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3000 comptes en Suisse : une liste bidon

42+01:00p31+01:0010bsam, 10 Oct 2009 16:56:42 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Comme je le subodorais, la « liste des 3000 comptes en Suisse » [supposés clandestins] annoncée à grand fracas par Eric Worth, le ministre du budget, s’avère complètement bidon. En elle-même cette liste n’a pas d’existence réelle. Ce que le ministre brandit c’est la liste d’établissements financiers français qui dans le cadre de relations d’affaires normales ont procédé à des virements en banque à banque entre des entités françaises et des entités suisses, et vice versa. En effet, les banques françaises sont tenus par la loi de déclarer tout mouvement de fonds entre la France et les pays étrangers.

Un conseiller juridique malin a demandé à la cellule chargée de la régularisation des avoirs française détenus à l’étranger, pour le compte des « ses clients », sans préciser leur identité. Et c’est ainsi qu’il a pu consulter la fameuse liste, laquelle ne recèle naturellement aucune information importante.

Mon informateur m’indique :

« Depuis longtemps, il n’y a que les débiles mentaux qui ont pu imaginer qu’ils pouvaient transférer sans problème par simples virements des fonds à dissimuler en Suisse. »

Point à la ligne et fermes le ban.

D’ailleurs, depuis qu’il a été gentiment rappelé à Eric Woerth qu’il avait beaucoup fréquenté les gérants de fortune suisse pendant la campagne présidentielle, on doit constater que le ministre est devenu beaucoup plus discret ! Quand on mont un coup, il faut avoir d’emblée tous les atouts dans sa manche.

Les affaires, poison de la politique française

16+01:00p30+01:0009blun, 21 Sep 2009 08:39:16 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Cet après-midi commence le procès Clearstream. Jean Leymarie, pour France Info, m’a demandé d’expliciter les rapports entre la politique française et les affaires.

J’ai préparé une note sur cette question complexe, dont je fixe le début à… 1871 avec la naissance de la III° République et le refus des conservateurs d’accepter que la gauche puisse avoir la légitimité suffisante pour diriger le gouvernement.

Je vous communique la teneur de cette note. Pour qu nous puissions réfléchir ensemble.

Des rapports entre les affaires et la politique

L’examen attentif de l’histoire française récente nous apprend que les « Affaires » dominent très largement la vie politique française.

A l’origine : le refus des milieux légitimistes et conservateurs de reconnaître la légitimité de la gauche en France comme acteur naturel du pouvoir.

Dès l’instauration de la III° République en 1871, la droite a dénié à la gauche la capacité à exercer le pouvoir, et sa légitimité.

Durant toute la fin du 19° siècle grâce aux Affaires, les conservateurs ont tenté de renverser la République en démontrant que les hommes politiques de gauche n’étaient que des « pourris ».

Avec le scandale de Panama ils ont été à deux doigts de réussir

Avec l’affaire Dreyfus, le mouvement a pris de l’ampleur. L’affaire Dreyfus ne s’est fixée sur les questions juives que tardivement. A l’origine il s’agissait pour les milieux réactionnaires de l’armée de démontrer que la République n’était pas capable de gérer le pays.

La République a dû mettre en place des services de renseignement, les RG et la DST, pour surveiller ces milieux réactionnaires pour parer à toute nouvelle attaque.

La guerre de 1914-18 a mis un terme provisoirement à ce conflit politique.

Mais il a repris dès le début des années 1930 avec l’affaire de la « liste des 2000 comptes en Suisse » qui a entraîné comme réplique l’affaire Stavisky, le développement des milices privées, de l’extrême droite.

Dès cette époque deux conceptions de la politique s’affrontent :

–    la gauche, qui tente de s’imposer par les programmes d’action

–    la droite qui par le biais des affaires tente de délégitimer  la gauche

L’affrontement a repris dès la fin de la guerre et le début de la guerre d’Indochine avec l’affaire des piastres, avec en arrière plan, de nouveau, cette idée que la gauche n’était constituée que d’affairistes.

L’instauration de la V° république a mis un terme pour un temps à cette guerre, la gauche étant décrédibilisée par son incapacité à résoudre la question des guerres coloniales que par l’abandon. Le régime présidentiel était censé mettre un terme à la prétention de la gauche à exercer le pouvoir.

Toutefois, le Général De Gaulle a commis une erreur dans sa nouvelle conception de l’Etat : la Constitution impliquait l’émergence d’un parti politique fort, potentiellement unique, dominé par les Gaullistes. Qui ne devait pas avoir à se battre pour assurer la pérennité de sa présence à la tête de l’Etat.

Par le jeu d’une confusion institutionnelle il y a eu adéquation entre le gouvernement et le parti en principe pluraliste qui le dominait. Et qui, de fait, est devenu propriétaire de l’Etat. Ce parti n’avait pas besoin d’un financement particulier puisque tous les outils du pouvoir était entre ses mains.

Aucun système de financement spécifique n’a donc été prévu. Cette lacune s’est révélée à terme lourde de conséquence : pour s’installer, grandir et espérer rivaliser avec le Rassemblement gaulliste, les adversaires politiques ont dû faire feu de tout bois, monter des combines plus ou moins complexes pour drainer des fonds.

La question du financement s’est posée pour la première fois avec la campagne « à l’américaine » de Jean Lecanuet contre le Général De Gaulle, une campagne conçue par Michel Bongrand.

Désormais la gauche a dû trouver des moyens, et ils n’ont pas été forcément les bons. La droite s’est emparée de ce système de combines pour recommencer son entreprise de décrédibilisation de la gauche. La droite, ou plus exactement les Gaullistes qui se prétendaient les héritiers naturels de l’Etat.

D’où la succession d’affaires qui ont visé cette fois VGE et son entourage, avions renifleurs, diamants de Bokassa. Les micros du Canard Enchaîné. Des affaires mises sur la place publique non pas par souci de « propreté politique », mais bien comme armes pour détruire l’adversaire.

Malgré tout, et sans immenses moyens par rapport à ce que nous connaissons aujourd’hui, la gauche a gagné en 1981. Cette victoire a marqué le début d’une « nouvelle guerre des Affaires », cette fois-ci fondée avant tout sur les malversations qui auraient permis à la gauche de prendre le pas.

Avec toujours sous jacente, la volonté de rendre la gauche coupable. La gauche se battait sur le terrain des programmes, la droite sur celui de la dénonciation des crapulerie. Désormais, pendant trente ans, la vie politique française ne sera qu’une succession d’affaires, chaque camp rendant coup pour coup.

D’abord Urba, puis Michel Noir, Carignon. Gaudino, les affaires Voiry, de la Tour BP, Mery, etc. Les services de renseignement, et plus particulièrement les RG, étant de plus en plus présents.

Désormais la politique s’est plus ou moins résumée à l’exploitation des affaires. La droite se révélant beaucoup plus compétente dans ce domaine. Parce qu’elle est beaucoup mieux implantée dans les services de renseignement largement mis à contribution. Parce que aussi les conservateurs dominent très largement le monde médiatique.

Entre Urba et Clearstream en passant par l’affaire Elf et autres, il n’y a jamais eu de trêve dans cette utilisation politique des affaires, toutes enchaînées les unes au autres.

Je voudrais attirer l’attention sur un dernier point.

A ce jour, Clearstream est peut-être la « dernière des affaires » à peser dans la vie politique. Parce que pour le moment, les deux adversaires sont des conservateurs. Or Nicolas Sarkozy a affiché son intention délibérée d’éviter d’utiliser l’instrument des affaires.

Il le peut puisque l’UMP, son parti, domine totalement la vie politique. Il n’a pas à se battre pour s’imposer contre un adversaire de gauche qui, pour le moment, s’est complètement délégitimé par son impuissance.

Reste à savoir quelles seraient les attitudes de l’UMP et du Président Sarkozy face à une gauche requinquée. Ne risque-t-on pas de retomber dans les ornières du passé ?

Les Français atteints par le syndrome suisse

35+01:00p31+01:0008bdim, 30 Août 2009 09:33:35 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Fisc et Suisse : retour vers le passé

Officiellement, ce n’est pas dans la foulée de l’accord UBS-IRS, mais le résultat est le même : après 75 ans de mansuétude, la Suisse va livrer des milliers de noms, titulaires et ayant droits français de comptes en Suisse. Tel sera le résultat le plus clair de l’Accord franco-suisse sur l’échange d’informations bancaires, un avenant à la convention fiscale franco-suisse signé à Berne par la ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, et Hans-Rudolf Merz, président de la Confédération helvétique, qui intègre ainsi une « clause d’échange de renseignements » qui entrera en vigueur le 1er janvier prochain.

Premier effet de cet accord qui est une nouvelle reculade du Président en exercice de la Confédération helvétique. Version Eric Woerth, ministre du budget :

« Nous avons récupéré les noms de 3.000 contribuables détenteurs de comptes dans les banques suisses dont une partie correspond très probablement à de l’évasion fiscale. Ces comptes sont ouverts dans trois banques et représentent des avoirs à hauteur de trois milliards d’euros »,

Cette présentation est impressionnante, mais elle passe sous silence le fait que la « bienveillance » offert depuis quelques mois aux contribuables français est restée pratiquement sans effet. Seuls 20 détenteurs de comptes clandestins auraient approché l’administration française.

Le ministre est même obligé d’en appeler à la collaboration des banques françaises pour identifier d’éventuels virements frauduleux vers la Suisse. Ce qui ne manque pas de naïveté au demeurant : comme si les méchants fraudeurs fiscaux avaient attendu l’arme au vestiaire d’être grondés pas le Ministre. Et surtout comme si ces méchants agissaient toujours sans précaution.

Bizarrement, cet accord avec la Suisse est un véritable « retour vers le passé » puisque, comme je l’ai déjà rappelé il y a quelques jours, le secret bancaire suisse a pour origine principale une vaste affaire  d’évasion fiscale vers la Suisse de contribuables français. En 1934. 2000 noms avaient déjà été jetés sur la place publique. Apparemment, chez les Riches infâmes on entretient toujours les mêmes mauvaises manières !

Voir l’article publié dans mon blog « LeMonde » :

action-anti-secret-bancaire-les-prochaines-cibles

Secret bancaire : au tour de l’Autriche

55+01:00p31+01:0008bjeu, 20 Août 2009 08:17:55 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Avec L’Expansion

L’Autriche entre dans le collimateur des autorités monétaires internationales qui luttent contre la fraude et le blanchiment. Après le Lichtenstein, la Belgique, le Luxembourg, voici donc le tour de l’ex Etat royal et impérial, du moins ce qu’il en reste autour de Vienne et des symphonies de de Mozart.

Le secret bancaire y est encore peut-être plus rigoureux qu’en Suisse. Pendant longtemps, les fonds baladeurs ont été déposés sur des livrets au porteur simplement identifiés par des lettres. La proximité des ex-pays communistes justifiait ce secret par la nécessité de protéger les détenteurs clandestins.

Ce sera bientôt fini.  Certes, en juillet dernier le parlement fédéral autrichien n’avait pas pu réunir la majorité nécessaire des deux-tiers des voix pour modifier la loi sur le secret bancaire en conséquence.

« Si l’Autriche ne modifie pas son secret bancaire, les banques autrichiennes ne pourront plus participer à des projets financés par la BEI », ont averti les quotidiens Die Presse et Der Standard, faisant état d’une lettre en ce sens de la banque européenne au ministre autrichien des Finances Josef Pröll.

L’Autriche reste pour l’instant sur la liste grise de l’OCDE des pays favorisant la fraude fiscale et les paradis fiscaux. Le gouvernement du chancelier Werner Faymann avait accepté en mars d’alléger sa réglementation sur le secret bancaire et de fournir ainsi des informations bancaires si des soupçons justifiés et argumentés sont présentés, y compris en l’absence de procédure pénale. Si de nouvelles mesures ne sont pas prises, des sanctions internationales risquent d’être imposées à l’Autriche. L’exemple suisse peut devenir la règle.

Fin de secret bancaire (suite) le compromis UBS

00+01:00p31+01:0008bmer, 19 Août 2009 07:12:00 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

UBS – Un point final ?

C’est presque la fin d’un saga prodigieuse : comment les Etats-Unis d’Obama ont mis à genoux la plus grande banque de gestionde fortune du monde.

Je me rappelerai toujours ma visite au siège d’UBS, Bahnofstrasse à Zurich. Un bâtiment solide, presque dans le genre prussien. Des couloirs sombres. Un hall réservé aux directeurs presque aussi grand qu’une gare de chemin de fer. Moquettes grises et silence en plus. Pas d’hôtesse au sens traditionnel, mais des secrétaires en tailleur Chanel. Je venais là pour améliorer mes connaissances en matière de gestion de fortune des dictateurs. concernant en l’occurrence Ferdinand Marcos, le dictateur des Philippines. Très probablement pour préparer le livre que je devais publier, à partir d’un projet de magazine télévisé que m’avait refusé Michèle Cotta qui avait considéré que ces questions n’étaient pas vraiment intéressantes. J’étais en avance et elle pas encore à l’heure.

En bref en octobre 1991, j’ai été reçu avec une grande courtoisie par un Vice-Président, Robert Favarger, qui m’a expliqué avec gravité que son établissement avait pris la décision irrévocable de ne plus accueillir l’argent sale, en particulier l’argent des dictateurs. Il admettait que c’était le résultat d’une politique engagée dès 1983, considérant que le secret bancaire n’était plus un enjeu aussi décisif en Suisse que par le passé.

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Robert Favarger a perdu toutes ses fonctions en 1995, et l’UBS s’est progressivement engagée dans une politique précisément centrée sur la mise en valeur de l’argent sale. De l’argent sale, en particulier issu de la fraude fiscale, massivement déposé dans des comptes secrets ouverts par l’UBS. Notamment aux Etats-Unis : plus de 52 000 comptes, des milliards de dollars dissimulés.

Dès avant l’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche, le gouvernement américain a commencé à exercer de lourdes pressions sur l’ensemble des banques suisses, UBS et Crédit Suisse, entre autres. La filiale américaine de l’UBS faisait la sourde oreille. Il a fallu qu’elle soit traduit devant un tribunal de Miami pour qu’elle consente à s’orienter vers des positions moins rigides. Moins préjudiciables pour le fisc américain.

Un détail qui tue, qui ne peut s’inventer, le juge chargé de ce dossier s’appelle… Gold.

Les poursuites commencent en juin 2008. A peine Obama est-il installé à la Maison Blanche, le 12 novembre 2008, qu’un premier jugement impose à l’UBS une amende de 750 millions de dollars. La banque accepte de livrer les noms de 250 de ses clients « clandestins ». Mais l’IRS – l’administration fiscale américaine – ne peut se contenter d’un aussi modeste score. On n’arrête pas les poursuites. L’UBS se défend pied à pied, plaide coupable (plea guilty) pour éviter un procès public.  Malgré les rumeurs sur un règlement amiable, le département américain de la justice dépose une requête devant la Cour fédérale de Floride pour obtenir les noms des 52.000 clients secrets de la banque, sous peine d’avoir à régler des milliards de dollars d’amende.

La justice américaine publie le 17 août, sur le site internet de la cour de district centrale de Californie à Los Angeles, le témoignage de John McCarthy. Il y explique comment UBS l’a aidé à frauder en mettant sur pied une structure internationale complexe. Cet Américain  a accepté de plaider coupable d’avoir omis sciemment de déclarer au fisc de son pays l’argent qu’il détenait sur ses comptes ouverts chez UBS en Suisse ou ailleurs.   150 clients d’UBS risquent, à titre personnel, des poursuites pénales pour évasion fiscale.

Le bras de fer se poursuit, jusqu’à conclusion d’un « arrangement » le 17 août. Ainsi, UBS devrait s’en tirer sans avoir à s’acquitter d’une amende supplémentaire, au-delà des 780 millions de dollars (552 millions d’euros) qui ont été évalués par les poursuites pénales. Mais il est prévu que l’UBS devra communiquer au gouvernement américain les coordonnées de 5000 comptes. Sur 52 000. En espérant que ce premier accroc au Secret bancaire suisse obligera les autres titulaires à se dénoncer eux-mêmes.

Cet accord enfreint ouvertement la loi suisse qui interdit absolument la levée du secret bancaire. Et, bien sûr, il inquiète fortement les autres établissements bancaires suisses car le gouvernement américain menace déjà d’intenter d’autres poursuites qui pourraient d’étendre à tout le système financier suisse. L’économie helvétique va s’en ressentir.

Suisse : la neutralité en voie de dissolution dans les têtes ?

44+01:00p31+01:0007bmar, 28 Juil 2009 11:39:44 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

La dame décompte avec soin ses abricots. Plus exactement, elle les tire avec de les ranger dans des cassettes-paniers en carton. Elle rejette sans hésitation les fruits qui présentent les moindres défauts.

– Vous voyez, dit-elle, nous sommes astreints à des règles de normalisation stricte. les normes européennes que nous devons appliquer alors que nous n’appartenons pas à l’Europe. Enfin : pas encore. Pour le moment, ce sont toutes les contraintes, mais pas d’avantages.

Le ton est résigné. Il sous-entend : de toute façon, l’Europe, nous devons y aller.

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C’est désormais un point de vue largement répandu en Suisse : la neutralité qui caractérise la Confédération n’est plus un tabou sacro saint. Même dans une micro perspective chez cette maraîchère de Leytron, à l’enseigne d’Agri-Iles.

Entre Martigny et Sion, Leytron est une petite bourgade agricole dans la vallée du Rhône, au cœur du Valais. Quand le fleuve n’est encore qu’un torrent furieux déboulant des montagnes alpines. L’activité principale est ici le vignoble qui escalade sans façon les pentes les plus abruptes, et, dans le plat, le maraîchage. En ce milieu d’été, triomphe des abricots, les plus succulents du monde. Charnus, juteux, colorés.

Mais cette production ne sortira pas de Suisse. A peine du Valais, ce canton loin de tout, partagé entre les français et l’allemand. Faute d’être compétitifs, les fruits resteront sur place.

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Comme toujours en Suisse, le paysage est un décor de carte postale, chalets anciens agrippés à flanc de montagne, grosses bourgades paisibles. Vaches dans l’alpage. Mais ce paysage masque une véritable inquiétude. Le Franc suisse est trop fort. On n’exporte plus. Hormis dans quelques sites particulièrement prestigieux comme Gruyère, les touristes étrangers sont rares. Dans les parkings des hôtels et des résidences, dans leur majorité, les places sont vides. Il est caractéristique qu’en pleine saison on est loin de s’écraser alors que la région présente mille attraits, à commencer par un thermalisme très actif, qui a généré des installations hôtelières et aujourd’hui des opérations de promotion immobilière souvent disproportionnées.

D’où l’inquiétude chez les Valaisans, qui relaie d’ailleurs l’inquiétude dans toute la Suisse : face à la déconfiture de l’économie financière, sur laquelle a reposé la prospérité du pays depuis la deuxième guerre mondiale, comment va évoluer la situation. On observe avec angoisse les limitations multiples et progressives imposées au Secret bancaire, cheville ouvrière de l’économie. Avec ses prétentions de faire rentrer la Suisse dans le rang, le Président américain Barack Obama apparaît désormais comme une sorte de loup garou. On est suspendu aux résultats du procès intentés par l’administration américaine contre l’UBS – Union des banques suisses – qui se voit enjoindre de révéler les noms des « ayants droits économiques » américains titulaires de comptes secrets dans la banque.

Soupçonnée d’avoir aidé 52 000 contribuables américains à cacher 14,8 milliards de dollars entre 2002 et 2007 sur des comptes offshore, la banque helvétique est sommée de communiquer l’identité des fraudeurs. Fort malmenée par la crise financière qui lui a coûté sa place de numéro un mondial, UBS a déjà écopé d’une amende de 780 millions de dollars et a dû révéler le nom de 250 clients aux États-Unis.

– Nous avons fait fortune en cachant l’argent des bandits et des dictateurs, observe avec sévérité E., un ancien cadre d’une banque privée de Genève. Ça ne pouvait pas continuer.

Il a travaillé pendant plus de vingt ans à Wall Street, dans la succursale américaine de la banque suisse qui l’employait. Il a fini par s’écarter de ce travail avec dégoût. Il est revenu au pays, à Genève. Et il donne à comprendre que désormais, si la Suisse veut survivre, il lui faudra trouver un autre modèle économique.

Les Suisses sont loin d’être tous d’accord, bien au contraire, même dans la famille de notre interlocuteur, de nombreux Helvètes espèrent encore que la crise financière passée, on reviendra au bon vieux temps des chalets dressés au-dessus des nuages, des vaches grasses dans les alpages et des glaciers qui dominent les vallées.

Rien n’est moins certain que ce retour vers le passé. Les plus lucides se rendent bien compte que la survie d’une Suisse strictement neutre au cœur de l’Europe est problématique. La Confédération est déjà intégrée dans l’espace européen de sécurité Schengen. Difficile d’imaginer qu’on s’en arrête là.

La cultivatrice avec ses serres protégeant les légumes de saison et les ses abricotiers a certainement raison. La neutralité suisse ne pourra perdurer éternellement

Obama : ouverture de la chasse au pognon évadé

51+01:00p31+01:0005bmer, 06 Mai 2009 07:52:51 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

C’est un dossier qu’il va falloir suivre avec la plus grande attention. Une bataille terrible s’annonce. Le président Obama attend un retour de capitaux à hauteur de 210 milliards de dollars !

President Obama on Monday called for curbing offshore tax havens and corporate tax breaks to collect billions of dollars more from multinational companies and wealthy individuals.

With the proposals he outlined at the White House, the president sought to make good on his campaign promise to end tax breaks “for companies that ship jobs overseas.”

He estimated the changes would raise $210 billion over the next decade and help offset tax cuts for middle-income taxpayers as well as a permanent tax credit for companies’ research and development costs.

La politique de « guichet de retour » ouvert par la France en faveur des détenteurs de capitaux en Suisse semblerait porter ses effets. Les avocats d’affaires opérant en Suisse pour le compte de capitalistes français seraient déjà submergés par les dossiers et les démarches !

D’autant plus que les détenteurs de capitaux clandestins constatent qu’il devient particulièrement difficile de les mobiliser. Les paiements en liquide tendent à disparaître !

Ces pays qui lavent plus blanc, l’argent

23+01:00p30+01:0004bdim, 05 Avr 2009 10:06:23 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

La liste publiée par l’OCDE. Elle est précédée par la mention de pays visés, mais épargnés. Telles la Grande-Bretagne (place de Londres) et la Suisse qui minimise l’évènement. Sur la TSR jeudi soir, Hans-Rudolf Merze, le président de la Confédération, a rappelé :

« La présence de la Suisse sur la liste n’est pas une surprise.

C’était pour éviter de figurer sur cette liste noire que le Conseil fédéral avait retiré les réserves émises sur les conventions [d’entraide fiscale] de l’OCDE.

La liste grise de l’OCDE concerne 38 pays qui n’ont pas tenu leurs engagements en matière de transparence financière. on relèvera que huit de des pays sont physiquement situés à l’intérieur de la Communauté européenne ! Et que l’Etat américain du Delaware n’est pas mentionné !

  • Autriche
  • Andorre
  • Anguilla
  • Antigua et Barbuda
  • Aruba
  • Bahamas
  • Bahreïn
  • Belgique
  • Belize
  • Bermudes
  • Brunei
  • Les îles Caïmans
  • Chili
  • Les îles Cook
  • République dominicaine
  • Gibraltar
  • Grenade
  • Guatemala
  • Liberia
  • Liechtenstein
  • Les îles Marshall
  • Luxembourg
  • Monaco
  • Montserrat
  • Nauru
  • Antilles néerlandaises
  • Niue
  • Panama
  • Saint-Kitts et Nevis
  • Sainte-Lucie
  • Saint Vincent et les Grenadines
  • Samoa
  • Saint-Marin
  • Singapour
  • Suisse
  • Iles Turks et Caïques
  • Vanuatu
  • Les îles Vierges

Blanchiment : ces Français qui aiment la Suisse, et le Lichtenstein

20+01:00p31+01:0003bmar, 31 Mar 2009 11:57:20 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Michelin, Adidas, Total par l’intermédiaire de Elf Trading fondée à l’époque de Elf, depuis absorbé par Total, sont dans le collimateur de Bercy, le Ministère des Finances, pour entretenir ou avoir entretenu des « fondations » au Lichtenstein, afin de planquer des capitaux et échapper ainsi à l’imposition en France. Ces groupes sont soupçonnés d’avoir utilisé, à des fins frauduleuses, des comptes bancaires de la Banque LGT du Liechtenstein.
Une soixantaine d’autres sociétés seraient visées. Au moins 1 milliard d’euros aurait ainsi échappé au fisc français.
Malgré le démenti de Michelin et Total, le parquet de Paris a confirmé mardi à l’AFP avoir reçu une dénonciation du ministère des Finances sur une éventuelle fraude fiscale qu’auraient pu commettre ces groupes, ce qui devrait donner lieu à l’ouverture d’une enquête judiciaire.
Cette transmission d’information de la Direction générale des finances publiques (DGFP) a été effectuée fin 2008, selon le parquet, confirmant l’information du Parisien/Aujourd’hui en France.
Seize des 64 groupes familiaux français suspectés de fraude fiscale au Liechtenstein se sont mis en règle, en payant leur dû au fisc, majoré des intérêts de retard et de pénalités, selon le ministère du Budget.
Rappelons que depuis des décennies, si le siège social de Michelin est fixé à Clermont-Ferrand, toutes les filiales étrangères sont contrôlées par une société holding, la Compagnie Financière Michelin, domiciliée à Granges-Paccot dans le canton de Fribourg en Suisse. Cette holding détient en particulier tous les brevets industriels du groupe. Toutes le redevances industrielles sont donc perçues en Suisse, et non en France !

Mon clavier, 23 février – Suites justice et finances

32+01:00p28+01:0002blun, 23 Fév 2009 08:25:32 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

§ A 13 h aujourd’hui, retour au Palais de Justice, grande salle d’Assises, pour la reprise du procès Colonna. Suspens : les deux magistrats instructeurs et jurés auront-ils avancé dans le dossier ?

J’ai légèrement corrigé mon billet consacré à la forme du procès.

§ Justice encore : le procès AZF à Toulouse s’ouvre à 14 heures. Le feuilleton va durer quatre mois.

§ On devait s’y attendre : l’Europe s’engoufre dans la brèche de l’ouverture du secret bancaire initiée par l’administration Obama. Le Luxembourg menace : si nos banques tombent, il y aura des milliers de chômeurs. Curieux raisonnement.

§ Oscas : dommage pour Laurent Cantet et « Entre les murs », mais quand même quelle carrière pour un « petit film de quartier » !

Pognon et secret : la fin du Secret suisse ?

38+01:00p28+01:0002bsam, 21 Fév 2009 11:00:38 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Je vous le signalais dès hier : l’administration Obama-Zorro a décidé d’imposer à la Confédération helvétique – la Suisse – la mort d’une de ses institutions les plus célèbres, les plus rentables, les plus décriées, le Secret bancaire.

En termes polis : le ministère de la Justice américain a annoncé avoir porté plainte au civil devant un juge fédéral de Miami (Floride, sud-est) pour exiger qu’UBS (Union des Banques suisses) livre des informations sur 52.000 comptes secrets identifiés par le fisc comme appartenant à des Américains, qui recèleraient près de 15 milliards de dollars d’actifs.

La Suisse a bâti sa fortune sur le secret bancaire. Une première alerte aurait dû inquiéter les autorités suisses où toute divulgation d’éléments concernant le secret bancaire, s’il s’agit de fraude fiscale, est considérée comme un délit : à la suite d’enquêtes multiples, l’Allemagne avait obtenu la levée du secret bancaire au Lichtenstein, une petite principauté semi indépendante, faux nez de la Suisse. Depuis, le Lichtenstein a été quasiment rayé de la carte financière.

Cette fois-ci, c’est beaucoup plus grave : si l’UBS doit céder, c’est tout le système suisse qui va s’effondrer, car les autres banques devront suivre.

Or je peu vous révéler que malgré des déclarations fracassantes, l’UBS va céder. Pour au moins deux raisons

– Si la Banque suisse refuse de céder, elle peut voir annulée sa licence de banque aux Etats-Unis.

– un certain nombre de dirigeants et de collaborateurs risquent d’être l’objet de poursuites pénales qui les empécheraient en pratique de sortir de Suisse, ils seraient dans l’incapacité de voyage, et même de travailler.

Première question : pourquoi cette démarche de l’administration Obama ? Tout simplement le Président Barack Obama cherche à récupérer des fonds par tous les moyens pour financer son plan de relance. Il donnait l’impression d’être « gentil », il ne l’est pas.

Deuxième question : pourquoi maintenant ? En réalité, la démarche américaine était déjà dans les tuyaus depuis plusieurs mois. Mais, bien sûr, l’administration Bush ne se pressait pas. A noter : les poursuites judiciaires sont en route depuis si longtemps qu’il apparaît probable qu’une partie des fonds cachés se soient déjà envolés, on cite couramment Singapour comme point de chute.

Troisième question : que risquent les déposants américains clandestins ? Une amende égale au triple du montant identifié.

Quatrième question : à combien évalue-t-on les montants des dépôts qui seraient contraints de sortir du bois. On n’en a pas d’idée précise : entre 15 milliards et 150 milliards de dollars. On peut tabler sur le haut de la fourchette.

Qui contrôle l’Union des Banques suisses ? Depuis la dernière crise financière, le fonds souverain de Singapour a pris une participation de 8% dans le capital. Il est probable que par une voie ou une autre l’Arabie Saoudite contrôle pour sa part au moins 2% du capital.

Naturellement, n’allez pas chercher des informations dans la presse suisse. Observations de mon correspondant à Genève :

Toute la presse suisse défend le Secret bancaire, donc elle n’évoque pas le conflit. Mais, maintenant, les Suisses vont devoir prouver qu’ils ont d’autres qualités que de protéger les secrets des fraudeurs fiscaux.

En effet : sans possibilité de blanchir l’argent sale, sans secret bancaire, que vont devenir les banquiers suisses ? Ils vont revenir à leur vrai métier : la gestion  de fortune. En bons pères de famille. Génève est prête. Zurich ne sait pas comment rebondir.

Mon clavier : 20 février

03+01:00p28+01:0002bven, 20 Fév 2009 08:30:03 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

§ Un pauvre petit Président Nicolas Sarkozy, riche de contestations et pauvre en popularité.

§ Les universitaires dans la rue, encore une fois. Ils étaient hier entre 15.000 personnes, selon la police, et 30.000, selon les organisateurs, pour manifester contre les réformes dans l’enseignement supérieur, la recherche et l’éducation. La mobilisation  dure depuis trois semaines. Une vingtaine de manifestations se sont déroulées dans les grandes villes de France.

§ La Guadeloupe : dur, dur. Surtout pour le prix spéculatifs

§ Je reviens également sur l’ahurissant procès Colonna, qui conduit le monde judiciaire français vers la raison : ne plus fonder la procédure sur l’aveu et le témoignage flou, mais sur des preuves. Il serait temps que les juges entrent dans le monde moderne.

§ Comme Zorro (dont on n’ignore plus qu’il était l grand défenseur de la veuve et de l’orphelin) Barack Obama arrive : Le ministère de la Justice américain a annoncé avoir porté plainte au civil devant un juge fédéral de Miami (Floride, sud-est) pour exiger qu’UBS (Union des Banques suisses) livre des informations sur 52.000 comptes secrets identifiés par le fisc comme appartenant à des Américains, qui recèleraient près de 15 milliards de dollars d’actifs.
UBS a aussitôt fait savoir qu’elle se battrait en justice pour refuser cette demande qui remet en cause le principe même du secret bancaire « à la suisse ».

Mon clavier : 10 janvier, un procès sous surveillance

04+01:00p28+01:0002bmar, 10 Fév 2009 18:53:04 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

§ Au procès en appel de l’Affaire Colonna-Erignac. La nouvelle reine des victimes du terrorisme est Dominique Erignac, au milieu de la meute des journalistes. Comme je n’avais pa spris (à tort) mon appareil photo : J’ai raté une grande image, Dominique Erignac assaillie par les journalistes.

§ Un pigeon voyageur corse, en mission secrète à la Cour d’Assises. Vraiment, je ne suis pas sérieux. Mais ce n’est pas moi qui le dit. C’est Verdailhan. Avec un H, de Fance 2.

Sinon, ils étaient tous là. Yvan Colonna, les magistrats en noir, les magistrats en rouge, les greffiers, les huissiers, les gendarmes (plutôt gras, très bien portants), les avocats, les victimes, les journalistes. Un peu de public, dont la famille Colonna, Daniel Herrero, le mythique rugbyman.

§ Même coup que pour la réforme des lycées. Quand il ne savent pas comment s’en sortir, les gens de ce gouvernement s’engagent dans de vraies fausses discussions…  Concertation et décret reporté pour Valérie Pécheresse, consultation exigeant le retour inipiné en métropole pour Yves Jego. De toute façon, dans les deux cas, il s’agit de la même démarche : comment « atermoyer ».

§ Les Suisses ont été raisonnables : ils ont apporté dimanche un « oui »  décisif  59,6 % des suffrages de la Confédération, au référendum sur la reconduction de la libre circulation des travailleurs entre la Confédération et l’Union européenne. 200.000 Européens travaillent en Suisse.

§ Selon Laurent Opsomer, Les joujoux, armes non léthales, qu’il n’est pas recommandé de laisser entre les mains des polices municipales.

§ Même le Sénat américain, plus exactement la minorité républicaine, se montre enfin raisonnable. Le New York Times annonce : le Sénat a approuvé par 61 voix contre 37  « an economic stimulus bill of some $838 billion on Tuesday, clearing the way for negotiations with the House and increasing the prospects that a final piece of legislation can be on President Obama’s desk within days. »

Mon clavier, 8 février

34+01:00p28+01:0002bdim, 08 Fév 2009 12:20:34 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

§ Sans projet, Nicolas Sarkozy n’est même pas Naboléon. Voir le billet joint, très polémique.

§ pas de pot pour le Sénateur Mélenchon : heureux élu par les militants du NPA (Nouveau Parti anticapitaliste) Olivier Besancenot, le « porte-parole », déclare que  le nouveau parti pose de strictes conditions à une éventuelle entrée dans le « front de gauche » constitué par le PCF et le Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon.

§ La Suisse vote pour ou contre la libre circulation des étrangers (billet joint)

§ Le père de Zohra Dati. Mon confrère en blog Allain Jules (Agoravox) apporte quelques précisions sur le supposé père de Zohra, la fille de Rachida Dati. Le nom a déjà été publié : Ali Bin Fetais al-Marri, est un juriste reconnu. Ancien de la Sorbonne, il a été effectivement ces derniers temps, très présent à Paris. Dans le même temps, Rachida Dati quant à elle, aurait effectué de nombreux séjours à Doha, au Qatar. Mais, va-t-elle comme promis, une fois libérée de ses préoccupations ministérielles, révéler enfin le nom du père le plus mystérieux de l’année ?ali20bin20fetais20al20marri

Ici décoré par Xavier Darcos, notre toujours ministre de l’Education.

§ Et puisque demain matin commence le procès en appel d’Yvan Colonna le « terroriste corse », je vous propose de lire sur mon site « Nuits bleues« , un roman, lui aussi inédit, bien que les Editions Ramsay aient failli le retenir. Pour y accéder, vous allez sur mes pages fixes, vous trouvez la rubique « Nuits bleues », un clic et tout est prêt pour la lecture. Vous pouvez même imprimer la chose, si ça vous chante. C’est toujours mon moyen de contourner la censure éditoriale. Bonne lecture.

Suisse : pour ou contre les Roumains et les Bulgares

34+01:00p28+01:0002bdim, 08 Fév 2009 12:15:34 +0100+01:00 9,2008

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Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Pour ou contre les Bulgares et les Roumains, votation en Suisse (avec l’Agence France Presse)
Les Suisses votent aujourd’hui dimanche par référendum populaire sur la libre circulation des travailleurs avec l’Union Européenne. Il s’agit de reconduire et étendre à la Bulgarie et à la Roumanie des accords sur la libre circulation des travailleurs avec l’Union européenne. Ce vote met en balance des années de coopération entre Berne et Bruxelles. En cas d’issue négative ce scrutin pourrait remettre en question le rapprochement économique entre la Suisse et l’Europe. La libre circulation, en vigueur depuis 2002, est en effet associée à six autres accords facilitant les échanges commerciaux entre la Confédération et les membres de l’UE. En cas de rejet de cette dernière, tous ces accords sauteraient automatiquement selon la « clause de la guillotine ». Alors que les Suisses ont jusqu’à présent toujours plébiscité la voie bilatérale avec Bruxelles, la crise économique pourrait faire cette fois basculer le vote vers le non. La crainte du chômage est le principal argument avancé par la seule force d’opposition aux accords, la droite populiste menée par l’Union démocratique du centre (UDC, animée par Christophe Blocher). en a fait son cheval de bataille, assurant que les Bulgares et les Roumains allaient « voler » leurs emplois aux Suisses. Selon Le Matin-dimanche de Lausanne, d’abord seuls, les petits partis de la droite dure à l’origine du référendum ont pu ensuite compter sur le soutien de l’UDC. Après bien des tergiversations, le parti de Christophe Blocher a opté pour le « non », au grand dam de son aile économique. Pour les démocrates du centre, qui affirment ne contester que le volet visant Bucarest et Sofia, la décision du Parlement de nouer un seul paquet a été la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

On doit replacer cette « votation » dans la lignée des mouvements plus ou moins xénophobes qui traversent l’Europe de la crise. En Irlande, on se pose la question de la présence massive de travailleurs polonais. Au royaume Uni, des ouvriers manifestent pour obtenir « l’expulsion » de travailleurs migrants italiens, en Espagne de fortes pressions s’exercent pour donner prioritairement les emplois vacants à des Nationaux espagnols. En Italie et en France, les politiques visant à expulser les travaillerus clandestins se ressèrent. Parmi les mesures les plus étonnantes, pour ne pas dire scandaleuses, la proposition d’Eric Besson, un transfuge du PS, ministre de je ne sais plus quoi, en charge de l’immigration : il imagine d’accorder des titres de séjour provisoires aux clandestins qui dénonceraient leurs passeurs. On n’est pas loin de la  » L’Affiche Rouge », l’affiche dénonçant les « terroristes » étrangers qui participaient à la résistance.

L’Or des dictateurs : les fonds Mobutu libérés ?

18+01:00p28+01:0002bsam, 07 Fév 2009 11:08:18 +0100+01:00 9,2008
Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

La Suisse va-t-elle rendre les fonds détournés par le maréchal Mobutu, Président du Zaïre, de novembre 1965 à mai 1997, déposés sur des comptes en Suisse ? Enfin, ce qu’il en reste 8 millions de francs suisses et une villa vendue 3 millions de Francs suisses , sur les milliards de dollars réputés envolés vers la Confédération.  Le maréchal Mobutu, également appelé «le Léopard de Kinshasa», est mort en exil le 7 septembre 1997 au Maroc. Dès le 16 mai 1997, la République démocratique du Congo requérait l’entraide judiciaire de la Suisse afin de retrouver les deniers détournés par l’ancien dictateur. Douze ans plus tard, cette affaire est toujours dans une impasse. Les milliards envolés Président du Congo, qu’il renommera, Connu pour sa mégalomanie, on lui impute le détournement de milliards de dollars. En Suisse, les autorités ont découvert un magot bien moindre. Quelques 8 millions de francs suisses (5,319 millions d’euros) ainsi qu’une luxueuse villa à Savigny sur les hauteurs de Lausanne, vendue aux enchères à la va-vite pour 3,1 millions de francs suisses ( environ 2 millions d’euros) en 2001. Les spécialistes du dossier estiment que Mobutu aurait en fait dépensé l’essentiel de sa fortune pour se maintenir au pouvoir durant les dernières années.
Mais pour exercer des poursuites en Suisse, les pays demandeurs doivent fournir les précisions nécessaires à l’octroi de l’entraide judiciaire. Joseph Kabila, président de la RDC, assène: «Dommage qu’il ne s’agisse que de 8 millions au lieu des dizaines de milliards auxquels nous nous attendions.» C’est ce qu’on appelle désormais les «Etats défaillants». La procédure est délaissée. En 2003, l’Office fédéral de la justice constate que les autorités congolaises ne l’ont jamais voulu ou pu. La procédure est close et le Conseil fédéral ordonne un blocage. Le gouvernement suisse n’a toutefois pas le pouvoir de confisquer lui-même cet argent. En décembre 2008, une plainte pénale est déposée contre le clan Mobutu auprès du parquet fédéral. Le blocage décrété par le Conseil fédéral suisse arrive à échéance le 28 février.
Sous le titre « L’Or des dictatures » (Editions Fayard) , en  1993, j’ai consacré un livre-enquête très fouillé à touetes les voies et moyens utilisés par les Kleptocrates pour voler et cacher les capitaux volés au détriment de leurs concitoyens. Sous le titre « Le Maréchal de Ripoux » je m’étais penché de façon particulière sur le cas Mobutu, et de manière encore plus précise sur le soutien que lui avait assuré la CIA américaine.

Les fonds censés appartenir à Jean-Claude Duvalier, alias Bébé Doc, ancien dictateur d’Haïti, doivent subir à peu près le même sort, car la République d’Haïti n’a jamais prouvé avoir engagé des poursuites contre la famille de l’ancien dictateur, exfiltré en France le 6 février 1986. Ce qui reste des fonds sont bloqués en Suisse, mais ils devraient être bientôt libérés, et rendus à Jean-Claude Duvalier.
Pour la petite histoire : mon enquête sur ces fonds volés est à l’origine de mes connaissances en matière de blanqhiment d’argent.