le quatrième bloc sera relatif au fait que, suite à la récusation de ses avocats et son départ de la cour d’assises, Yvan Colonna a été jugé en son absence et sans défense.

 

V – Le cinquième bloc met en cause plus généralement la procédure d’exception des cours d’assises spéciales, en vue d’une saisine de la Cour européenne des droits de l’homme :

1/ on peut ainsi faire valoir  la jurisprudence Taxquet c. Belgique (hélas mis en cause devant la Grande Chabre) qui a condamné cet état du fait de l’absence de motivation des décision d’assises,. Cette absence de motivation est d’autant moins compréhensible dans le cas qui nous occupe que l’ensemble de la cour est constitué de magistrats professionnels,

2/ on peut reprocher la rupture d’égalité devant la loi (article 14 de la CEDH)  qui nait de ce que, en cas de crime terroriste, une majorité simple est suffisante pour caractériser la culpabilité de l’accusé s’acquiert quand, en droit commun, cette majorité doit être qualifiée (10 voix au  moins). Pourquoi le poseur de bombe a-t-il droit à une moindre garantie que l’assassin d’enfant ?

3/ de la même manière on peut s’interroger sur les justifications d’un jury uniquement constitué de magistrats dans un cas et d’un jury populaire dans l’autre et invoquer , là encore, caractériser un rupture d’égalité devant la loi.

VI – Le sixième bloc de moyens est tiré des multiples violations de la présomption d’innocence dont a été victime Yvan tout au long de la procédure : on sait que, depuis le procès « Clearstream », les hommes politiques et observateurs qui se souviennent enfin qu’il s’agit là d’un principe fondamental dans toute démocratie, sont beaucoup plus nombreux et n’hésitent pas à manifester leur indignation…Si la justice est la même pour tous, Yvan n’a donc pas d’inquiétude à se faire !

http://www.yvan-colonna.com/joomla/index.php/infos/278-nouvelles-du-cs13

Somalie : l’otage oublié

16+01:00p30+01:0009bjeu, 17 Sep 2009 08:20:16 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Avec l’AFP – Depuis la mi-juillet, les insurgés islamistes en Somalie, les shebab, détiennent un militaire français, l’autre ayant réussi à « s’évader » dans des conditions non encore élucidées.

Les ravisseurs ont rendu publiques jeudi quatre conditions pour la libération du militaire français

  • « la cessation immédiate de tout soutien politique ou militaire au gouvernement apostat de Somalie et le retrait de tous ses conseillers en sécurité de la Somalie ».
  • « le retrait de toutes les forces croisées de l’Amisom », la force de paix africaine en Somalie, et « en particulier celle du Burundi ».
  • « le retrait de toutes ses compagnies de sécurité presentes en Somalie »,
  • « le retrait de sa force navale des côtes somaliennes ».

Les deux dernières conditions révèlent probablement les liens étroits entre les insurgés somaliens qui se réclament ouvertement d’al-Qaïda et d’Oussama ben Laden, et les pirates qui opèrent dans le golfe d’Aden. Ils sont actuellement empêchés d’agir par la mousson, et surtout par les navires de la force Atalante.

ETA : baisse de forme

11+01:00p31+01:0008bsam, 22 Août 2009 09:07:11 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Les séparatistes basques espagnols d’ETA ne sont vraiment plus en forme. Ils ne semblent plus capables d’assurer leurs « arrières ». Après l’interpellation le 19 août dans la station de ski du Corbier-Villarembert, en Savoie, de trois etaras, l’exploitation des renseignements et l’appui de la police espagnole ont permis d’importantes découvertes de caches d’armes, a priori sans précédent : en moins de trois jours, sept caches d’armes et d’explosifs dans le sud de la France. Cinq d’entre elles ont été mises au jour dans l’Hérault. Deux caches ont ainsi été découvertes  à Ferrals-les-Montagnes et près de Vieussan. A Ferrals, les enquêteurs ont trouvé une quinzaine d’armes de poing, 2.000 cartouches, une cinquantaine de détonateurs et de la pentrite. A Vieussan, la cache contenait trois bombes ventouses, du matériel pour fabriquer des explosifs et de la documentation. Dans l’après-midi, à Minerve, les enquêteurs ont notamment découvert une quinzaine de bidons remplis de 25kg de nitrate d’ammonium et trois fûts contenant 12kg de pentrite et des composants électroniques. Une quatrième cache contenant des munitions et de la pentrite a été découverte plus tard dans le même département, dans un lieu non précisé.

Toujours dans l’Hérault, jeudi à Camplong, les policiers avaient mis la main sur une importante quantité de matériel électronique, 2.600cartouches, 450 mètres de cordons détonants, 83 détonateurs, des substances explosives, des radios portatives et des uniformes de gendarmes. En prime deux revolvers provenant du braquage d’une fabrique d’armes, en 2006 à Vauvert (Gard).

Affaire Colonna : le silence

54+01:00p31+01:0007bjeu, 30 Juil 2009 10:40:54 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Jean-Pierre Larminier a pris contact avec moi par l’intermédiaire de mon blog. Il me signale la publication à l’automne 2008 de son livre consacré à l’affaire Colonna, et la chape de plomb pesant sur cette publication.

Claude Erignac et Yvan Colonna, deux victimes pour une affaire d’Etat, par Jean-Pierre Larminier. Editions Jeanne d’arc du Puy en Velay, diffusion France, Belgique et Suisse par de Borée diffusion. En Corse par D.C.L Ajaccio.

En menant des investigations sur le meurtre du préfet Erignac, explique Larminier, il est devenu l’ami et l’un des soutiens du « berger corse ».

Voici sa présentation

Ingénieur chez Alcatel, instructeur parachutiste formé à la recherche et l’analyse du renseignement au sein du 13e Régiment de Dragons Parachutistes, entraîneur de gardiens de buts, Jean-Pierre Larminier est devenu berger et bûcheron dans les montagnes d’Auvergne.
Il est auteur des Polars Les fossoyeurs 2005, Les Bergers 2006,
Le chaman blanc 2008, où s’entrecroisent faits-divers et manipulations du pouvoir.
QUI DONC A TUÉ LE PRÉFET ÉRIGNAC ?
Yvan Colonna se dit innocent et aucune preuve de sa culpabilité n’a été apportée à ce jour. Pierre Alessandri s’accuse du meurtre mais la justice
refuse de le croire !
Le mystérieux informateur connu sous le nom de code « Corte » peut-il être aussi « l’exécutant du contrat » ?
Jean-Pierre Larminier s’attaque aux côtés obscurs de l’affaire Yvan Colonna.
J E A N – P I E R R E L A R M I N I E R
Recherches et analyses en quête de vérité
ÉDITIONS JEANNE-D’ARC
9 782911 794742  2-911794-74-5 Prix : 5 e
CLAUDE ÉRIGNAC, YVAN COLONNA, DEUX VICTIMES POUR UNE « AFFAIRE D’ETAT »

Je dois dire que je suis moi-même plus ou moins victime de ce complot du silence : ma fiction « Nuits bleues, la saga d’un fugitif » qui traite expressément de la Corse, se heurte à un vrai mur auprès des éditeurs.

Livre : le massacre de Katyn, Victor Zaslavsky

07+01:00p31+01:0007blun, 20 Juil 2009 09:16:07 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Le massacre de Katyn, par Victor Zaslavsky (Tempus, Editions Perrin), avec 127 pages plus les annexes historiques, ce livre est probablement le plus mince des centaines d’ouvrages consacrés à la tragédie dite de Katyn. Des milliers d’officiers polonais massacrés systématiquement par la NKVD soviétique au printemps 1940, coupables d’être… officiers polonais. Entre 15000 et 20000 assassinats, plus les morts par milliers dans les familles polonaises des suppliciés, déportés au Kazakstan.

Republié à l’occasion de la sortie sur les écrans du film « Katyn » d’Andrzej Wajda, cet ouvrage est une remarquable mise à nu des procédures qui ont conduit les autorités soviétiques à liquider les officiers polonais tombés entre leurs mains. Les liquider pour éliminer tout élément de la classe bourgeoise, qui n’était pas conforme à l’idéologie stalinienne. C’est un analyse au scalpel, Sans fioriture, preuves accablantes à l’appui, issues des archives soviétiques entr’ouvertes entre la Perstroïka de Gorbatchev et Eltsine. Lequel a reconnu la culpabilité de l’Etat soviétique dans ce massacre systématique.

Le pire dans cet ouvrage est probablement la démonstration de la complicité objective des Etats occidentaux, plus particulièrement des Britanniques, et des partis communistes pour maintenir une chape de plomb sur ce secret d’Etat, durant 51 ans. La thèse officielle partagée pour des motifs divers, notamment de real politik, voulait que les Nazis fussent les principaux responsables. Toute autre démonstration était censée relever de l’idéologie fasciste.

C’est aussi une démonstration qu’un secret, aussi lourd soit-il, peut être conservé un temps. Mais jamais tout le temps.

Texte original en italien. Zaslavsky est historien, il enseigne à la LUISS, l’équivalent italien de ScPo.

Excellent résumé hsitorique de l\’affaire dans Wikipedia

FIDH : pas de surprise dans le rapport attendu sur le procès Colonna

10+01:00p31+01:0007bmer, 01 Juil 2009 10:58:10 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Les observateurs indépendants attendaient non sans curiosité le rapport réalisé par la FIDH (Fédération internationale des Droits de l’homme) sur le procès Colonna. Procès qui avait abouti à la  condamnation fin mars du nationaliste corse à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans. Colonna avait été reconnu coupable de l’assassinat, le 6 février 1998 à Ajaccio, du préfet de Corse Claude Erignac.

Les autorités judiciaires avaient affirmé et soutenu que le procès s’était tenu dans les meilleures conditions possibles. L’avocat général qui a soutenu l’accusation « en son intime conviction » s’en est longuement félicité.

La fédération avait envoyé trois observateurs à ce procès devant la cour d’assises spéciale de Paris.

Las. Il n’y a pas lieu de s’en étonner : rendu public le 30 juin, le rapport est mauvais,

http://www.fidh.org/PROCES-COLONNA-LA-JUSTICE?decoupe_recherche=Colonna

il accable la justice française.

« La question du caractère équitable » du procès en appel d’Yvan Colonna « est clairement posée […] Au-delà des vicissitudes de l’audience, quand bien même le procès d’appel se serait déroulé dans d’excellentes conditions, ce sont bien les lois de fond et de forme en matière de terrorisme qui sont en cause »

Et d’ajouter :

En raison des polémiques suscitées par le déroulement de l’audience, le défaut de motivation de l’arrêt rendu, certes conforme au droit actuel, confirme la nécessité d’une réforme rapide pour que les magistrats professionnels exposent les raisons de leur décision. Dans un arrêt prononcé le 13 janvier 2009, la Cour européenne des droits de l’Homme a jugé que, sans un résumé des principales raisons pour lesquelles la Cour d’assises s’est déclarée convaincue de la culpabilité de l’accusé, celui-ci n’est pas à même de comprendre – et donc d’accepter – la décision de la juridiction. Il en va de même vis-à-vis de l’opinion publique.

Il ne nous appartient pas de nous prononcer sur le système de défense choisi par l’accusé, ni sur sa culpabilité. Mais on se doit de constater que le déroulement du procès est l’illustration de l’impasse où se trouve la justice lors de l’application de toute législation d’exception, spécialement eu égard aux exigences de l’article 6 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme, qui mentionne que toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement par un tribunal indépendant et impartial dans le respect de l’égalité entre l’accusation et la défense. Ce procès soulève une fois de plus la question du maintien de cette justice d’exception.

On doit par ailleurs rappeler que le commissaire Amaury de Hautecloque dans son livre sur le RAID vient de révéler qu’une partie importante de l’enquête préalable sur Colonna et son frère a été occultée pendant le procès, alors qu’elle tend à démontrer que Colonna n’a pas cessé d’être sous surveillance bien avant sa « mise en cause par des complices » et son arrestation « opérée par hasard »

Secrets : Birenbaum monte au créneau

04+01:00p30+01:0006bdim, 21 Juin 2009 10:24:04 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Sommes-nous entrés dans un monde où plus aucun secret ne tient vraiment la route ?

Ça ne lui arrive pas souvent de se départir de son attitude mi-goguenarde, mi-acide. Mais notre ami Guy Birenbaum est soudain monté au créneau en découvrant dans le texte de la conférence de presse de Mon Président, à l’issue du sommet européen à Bruxelles, que le « secret » n’aurait plus lieu d’être. Il écrit :

Le Président explique : « …On est dans un monde où tout se sait, où la notion de secret d’État n’existe plus… »

Je sais, en revanche, qu’en France, le secret-défense, lui, existe toujours.

Je sais que, dans ce monde « où tout se sait » et « où la notion de secret d’État n’existe plus… », en France, le secret-défense suffitsouvent et bien au delà de l’attentat de Karachi – à empêcher la Justice et la presse (on peut rêver…) d’enquêter, comme elles devraient pouvoir le faire dans une démocratie.

Je sais même que ce secret-défense, si commode, risque de s’étendre encore davantage

Et je sais, enfin, que, malheureusement, plus le secret-défense s’étendra, plus des secrets d’État(s), avec ou sans « s », il y en aura.

Il s’agissait pour le Président d’écarter les soupçons de corruption et de manipulations, visant des commissions et des rétrocommissions versées et non versées par Edouard Balladur et son équipe, dont Nicolas Sarkozy, pour obtenir le marchés des sous-marins du Pakistan. Le non versement aurait provoqué l’attentat contre les ingénieurs de la DCN à Karachi, onze morts.

Birenbaum a à la fois raison et tort. Il est exact que les milieux du renseignement ont pratiquement obtenu un fort élargissement du Secret défense. Il s’agit avant tout d’éviter que des juges puissent venir fouiller dans les petits papiers non avouables.

Mais selon mon expérience, je l’ai écrit en long et en large, plus aucun secret ne peut être mainenu sous le boisseau, dans un délai raisonnable, souvent très bref, tout se sait.

Ainsi, dans cette affaire du Pakistan le revirement des juges s’appuierait sur une enquête menée en 2002 par Claude Thevenet, un ancien officier de la DST passé dans le privé. Pour créer TPM, une société de protection de Kourou, le centre de lancement des fusées Ariane, et accessoirement pour mener des enquêtes très privées.

Il a transcrit son expérience dans deux romans, opération Dédale ( 1999) consacré aux problèmes de sécurité de Kourou, et Les loups de Mindanao ( 2000), tous deux aux éditions Flammarion.

J’ai assez longuement traité de cette question du Secret dans mon livre consacré aux serives secrets, « Dans le Secret des Services », Denoël 2007.

terrorisme : complot à NY

33+01:00p31+01:0005bjeu, 21 Mai 2009 08:52:33 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Quatre arrestations mercredi pour « complot terroriste » à New-York.
James Cromitie, David Williams, Onta Williams et Laguerre Payen, all of Newburgh : trois sont d’ascendance arabe et un d’origine haïtienne, tous musulmans. Au moins trois sont des citoyens américains.
Ils avaient projeté d’organiser des attentats à la bombe contre deux synagogues du Bronx, le Riverdale Temple et le Riverdale Jewish Center, qui est voisin. Ils envisageait aussi d’abattre des avions militaires à la base de de la Garde nationale du Stewart International Airport, à Newburgh au nord de New-York. Les quatre hommes sont originaires de Newburgh.
Pas de chance pour eux : leur projet est venu aux oreilles du FBI  qui a infiltré le groupe à partir de juin 2008, proposant la mise à disposition d’explosifs et d’un missile Stinger. Desactivé bien sûr.
Le maire de New-York, Michael R. Bloomberg, et le commissaire de police Raymond W. Kelly devaient assister à l’office de jeudi matin au Riverdale Jewish Center.
Il est curieux que cette information émerge alors que le Président Obama est en conflit avec le Sénat à propos de sa politique de sécurité, notamment de son projet de fermeture du camp de concentration de Guantanamo.

Avec le New-York Times

http://www.nytimes.com/2009/05/21/nyregion/21arrests.html?hp

Colonna – projet de livre

50+01:00p31+01:0005bjeu, 14 Mai 2009 09:42:50 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Dès la fin du procès Colonna, j’ai pris contact avec un ami éditeur avec lequel j’ai beaucoup travaillé par le passé, afin de lui proposer un projet de livre à partir de l’affaire Colonna, de l’enquête au procès et des leçons qu’on peut en tirer sur le fonctionnement de la justice criminelle en France.

Mon ami m’a reçu avec chaleur. Je lui ai proposé un premier projet qu’il m’a demandé d’amender, avec juste raison d’ailleurs.J’ai modifié mon propos que je lui ai envoyé.

Et puis, plus rien. Comme si tout projet de bouquin évoquant la Corse devait se heurter à l’hotilité générale.

En rappelant que j’ai déjà publié une quinzaine de bouquins, ce qui signifie que je ne suis pas un amateur, de nouveau, le silence. Je tiens à vous mettre au courant en vous communiquant l’essentiel de mon projet.

J’aimerais si possible que vous me transmettiez votre point de vue

Derrière le berger corse, la Justice d’Etat

§ Il n’est pas forcément évident de revenir sur cette longue saga de l’affaire Colonna, commencée en février 1998, et toujours pas achevée puisque toutes les voies de recours judiciaires ne sont pas épuisées.
Pourquoi proposer de reprendre ce dossier, de raconter le procès vécu au jour le jour par l’auteur ; pourquoi replacer ce récit dans son contexte ?

§ Préambule en forme d’ouverture : Faites entrer l’accusé, l’accusé dans sa cage de verre. Le quatrième procès d’assises sur la même affaire : l’assassinat du préfet Erignac. Peu importe que l’accusé soit coupable ou non. L’enjeu du procès n’est pas dans l’enceinte de la Cour d’assises. Il dépasse, et de loin, la personnalité somme toute modeste de celui qu’on a coutume de désigner comme le « berger corse ».
Portrait en buste dans une cage de verre.
Qui et Yvan Colonna. Une relation douloureuse entre un père et un fils corses. Déchirés par la politique et réconciliés par la tragédie. Pourquoi est-il retourné au village comme berger ?
Yvan Colonna se réinstalle sur ses terres. Il devient pion, maître-nageur, coupeur de bois et finalement berger. Militant corse surtout. Pourquoi ce retour aux sources «Ma région me manquait», lâchera-t-il laconiquement devant les juges. Propos lapidaires. On ne parle pas beaucoup en Corse. La chronologie judiciaire, elle, est plus éloquente. Elle montre que, lorsque le paternel revêt l’écharpe tricolore, le fiston enfile la cagoule nationaliste. Tuer le père d’abord. Et à travers lui cette France qui décide de tout.
Yvan connaît sa première arrestation en 1983 pour avoir accusé par voie de tract un sénateur d’être un assassin. Il est relâché. Ses compagnons du FLNC sont inculpés pour reconstitution de ligue dissoute. Quelques mois plus tard, la police retrouve l’arsenal du parfait petit poseur de bombes dans la propriété familiale des Colonna. Il affirme s’être ensuite retiré du militantisme actif.
Mais, selon l’accusation, son retrait proclamé cache en réalité son glissement progressif vers la dissidence. Les germes d’une cellule dormante, dans le secteur de Cargèse, réputée abriter l’élite des poseurs de bombes corses, sont là
Rappel rapide des faits, selon les éléments recueillis durant les audiences
Le 6 février 1998 à Ajaccio, meurtre prémédité d’un préfet de la République.
La personnalité du préfet Erignac et de son épouse
Les enquêtes menées dans les jours qui ont suivi, telles que j’ai pu les reconstituer.
La dénonciation du Président Sarkozy
Pourquoi cette dénonciation en forme de dépit ?
La revendication du meurtre par un « groupe des anonymes ».
Les enquêtes bâclées des différents services de police. La « piste financière et agricole » suggérée par le premier enquêteur ?
Les enquêtes à charge des juges d’instruction : Bruguière, Thiel, LeVert
Les arrestations
Les arrestation du « groupe du Nord »

Première partie – Un procès extravagant
Tout au long d’une extravagante saga, l’accusation contre Yvan Colonna va émerger avant de s’affirmer au cours d’une procédure criminelle parfaitement exceptionnelle et sans précédent.
En effet, il faudra trois services de police plus ou moins en rivalité entre eux, trois instructions menées par trois juges et quatre procès avant d’aboutir à… rien du tout.
Selon la loi, selon les débats on ignore toujours qui a tué le Préfet Erignac. Seule certitude absolue, que personne ne conteste,  ne peut contester et que je rappelle : le Préfet a été assassiné de trois balles dans la nuque aux environs de 20 h 56 le 6 février 1998.. Mais qui portait l’arme ? Aucune certitude, rien qu’une intime conviction des trois juges d’instruction, des vingt et un magistrats du siège qui ont jugé ; des six procureurs qui ont requis ; des avocats des parties civiles qui se sont relayés pour porter les plus graves accusations. Sans grand fondement et souvent d’une façon assez fantaisiste, comme nous aurons l’occasion de le constater.
On a accusé l’auteur de ces lignes, on l’accuse encore pour ne pas dire qu’on « l’incrimine », d’être de parti pris, d’avoir choisi le camp d’Yvan Colonna contre Dominique Erignac et l’accusation.
Je n’ai pas choisi de camp car je ne suis toujours convaincu de rien. Ni culpabilité, ni innocence.
« Toi qui le croit innocent, m’a lancé le procureur Kross dans les couloirs du Palais de Justice, qu’est-ce que tu crois ? »
Inlassablement répétée, ma réponse, , est simplissime.
« Je ne crois rien, et je n’ai pas plus d’élément que toi pour affirmer qu’il est coupable ou innocent. »
Après huit semaines d’audience, je dois avouer que je ne suis pas plus avancé qu’avant. Ni dans les faits, ni en mon âme et conscience, comme on dit.
En soi c’est un fait capital : Yvan Colonna a été condamné sur la base de témoignages flous, de faits mal établis.
Est-ce prendre parti que de mettre en évidence cette vérité ?

Pour comprendre : Après quinze mois d’une enquête émaillée de rivalités entre les différents services de police, six hommes considérés comme les membres du commando, moins le tireur présumé, seront interpellés en mai 1999.
Lors de leur garde à vue, l’un après l’autre il est développé dans la procédure que ces six hommes vont reconnaître les faits. Une action décidée, selon des aveux concordants, au cours de la deuxième quinzaine de janvier lors d’une réunion clandestine.
Dès ce niveau s’installe de premières incertitudes.
Cette réunion a-t-elle bien eu lieu ? Où ? Quand exactement ? Dans quelles conditions les « aveux » ont-ils été obtenus ? Comment ont-ils été corroborés par des témoignages de leurs proches ?

Les deux premiers procès contre Castela et Andriuzzi
La chasse à Colonna
Le premier procès Colonna
Le deuxième procès Colonna : comment on est passé d’une apparence de procès à un procès leurre.
La condamnation n’était pas inévitable, elle était programmée : la « confidence » du Procureur.

Deuxième partie – La foudre de Jupiter, l’Etat français.

La Justice dans son grand apparat est chargée de mener cette mission à bien. La législation antiterroriste et ses errements.
A cet égard, il est presque dommage qu’Yvan Colonna soit corse. Corse, donc vilipendé. Sinon son procès aurait beaucoup plus tôt pris les dimensions d’un incommensurable scandale d’Etat.
Comme il est corse, « c’est spécial » me confie un avocat.  Suffirait-il d’être corse pour ne pas exister au regard de la Justice, des Magistrats, des observateurs ?
La justice d’Assises – et la justice correctionnelle – instruments majeurs pour imposer la loi de l’Etat
Les documents détournés de Guantanamo
La question majeure des témoignages, fondatrice dans tous les procès en Assises
Outreau. La commission d’enquête remet en cause les conditions de l’instruction.
La Josacine

Les « six violeurs de Dijon ».

L’affaire Viguier. Le problème particulier des garde-à-vue. Pourquoi filmer les garde-à-vue
Le problème de l’intime conviction, une pratique moyen-âgeuse.
Le jury
Le jury en matière anti-terroriste
La législation anti-terroriste et la préservation des libertés. Citation de Le Carré : les libertés contre l’efficacité.

Troisième partie – Les racines de la Violence. Les positions totalement incompatibles des parties en Corse : la politique de Paris et de ses « alliés » dans l’île, contre la lutte âpre des indépendantistes qui dure maintenant depuis 1960, retour des rapatriés et attribution de terres dans la plaine orientale. Les efforts des groupes affairistes pour développer une Corse tout touristique. Le PADUC.
L’affaire Christian Clavier, plus symbolique l’affaire de la villa Aboulker. Les Corses nationalistes craignent d’être marginalisés dans leur île. Lutte contre les promoteurs, contre ceux qui ne nous regardent pas.
Ce que les Corses tiennent pour une main-mise des Continentaux sur leur paradis corse. Les conséquences du retour des pieds noirs, notamment à Carghese : ceux qui sont revenus contre ceux qui son restés.
Les propos vengeurs de Christophe Barbier en disent long sur l’idée des Continentaux à propos de la Corse.
L’assassinat du préfet Erignac a été le point d’orgue d’une âpre bataille qui se déploie alors depuis un quart de siècle. Dans le contexte particulier d’une politique considérée par une minorité nationaliste corse comme un « ethnocide »
Si elle prend de graves proportions en Corse, elle n’est pas propre à la Corse : où il apparaît clairement que l’entreprise de la colonisation française connaît en Corse un de ses ultimes soubresauts, après avoir laminé toutes les autres civilisations progressivement intégrées à la France.
Au demeurant glorifiée par Victor Hugo, retour sur la politique de conquêtes dites jacobinistes, qui ont accompagné la construction de l’Etat français. Jules Ferry et la prise suivie de destruction du Palais d’Eté. La pratique coloniale. Comment les « peuples asservis » ont été mis en première ligne pendant la première Guerre mondiale. On baraguine dans les tranchées. Les conquérants de l’Empire étaient aussi les premières victimes de l’Empire. Quand cette pratique coloniale s’est effondrée avec les défaites coloniales. Mais il restait un champ de manœuvre et d’action : les provinces rebelles.
Un laminage socio-culturel contraire aux principes fondamentaux définis par la Communauté européenne qui affirme que chaque pays doit assurer non seulement la protection de ses minorités mais en outre la survie de leur patrimoine culturel.
La mission du préfet Erignac selon sa lettre-confession, lue lors du premier procès Colonna, aujourd’hui oubliée.
« Ceux d’en face », ceux qu’on qualifie de terroristes, se sont également fixés leur mission
La « recolonisation » de la Corse avec les rapatriés d’Algérie. Carghese : on y revient. Il est logique que les conjurés soient originaires de cette bourgade.

Les vitupérations de Barbier, les manifestations d’avril 2009 à Ajaccio et Bastia, l’action constante des Basques de l’ETA et de leurs supporters français démontrent qu’on n’en a pas tout à fait fini avec ce divorce radical.

Epilogue : dans la même enceinte des Assises, des « bergers basques », des militants de l’organisation basque ETA sont jugés en juillet 2009. Ce nouveau procès de l’antiterrorisme apparaît comme une répétition de février 2009. Et nous n’oublierons pas non plus les poursuites suivies de condamnations plus ou moins sévères et peu argumentées contre les hyper gauchistes français ; contre les militants islamistes sortis de Guantanamo…
Et toujours en Assises, en avril 2009 quatre ans de prison pour trois petits attentats sans victime, dont l’un non reconnu. C’était le FLNC du 22 octobre.
Dans tous les cas, il ne s’agit jamais de justifier, de participer à des actions de soutien, mais bien d’expliquer, de donner à comprendre.

Annexes : documents
Les participants à la Cour d’Assises de Paris, spécialement composée,  9 février 2009
Communiqué des avocats d’Yvan Colonna, 27 mars 2009
Bibliographie
Liste des acteurs, indispensable pour comprendre le texte
index

Pirates dans les mers du sud : une situation kafkaienne

14+01:00p31+01:0005blun, 11 Mai 2009 10:31:14 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

« On ne sait pas quoi faire des pirates arrêtés en haute mer, au large de la Somalie »
En examinant les textes, on ne relève en aucune mention claire ni d’un tribunal compétent, ni d’incriminations spécifiques, ni d’une procédure précise qui permettent d’engager des poursuites.

Au cours de plusieurs expéditions successives menées par les forces françaises opérant dans le cadre de l’opération Atalante, ou sur mission spécifique du gouvernement, les marins et les commandos français ont donc interceptés une vingtaine de pirates, dont onze pour la dernière opération Nivôse. Ils sont actuellement incarcérés en France, dans les prisons de Rennes et à Fresnes.

D’un point de vue criminologique, ils apparaissent comme de « petites gens », pêcheurs côtiers, opérant par petits groupes indépendants dans le style des « grandes compagnies » du Moyen Âge, aucune organisation criminelle de degrés supérieur n’apparaît dans les enquêtes.
Ils sont emprisonnés, alors qu’aucune loi ne leur est vraiment applicable !

Les actes de piraterie étaient réprimés par une loi 10 avril 1825, par une convention des Nations Unies de 1982, dite de Montego Bay, et par différentes résolutions du Conseil de Sécurité, 1816 et 1838 ; la résolution 1846 du 2 décembre 2008, confirme la détermination de la communauté internationale à lutter contre la piraterie en Somalie. Co-parrainée par 19 pays, qui renouvelle pour un an l’autorisation de réprimer les actes de piraterie dans les eaux territoriales somaliennes. Ce texte complète les dispositions du droit de la mer sur la lutte contre la piraterie en haute mer.

En vertu de la loi de 1825, seuls les tribunaux maritimes seraient compétents. Mais les tribunaux maritimes ont été supprimés. Il y aurait un vide juridique assez étonnant. Selon la convention de Montego Bay, la juridiction compétente serait celle qui a pris la succession de tribunaux maritimes.

La Chancellerie reconnaît que la loi de 1825 n’étant toujours pas abrogée, aucun texte ne permet actuellement la transposition en droit moderne ni de la loi de 1825, ni de l’article 105 de la Convention de Montego Bay qui confie la répression aux tribunaux compétents, lesquels, pour le moment, ne sont pas déterminés !

En clair, aucun texte ne permet de traiter les pirates et la piraterie. On ne peut pas tirer sur les embarcations montées par les pirates, on ne peut pas les arrêter, ni retenir. Comme on n’est pas en état de guerre avec la Somalie, on n’a pas le droit d’effectuer des tirs sur des véhicules ou des personnes circulant sur la terre ferme.

Or les marins et les commandos français, ont

1/ tiré sur des embarcations hors des cas de légitime défense ;

2/ tiré sur des véhicules circulant sur la terre ferme ;

3/ retenu prisonniers les pirates qui ont été transférés en France

Dans les milieux informés, on estime qu’il serait souhaitable, sinon indispensable qu’un texte de loi soit introduit, de façon à formaliser le droit français, sur cinq points :

  1. Transposition législative de l’article 105 de la convention de Montego Bay,  définir quels tribunaux sont compétents, pour juger toutes les affaires de piraterie, et en quoi sont-ils compétents.
  2. Définition des incriminations, telle que association de malfaiteurs et complicité ; ce texte pourrait s’inspirer du texte sur l’Association de malfaiteurs avec une mention « en relation avec une entreprise de piraterie » ;
  3. pour le moment, deux navires doivent être impliqués, un attaquant et un attaqué. Mais quid quand la réplique est préventive, quand elle est menée par des scaphandriers ou des plongeurs, et surtout quand elle est menée à terre : en l’absence d’état de guerre, en principe il n’est pas possible de tirer sur des véhicules et/ou des personnes circulant sur un territoire étranger.
  4. Qui doit donner les ordres de tir visant des pirates revenus à terre ?
  5. qui doit conduire la procédure ? Le commandant du navire n’est pour le moment pas attributaire d’une quelconque capacité juridique. Ou bien il serait nécessaire qu’un OPJ soit embarqué pour légaliser les arrestations, ou bien que le commandant de bord se voie attribuer une compétence d’OPJ pour le cas particulier.
  6. les conditions d’immobilisation des pirates à terre, puis de rétention à bord et de rapatriement sur la métropole ne sont pas déterminées actuellement.

Une loi sur la « force de mer » devrait régler toutes ces questions. Vaste programme. En attendant, pour le moment la situation des pirates interceptés relève de  la plus complète illégalité. Plus exactement d’une totale absence de légalité, ce qui n’est pas mieux.

Justice : Jean-Paul Ney libéré

53+01:00p31+01:0005bjeu, 07 Mai 2009 08:24:53 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Le journaliste français Jean-Paul Ney, incarcéré depuis janvier 2008 en Côte d’Ivoire pour « attentat » et « complot contre l’autorité de l’Etat », est sorti de prison, mercredi 6 mai dans la soirée. Quelques heures plus tôt, la justice ivoirienne avait prononcé la « mise en liberté provisoire » du photographe.

Ney « peut quitter le territoire ivoirien parce que la décision qui a été rendue est sans restriction », a indiqué son avocat, Me Traoré

Cette libération est le résultat d’une démarche pressante effectuée auprès de Laurent Gbagbo, Président de la République ivoirienne par Alain Joyandet Secrétaire d’Etat français à la coopération.

Ney avait été arrêté le le 27 décembre 2007 à proximité du siège de la Radio télévision ivoirienne (RTI), “dans le cadre d’une instruction sur un +complot+ présumé visant à saboter le processus de paix”. Les autorités ivoiriennes l’accusaient d’être impliqué dans une entreprise de déstabilisation de la Côte d’Ivoire orchestrée par l’ex-sergent chef Ibrahima Coulibaly alias IB. Les policiers avaient découvert dans son sac des vidéos relatant les préparatifs d’un coup d’Etat contre Laurent Gabgbo, le Pdt de la République ivoirien.

Ney était depuis incarcéré à la Maca, considérée comme l’une des prisons les plus dangereuses d’Afrique.

Né le 4 mai 1976 à Prades, dans les Pyrénées orientales (France), Jean-Paul Ney est un personnage controversé, bien connu en France par les services de police. Reporter-photographe free-lance, travaillant occasionnellement avec l’agence Gamma, il passe pour entretenir des relations suivies avec certains personnages qualifiés de proches des Services de renseignement français.

Auteur de plusieurs ouvrages sur les “grandes oreilles” de son pays et la lutte contre le terrorisme, ce journaliste-photographe a fondé avec un ancien directeur de la DST française, Yves Bonnet, le centre international de recherche et d’études sur le terrorisme et l’aide aux victimes du terrorisme (CIRET-AVT). Un de ses livres avait été préfacé par Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l’Intérieur.

Action directe : Cipriani en semi-liberté ?

30+01:00p31+01:0005bven, 01 Mai 2009 08:15:30 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Le tribunal d’application des peines de Paris a accordé jeudi une mesure de semi-liberté, qui prendra effet le 19 mai, à l’ancien militant d’Action Directe, Georges Cipriani, 58 ans, a-t-on appris auprès de son avocat, Me Jean-Louis Chalanset.

Georges Cipriani a été l’un des quatre fondateurs historiques d’Action Directe, avec Jean-Marc Rouillan, dont la mesure de semi-liberté a été un échec ; Nathalie Ménigon et Joëlle Aibron, décédée.

Le parquet a fait appel, ce qui suspend cette mesure de libération conditionnelle.

Si la semi-liberté est confirmée au final, Georges Cipriani, incarcéré à la maison centrale d’Ensisheim (Haut-Rhin), travaillera en journée dans une association de Strasbourg et passera les soirées et les week-ends en prison.

Il a été condamné le 28 février 1987 à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une mesure de sûreté de 18 ans pour les assassinats, en 1985, de l’ingénieur général René Audran, et en 1986, de celui du PDG de Renault, Georges Besse. Avec AP

Corse – Les pro Barbier

47+01:00p30+01:0004blun, 13 Avr 2009 08:50:47 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Ce matin vous avez pu consulter les réactions souvent violentes émises par des lecteurs de l’Espress à la suite de l’édito de Ch-Barbier.

En contrepartie, ce matin, les réactions favorables à cet édito. Bonne lecture

yvon louvain – 11/04/2009 16:57:12 Il répond à « Revoluzione » :  @ Revoluzione.  » Un Français restera toujours un Français et ne comprendra jamais rien aux Corses »….Par conséquent, selon vous, les Corses ne sont pas français. Alors, je le répète: donnons l’indépendance à la Corse….et basta!

Nina – 11/04/2009 16:54:58
Votre édito – courageux – exprime complètement ce que l’énorme majorité corse n’ose dire tout haut sur notre île! Et le commentaire : « un Français ne comprendra jamais un corse » laissé sur ce blog par Revoluzione illustre à merveille votre propos…O Dumé, tu te crois plus corse que nous en tenant de pareils propos? Quand tu voyages, c’est avec un passeport corse ou français? C’est cela ton rêve, la gouvernance de l’île entre les mains de petits chefs locaux aux moeurs tribales? Si tu savais que c’est à cause de paroles comme les tiennes que nous, les Corses habitant sur le continent, déclenchons bien des sarcasmes dès que l’on se dit originaire de la Corse. Et nous en avons plus qu’assez de supporter les conséquences de vos actes barbares et criminels de mafiosi.

yvon louvain – 11/04/2009 08:21:48
Eh! bien moi, je vais détonner…Je prétends que la Corse se révèle une verrue plantaire pour la France. Et si la grande majorité des Corses ne sont pas des indépendantistes terroristes, ce que je crois, alors que l’omerta soit levée, faute de quoi ils seront toujours jugés comme des alliés objectifs. Certains intervenants parlent de colonialisme de la part de la France, eh! bien dans ce cas donnons sans attendre l’indépendance à la Corse. Demandons par référendum à tous les Français s’ils souhaitent que la Corse reste dans la République française. Solution radicale sans doute mais qui aurait au moins le mérite de rendre la situation plus claire. Je vais sans doute me faire incendier avec ces propos mais il s’agit d’une opinion personnelle établie au vu d’exactions inadmissibles et opinion qui ne varira pas.

dominique – 10/04/2009 23:26:46
Les continentaux ont souvent, en effet, la réaction (heureuse) de Mr Barbier… Elle est confirmée par les détestables relents des commentaires ci-dessus, de WC (ah la bonne signature)1917, Révolte ou autres. Même dans les banlieues, on ne tue pas les préfets (et par derrière de surcroît), Si ceux qui veulent l’indépendance en Corse sont des exaltés assassins, sont-ils majoritaires? alors qu’ils renoncent à la manne que la métropole déverse sur ces deux départements souvent au détriment des continentaux (et alors ce serait le Cuba de la Méditerranée, la mafia en plus) Et puis, ne parlons plus de Colonna… il est à l’abri… presque autant que lorsqu’il se cachait … pourquoi, au fait?

paul marie – 10/04/2009 20:58:25
bravo et merci pour avoir trouvé des mots aussi justes pour parler de mon île – il y a longtemps que je n’avais lu quelque chose d’aussi (malheureusement) juste. Avec tout mon mépris pour les cracheurs de haine qui ne vont pas manquer de commenter vos propos, et dont les familles ont souvent été mussoliniennes (fascistes) il y a soixante ans, on ne le rappelle pas assez.
21:58:15
Merci M. Barbier pour avoir eu le courage des mots justes – j’ai honte de mon île, mais est-ce si surprenant de lire un appel au « fours » de sinistre mémoire quand on sait l’origine clairement fasciste de certaines familles indépendantistes, ouvertement mussoliniennes à l’époque ? Quand dira t’on par exemple que si le coût de la vie est si cher en Corse, c’est en raison principalement du racket systématique de tous les commerces et professions libérales ? N’importe quel adolescent pourrait donner les tarifs.

Sambucucciu – 10/04/2009 20:04:39
« Les Français dans les fours ! » désavoué par la majorité de la population corse ? Encore heureux, elle s’adresse également à elle, cette menace proférée par de courageux anonymes cagoulés, comme le réclame la tradition d’honneur de l’île… La majorité de la population corse désavoue, mais hélas, comme toutes les majorités, elle reste silencieuse: jusques à quand va-t-elle tolérer que cette île soit la proie des mafias, des gangs de la brise de mer à ceux des sociétés de sécurité, en passant par les racketteurs furtifs ?

Presse : réponses à Ch.Barbier

11+01:00p30+01:0004blun, 13 Avr 2009 07:57:11 +0100+01:00 9,2008

L’éditorial de Barbier, dans l’Express, a déclenché une volée de bois vert. Quelques unes de ces réponses sont dignes d’être examinées.

Demain je publierai les commentaires favorables à Barbier.

L’éditorial de Barbier a bien sûr déclenché des volées de bois vers parmi les lecteurs de L’Express. Le débat nous éclaire de façon crue, presque caricaturale, sur les passions qui opposent les uns et les autres.
Beaucoup de « contre », qui ne sont pas toujours corses, au demeurant

cocco – 10/04/2009 20:25:11
La rage et la pitié… Oui c’est ce qu’inspirera votre article en corse, monsieur. et pas qu’aux nationalistes, ne vous en déplaise. Vous vous attaquez à un peuple tout entier auquel vous déniez le simple fait d’exister… 200 ans de paix civile! laissez nous rire ! 1809, donc. Les guerres imperiales, deux révolutions, une guerre contre la prusse, deux guerres mondiales, veritables charnier de votre république malade, le pétainisme et la collaboration, la guerre d’indochine, celle d’algérie, la françafrique et les banlieues qui brulent…! mais vive le cinéma, hein ! et 20 millions d’entrées ! avec la paix civile évidemment… du pain et des jeux, quoi! Le consulat, en fait, semi dictature, qui nous irait bien à nous autres corses, semi mafieux!!!

orsusantu – 11/04/2009 22:51:53
Contre la rage il existe un vaccin inventé par un Français illustre qui se nommait PASTEUR. Contre les propos récurrents anticorses primaires il n’existe hélas aucune médication, Depuis des lustres nous sommes habitués, nous les compatriotes du plus grand français de l’histoire de FRANCE, une certain NAPOLEON 1er, a subir les sarcasmes des tenants de la bonne pensance parisienne. Question de « four » sachez monsieur Barbier, que la Corse n’a jamais, contrairement au reste de la France continentale, livré de français de confession juive à la bête immonde lors de la dernière guerre mondiale. Sachez egalement que les citoyens français sont plus en sécurité dans notre ile de Corse que dans votre ile de France D’un tag idiot sur un mur vous vous permettez de salir l’honneur de toute une communauté qui a versé tant de sang pour la liberté afin que vous puissiez exprimer votre « rage et votre pitié » pour la Corse. Nous n’avons que faire de vos sentiments mais allez donc plutôt vous recueillir dans toutes les nécropoles de l’est de la France , sur les tombes de nos aïeux si peu vertueux, selon votre triste article, morts pour vos valeurs Boonesques. Le premier morceau de France à s’être libéré du joug nazi en 1943 n’a vraiment aucune leçon à recevoir de vous et ce quoique votre statut de chroniqueur puisse vous octroyer. J’ai pitié de voir le médiatique journaliste que vous êtes vous abaisser à de tels ignominies envers d’autres français. J’ai la rage de voir le niveau de caniveau aux relents racistes de votre analyse de la société Corse. C’est tout ceux qui nous ont précédés sur la terre de Corse que vous salissez, nos ancêtres qui n’étaient pas des Gaulois. J’ai néanmoins pour vous de de la compassion au regard votre inculture ilienne et c’est pour cela que je vous pardonne votre incroyable agression contre notre culture corse.

omudimuna – 11/04/2009 19:23:10
enfin, pour recentrer sur le sujet il ne faut pas oublier que si un jeune de 15 ans n’avait pas été dans le coma à cause d’un tir tendu de grenade lacrymogène, cela ne serait certainement pas arrivé. C’est bien de replacer les choses dans leur contexte quand on écrit un tel article M.Barbier…

omudimuna – 11/04/2009 15:26:39
Je ne suis pas militant, je ne suis pas (totalement) Corse, je suis citoyen du monde avant tout. Ceci étant dit j’essaye juste d’être un minimum OBJECTIF: ce qui est grave c’est dans certains commentaires c’est qu’ils ne se rendent même pas compte qu’ils sont ouvertement racistes envers les Corses, d’ailleurs ils ne se permettraient pas le quart de ça pour n’importe quelle autre communauté…(du moins pas en public) Navrant. Que vous le vouliez ou non la Corse à été colonisée, conquise par la force (villages entiers massacrés par les armées françaises), son identité niée (interdiction de parler Corse, dévalorisation constante…) son économie ruinée (scandale de la continuité territoriale à sens unique, déforestation de la Castagniccia autrefois une des région les plus riches d’Europe…) , des injustices ont été commises ( affaire SOMIVAC…ect) Bref ce n’est pas le lieu pour en faire une liste exhaustive renseignez vous un peu avant de vouloir donner des leçons! La volonté politique a toujours été de mater le sentiment patriotique par la force, l’État a pour ce faire usé de toutes les méthodes les plus détestables (fraude électorales, clientélisme, mise volontaire sous perfusion économique, alliances peu recommandables..) et aujourd’hui on vient nous dire « tenez vous tranquilles » « civilisez vous » ? C’est l’hôpital qui se moque de la charité.

machja – 11/04/2009 14:31:14
Oui M.Barbier la Corse est un paradis ! Un paradis perdu, grâce ou à cause, cela dépend dans quel camp l’on se trouve,par la politique coloniale, qui consiste dans tous les pays du monde, à priver les colonisés des moyens de vivre seuls. Rien n’a été fait depuis plus de deux cent ans pour favoriser un develloppement , à commencer par la fermeture de l’université de Corte,pour obliger notre jeunesse à s’expatrier pour faire des études La Corse est encore au moyen age , et en particulier les infrastructures, pas d’école hoteliere, pas de lycées agricoles,pour un pays de montagne, et « touristique, c’est plutot un handicap. Qui l’a decidé ?On nous renvoie toujours à nos élus, qui sont les relais de l’état, maintenus en place par des votes « alimentaires ». Les termes les plus meprisants et insultants ont été utilisé, en nous assimilant d’abord à des « truands »en passant par des « xenephobes racistes »et aujourd’hui celui de « fascistes ». Le fascisme ,des milliers de Corses l’ont combattu, et nos monuments aux morts l’attestent, et les milliers de non corses qui vivent en majorité chez nous le prouvent. La Corse n’est pas assoupie sur ses richesses, elle a été mise sous l’éteignoir par l’état français,qui sous pretexte de violence, refuse aux Corses toutes initiatives créatrices. . Les Corses sont devenus de simple consommateurs de produits qu’ils ne produisent plus,car une indépendance économique signifierait la fin de la présence française en Mediterrannée. Cette indépendance nous l’avons à portée de mains,avec l’épargne corse qui s’élève à 10 MILLIARDS D’EUROS, confisqués par les banques françaises, pour etre « joués » sur les marchés de la finance internationnale. Mais cette politique est contraire aux intérets de la France qui prefere entretenir cette violence, responsable de drames comme l’assassinat de prefet Erignac et la condamnation de centaines de corses,plutot qu’un reglement politique reclamé depuis toujours par les nationalistes.

FRONTE – 11/04/2009 09:41:21
CIVISME REPUBLICAIN, permettez la perplexité, Monsieur Christian Barbier, vous dont le journal passe sous le silence 4 arrêts de la Chambre Criminelle de la Cour de Cassation contre une seule et unique personne, résultat d’une justice asservie à la raison d’état . Les reproches de votre article sont sélectifs car jamais vous n’avez osé en diriger d’aussi sévères à des responsables plus puissants, mieux calés dans les niches du pouvoir. Ainsi, le « tripot mis en coupe réglée », le «clientélisme» et le «clanisme», jamais vous ne les avez dénoncés dans un secteur stratégique où ils sévissent, le nucléaire. Les « fièvres récurrentes d’ incurables archaïsmes » l’incapacité de se « mettre à l’heure du XXIe siècle », le bling bling de l’argent qui brouille le tic tac «des horloges de la modernité »… ces expressions que je relève dans votre article vous n’en avez jamais utilisé pour « cette île où trop de gens trouvent du plaisir à … » cacher la vérité : le nucléaire. :::: UN JOUR 20 MILLIONS DE FRANCAIS applaudiraient … quoi ? une presse nationale objective qui ne fait pas d’impasse sur les cas embarrassants? Non, l’avenir que vous rêvez , Monsieur Christian Barbier, c’est 20 millions de Français qui vont voir un film et qui rigolent au sujet d’une région de France, comme dernièrement la région de Lille: un enchaînement de films à succès pour restaurer un contrat social qui se délite. :::: SANS JUSTICE, SANS VERITE, tout tourne à la mascarade. Le devoir professionnel, c’est important ; moi en qualité d’ingénieur j’ai refusé d’adhérer à des pratiques lucratives irrégulières fondées sur des forfaits aux règles et contrôles de sûreté nucléaire ; mon devoir était de les rapporter et j’ai été sanctionné pour sauver l’image officielle des structures de l’Etat. J’ai fait mon boulot d’ingénieur, mais personne n’a fait celui de journaliste. Certes, ça ne vous empêche pas de causer. Causez toujours, en attendant un bon film rigolo :::: Tommaso FRONTE

XXL – 10/04/2009 20:58:06
🙂 … Cet article, je vais l’encadrer ! En quelle année a t-il été écrit ? entre 1871 et 1940, non ? entre l’écrasement de la Commune et l’instauration du régime vichyste… il est digne de cette république qui promulga les « lois scélérates » en 1893, qui ne sauront tarder à venir de nouveau tenter d’étouffer toute contestation. Pour l’instant les corses résistent, enfin une partie… contre le libéralisme outrancier, le centralisme, l’enarchie, la loi de l’argent et le pouvoir du béton. Merci, monsieur barbier, de réveiller nos consciences militantes engourdies par l’hiver du consensus.

Eric – 10/04/2009 20:56:01
Je trouve le commentaire de Mr Barbier assez dur, car il met en cause TOUTE la population Corse face a ses violences. D’accord les incendies des batiments publics, les tags sur les murs, ceci est proprement scandaleux, car ce sont les contribuables Bastiaise qui auront a payer ça sur leurs impôts locaux (le montant n’est pas encore chiffré selon le Maire de Bastia). De plus Mr Barbier il ne faut pas tout mélanger, les nombreux Corses qui étaient dans la rue samedi dernier, n’y étaient pas pour tout casser, mais simplement pour demander un procès équitable envers Mr Colonna (ce qu’il ne pas été), beaucoup de médias nationaux l’ont avoués, tels que le Figaro, et la radio RTL par l’intermédiaire de Mr Aphatie. Enfin pour conclure, il faudrait arrêter de dire Mr Barbier que les Corses veulent rester dans leur « cocon », bon c’est vrai que personne ne dénonce publiquement leur ras le bol face à cette violence nationaliste (préférant le faire durant les élections locales), mais tout de même, il ne faut pas non plus dire que la Corse radiée de la France s’en porterait mieux, car cela est totalement faux, et surtout cela contribuerait a ce que de nombreux Corses partent ailleurs pour ne pas affronter cette hypothèse. De toute manière mettez-vous en tête que cette chose n’arrivera JAMAIS.

walalce1917 – 10/04/2009 20:13:45
Apres avoir lu votre article Mr Barbier, une envie soudaine de réagir me saisit. Et je parle bien de réaction contre la bêtise humaine et l’ignorance de certains journalistes qui se délectent à critiquer et à cracher leurs venins contre des auteurs de faits encore plus imbéciles que les précédents. Est-ce le fait que je ne me reconnais pas dans votre article puisqu’il semble bien parler des corses et de la Corse et non seulement des independantistes. Ou le fait de votre méconnaisance d’un dossier pourtant largement critiqué par la presse, peut-être que nager à contre courant vous donne l’impression d’exister…mais mon propos n’est pas là.. Sachez Monsieur Barbier que les gens comme vous profite de la moindre occasion faite par des imbeciles irrespectueux de leur pays mais aussi de leur habitants, pour monter au créneau et vous sentir capable d’écrire un article sur un sujet déjà brûlant, vous sentir une identité que vous n’aurez jamais parce que il faut le savoir quand-même, au fond de vous, vous auriez rêvez de pouvoir revendiquer une appartenance à un peuple qui defend ses droits, sa langue et sa culture au depend de bien de vies et de sacrifices. Sachez Mr,que la France a toujours été un pays colonisateur et que vous en êtes le vestige irrefutable. Sachez que je ne me considere pas comme un independantiste, seulement comme quelqu’un qui est fier de sa patrie et de sa culture, fier de pouvoir transmettre toutes ces valeurs essentielles (qui vont font pitié) à mes enfants, toutes ces valeurs qui ont fait que la majorité des corses ne se retrouveront jamais dans votre civisme republicain et dans vos relans d’esprit colon du 19e siecle dans lesquelles la France a excélé. C’est vous MR CHRISTOPHE BARBIER qui me faite pitié par votre sens très francais de donneur de leçon, qui détruit l’image de la France, et des touristes français dans les autres pays du monde, . De la rage ,surtout pas contre les gens comme vous, vous me faites déjà assez pitié.

Roolian – 10/04/2009 22:35:58
Je crois que la messe est dite pour vous, monsieur Barbier. Nous avons, sous la forme de votre clownesque conclusion à votre article, la preuve irréfutable que vous êtes à des années lumières de toucher la réalité des sujets que vous vous risquez à aborder. La Corse et ses évènements cesseront d’être un problème à vos yeux le jour où 20 millions de citoyens se seront tapé sur les cuisses en voyant un « bienvenu chez les corses » ? J’ai beau retourner votre pensée dans tous les sens, y chercher divers degrés et niveaux de lecture, et non, je ne parviens qu’à cette conclusion : Vous croyez sincèrement ce que vous écrivez, et c’est ça le plus navrant.

Pffffff – 10/04/2009 19:58:31
C’est vraiment un article inutile et anti-Corse. Par ailleurs, vous êtes le seul journaliste Français qui pense que le procès Colonna était équitable. Cette article orienté politiquement, va encore inciter les continentaux à nous critiquer car vous leur présentez un aspect néfaste de la Corse. Bien que vous ayez raison sur le fait que les indépendantistes actuels sont pitoyables il est honteux de dire « que la majorité silencieuse déplore mais ne dénonce jamais ». Il est utile de préciser à vos lecteurs que cette situation découle directement de la non action du gouvernement, qui, grâce a ses services de renseignements, sait tout mais ne fait strictement rien. Certes, il faudrait mettre hors d’état de nuire les gangs, mais ils ne faut pas mettre tous les Corses dans le même sac car la majorité des Corses est honnête et est sous payée par rapport au continent.

Revolte – 10/04/2009 19:47:35
M. Barbier avez-vous fait part dans vos articles dignes d’une dictature de la tentative d’assassinat subie par un jeune corse lundi dernier quand un homme des forces de l’ordre à tir à tir tendu une lacrymogène en pleine tête à moins de 2 mètres ? Alliot Marie lors de sa visite choc pour condamner pour le plaisir, d’ailleurs ces chers politiques ne savent que condamner, a dit que le tir tendu était interdit et que les forces de l’ordre n’ont rien à se reprocher. Comble de paroxisme pour elle, le lendemain le coordinateur des forces de police en Corse a dit que le tir tendu était pratiqué. Bref tout ça pour dire que sans savoir de quoi vous parlez, vous vous permettez de juger ce qui d’un journaliste n’est pas très professionnel et démontre là une faiblesse incroyable. Parlez-vous des centaines de voitures brûlées dans vos cités tous les jours ? De ces zones où vos protecteurs de l’ordre civil n’y vont pas par crainte ? Voyez-vous, l’affaire Colonna a regroupé des milliers de corses et au-delà même l’ensemble de l’opinion publique. Quel média, à part le votre, n’a dénoncé ce procès digne d’un pays bananier ? Même le Figaro, connu pour sa sympathie politique avec le pouvoir en place, à tiré à balles rouges sur cette justice qui n’aura fait que confirmé à quel pays nous avons à faire. Bref vous souhaitez que les corses et la Corse entrent dans le moule de la chère république, intègre et aussi fière, mais tant qu’il y aura des personnes pour dire NON la Corse restera debout. Si la Corse est victime de tous les maux du Monde, que la terreur y règne, que la mafia est omniprésente, bref que tous les corses ont des cagoules et des armes, restez dans vos beaux clichés tirés des médias dans leur ensemble. Et surtout combien de fois La France a été condamnée par la Cour Européenn ? Dans quel pays voit-on un futur président d ela république bafouer la présomption d’innoncence ?

Mikanome – 10/04/2009 18:56:25
Monsieur Barbier, votre idée de la Corse et des Corses peut se résumer en ces quelques passages : « cette île ravagée par […] ses incurables archaïsmes »… « cette Corse malheureuse d’être en retard, de ne pouvoir se mettre à l’heure du xxie siècle »… »Ce paradis qui pourrait attirer richesses et visiteurs du monde entier »… »ces déments »… « A moins que la Corse, vite, ne renouvelle son adhésion au contrat social et au civisme républicain, qui maintiennent la nation dans la paix civile depuis plus de deux cents ans ». Ils m’inspirent plusieurs réflexions. Par quel mystère la belle, grande, puissante et lumineuse France n’ait pas pu, en presque deux siècles et demi, établir la concorde et la vertu – qui la caractérisent assurément – dans cette toute petite île dont la population est celle d’un arrondissement de Paris? Ne faudrait-il pas un jour se poser la question de savoir si l’état français oui ou non a et a eu une écrasante responsabilité dans ces griefs que vous exposez avec une creuse grandiloquence. La Corse a été traitée comme une colonie jusqu’à peu, dans les années 70. Sur beaucoup de points, notamment les relais de représentation démocratique pour lesquels l’état a laissé les clés aux clans véreux pourtant bien « républicains », elle en est toujours une. La france, pays démocratique ET de Vichy, pays des droits de l’homme ET du colonialisme le plus brutal, pays chantre de la fraternité ET des bidonvilles des années 60 devenus depuis banlieues ghettoïsées. Nation phare de l’égalitarisme ET qui a placé Le Pen au second tour. Si vous lisez ces lignes, regardez d’abord la poutre que vous avez dans l’oeil, Monsieur Barbier. Car votre discours s’apparente ni plus ni moins à celui tenu en d’autres temps : http://unevingtaine.files.wordpress.com/2007/05/colonies.jpg. Signé : un Corse démocrate, qui paie ses impôts, au casier judiciaire vierge, ET nationaliste, à cause de gens comme vous.

A vespa – 10/04/2009 16:34:10
De ce « paradis » de béton touristique que vous souhaitez pour la Corse, nous n’en voulons pas. Le reste de votre article n’est qu’un mauvais procès fait à des milliers de nationalistes et au delà à l’ensemble des Corses, qui ne se reconnaissent pas dans un slogan tracé sur un mur par on ne sait qui, et qui sert de prétexte à tous les jacobins pour dénigrer le droit à l’identité du peuple corse. Après le succès de la manifestation d’Ajaccio, ce genre de slogan provocateur tombe à pic, avouez-le, pour enrayer la montée de la contestation nationaliste.

omudimuna – 10/04/2009 16:29:18
Ces violences au lieu de les exagérer pourquoi faire volontairement l’impasse sur ses causes ? parce que finalement c’est quoi votre explication à vous M. Barbier ? les corses sont allergiques à votre belle république ? C’est dans leurs gènes ? expliquez nous svp… Quant à votre conclusion, elle est sublime: ça serait donc ça la consécration…avoir un « bienvenue chez les Corses » résultat de 200 ans d’acculturation…magnifique vraiment…

renvoi du compliment à l’expéditeur

On n’oublie naturellement pas de renvoyer le compliment à Barbier

Un correspondant évoque l’omerta et un référendum soumis à tous les Français. Que pense-t-il de l’omerta d’Etat qui cache par exemple une agression d’un honnête citoyen par des crapules dans un bus. Pour cette agression dévoilée par un policier, combine sont passées sous silence ? Ça, Yvon, c’est l’omerta, car ceux qui savent ne disent rien. En Corse vous accusez la population de pratiquer l’omerta. Croyez-vous que la population sait ce que la police elle-même ignore ? Pensez-vous qu’un attentat se commet devant tout le monde et à visage découvert ? Ne prenez pas vos compatriotes pour des sots ! Dominique affirme que dans les banlieues on ne tue pas « des » préfets. C’est vrai. On préfère tuer un père de famille anonyme ou violer une jeune fille en bande. Et croyez-moi, le nombre est bien plus élevé. Mais l’omerta d’Etat ne dévoile pas tout, ou minimise. Et les bien-pensants trouvent toujours des excuses. Alors, Dominique, restez dans votre banlieue si paisible. Moi je préfère vivre en Corse.

Revolte – 11/04/2009 18:48:45
Je tiens à attirer votre attention sur ce qu’il s’est passé chez vous [ sur le Continent ] il y a quelques heures M. Barbier, dans vos cités bien civilisées, dans vos zones de non-droit où vous ne vous aventurerez jamais : « Des croix gammées tracées à la peinture noire ont été découvertes samedi matin sur le wagon et la stèle du mémorial de la déportation de Drancy, en Seine-Saint-Denis, érigé en souvenir des juifs qui y ont été internés avant d’être déportés vers le camp d’extermination d’Auschwitz pendant la Seconde guerre mondiale. « Une croix gammée haute de 1,50 m a été peinte sur le wagon, une autre de 1 m de haut a été tracée sur la stèle, et une troisième a été tracée sur le mur d’un commerce à 500 m de là », a indiqué un porte-parole du ministère de l’Intérieur. La police a précisé par la suite que deux inscriptions avaient été retrouvées sur la stèle et une sur le wagon. Deux autres ont également été découvertes sur un restaurant et une boulangerie, situés à proximité, sans liens avec la communauté juive. » C’est bien de donner des leçons et surtout courageux.

Corse : les trois du FLNC du 22 octobre condamnés

22+01:00p30+01:0004bjeu, 09 Avr 2009 18:21:22 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

AFP – Les trois nationalistes corses du groupe dit du 22 octobre ont été condamnés jeudi 9 avril par la cour d’assises spéciale de Paris à quatre ans d’emprisonnement pour leur participation à des attentats commis dans l’île en 2003 et 2005 et revendiqués par le mouvement indépendantiste clandestin FLNC du 22 octobre.
Ils étaient défendus par Me Pascal Garbarini.

Le parquet général avait requis cinq ans.
Ancien pompier volontaire et militant nationaliste, Jean-Pascal Gorovenko était poursuivi pour un attentat qui avait endommagé le 20 octobre 2003 un garage du centre d’Ajaccio. Il conteste les faits.
Son frère, Jean-Marie, également militant nationaliste, avait été tué d’une balle dans la tête le 9 mars 1996 près de Sartène (Corse-du-Sud).
Les deux autres accusés, Nicolas Iacouzzo et Jean-Michel Versini étaient poursuivis pour trois autres attentats perpétrés à Ajaccio.
Ils ont reconnu les faits et revendiqué leur appartenance au FLNC du 22 octobre.
Le premier attentat, commis le 1er août 2003, avait occasionné des dégâts légers aux locaux de la caisse régionale du crédit agricole de Corse.
Le deuxième, le 11 octobre 2003, avait sérieusement endommagé la voiture personnelle d’un policier à Ajaccio.
Le troisième, le 9 mars 2005, avait visé des locaux techniques d’EDF à Ajaccio.
Le FNLC du 22 octobre est, avec le FLNC-UC, l’une des deux organisations indépendantistes clandestines corses les plus actives dans l’île.

Société : les racines de la violence

06+01:00p30+01:0004bjeu, 09 Avr 2009 09:38:06 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

(avec @ Le Point et @ Le Nouvel Observateur quotidien )
La séquestration de quatre cadres du fabricant britannique d’adhésifs Scapa , trois Britanniques et un Français, dans une usine du groupe menacée de fermeture à Bellegarde-sur-Valserine, dans l’Ain, a pris fin mercredi dans l’après-midi. Des négociations ont ensuite abouti à un accord.
Selon des employés, la direction, qui proposait mardi soir 890.000 euros de primes de départ au total, a presque doublé sa proposition, à 1,7 million d’euros, au terme de trois heures de réunion en mairie mercredi après-midi.

Ce dernier cas de séquestration vient s’ajouter à ceux de quatre cadres du constructeur Caterpillar la semaine dernière en Isère, à celui du patron de 3M à Pithiviers et à celui du pdg de Sony France à Pontonx-sur-l’Adour. Il survient alors que Nicolas Sarkozy a affirmé mardi qu’il ne « laisserait pas faire » les salariés séquestrant des dirigeants pour dénoncer les plans sociaux.
Ces événements conduisent à se poser la question de l’attitude des ouvriers et employés face aux mesures de licenciement « imposées par la crise ».

Dans le milieu patronal grandit la crainte. Où va-t-on ? Une crainte relayée le 7 avril par le Président de la République, notre Père à tous. Après les bandes de jeunes, les casseurs, il fallait que le chef de l’Etat réagisse contre cette autre forme de contestation sociale, dans les entreprises cette fois-ci.

« Qu’est-ce que c’est que cette histoire d’aller séquestrer les gens ? On est dans un Etat de droit, je ne laisserai pas faire les choses comme ça (…). Dans un Etat de droit, la loi doit être respectée. On peut comprendre la colère des gens, mais la colère des gens, elle sera apaisée par des réponses et par des résultats, pas en aggravant les choses en faisant des choses qui sont contraires à la loi (…). Il y a des comportements d’un certain nombre de patrons qui sont inadmissibles, mais l’immense majorité des chefs d’entreprise souffre de la crise et se comporte formidablement bien ».

Les salariés se tournent vers des actions radicales à cause de la « casse de l’emploi » et de l’absence de « perspectives politiques ». « Peu de solutions sont proposées aux personnes, mis à part des chèques de départ », observe Emmanuel Lépine, secrétaire à la fédération nationale des industries chimiques CGT.
Ce phénomène n’est pas à mettre sur le compte de la crise qui a éclaté à l’automne, analyse le militant de la CGT Chimie, en rappelant qu’il y a quelques années déjà « les ouvriers de Cellatex menaçaient de verser de l’acide dans la rivière ».

Le sociologue Michel Maffesoli pose son diagnostic :

La crise financière ou économique n’est que tout à fait secondaire par rapport à une vraie crise sociétale qui est en jeu », affirme pour sa part. « C’est d’abord parce que la raison laisse la place à l’émotion dans la vie sociale ».
« Ces expressions de violence ne sont plus canalisées par les institutions » que sont les syndicats et les partis politiques. « Les grandes valeurs qui servaient de ciment à la société » ont été remplacées par d’autres idéaux : le travail par la création, la foi en l’avenir par le carpe diem et la raison par l’émotion.

Il rappelle que les mouvements violents qui ont accompagné les débuts du capitalisme, comme la révolte des Canuts à Lyon au XIXe siècle, n’ont été canalisés qu’avec la naissance des syndicats.

Jean-Michel Denis rappelle que les grèves des années 1970 ont été parfois accompagnées d’occupations d’usines et de séquestrations de patrons. Ce qui a changé, selon le sociologue, c’est que les mobilisations « offensives » de cette époque-là ont cédé la place à des « conflits défensifs », autour de la protection de l’emploi.

Explication du sociologue :

La séquestration d’un patron est souvent « un jeu avec les médias », « une manière de peser sur les négociations » en prenant l’opinion publique à partie, « y compris les pouvoirs politiques ». « Sur le plan symbolique », il interprète cela comme une réaction aux menaces de délocalisation.

Malgré le rappel à la loi lancé mardi par Nicolas Sarkozy, ils estiment que ce phénomène, qui n’a rien de nouveau, va se poursuivre, voire s’amplifier, et que d’autres dirigeants pourraient connaître les mêmes déconvenues.

La violence s’enracine dans la violence, dans une société bloquée dont on ne peut émerger que par les coups portés à l’autre. On doit se souvenir des raisons pour lesquelles le terrorisme politique s’est développé à la fin des années 1970, notamment en Italie et en Allemagne : les sociétés de ces deux pays étaient complètement enkystées dans des attitudes antagonistes, une frange de la jeunesse n’a pas trouvé d’autre issue que la violence.
Les séquestrations de patrons et de Présidents d’Université relèvent du même phénomène.

Justice, marge : une Française en Allemagne

56+01:00p30+01:0004bven, 03 Avr 2009 08:25:56 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Alors que se poursuit la « détention provisoire » (préventive ?) de Julien Coupat, mon correspondant « Fabien de Ménilmontant » rappelle opportunément le cas de cette jeune Française arrêtée et incarcérée en Allemagne :

La jeune Française Cécile Lecomte et le collectif écologique Robin Wood protestent contre le passage d’un train transportant des déchets radioactifs («Castor»).dans une action spectaculaire où ils vont se suspendre à un pont juste au dessus de la voie ferrée. Cécile Lecomte a été interpellée en Allemagne en novembre 2008, au moment où la police française préparait son coup de filet antiterroriste qui allait mener à l’arrestation de Yldune Levy et de Julien Coupat(toujours en détention, lui). Elle a été jugée en janvier. Elle défendait une idéologie basée sur un monde sans nucléaire, et la mémoire de Sébastien Briat, tué sur une voie ferrée dans le Nord-Est de la France par un train transportant des déchets radioactifs vers l’Allemagne (aussi connu sous le nom de Sebastian Briat). Or c’est au nom de “Sébastien” [Briat] qu’une revendication allemande a été postée à la presse allemande pour… les sabotages de la SNCF reprochés à Julien Coupat et ses amis.

Justice, Colonna condamné sans fondement

15+01:00p30+01:0004bmer, 01 Avr 2009 08:22:15 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Yvan Colonna condamné pour un crime sans fondement juridique : la fuite

Dans le procès qui vient de s’achever aux Assises, le principal argument, l’incrimination majeure de l’accusation et des parties civiles a été : Yvan Colonna est coupable puisqu’il a pris la fuite. La fuite en mai 1999 quand ses amis ont été arrêtés, la fuite encore  devant le tribunal en « abandonnant » le box des accusés. Une « fuite » qualifiée de tous les noms d’oiseaux.

Lâcheté a répété Me Philippe Lemaire à satiété.

Or cette incrimination est un pur mythe, totalement absente du Code Pénal, alors qu’elle n’a cessé d’apparaître comme un argument massue et décisif pour l’accusation. Le « Délit de fuite » n’existe que dans le Code de la Route, art 434-10 et 434-45 du Code pénal.

Au pénal, il est même considéré que la « fuite », c’est-à-dire l’action de se soustraire aux poursuites, surtout en l’absence de toute condamnation, comme dans le cas Colonna est une sorte de droit inhérent à la personne.

Et pourtant, c’est pour cette raison précise que le Corse a été condamné non seulement à perpétuité, mais encore à 22 ans de sûreté, une mesure qui est une « punition » supplémentaire.  A 49 ans, il ne peut en tout état de cause espérer être « élargi » avant ses 71 ans. Il ne sortira de cellule que comme un vieux. S’il persiste à pratiquer le sport intensif, il aura une petite chance de ne pas devenir fou.

Il a « pris la fuite ». Qu’est-ce que signifie cette formule cliché qui apparaît trop souvent dans les compte-rendu de faits divers ?

Je cite l’analyse lumineuse d’un internaute qui n’est pas corse, à ma connaissance. Il reprend la formule assénée par les Parties civiles «  un innocent ne fuit pas ».

« Mais où avez-vous trouvé la notice du parfait innocent, dans quel rayon des idées toutes faites ? Le contexte local à cette époque était si particulier…Ces centaines de personnes emmenées en garde à vue, voire incarcérées…Qu’eussiez-vous fait si votre nom était apparu soudain ? Avec en plus l’aval d’un ministre de la république ? J’ignore si cet homme est innocent ou coupable, mais on ne peut se baser pour définir l’un ou l’autre sur nos idées (pêchées où ?) de ce que doit être un innocent « standard », car chaque personne a ses propres réactions, suivant sa culture, son milieu, sa réactivité… La cavale ne prouve rien, ni dans un sens, ni dans l’autre, et cessons de formater ce que « doit » être un innocent, un coupable.

Il faut le savoir, cette formule « Il a pris la fuite » est issue du vocabulaire policier : elle stigmatise l’attitude d’un délinquant qui après avoir commis son forfait se sauve pour échapper aux poursuites policières. Il s’agit de dévaloriser l’attitude irresponsable et contraire au courage de personnages désignés à la vindicte sociale.

Qui sont les cibles ? Les bandits, naturellement. Qui sont les bandits ? Les délinquants de droit commun ? Pas seulement. Tous les régimes dictatoriaux du monde  définissent comme « bandits » tous les hommes et les femmes qui n’entrent pas dans le moule social, et sont amenés à commettre des actes contraires au droit.

Droit pénal, mais également Droit politique.

Même les démocraties se livrent à l’exercice : en 1939, la Grande Presse française définissait les soldats républicains  espagnols cherchant à échapper aux armées franquistes comme « cette canaille rouge tentant d’échapper au glaive de la Justice ».

Pendant la guerre, l’Affiche Rouge regroupant l’ensemble des hommes du groupe Manoukian visait expressément à criminaliser des résistants, tous d’origine étrangère en l’occurrence, coupables de résister à l’occupant nazi en commettant de terribles forfaits. Terrible n’est pas trop fort. Et ils étaient en fuite puisqu’ils n’étaient pas entre les mains de la Gestapo.

D’une façon plus générale, le « délit de fuite » a été pendant la guerre imputé à tous ceux qui n’acceptaient ni l’occupation nazie ni le régime de Vichy. Ainsi, quand le Général De Gaulle a « pris du recul » en Grande-Bretagne pour mieux animer la résistance, il a été unanimement désigné comme un « un fuyard, un lâche » qui refusait d’assumer ses responsabilités en France.

On pourra d’ailleurs rappeler que durant la deuxième Guerre mondiale, l’Etat français a imaginé, notamment pour poursuivre les exilés, les « fuyards », les sections spéciales, tribunaux à formation spéciale qui avaient pour objet la lutte contre les « criminels politiques ».

Ce fameux « délits de fuite » a été encore systématiquement utilisé pendant la Guerre d’Algérie, comme prétexte pour justifier les « Corvées de bois », c’est-à-dire pour les exécutions sommaires sans jugement. Parmi les victimes, le mathématicien Maurice Audin.

Durant toute la durée des guerres coloniales l’attitude des milieux politiques a perduré.

Le fuyard, l’exilé est désigné comme un criminel du fait même de sa fuite. Il est coupable de ne pas s’être livré aux autorités, puisqu’il n’accepte pas la férule qu’on entend lui imposer. Il doit reconnaître de gré ou de force la légitimité de l’Autorité.

En bref, Yvan Colonna a été condamné au nom d’un texte qui n’existe pas. Au nom d’un concept moral, d’un principe de droit qui n’existent pas.

Didier Wacogne qui a mené son procès s’est vu signifier qu’à partir de septembre prochain il ne présiderait plus une Cour d’Assises. Le Parquet affirme que la mesure qui frappe M. Wacogne entre dans le cadre d’une réorganisation de la Cour d’Assises, on dément avec force qu’il puisse d’agir d’un désaveu.

Ultime information qui n’a presque rien à voir : à Sarcelles, trois gros chiens ont attaqué hier un adolescent, le blessant gravement. L’une des bêtes, un doberman, a été abattu par la police. Les deux autres « ont pris la fuite ». Sans doute pour échapper au « glaive de la Justice » ? Où l’on constate combien peut être absurde l’emploi immodéré de clichés !