Posts Tagged ‘industrie’

Sarkozy en Moselle évite Grandange

51+01:00p31+01:0010bjeu, 08 Oct 2009 15:13:51 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Courage, fuyons… En visite en Moselle aujourd’hui, Mon Excellent Président à tous les Français présentera la carte des nouvelles installations militaires dans un département qui va perdre 8000 hommes de garnison.

Mais il évitera de revenir à Grandange, comme promis.

Des ouvriers de l’usine Arcelor-Mittal de Gandrange ont érigé une stèle, mercredi 4 février, à la mémoire des promesses non tenues.

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Casse industrielle : pas de répit

37+01:00p31+01:0008bsam, 29 Août 2009 10:58:37 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Les salariés de l’usine Goodyear d’Amiens-Nord (Somme) ont remporté une première bataille juridique, mais ils ne sont toujours pas fixés sur leur sort. Le tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine) a suspendu  le plan de restructuration de l’usine de pneumatiques, prévoyant 820 suppressions d’emplois, après un recours déposé par le comité central d’entreprise (CCE) et la CGT.

Chaffoteau& Maury à St Brieuc. Treize licenciés de Chaffoteaux-et-Maury (chaudières murales domestiques, racheté par l’italien Ariston), sous le coup d’un vaste plan de licenciement, ont posé nu pour un calendrier, pour médiatiser leur combat et obtenir une indemnité de 100.000 euros. Le calendrier sera mis en vente courant septembre avec des légendes différentes selon les mois de l’année, dont une proclamant : « Je suis arrivé à l’usine sans rien et je repars à poil ».

Casse industrielle : Molex, ce n’est pas fini

51+01:00p31+01:0008bmar, 11 Août 2009 16:00:51 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

La direction de Molex avaient cru mettre un point final au conflit sur le site de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) en demandant sa fermeture pure et simple pour « travaux de sécurité ».

Or, rebondissement, cette fermeture a été déclarée illégale par le juge des référés du tribunal de grande instance de Toulouse, a-t-on appris mardi auprès de l’un des avocats du comité d’entreprise Me Jean-Marc Denjean.

Lors de l’audience jeudi dernier devant le juge des référés, l’un des avocats de l’équipementier automobile , Me Kim Campion, avait demandé « la fermeture immédiate et temporaire de l’usine le temps que les réparations et la sécurisation du site soient effectives ». Il avait invoqué une « dérive violente » du mouvement social.

Quatre délégués syndicaux avaient été assignés par leur direction pour « l’agression » mardi soir du directeur du développement Eric Doesburg, qui avait reçu selon Me Campion, « une dizaine d’oeufs au visage », et le « blocage des accès du site » depuis un mois.

Mais, en grève illimitée depuis le 7 juillet, les salariés bloquant les accès de l’usine aux camions, avaient voté jeudi la reprise du travail à l’unanimité. AP

Commentaires de 20 minutes

En début d’après-midi, l’usine était toujours fermée. Dans un communiqué, la direction de Molex explique: «la fermeture temporaire du site restera en vigueur tant que le management ne sera pas certain que la sécurité des biens et des personnes est assurée, ce qui n’est pas le cas actuellement.»

Me Jean-Marc Denjean, avocat du CE de Molex, contacté par 20minutes.fr, explique avoir fait «constater par un huissier» le fait que l’usine restait inaccessible aux salariés. «Une réunion a eu lieu en début d’après-midi à la préfecture, avec l’inspection du travail. Une personne devait se rendre sur place. On attend désormais de savoir comment l’inspection du travail va réagir, face à cette décision unilatérale, contraire au droit du travail.»

«Si l’inspection du travail constate un refus d’application de l’ordonnance du TGI, alors elle peut dresser un procès-verbal», explique Me Denjean. « Nous espérons maintenant que l’administration du travail ou le gouvernement organisent de nouvelles négociations», précise-t-il. Christian Estrosi, ministre de l’Industrie, s’est d’ores et déjà dit prêt à «nommer un médiateur».

Les salariés «ne veulent pas céder à la provocation». Pour le moment, ils n’agissent pas, pour ne pas pouvoir être accusés d’entraves au droit du travail. Quant aux dirigeants, s’ils décident de maintenir leur usine fermée, ils pourraient être poursuivis… même si une grande majorité d’entre eux réside aux Etats-Unis.

Casse industrielle : toujours et encore New Fabris

33+01:00p31+01:0007bjeu, 30 Juil 2009 12:50:33 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Le Ministre de l’Industrie Christian Estrosi se porte au secours des patrons de New Fabris, l’équipementier automobile de Chatellerault.

«  En conservant cette attitude menaçante, ou en laissant planer le doute sur leurs intentions, les salariés de New Fabris semblent ignorer à la fois l’esprit de dialogue et d’ouverture. Sans  une renonciation explicite et sans ambiguïté à tout recours à la menace et la violence, le protocole de fin de conflit, qui reprend tous les aspects acquis au cours de la négociation, ne pourra être mis en œuvre ».

Le ministre croit pouvoir noter qu’

« une proportion importante des salariés de New Fabris ne se reconnaissent pas dans ce genre d’action »

et il affirme espérer « une conclusion digne et calme de ce conflit

Il attire l’attention de ceux qui veulent utiliser des procédés de chantage à la violence sur la responsabilité qu’ils prennent devant leurs collègues et leurs familles, qui pourraient être privés de l’accompagnement qu’il est parvenu à leur proposer.

Fermez le ban.

Sans attendre, les salariés manifestent cet après-midi devant l’usine. Ils menacent toujours de « faire sauter l’usine ».

Ils seront accompagnés d’une vingtaine de délégations de salariés d’entreprises en difficulté (Aubade, Continental, Philips, Molex, Ford, SBFM, Goodyear, etc.).

Le sénateur Vert de Paris Jean Desessard a annoncé qu’il serait également présent, de même qu’une délégation du NPA, le parti d’Olivier Besancenot.

Il s’agit toujours d’obtenir une prime de départ de 30.000 euros.

A l’issue d’une réunion mercredi au ministère de l’Industrie, une prime de 11.000 euros, financée par les deux constructeurs, anciens clients de l’entreprise, avait été proposée aux salariés.

Ils ont fixé un ultimatum au 31 juillet pour obtenir leur prime de 30 000 euros, faute de quoi ils menacent toujours de faire sauter leur usine. Les salariés ont réclamé mercredi « de vraies propositions actées » à leur direction et aux pouvoirs publics.

« Il n’y a pour l’instant aucun dialogue avec la direction ou la préfecture. Il faut de vraies propositions actées. Si c’est par oral, on n’acceptera rien », a prévenu Guy Eyermann (CGT), coordinateur du mouvement des salariés.

Casse et crise : le plan d’aide à GMC

35+01:00p31+01:0005bsam, 09 Mai 2009 09:20:35 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Selon le Washington Post 7 mai : Government Says GMAC ( General Motors) Must Raise $13.1 milliards de dollars. The Federal Reserve has ordered the financing arm of General Motors to raise $13.1 milliards in new capital to ensure the firm’s stability in the face of heavy losses in mortgage and auto lending and costs related to taking over new loans for Chrysler dealers and customers, said sources familiar with talks between government and industry officials. The sum is among the biggest required for any U.S. financial institution, and could prove difficult for GMAC to raise because of the limited nature of its business and poor quality of its loans.

Apparaît clairement une vérité jusqu’alors plus ou moins occultée : les plus grandes pertes subies par General Motors proviennent de sa division « financement de crédits » qui soutenait les ventes d’automobiles. On est toujours bien dans la configuration des « bad loans » atribués n’importe comment avant de couler l’économie américaine

Grippe A : « Flu in a flush »

26+01:00p31+01:0005bmar, 05 Mai 2009 09:15:26 +0100+01:00 9,2008

Is Flu in a flush ? That is the question… La grippe aux chiottes ? Parce qu’après tout c’est (aussi) l’actualité internationale, mon expert de Londres s’est penché sur les Unes « on line » des quotidiens Britanniques pour voir si le « flu » faisait la une.. eh bien c’est assez « flu » mais pas trop. Nos voisins  » oversea » sont des voisins qui ont été très à la mode et dont on envie parfois et le flegme, et la politique. Et d’autres choses encore, comme les sandwiches triangulaires au concombre et pickle.. Visiblement, ils ont des cas dans des écoles de Londres, ce qui justifie un des titres de une. ( Guardian, The Independant) Mais le Times ne s’en préoccupe guère. Sans parler des Tabloids qui n’en font pas une ligne ( Sun, News of The World, Evening Standard) préferant le sport et Kate Moss  » Topless ». J’ajouterais que, en prime, « The Independant » titre en disant que c’est plus « effrayant que serieux » Pour dire leur niveau d’angoisse.. Non, les Anglais se souviennent surtout qu’il y a trente ans, Margaret Thatcher devenait « prime minister » (unanimement exceptés les Tabloïds). A quelques temps des élections et avec le probable retour des Conservateurs aux affaires ( D. Cameron est très populaire) voilà qui est bien plus intéressant que quelques cochons grippés.

Cette tragédie nous vaut une autre perle que nous devons au président mexicain Felipe Calderon. Manière comme une autre d’écrire l’histoire Annonçant que l’activité économique reprendrait progressivement à partir de mercredi au Mexique, avec, notamment, la réouverture des restaurants, le Président mexicain a promis lundi 4 mai de remettre le pays sur pied.

« Nous avons sauvé des milliers de vie, non seulement au Mexique mais dans le monde entier ».

Il faut reconnaître que, malgré le tapage, les Britanniques semblent avoir été plus raisonnables que nous : pour le monde entier, on ne compte que 700 cas confirmés pour la grippe A. dont 506 au Mexique même, avec 19 décès. Comme je l’ai écrit hier : rassurez-vous, la « A » reviendra à l’automne avec beaucoup plus de virulence. Mais on aura alors du mal à la distinguer des grippes automnales habituelles. Au demeurant toujours ravageuses. Pour rester sur ce registre porçin, le site web Bakchich consacre une belle enquête d’Amédée Sonpipet aux origines de la grippe A, que le site impute à un élevage industriel de porcs. Je cite :

Tout commence en 1994, lorsque sanctionnée et expulsée des Etats de Virginie et de Caroline du Nord pour contamination environnementale,« Smithfield Food », la plus grande entreprise d’élevage et de conditionnement de porcs des Etats-Unis, s’installe au Mexique –devenu la même année membre de l’accord de libre-échange entre les Etats-Unis et le Canada (accords ALENA).

Etendue sur une cinquantaine de sites dans l’Etat de Veracruz, « Granjas Carroll », la filiale mexicaine de « Smithfield Foods » a fait, depuis, l’objet de sérieuses plaintes de la part de la population pour ses pratiques d’élevage et de confinement qui mettent en danger la santé publique[…]

Le quotidien mexicain La Jornada publiait, en mars 2009, un article sur le décès de trois enfants en bas âge affectés par une maladie respiratoire qui touchait également 60% de la population, sur les trois mille habitants de La Gloria.

D’après le quotidien, des manifestations arborant des photos de cochons barrés d’une croix et portant la légende « Attention, danger : Granjas Caroll », ont eu lieu dans la localité début avril.

Et selon le Los Angeles Times, le premier cas confirmé de grippe A (H1N1) avait été détecté le 2 du même mois chez un garçon de quatre ans vivant dans la municipalité de Perote, dans l’Etat de Veracruz, à proximité « d’un élevage de porcs géré par la société américano-mexicaine, Granjas Carroll ».

Ce n’est donc pas un hasard que le foyer ce soit déclaré au Mexique. Pour la grippe Aviaire, il s’agissait de la Chine, un pays émergent et peu regardant sur les normes sanitaires et environnementales.

Nul doute alors, que ces élevages industriels soient de véritables bombes à retardement pour les épidémies mondiales.

De mexicaine à porcine, la nouvelle grippe qui effraie son monde a adopté un nom encore plus barbare. AH1N1. Pas une simple pudeur de langage…

Casse industrielle : la crise de l’automobile US en voie de dénouement douloureux

48+01:00p31+01:0005bdim, 03 Mai 2009 10:56:48 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Selon le NY Times, forts de leur réussite dans leur effort pour pousser Chrysler vers le dépôt de bilan, le Président Obama et son équipe espèrent que le choix de cette ligne dure va leur servir de levier pour contraindre General Motors à de grands changements. Même si GM est un groupe industriel plus important et plus complexe.

Toutefois, la politique de restructuration de GM sera beaucoup plus difficiles à mener. Le constructeur sera contraint de supprimer des dizaines de milliers d’emplois, et de fermer des usines et des circuits de districbution sur tout le territoire américain.

Et, ça ce n’est pas évident.

Crise : feu General Motors !

06+01:00p30+01:0004bmer, 15 Avr 2009 07:32:06 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Les premières grandes victimes de la crise ont été les banques. Puis a suivi l’industrie automobile. En Europe les gouvernements se débattent pour éviter le sort de l’industrie automobile britannique, aujourd’hui quasiment effacée du paysage.

Il faut savoir quand même que notre « modèle économique » fondé sur la bagnole est la clé de voûte d’un système complexe : en haut, les porte-drapeaux, en France, les Peugeot, Citroën, Renault. En Allemagne, les Mercedes, BMW, Opel…

Derrière, les sous-traitants, qui s’effondrent : car cette industrie automobile est bâtie sur du sable. Presque toutes les tâches sont plus ou moins largement sous traitées, et les entreprises qui oeuvrent pour le chef de file en sont totalement dépendantes. Derrière encore, il y a l’acier, les métaux non ferreux, les plastiques et par conséquent la pétrochimie. Des dizaines de milliers d’ouvriers.

L’industrie aéronautique est désormais organisée sur le même modèle : Airbus ou Boeing ne sont que des noms, des concepteurs-assembleurs sans cesse à la recherche de sous traitants – encore – au moindre coût possible.

Quand le chef tombe, tout s’effondre, comme des châteaux de carte.

D’où les batailles menées par les Etats pour maintenir la tête hors de l’eau les grandes entreprises automobiles, malgré la modification évidente de la manière de vivre : moins de banlieues, moins de supermarchés géants, retour vers la proximité, la ville telle qu’elle était autrefois.

Le « cas General Motors » ne s’explique pas autrement. GM, comme les autres Grands américains, a mal choisi sa stratégie fondée sur les ventes massives de UV – Utility vehicles -, ce que nous appelons en Europe les pick-up. Des ventes soutenues par un étrange système fiscal : les UV ont toujours été considérés comme des véhicules commerciaux, bénéficiant de ce fait d’exonérations fiscales importantes. Et de crédits pour les ventes relevant du même système que les subprimes : crédit à 100% quel que soit l’usage du véhicule en question.

Il fut donc sauver « the private GM » (le soldat GM) : le plan tracé par l’administration Obama prévoit que la société américaine sera séparée en deux.

La principale branche, mise en faillite provisoire, récupérerait les actifs sains de GM, tels que les marques Chevrolet et Cadillac, et peut-être Buick. Et sans doute GMC, principal fournisseur de l’armée américaine. Elle serait utilisée pour la relance du constructeur, bénéficiant d’un subventionement massif : 13,4 milliards de dollars (10 milliards d’Euros).

A condition que GM révise de fond en comble et sa stratégie et sa gamme de modèles pour l’adapter à un monde plus moderne que celui des éleveurs texans.

La deuxième société recueillerait les « actifs pourris » qui seraient liquidés au fur et à mesure des possibilités. Parmi ces laissez pour compte on relève Pontiac, Saab. Et Hummer, le constructeur des fameux véhicules de combat de l’armée américain, dont la monstrueuse version civile est  tellement appréciée des hyper snobs. Mais aussi dans le lot les fonds de retraite et la couverture santé des salariés.

Une question, essentielle pour l’économie européenne : que va devenir le constructeur allemand Opel, dont on ne se souvient jamais qu’il est depuis très longtemps une filiale de GM ?

La casse industrielle (suite et pas fin)

15+01:00p31+01:0003bdim, 22 Mar 2009 10:14:15 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

En cette fin de premier trimestre, les indicateurs traduisant le mouvement de casse industrielle deviennent de plus en plus inquiétants. Ainsi le constructeur et équipementier automobile Heuliez – qui produit en particulier des carrosseries et des voitures électriques -, confronté à des difficultés de financements depuis plus d’un an, risque une cessation de paiement en avril qui menacerait un millier d’emplois dans les Deux-Sèvres, s’est inquiété la CFDT du groupe.

Je me demande cependant parfois si certains industriels ne noircissent pas le tableau pour obtenir des subventions, en agiyant la menace de licenciements massifs..

Ainsi, un plan de refinancement du constructeur français basé à Cerizay (Deux-Sèvres), qui assemble le cabriolet Tigra du groupe Opel, est en cours de négociation. Il repose notamment sur un apport de 10 millions d’euros par l’Etat via le Fonds stratégique d’investissement (FSI) mis en place par le gouvernement pour soutenir des entreprises stratégiques confrontées à la crise.

Selon le site Boursier.com, d’après l’Inse, au quatrième trimestre 2008, l’emploi salarié du secteur concurrentiel se réduit de -106.800 postes (-0,6%), après -28.100 (-0,2%) au troisième trimestre. Dans les secteurs principalement marchands, les effectifs diminuent de -117.300 postes (-0,7 %) au quatrième trimestre, après -41.500 au trimestre précédent. L’emploi intérimaire accentue nettement son repli : -79.500 postes (-13,3%), après -21.800 (-3,5%) au troisième trimestre 2008. Hors intérim, l’emploi de l’ensemble des secteurs principalement marchands se réduit de -37.900 postes (-0,2%), après -19.700 (-0,1%) au trimestre précédent. Entre le 31 décembre 2007 et le 31 décembre 2008, l’emploi s’est réduit de -100.500 postes (-0,5%) dans l’ensemble des secteurs concurrentiels, après une augmentation de +330.000 en 2007 (+1,9%).

Sécurité : le débat sur le TASER s’envenime

21+01:00p31+01:0003bmer, 04 Mar 2009 11:27:21 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Mon correspondant Laurent Opsomer suit au millimètre le débat venimeux qui fait rage autour du TASER, le « pistolet électrique » dont l’emploi se répand en France. Son propos a le mérite de bien poser le problème en termes de politique locale puisqu’est visé avant tout l’équipement des polices municipales.

Le texte ici publié est un extrait. Ceux qui seraient intéressés par la références en particulier bibliographiques, devront me le demander, je les transmettrai par courrier électronique.

POLICES MUNICIPALES : UNE PROPAGANDE… ÉLECTRIQUE

La réalité du lobby des policiers municipaux ne s’arrête pas à la sphère politique. Il s’étend à la Toile, s’attaquant par des moyens détournés à ses contradicteurs. J’en veux pour preuve un récent message posté sur le site de « come4news.com » le vendredi 27 février 2009. Son titre ? « Monsieur Anti-TASER du Ministère de l’intérieur plus puissant que Nicolas SARKOZY ? ». Son auteur ? Un pseudonyme – révélateur – de « policeprotaser ». Que dit notre anonyme ? Il pose d’emblée une question : « Qui fait la loi au ministère de l’Intérieur ? » Suit une énumération (je me suis permis de corriger les fautes d’orthographe et de syntaxe): « Le président de la République Nicolas Sarkozy ? La ministre Alliot-Marie ? Le directeur général de la police, ami du président, Frédéric Péchenard ? » Que nenni selon notre homme ! A ses yeux, seul y règne en maître absolu un haut fonctionnaire de la police nationale, dénommé Christophe Fichot. Son crime ? S’être exprimé contre l’usage du Taser ou, pour les puristes, le pistolet à impulsions électriques (PIE) par les policiers municipaux. La preuve de son forfait ? Un article paru dans « La Nouvelle République » en date du 9 septembre 2008 – soit-dit en passant la réactivité n’est visiblement pas le fort de notre accusateur – et signé par Christophe Colinet. L’introduction est d’ailleurs à charge, je cite : « I l aura suffi qu’une poignée de maires de la Côte d’Azur et de l’Ile de France fasse pression au ministère de l’Intérieur pour que l’on autorise l’usage du Taser dans toutes les polices municipales, alors que majoritairement, elles n’y sont pas favorables, confie une proche du commissaire Christophe Fichot, ancien chef du bureau Études de la direction générale de la Police nationale, aujourd’hui à l’IGPN (Inspection générale de la police nationale). » L’odieux personnage ! Le bougre a vraisemblablement dû être contaminé par Jacques Genthial pour oser de tels propos. Pis, il doit avoir des accointances politiques douteuses puisque l’on retrouve les mêmes assertions dans « La Voix du Nord » dans l’édition du jeudi 11 septembre 2008 […]
Alors anti-Taser Christophe Fichot ? Contrairement à ce qu’affirme notre aimable contradicteur, pas du tout ! Il y a même une contre-vérité flagrante ! « La Nouvelle République » révèle, en effet, dans ses colonnes que c’est « Christophe Fichot, qui, aux côtés du ministre de l’Intérieur d’alors, Nicolas Sarkozy, officialisait l’introduction du Taser dans la gendarmerie et la police nationale en septembre 2005 ». Etrange pour un supposé opposant au Taser. Mais cette contradiction apparente n’émeut nullement notre « policier PRO TASER » – vu que c’est ainsi qu’il se présente – qui poursuit sa démonstration, dénonçant le lobbying de Fichot et consort ! Christophe Fichot ayant recommandé de ne pas étendre le Taser aux policiers municipaux, notre quidam lance fièrement : « il préfère sûrement  le calibre 38 magnum équipant actuellement plus de 13 000 policiers municipaux puisqu’il ne s’est pas opposé à cette dotation en 2002 ! » L’envolée est lyrique mais s’effondre à l’examen des chiffres : en 2006, le ministère de l’Intérieur recensait 3 326 communes dotées d’une police municipale, employant 17 458 fonctionnaires – ce qui est remarquable si l’on compare avec les données de 1984 (5641 gardiens de police municipale à l’époque pour 1748 communes) ou même de 1997 (sur les 36 678 communes de Métropole et des DOM, 2 497 avaient une police municipale pour un total de 12 548 agents). Mais sur ce total, seul un tiers est armé (38 % précisément). Par conséquent, on est loin, très loin des 13 000 agents avancés de manière si cavalière. On peut également opposer à cette assertion erronée les demandes répétées d’organisations syndicales des policiers municipaux, notamment le SNPM (Syndicat national de la police municipale, affilié à la CFTC) et le SIPM (Syndicat indépendant de la police municipale, émanation de la Fédération professionnelle indépendante de la police ou FPIP, et aussi minoritaire dans la police municipale que l’est la FPIP dans la police nationale), pour promouvoir l’armement automatique de la profession. Or, pourquoi ces instances syndicales s’agiteraient-elles à ce propos si les trois quarts des agents de police municipale étaient armés ?
Dans son élan, notre dénonciateur va pourtant plus loin, s’étonnant que « Depuis le changement de gouvernement et l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, plus le moindre fifrelin de TASER n’a été commandé et il n’en est prévu aucun…. » Diantre ! La Police nationale (PN) serait-elle aujourd’hui au pain sec et à l’eau ?! Comment expliquer alors que le budget de la PN s’élève pour 2009 à 8,612 milliards d’euros contre 8,446 milliards en 2008 ? Ce n’est donc là encore qu’un pieux mensonge… D’ailleurs, la PN a commandé des PIE l’an dernier puisqu’un grand nombre de départements qui n’avaient pas été équipés, comme le Loir-et-Cher par exemple, l’ont été. Mais il est vrai que les armes sont restées dans les armoires fortes plusieurs mois avant que les DDSP (Directions départementales de la sécurité publique) des secteurs concernés autorisent la formation des agents des BAC (brigades anti-criminalité), seuls habilités à s’en servir au sein de la PN. Par contre, notre délateur ne s’étonne guère de la rapidité de l’introduction du PIE dans certaines polices municipales. Pis, il fait complètement l’impasse sur une réalité : « La parution du « décret Taser » n’obligera en rien les communes à désarmer leurs polices au profit du Taser. Mais, du côté du ministère, on espère qu’au fil du temps la proportion des policiers municipaux dotés d’armes à feu diminuera » (Le Parisien, 8 septembre 2008. Or, le PIE ne remplace nullement les armes à feu, le revolver calibre 38 Spécial (et non magnum) ou le pistolet de 7,65 mm, il vient en sus ! D’ailleurs, ses supporters n’ont jamais dit autre chose. Ainsi, Antoine Di Zazzo, directeur général de Taser France, a rappelé que « le PIE n’est pas fait pour remplacer les armes à feu » (Le Point avec AFP, 16 avril 2008. De son côté, Francis Vercamer, député NC et maire de Hem, a sciemment entretenu le doute dès l’origine, déclarant notamment : « Peut-être qu’à terme, le Taser remplacera l’arme à feu à la ceinture des policiers hémois. Ou peut-être pas. » (La Voix du Nord, lundi 8 septembre 2008). Enfin, Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret et proche de Nicolas Sarkozy, est encore plus catégorique : c’est NIET ! « Avec le Taser, nous renforçons leur équipement, se réjouit le député-maire UMP de Levallois. C’est une arme intermédiaire. Nos policiers [municipaux] ont déjà la panoplie complète ! » (Le Parisien, 9 septembre 2008) et les journalistes du quotidien francilien de remarquer : « Ici, difficile de distinguer rapidement un policier municipal d’un national. » Mieux, selon ce sympathique politicien,  « Le Taser est l’arme idéale, car elle ne blesse pas, elle paralyse l’individu visé quelques minutes » (Le Point, 8 septembre 2008. Même son de cloche à Reuil-Malmaison où l’on considère que « Face à des gens déterminés ou dans un état second, c’est intéressant d’avoir un Taser pour pouvoir les immobiliser. Surtout si, médicalement, il n’y a pas de danger pour l’individu. » (Le Parisien, 9 septembre 2008)
Aucun ne semble apparemment avoir pris connaissance du rapport d’Amnesty International, ni même prêté attention aux faits divers émaillant pourtant la presse à ce propos. Pas un n’a relevé les 334 morts avancés par l’ONG dans un communiqué en date du 16 décembre 2008, repris par « L’Humanité » le lendemain, ou les 68 victimes du Taser évoquées par « Le Parisien » le 20 décembre, ni même la dernière victime en date aux Etats-Unis le 12 février dernier à San José, une localité à 70 km au sud-est de San Francisco en Californie, où « C’est la deuxième fois en trois mois qu’un suspect succombe à un tir de Taser de la police à San José, et le sixième cas dans la ville depuis que la police a commencé à utiliser ces armes en 2004, selon des associations surveillant les agissements des forces de l’ordre ». Même Rama Yade, secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme, a relancé la polémique sur la dangerosité du Taser, considérant que « Le recours au pistolet à impulsion électrique Taser par la police doit être « strictement encadré », notamment dans son usage contre des mineurs, et pour éviter que quelqu’un « y laisse la vie » ».
Faut-il en conclure que ces édiles manquent singulièrement de lecture à ce sujet ?
[…]
Ceci dit, reste une réalité : depuis le décret n°2008-993 du 22 septembre dernier,  les policiers municipaux peuvent désormais vous électrocuter… Ajoutez-y le flash-ball, le tonfa, le gaz lacrymogène et autre gel poivre, et le policier municipal dispose dorénavant de la panoplie complète du parfait policier anti-émeute!
Néanmoins, notre homme ne ment pas lorsqu’il écrit : « Christophe Fichot recommandait alors de ne pas étendre cette mesure aux policiers municipaux. Il n’a donc pas été suivi. » Quel désaveu pour « le maître suprême du ministère de l’Intérieur », du moins présenté comme tel par notre spécimen PRO-TASER. « Pourquoi ? », telle est la question que s’est immédiatement posée « La Nouvelle République ». Faut-il croire à une salutaire rébellion politique ? Hélas ! La vérité est plus prosaïque : « le lobby du Taser est fort : onze communes attendent ce décret les autorisant à utiliser des pistolets à impulsion électrique à Hem (Nord), Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), Le Raincy (Seine-Saint-Denis), Claye-Souilly, Émerainville (Seine-et-Marne), Étampes (Essonne), Dole (Jura), Orange (Vaucluse), Venelles (Bouches du Rhône) et Toulouse (Haute-Garonne). Des maires emmenés par Éric Raoult (UMP). Michelle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur leur avait promis d’aboutir à l’automne 2007. Elle a tenu parole. »  La réalité de ces pressions d’ailleurs reconnue et assumée par les intéressés. Pour preuve cette confidence d’un des élus concernés au « Parisien » : « Un certain nombre de députés, comme moi, ont fait du lobbying depuis des mois auprès de Michèle Alliot-Marie », confie le député maire (UMP) de Claye-Souilly, Yves Albarello, qui avait acheté cinq pistolets pour ses fonctionnaires. » Notez, néanmoins, qu’après les élections, deux municipalités se sont désolidarisées de cette démarche : Toulouse et Dôle. Toutefois, on ne vantera jamais assez les mérites de la double casquette en politique !
Voilà pour les hautes sphères. La réalité est cependant tout autre sur le terrain : si « Le Taser et le cheval sont très tendance dans la police municipale » comme l’affirme « La Voix du Nord » le 15 octobre 2008 à l’occasion d’un carrefour des polices municipales à Mons-en-Baroeul, localité de la conurbation lilloise, ou si « Le Taser [est] à utiliser avec modération » comme le suggère doctement « Le Journal du dimanche » le 19 octobre, le PIE ne rencontre pas à ce jour le succès espéré par les commerciaux de la firme américaine. […]
A Vernon dans l’Eure « La ville dit non au Taser » et à Lille la première magistrate, Martine Aubry, a eu droit à la visite de deux huissiers dépêchés par la société Taser France, délicate attention de sa part suite aux propos de celle-ci à l’encontre de son produit fétiche. Pas plus de succès dans l’ouest où « Les policiers municipaux [ne seront] pas équipés de Taser » à Caen. Dans ce dernier cas de figure, le grand quotidien atlantique Ouest-Francedonne d’ailleurs la parole à un responsable syndical local : « Ce n’est pas la panacée, mais c’est un bon compromis entre l’arme de poing et le contact physique », indique, à titre personnel, David Hébert, délégué régional du Syndicat national de la police municipale. Tandis que « Moins enthousiaste, le Syndicat national majoritaire de la police municipale (SNPM) déclare, par la voix de son vice-président, Frédéric Foncel, que « le droit d’utiliser les Taser ne figure pas parmi les priorités des agents. Ils travaillaient correctement avant que cette arme soit autorisée ». Cherchez l’erreur !
Mais notre « policier PRO TASER » n’a cure de ces évidences et inonde alors la Toile de sa prose. Il s’est littéralement défoulé, créant pas moins de dix blogs différents en sus de celui précité ! Tous identiques et postés le même jour, à savoir le vendredi 27 février 2009 !

Notre bonhomme a peut-être, des actions chez Taser sinon comment expliquer un tel déchainement ? Pourquoi diable cette guerre de propagande sur le Net ? Finalement, cette démarche s’apparente davantage à une cabale à l’endroit d’un opposant légitime à la montée en puissance des polices municipales. Le Taser n’est ici qu’une excuse, qu’une couverture pour attaquer indirectement un fonctionnaire de police ou toute autre personne qui ne fléchit pas devant le lobby des policiers municipaux.

Justice : AZF plus de débat dans un procès tout en plus

50+01:00p28+01:0002blun, 23 Fév 2009 09:16:50 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Ouverture aujourd’hui à 14 heures du procès AZF : après l’explosion qui a ravagé l’usine chimique AZF à Toulouse, en septembre 2001, on a déploré 30 morts, dont 22 employés du site. Il faut le rappeler au préalable.

Ensuite, ce sont des chiffres, chaque chiffre voilant une vie brisée. Des milliers de blessés. 1400 se sont portés partie civile, défendus par une soixantaine d’avocats. 200 témoins à la barre, des floppées d’experts qui se contredisent. Un responsable unique : la société chimique « La Grande Paroisse », filiale de Total.

D’une certaine manière, pour déterminer les responsabilités réelles, un grand spectacle qui va se dérouler sur 4 mois, dans une salle d’audience pouvant contenir 1 000 personnes. Une première en correctionnelle, les débats seront filmés. Spectacle encore, puisque la Justice est elle aussi entrée dans l’univers du spectacle.

Selon Me Alain Levy, avocat repréentant 31 parties civiles, cité par Le Figaro …

Dans le dossier AZF, le code prévoit par exemple des amendes qui varient entre 225 000 et 375 000 euros, ce qui est insignifiant si l’on considère que la catastrophe a fait 30 morts et plusieurs milliers de blessés pour lesquels Total a déjà versé près de deux milliards d’euros d’indemnisation. […] Aujourd’hui, l’industriel responsable de la catastrophe ne risque donc rien d’autre que son image de marque.

Je ne crois pas me tromper en avançant qu’une fois de plus on va mettre de côté toutes les données des enquêtes et de l’instruction pour recommencer à zéro les investigations, à la barre. C’est désormais la règle, et c’est bien : tout se débat au grand jour, le secret doit être exclu de la pratique judiciaire.

Bien que je sois éloigné de Toulouse, je vous donnerai mes impressions, autant que possible. Et, pour une fois, on ne vous parlera pas de Nicolas Sarkozy.

Taxe professionnelle : pédagogie et embrouilles

27+01:00p28+01:0002bsam, 07 Fév 2009 13:00:27 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Hier j’ai rapporté les doutes quant à la réalité des chiffres concernant la taxe professionnelle que Mon excellent Président Nicolas Sarkosy promet de supprimer :

# 8 ou 28 milliards d’euros ? Philippe Laurent, le président (divers droite) de la commission des Finances de l’Association des maires de France évalue à 28 milliards d’euros, dont 10 remboursés par l’Etat, le montant de la taxe professionnelle, perçue par l’ensemble des collectivités locales dont Nicolas Sarkozy a annoncé la suppression en 2010, et non huit comme l’a affirmé le Président. “En cas de suppression, il resterait 18 milliards d’euros à trouver, et non 8 milliards”, souligne Philippe Laurent. Mon Bien aimé arrange les chiffres quand ça l’arrange et il aime donner ce qu’il n’a pas.

Ces explications ont provoqué dans la journée d’hier une grande confusion. Telle que le ministère des Finances a du se fendre d’une explication de texte, très technique, et pour le moins surprenante. En réalité, la séquence est beaucoup plus compliquée, car le Président s’est bien gardé d’entrer dans le détail, sans doute soucieux de « ne pas embêter » les téléspectateurs. Or ce qu’il a avancé est en partie erroné ! Comment Nicolas Sarkozy est-il parvenu à évaluer à un chiffre de 8 milliards d’euros les économies procurées aux entreprises par la suppression de la taxe professionnelle ?

Par un tour de passe-passe, bien sûr. Je vous détaille ça, un exercice que le Président a d’ailleurs éludé. Depuis la disparition de la taxe professionnelle sur les salaires due à un gouvernement de gauche, à l’heure actuelle le total de la taxe professionnelle représente 28 milliards d’euros. Dont 11 milliards d’euros représentent la taxation sur l’outil de travail, et 17 milliards la taxation sur les immeubles à caractère industriel et commercial.

La suppression porterait sur les 11 milliards d’euros concernant l’outil industriel, une taxe au demeurant unique en Europe. Mais du coup, le bilan des entreprises s’en trouverait revalorisés. Et l’Etat pourrait espérer un retour dans les caisses publiques de 3 milliards d’euros au titre de la taxation sur les bénéfices des entreprises. 11- 3 = 8. Si demonstrat. Je te donne et je reprends.

Sauf que cette mesure provoque de vives protestations dans les   collectivités locales puisque pour elles la taxe professionnelle constitue une grosse partie de leurs ressources. La supprimer reviendrait à revenir d’un trait de plume sur plusieurs décennies de décentralisation. En effet, dans l’attente de l’attribution d’une mythique taxe carbone pour remplacer la taxe professionnelle, l’Etat devrait compenser la disparition de la ressource par des dotations dispensées par le gouvernement. Les collectivités ne seraient plus libres d’agir en fonction de leurs propres décisions. Et ça, ça ne plaît pas, même à droite. Interpellé lors du débat budgétaire au Conseil général des Hauts de Seine qu’il préside, Patrick Devedjan, ministre de la relance, s’est perdu dans des explications hasardeuses et embrouillés. D’où il semble ressortir qu’il approuve cette suppression tout en la regrettant. Bel exercice d’école à la télévsion bfm hier.  Essayez de comprendre ce qu’il nous dit :

Les élus se battent pour avoir des entreprises sur leur territoire, mais, s’ils n’en tirent plus de recettes, ils n’en voudront plus. Il y aura un effet pervers terrible. Il faut donc asseoir la recette sur quelque chose de plus intelligent que la taxe professionnelle. Il y a la taxe foncière qui est payée par les entreprises, qui peut être affectée d’une partie de la différence, il y a la taxe carbone…

En clair, ça paraît relever de l’idée « comme ça », et non d’un plan mûrement réfléchi. J’aime bien ces hommes de cour qui approuvent toujours le chef. Qui opinent du chef. Qui branlent du chef. Surtout ne pas déplaire à mon Président, sinon, comme on l’a vue à notre Belle amie Rachida, il pourrait se fâcher et vous retirer votre prébende politique. Pour la refiler à son fils, Jean Sarkozy, le scootériste, qui est censé commencer une grande carrière politique. Au Conseil général des Hauts de Seine.

Crise : la France a toujours un coup de retard

50+01:00p28+01:0002bjeu, 05 Fév 2009 09:11:50 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Voilà quelques mois j’écrivais ceci :

Et si la crise était un événement salutaire ? Et Si elle nous obligeait à rechercher d’autres solutions ?
En France, on n’y est pas encore : dans son plan de relance, pour sauver l’emploi des ouvriers de l’automobile, Notre excellent Président, mon OmniPrésident, privilégie le soutien économique à l’industrie de la bagnole. La source de toutes les pollutions. Et nous voici reparti pour un tour…

Depuis, beaucoup de bavardage, et le plan de relance, lequel quoiqu’en pense Mon bon Président Sarkozy, est un bel exemple de saupoudrage. Je ne vais pas revenir sur la critique, sauf sur un point : comme Barack Obama aux Etats-Unis, notre Président avait l’opportunité de s’engager de façon hardie dans une voie nouvelle, dans la voie d’une nouvelle économie qui fonderait ses capacités d’expansion sur toutes les techniques environnementales.
Ne croyez surtout pas que je sois un fanatique de la politique des Verts et de leur obsession antinucléaire – que je ne m’explique pas bien sauf à les croire financés par les producteurs de pétrole – . Au contrait. Je pense qu’il faut renforcer l’indépendance énergétique de la France en particulier, de l’Europe en général. La récente crise du gaz russe, cet hiver, en démontre l’impérieuse nécessité. Pour accentuer cette indépendance énergétique de  la France, et remplacer les vieilles centrales dont certaines seront bientôt à bout de souffle, le Président lance le chantier d’une nouvelle centrale nucléaire EPR qui prendra place sur les rives de la Seine. De façon curieuse, ce projet ne figure pas dans le Plan de relance. Alors, l’intention nucléaire ne serait-elle due qu’à un effet d’annonce ? On espère que non. Mais, pour le reste, le plan de relance est désespérément plat. On va encore allonger les lignes LGV (lignes à grande vitesse) mais encore une fois on oubliera la desserte du territoire « non rentable ». En revanche, on voit que de nouvelles autoroutes vont voir le jour. Pour donner du travail aux ouvriers des Travaux publics. Evidemment pas pour diminuer la place de la bagnole. Des bagnoles, on va en acheter un paquet pour les flics et les gendarmes. Pour sauver Renault ou Peugeot ? Même pas puisque les règles de la Communauté européenne imposent des appels d’offres au niveau de la communauté. Au lieu de renforcer encore plus massivement les transports publics, un renforcement très favorable pour l’emploi, on va encore une fois venir en aide à l’industrie automobile.
« Depuis toujours, me confie un expert, haut placé dans une organisation professionnelle, on va céder aux jérémiades des patrons du secteur, on va les arroser de subventions, comme aux Etats-Unis d’ailleurs, mais sans leur imposer de vrais devoirs autrement que sous forme de bonnes paroles. »
Sinon, je ne vois rien sur la recherche en vue de développer les énergies nouvelles ? Le Monde publie certes la photo d’un vaste quartier de banlieue où toutes les maisons doivent êtres dotées d’une production d’énergie par panneaux solaires. Mais c’est au Japon. Où ont les crédits pour le développement de turbines marines pour la production d’électricité ? Où sont les crédits pour les moteurs électriques destinés à la motorisation des bagnoles ? Les 100 000 logements sociaux à lancer seront-ils obligatoirement dotés de chauffage et production d’eau chaude par énergie renouvelable ?  Où sont les intentions affichées de promouvoir de nouveaux développements économiques ?
On a une immense occasion avec la crise qui bouleverse le monde. Pour une fois, les Etats-Unis nous montrent la voie en pariant de propos délibéré sur les énergies nouvelles, sur une autre société. Pourquoi les Français qui se déclarent si intelligents vont encore se retrouver à la traîne faute d’avoir anticipé ?
La dernière anticipation majeure remonte aux années 1970 lorsque sur injonction du Général De Gaulle Pierre Messmer a lancé le programme électro-nucléaire. Près de quarante ans sans imagination, c’est un peu beaucoup, non ? Pour le moment, le gouvernement semble obsédé par d’étranges préoccupation majeures : comment casser les syndicats, comment imposer des baisses de salaires, des diminutions d’avantages sociaux pour faciliter la croissance des profits du capital. Savez-vous que malgré la « crise » la majorité des sociétés du CAC 40 afficheront de beaux bilans bénéficiaires ?

Film : Nulle part, terre promise

36+01:00p31+01:0001bsam, 24 Jan 2009 17:38:36 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Un film d’Emmanuel Finkiel, Prix Jean Vigo, Festival de Locarno, sélection officielle. Présenté le 23 janvier comme ouverture au Forum des Images d’un nouveau festival, « Un état du monde… et du cinéma » soutenu notamment par rue89. FRANCE – Fiction – Couleur – 1h34 – Avec Elsa Amiel, Nicolas Wanczycki, Haci Aslan, Haci Yusuf Aslan, Abdurrahim Apak, Joanna Grudzinska.

Vous prenez trois groupes de personnages en principe sans rapport entre eux : un cadre sup français chargé de la délocalisation en Hongrie d’une usine de réfrigérateurs : la délocalisation étant entendue comme le paradis des entreprises à la recherche des bas salaires ; trois clandestins kurdes qui franchissent les frontières d’Europe pour atteindre le paradis britannique, de l’autre côté de la Manche. Et une étudiante, peut-être anglaise, qui explore l’Europe de la crise, en filmant tout ce qui tombe sous son regard, de la France à la Hongrie en passant par l’Allemagne. Vous battez les cartes, vous les installez dans des fonds de décor nocturnes et glauques inspirés des graphes urbains, hantés par des chauffeurs de camions bulgares, des futurs chômeurs français, des ouvrières hongroises au rabais, des clodos.

Et vous obtenez un film subtil racontant les trois voyages des personnages dans cette Europe désarticulée. Planqués dans des camions ou dans des trains, les Kurdes pourchassés par les flics courent d’étape en étape du fin fond de la Turquie au bord de la Manche, à Calais. Deux adultes, et un gamin superbe, à la fois candide et apeuré, images de la désolation et d’une volonté farouche de s’en tirer. Arrogant, futur directeur de l’usine délocalisée, le cadre sup assiste au démantèlement de l’usine en France sous les huées des ouvriers, il assiste encore à sa réinstallation en Hongrie, et, peut-être il commence à comprendre. Quant à l’étudiante, lien entre tous, elle court ici et là. Avec sa mini caméra numérique elle filme les ouvriers, elle filme les pauvres. Pas parce qu’ils sont pauvres, mais parce que leurs images sont fortes. A Budapest, après une soirée agitée, elle rencontre un couple d’ouvriers avec lesquels elle se lie d’amitié. Elle, enceinte, travaille dans un atelier déjà opérationnel de l’usine délocalisée. Les Kurdes se planquent dans les camions derrière des marchandises entassées, des produits pas cher pour l’Europe prospère. Ils survivent, et le gamin demande : quand est-ce qu’on prend le bateau ?

Très beau film, presque esthétisant dans sa volonté de transcrire au cinéma le monde des grapheurs. Un film très subtilement construit, magnifiquement interprété, alors que la plupart des comédiens sont des non professionnels. Evidemment, les histoires ne sont pas très réjouissantes. Encore que la solidarité entre les uns et les autres réchauffe le coeur. Sobre dans le propos : Finkiel ne donne pas dans l’émotion larmoyante. Et pourtant l’émotion est sans cesse présente. On comprend mieux l’état de la crise. Il n’y a pas de terre promise.

affiche4

La crise et le complot des incapables

46+01:00p31+01:0001bdim, 04 Jan 2009 11:33:46 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Morgan, faillite

Regardez cette image, photographiée dans une vitrine à Cannes cette semaine. Elle reflète évidemment l’image d’un monde absurde tombé dans le chaos. Quand le groupe Morgan se débat dans les pires difficultés, les filiales recrutent encore du personnel.morgan-31

Morgan, créateur et distributeur de vêtements pour femmes, a révélé , mardi 30 décembre, avoir été placé en redressement judiciaire après s’être déclaré en cessation de paiements, le 24 décembre. La société sera soumise à une période d’observation de six mois.

Les premières boutiques Morgan, créées en 1968 par Claude Bismuth et Pierre Barouch, étaient, une marque star de la mode à petits prix dans les années 1990.  Officiellement, étonnement et consternation. En réalité, cette chute brutale n’a rien d’inattendue. La crise a bon dos. Propriété à hauteur de 40% du fonds Apax, la chaîne est depuis deux ans sur une pente fatale. Gestion insuffisante, la crise ne pardonne pas les fautes. Le dossier Morgan est emblématique des graves erreurs de gestion qui ont précédé la crise.

Selon le magazine Capital, les financiers d’Apax, seraient assez pressés de se dégager de Morgan, “excédés” par la mauvaise gestion de la société depuis plus de deux ans. Mi-2006, les dirigeants du fonds avaient  tenté de redresser le groupe en virant le patron fondateur Claude Bismuth. Mais faute de parvenir à rendre à nouveau Morgan bénéficiaire, Apax aura fini par abandonner. Morgan accumulait les pertes depuis 2006. Et la crise aurait accéléré la déconfiture de la société. En 2008, le chiffre d’affaires des 500 boutiques Morgan présent dans 50 pays, a reculé de 9 % à 140 millions d’euros. La société, qui emploie 1 000 personnes, dont 750 en France n’était plus en mesure d’honorer ses créances de 30 millions d’euros au total.


La casse industrielle : le feuilleton

10+01:00p31+01:0012bsam, 27 Déc 2008 17:15:10 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Ce billet reprend en partie mon précédent texte sur la casse industrielle, pour le transformer en feuilleton. Quoi de neuf ce matin ?

l-5a482f7c37d74d15801e8860ca28c2151

Dollar, année zéro ? Je répercute un pseudo dollar adressé par un correspondant.

Version rénovée de mon billet sur la Casse industrielle. Je vous recommande de m’envoyer les informations de complément.

« Si l’on tarde trop, la filière automobile risqe de disparaître »

Tel est l’avertissement sans frais de Jean Lamy, Président du Comité de liaison des fournisseurs de l’automobile, dans une lettre adressée à Nicolas Sarkozy. Comme aux Etats-Unis, le secteur automobile est profondément ateint par la crise. La baisse du pétrole permettra-t-elle de redresser la situation, ou bien assiste-t-on à un phénomène de plus grande ampleur, une détérioration profonde qui ne serait pas seulement conjoncturelle ? Il est possible, au demeurant, que emportée par les espoirs, par les perspectives nées avec la bulle financière, l’industrie automobile ait été surdimensionnée. Mais on doit rappeler aussi qu’en Grande Bretagne les plus grands constructeurs ont tout simplement disparus !

On doit ajouter à la liste de la casse, en éliminant les doubles mentions :

Valeo, 1600 postes supprimés

Faurecia, 1215 postes supprimés en 2009-2010

Molex 300 emplois à supprimer

Tyco Electronics 600 emplois

Klarius 200 emplois menacés dans cette société en liquidation

Key plastics France 300 emplois dans cette société en cessaton de paiement

Trelleborg équipementier automobile (Carquefou) 461 emplois supprimés dont 150 intérimaires, dans un plan de suppression depuis avril. Du chômage partiel a été décrété.

A l’initiative d’un internaute :  ajouter Milan presse (Toulouse), avec un plan de licenciement d’environ 40 personnes.

On apprend ce matin par le Figaro que les “Trois Suisses” naguère le Numéro 1 de la vente par correspondance en France devrait supprimer 400 postes en février, dont 140 et 170 emplois au siège de Roubaix. Les autres réductions d’effectifs concerneraient les six centres d’appels téléphoniques de Villeneuve-d’Ascq, Rouen, Marseille, Nantes, Lyon et Nancy. Après la Redoute en voie de réorganisation, et la  CAMIF récemment liquidée, c’est le troisième spécialiste de la vente par correspondance qui subit de graves difficultés. Mais, en l’occurrence, la “crise” n’y et sans doute pour rien alors que les ventes par Internet explosent, + 40% pour les achats de fin d’année. Justement : les anciens ne semblent pas avoir pris assez tôt et bien le tournant de l’informatique, la “crise” amplifie seulement le problème. LA REDOUTE (Roubaix) : 672 licenciements dont 151 au siège
CAMIF (Niort) : 980 emplois

Toutefois les Trois Suisses démentent en partie cette information ; il ne s’agirait que d’une réorganisation des services en vue d’une meilleure adaptation aux nouvelles techniques. On veut bien.

Chanel fin des CDD et intérimaires. Environ 200 personnes seraient concernées. Le magasin historique de la rue Cambon est également touché avec le départ programmé de 16 employés.
Selon Manuel Blanco, secrétaire fédéral des industries chimiques CGT, « 200 suppressions de postes de CDD et intérimaires ont été annoncées au sein du groupe mi-décembre pendant un Comité central d’entreprise, ce qui représente environ 10% des effectifs de production ».

Et, malheureusement, la casse industrielle se poursuit de plus belle : un effet d’aubaine ? Une usine va même jusqu’à confier la garde de ses locaux à son personnel ouvrier, après rupture du contrat avec la société de gardiennage !

Selon  Le Canard Enchainé MBAOP (Sarkozy) s’attendrait à 2,5 millions de chômeurs fin 2009, avec effondrement de la filière automobile, de l’aéronautique, des effets sensibles dans le commerce et le tourisme. Le plan de relance piloté par Devedjan sera-t-il suffisant pour enrayer cette spirale vers la catastrophe ?

Enfin une bonne nouvelle : selon l’AFP, le tribunal de commerce de Grenoble a autorisé la reprise de la papeterie Matussière et Forest de Turckheim (Haut-Rhin) par un ancien cadre de l’entreprise, Pierre Gavelle, qui s’engage à embaucher 95 personnes en 2009. Le projet de reprise de Pierre Gavelle, qui était notamment soutenus par la CCI de Colmar, prévoit une modernisation du site de production et l’embauche de 95 personnes en 2009 et la création de 25 emplois supplémentaires en 2010-2011.

Mon papier sur l’économie criminelle n’est pas passé inaperçu, il a attiré des dizaines de réactions. Je vous en transmets l’essentiel, pour éviter qu’elles ne soient perdues.

de dulconte | Conteur perdu à Buenos Aires | 24/11/2008 | 12H16
quand je lis ce titre Et si les crises étaient causées par des gangsters ?
la première réaction est de penser que les tenants du capitalisme financier ont trouvé un bouc émissaire idéal. Ainsi ils n’ont pas besoin de se remettre en cause et, quand la situation le permettra, relanceront leur campagne de propagande (je ne crois pas que cela ait d’autre nom), sur les bienfaits de l’ultra-libéralisme, la main invisible des marchés et autre âneries du même genre. Oh bien sur ils auront trouvé d’autres jolis noms pour décorer le paquet, mais le fond sera le même. Le travail de sape des acquis des conflits ouvriers du 19ème et 20ème siècle reprendra au projet d’un petit nombre et nous retournerons tranquillement vers des oligarchies paternalistes. Une fois encore l’exemple argentin est intéressant. En effet la dernière dictature n’avait pas eu d’autre but que de détruire la classe moyenne du pays, seul pays latino-américain qui avait réussit à en développer une. C’est cette même classe moyenne qui payera au prix fort la crise de 2001 (100 milliards de dollars ont quitté le pays les jours précédant la crise, les comptes bancaires en dollars ont été passé en pesos, quand ils n’ont pas été supprimeés grâce aux faillites de nombreuses banques, par contre les prêts sont eux restés en dollars). Bref même si la méthode argentine est pour le moins brutale, elle n’est pas sans rappeler ce qui se passe actuellement. D’ailleurs les Argentins se marrent comme des tondus quand ils entendent les grands discours des chefs d’états des pays du premier monde (c’est comme cela qu’ils appellent les pays occidentaux) tenir exactement les mêmes discours que leurs propres politiques en 2001-2002.
La seconde impression c’est qu’en fait le système lui même est mafieux, ce qui le rendra particulièrement difficile à réformer.

Quand je pense que 100 milliards me semblaient astronomique il y a encore quelques mois et qu’aujourd’hui la « normalité » à un zéro de plus.


brigadoon | ouf!!! | 24/11/2008 | 16H40

Merci Philippe pour cet article.

Je peux me payer un petit coup de chapeau, non ?

Cela conforte grandement mon entendement du capitalisme : un système mafieux dont certains sont légitimés et d’autres tentent de l’être. Mais les principes qui sont au fondement sont les mêmes : vendre une voiture ou des reins; des armes ou de la drogue ou du travail au noir après tout il n’y a que la législation et le statut de ceux qui le font pour y voir des différences.
Et qu’on ne me dise pas que la drogue tue et pas les voitures, il suffit de voir les chiffres des accidents de la route, les armes tuent aussi, Monsanto aussi et le travail délocalisé ou stressant aussi, etc…
Combat entre capitalistes pour prendre des part de marchés légales ou illégales (voir la crise des ordures à Naples) sur le dos des couillons qui croient à ce système en y participant passivement ou activement.
On n’a pas fini de se faire plumer !!!!

La réaction la plus importante nous vient de Marie 75. Elle a pris la peine de collationner toutes les actions de licenciement récentes, auxquelles elle ajoute les mesures de chômage technique. Je ne conserve que les licenciements. C’est impressionnant, on a l’impression de voir toute l’industrie s’en aller dans le vide. En enfer. C’est surtout la grande casse de la sous-traitance, de ces PME et PMI qui sont censées faire la richesse d’un pays ! Une liste, ou un martyrologue ?

nouvelle liste publiée pour novembre-décembre

ARCELOR-MITTAL : 1400 salariés
RENAULT : 4 000  licenciements dont 1 000 salarisé à Sandouville.
HEWLETT-PACKARD(Brest, Nantes, Rennes, Tours, Toulouse, Lyon et Nanterre) : 580

salariés.
ADECCO (en France) : 600 salariés.
ALICE : (Paris) : 350 salariés.
LA REDOUTE : 672 salariés.
CAMIF (Niort) : 980 salariés.
FORD (Blanquefort) : 1600 salariés,
PSA : 3 500 suppressions d’emplois dont 850 salariés à Rennes
TYCO (Pontoise, Chapareillan, de Val-de-Reuil) : 620 salariés.
RANGER (Theillay) : 442 salariés.
CONTINENTAL AUTORADIOS (Rambouillet) : 400 salariés.
MOLEX (Villemur-sur-Tarn) : 300 salariés. JOHNSON CONTROLS (Grand Quevilly) : 280 salariés.
NXP (Caen) : 280 salariés.
KLARIUS (Dreux) : 238 salariés.
LEAR (Offranville) : 150 salariés.

TREVES CERA : (Reims et Paris) : 145 salariés.

TREVES PTPM : (Ay) : 40 salariés. TREVES MATT : (Montcornet) : 40 salariés. TREVES MPAP

(Ploërmel) : 38 à 53 salariés. TREVES SODIMATEX (Crépy) : 14 salariés. TREVES TREVEST (Brognard) : 12 et 15 salariés.

HARMAN BECKER (Château-de-Loir) : 134 salariés.

RIETER (Rémy) : 135 salariés.

KEY PLASTICS (Rochefort) : 139 salariés. KEY PLASTICS (Voujeaucourt) : 114 salariés.

MAHLE (Persan) : 132 salariés.

FAURECIA (Sandouville) : 130 salariés.

EMT (Caudebec) : 120 salariés.

FRUEHAUF (Auxerre) : 104 salariés.

SKF (Saint-Cyr) : 100 salariés.

JTEKT (Dijon) : 200 salariés.

MCA (Maubeuge) : 91 salariés.

EUROCEL (Dives-sur-Mer) : 80 salariés.

MAHLE (Colmar) : 69 salariés. AB (Limay) : 64 salariés.

INERGY (Aulnay) : Plusieurs dizaines de salariés. INERGY (Nucourt) : 65 salariés.

LAPRADE (Arudy) : 26 salariés.

FONDERIE GM (Ponts-de-Cé) : 20 salariés.

FONDERIE LORRAINE (Grosbliederstroff), 19 salariés.

PERFORMANCE FIBERS (Longlaville) : 7 salariés.

SEALYNX (Villiers-La-Montagne) : 7 salariés.

WAGON (St Pierre de Varengeville) : 235 salariés.

MOTEURS BAUDOUIN (Cassis) : 123 salariés.

NEXITY : 500 salariés.

CELEOS (Saint- Brieuc) : 247 salariés.

KAUFMAN & BROAD : 165 salariés.

PIERA (Gap) : 70 salariés.

EXTREME DECORS (Lamastre) : 35 salariés.

PARQUETS MARTY (Cuzorn) : 107 salariés.

FFMT (Le Fossat) : 12 salariés.

SOPROFENE (Champagney), 10 salariés.

SUM TECH (Charleville-Mézières) : 9 salariés.

THEALEC (Rosheim) : 7 salariés.

APMO (Ardenne) 17 salariés.

TIXIT (Haguenau) : En redressement.

CALYON (Crédit agricole), 250 salariés.

KRONENBOURG (Strasbourg) : 214 salariés.

AMORAMAILLE (Dijon) : 265 salariés.

DANDY (Pontivy) : 238 salariés.

BEGHIN SAY : (Nantes) : 172 salariés.

MAXEVILLE: 36 salariés.

VALSPAR (Nantes) : 30 salariés.

SALAISONS GUEGUEN : 19 salariés.

ABATTOIR DE

BELLEBRUNE : 18 salariés.

ALPLAST (Ste Marie aux Mines) : 108 salariés.

LEPETIT (Saint-Maclou) : fermeture de l’usine.

EBREX (Pagny) : 51 salariés.

TMT (Montauban) : 12 salariés.

HYMER (Cernay) : 12 salariés.

SANOFIAVENTIS : 927 salariés.

MBO France (Boulogne) : 1100 salariés.

ASTRA ZENECA, (Dunkerque) : 95 à 400 salariés.

BMS (Epernon) : 220 salariés.

BMS (Meymac) : 160 salariés.

RAFLATAC (Pompey) : une centaine de salariés.

MATHUSSIERE & FOREST (Saint-Girons) : 160 salariés.

MATHUSSIERE & FOREST (Turkheim) : 183 salariés.

PAPETERIE CASCADES (Blendecques) 100 salariés.

GASCOGNE SOPAL (Givet) : 50 salariés.

DMC (Saint-Amarin) : 88 salariés.

DIM (Autun) : 83 salariés.

CYMBELINE (Nemours) : 10 salariés.

ASTER (St Germain du Salembre) : 11 salariés.

WITTENDAL (Roncq) : 9 salariés.

DEOUVELAERE (Lépanges) : 58 salariés.

FILATURE COSSERAT (Amiens) : 20 salariés.

SOPHIE HALLETTE (Caudry) : 9 salariés.

LA CAUDRESIENNE (Caudry) : 5 salariés.

APEX (Darois) : 70 salariés.

LATECOERE (Toulouse) : 1 000 salariés.

SUN CHEMICAL (Brie-Comte-Robert) : 46 salariés.

HENKEL (Cosne-Cours) : 166 salariés.

HENKEL (Châlons-en-Champagne) : 62 salariés.

HENKEL (Villefrance/Saône) : 12 salariés.

SONY (Pontonx) : 317 salariés.

NIPSON (Belfort) : 90 salariés.

LIMOGES PHOTOGRAVURE (Limoges) : 56 salariés.

MOTOROLA (Rennes) : 150 salariés et menace sur 3000 emplois.

ZODIAC (Buhl) : 105 salariés.

CAUVAL (ameublement) : 3 200 salariés dans l’attente.

TEXAS INSTRUMENTS (Vill.-Loubet) : de 300 à 350 salariés.

IMPRESS (Laon) : 173 salariés.

DENTELLES NOYON (Calais) : 140 emplois salariés.

BIJOUX GL (Ardèche) : 135 emplois salariés.

NICOSOFRA (Evry) : 114 salariés.

NICOSOFRA (Burnhaupt) : 38 salariés.

GARDY (Barentin) : 109 salariés.

DESHOULIERES (Chauvigny) : 82 salariés. DESHOULIERES (Lamotte-Beuvron) : 72 emplois salariés.

AKZO (Montataire) : 65 salariés.

FORGES DE SYAM : 37 salariés.

TERGAL (Gauchy, Picardie) 35 salariés.

SCIERIE NICOLE (Saint-Saëns) : 21 salariés.

HMS (Noyelles-Godault) 18 salariés.

HELVETICAST (Angers) : 18 salariés.

SERERO (Plancher-Bas) : 52 salariés.

GICEP (Courlaoux) : 70 salariés.

NORZINCO (Anzin) : 34 salariés.

BASTOR (mécanique) : 9 salariés.

CARROY (Vierzon) : 6 salariés.

SBFM (Caudan) : menaces de plan social.

A cette liste il y a lieu d’ajouter la disparition d’environ une dizaine de milliers d’agences immobilières ( sur 60000) en moins d’un an. J’aurais pu prolonger encore la citation avec toutes les mises au chômage technique. Les médias vous en entretiennent chaque matin. Le tout est accablant. Pourquoi briser net un appareil industriel ? La “crise financière” n’a-t-elle pas bon dos ?

La casse industrielle : la liste

56+01:00p31+01:0012bven, 26 Déc 2008 10:05:56 +0100+01:00 9,2008

l-5a482f7c37d74d15801e8860ca28c2151

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Dollar, année zéro ? Je répercute un pseudo dollar adressé par un correspondant.

Version actualisée de mon billet sur la Casse industrielle. Je vous recommande de m’envoyer les informations de complément.

A l’initiative d’un internaute :  ajouter Milan presse (Toulouse), avec un plan de licenciement d’environ 40 personnes.

On apprend ce matin par le Figaro que les « Trois Suisses » naguère le Numéro 1 de la vente par correspondance en France devrait supprimer 400 postes en février, dont 140 et 170 emplois au siège de Roubaix. Les autres réductions d’effectifs concerneraient les six centres d’appels téléphoniques de Villeneuve-d’Ascq, Rouen, Marseille, Nantes, Lyon et Nancy. Après la CAMIF récemment liquidée, c’est le deuxième spécialiste de la vente par correspondance qui subit de graves difficultés. Mais, en l’occurrence, la « crise » n’y et sans doute pour rien alors que les ventes par Internet explosent, + 40% pour les achats de fin d’année. Justement : les anciens ne semblent pas avoir pris assez tôt et bien le tournant de l’informatique, la « crise » amplifie seulement le problème.

Et, malheureusement, la casse industrielle se poursuit de plus belle : un effet d’aubaine ? Une usine va même jusqu’à confier la garde de ses locaux à son personnel ouvrier, après rupture du contrat avec la société de gardiennage !

Selon  Le Canard Enchainé MBAOP (Sarkozy) s’attendrait à 2,5 millions de chômeurs fin 2009, avec effondrement de la filière automobile, de l’aéronautique, des effets sensibles dans le commerce et le tourisme. Le plan de relance piloté par Devedjan sera-t-il suffisant pour enrayer cette spirale vers la catastrophe ? 

Mon papier sur l’économie criminelle n’est pas passé inaperçu, il a attiré des dizaines de réactions. Je vous en transmets l’essentiel, pour éviter qu’elles ne soient perdues.

de dulconte | Conteur perdu à Buenos Aires | 24/11/2008 | 12H16
quand je lis ce titre Et si les crises étaient causées par des gangsters ?
la première réaction est de penser que les tenants du capitalisme financier ont trouvé un bouc émissaire idéal. Ainsi ils n’ont pas besoin de se remettre en cause et, quand la situation le permettra, relanceront leur campagne de propagande (je ne crois pas que cela ait d’autre nom), sur les bienfaits de l’ultra-libéralisme, la main invisible des marchés et autre âneries du même genre. Oh bien sur ils auront trouvé d’autres jolis noms pour décorer le paquet, mais le fond sera le même. Le travail de sape des acquis des conflits ouvriers du 19ème et 20ème siècle reprendra au projet d’un petit nombre et nous retournerons tranquillement vers des oligarchies paternalistes. Une fois encore l’exemple argentin est intéressant. En effet la dernière dictature n’avait pas eu d’autre but que de détruire la classe moyenne du pays, seul pays latino-américain qui avait réussit à en développer une. C’est cette même classe moyenne qui payera au prix fort la crise de 2001 (100 milliards de dollars ont quitté le pays les jours précédant la crise, les comptes bancaires en dollars ont été passé en pesos, quand ils n’ont pas été supprimeés grâce aux faillites de nombreuses banques, par contre les prêts sont eux restés en dollars). Bref même si la méthode argentine est pour le moins brutale, elle n’est pas sans rappeler ce qui se passe actuellement. D’ailleurs les Argentins se marrent comme des tondus quand ils entendent les grands discours des chefs d’états des pays du premier monde (c’est comme cela qu’ils appellent les pays occidentaux) tenir exactement les mêmes discours que leurs propres politiques en 2001-2002.
La seconde impression c’est qu’en fait le système lui même est mafieux, ce qui le rendra particulièrement difficile à réformer.
Quand je pense que 100 milliards me semblaient astronomique il y a encore quelques mois et qu’aujourd’hui la « normalité » à un zéro de plus.
Le_Baron_N | Spéculateur | 24/11/2008 | 14H12
c’est de se demander si des évènements ne sont pas criminellement organisés pour profiter d’un positionnement « short » préalablement effectué.. Envoyer un avion sur une tour est un acte terroriste ; si l’on prend le soin la veille du crash de vendre massivement à découvert des actions des compagnies aériennes, ..
Si vous pas comprendre, et bien retournez voir les deux derniers volets de la saga OO7. Un tant soit peu d’attention vous permettra de comprendre comment les méchants de ce film financent leur activité ; une extrapolation vous éclairera sur le financement de certaines cavales que l’on sait pourtant si coûteuses…
La finance est donc un outil, pas une fin en soi ; pour servir de sombres causes certains sont prêts à engendrer des évènements qui accèleront la tendance d’indices en leur faveur. Même si cela est hautement surveillé, la chûte d’une banque d’affaires US, a été causée par des ordres de vente, qui par effet domino ont entrainés ce que certains subiront pour les 9 prochains mois, et ce dont quelques uns tirent déjà profits..
L’ignorance toujours sourit aux timorés, laissant ainsi la science servir l’injustice..
Le_Baron_N | Spéculateur | 24/11/2008 | 16H04
L’Etat pour une fois gagne de l’argent et vous ne le voyez pas..

Je salue bien bas Santa-Claus – Saint-Nicolas – qui nous a fait acheter du Fortis à 0,8 alors que l’actif ne peut valoir moins de 5 (18 au 1er janvier). Cette entrée dans le capital des banques est une foutue bonne affaire pour chacun d’entre nous, et la plus value + intérêts va largement financer le prêt d’Etat, endiguer la crise, et contribuer à notre relance.

brigadoon | ouf!!! | 24/11/2008 | 16H40

Merci Philippe pour cet article.

Je peux me payer un petit coup de chapeau, non ?

Cela conforte grandement mon entendement du capitalisme : un système mafieux dont certains sont légitimés et d’autres tentent de l’être. Mais les principes qui sont au fondement sont les mêmes : vendre une voiture ou des reins; des armes ou de la drogue ou du travail au noir après tout il n’y a que la législation et le statut de ceux qui le font pour y voir des différences.
Et qu’on ne me dise pas que la drogue tue et pas les voitures, il suffit de voir les chiffres des accidents de la route, les armes tuent aussi, Monsanto aussi et le travail délocalisé ou stressant aussi, etc…
Combat entre capitalistes pour prendre des part de marchés légales ou illégales (voir la crise des ordures à Naples) sur le dos des couillons qui croient à ce système en y participant passivement ou activement.
On n’a pas fini de se faire plumer !!!!
CrocMignon
Le système financier peu ou pas réglementé (ce que l’article explique à propos des caisses d’épargne américaines) attire les « vilains » mafieux qui peuvent y faire ce qu’ils veulent. Cela rapporte beaucoup d’argent et les « gentils » financiers prennent le train en marche – quand il ne l’ont pas fait partir eux-mêmes, ce qui est le cas des subprimes.
Au total, si les mafieux accélèrent la catastrophe, c’est bien parce que le système lui-même le permet, à la fois au niveau de pratiques financières extrêmement opaques et de l’absence de réglementation donc de contrôles et de sanctions.

La réaction la plus importante nous vient de Marie 75. Elle a pris la peine de collationner toutes les actions de licenciement récentes, auxquelles elle ajoute les mesures de chômage technique. Je ne conserve que les licenciements. C’est impressionnant, on a l’impression de voir toute l’industrie s’en aller dans le vide. En enfer. C’est surtout la grande casse de la sous-traitance, de ces PME et PMI qui sont censées faire la richesse d’un pays ! Une liste, ou un martyrologue

Marie 75 11H02 25/11/2008
HEWLETT-PACKARD : 580 postes
ADECCO : groupe de travail temporaire va supprimer 600 emplois en France d’ici le mois de juin 2009 sur toute la France.
Free-ALICE (Paris) : 330 à 350 postes.
LA REDOUTE (Roubaix) : 672 licenciements dont 151 au siège
CAMIF (Niort) : 980 emplois
PSA (Rennes) : 850 emplois supprimés
TYCO (Pontoise) : 620 emplois
CONTINENTAL AUTORADIOS (Rambouillet) : 400 emplois délocalisés vers la Roumanie
MOLEX (Villemur-sur-Tarn) 300 postes.
JOHNSON CONTROLS (Gd Quevilly) : 280 salariés
NXP (Caen) : 280 postes en moins
KLARIUS (Dreux) : 238 postes en mois
LEAR (Offranville) garnitures de portières : 150 salariés sur le carreau
TREVES CERA (Reims et Paris) textile pour l’automobile: 145 postes supprimés
TREVES PTPM (Ay) : 40 postes supprimés
TREVES MATT (Montcornet) : 40 postes supprimés
TREVES MPAP (Ploërmel) : de 38 à 53 postes supprimés
TREVES SODIMATEX (Crépy) : 14 emplois supprimés
TREVES TREVEST (Brognard) : entre 12 et 15 postes supprimés
HARMAN BECKER (Château-de-Loir) : 134 licenciements
RIETER (Rémy) : 135 suppressions d’emploi
KPI (Rochefort) : 139 emplois supprimés
MAHLE (Persan) : 132 postes en moins dès la fin de l’année
FAURECIA (Sandouville): 130 postes supprimés
EMT (Caudebec) : 120 postes supprimés
KEY PLASTICS (Voujeaucourt) : 114 licenciements
FRUEHAUF (Auxerre) : 104 emplois supprimés.
JTEKT (Dijon) : 200 emplois
MCA (Maubeuge) : 91 postes en moins, 25 jours d’arrêt
EUROCEL (Dives-sur-Mer) : 80 postes
MAHLE Pistons de Colmar à Ingersheim: 69 postes supprimés
AB (Limay) : 64 emplois supprimés
INERGY L’usine Inergy d’Aulnay-sous-Bois ( réservoirs pour les voitures) va fermer. Plusieurs dizaines de salariés sont concernés
FONDERIE GM (Ponts-de-Cé) : 20 emplois
FONDERIE LORRAINE (Grosbliederstroff), 19 licenciements
PERFORMANCE FIBERS (Longlaville) : 7 salariés
L’usine fabrique des fils synthétiques, principalement pour l’automobile.
SEALYNX (Villiers-La-Montagne) : 7 licenciements, arrêts de production
Les 77 salariés de ce sous-traitant automobile ont appris début septembre le licenciement de sept d’entre eux. Des rumeurs de délocalisation en Roumanie et en Tunisie circulent dans le groupe.
NEXITY promoteur immobilier: 500 licenciements
CELEOS groupe immobilier (Saint-Brieuc) : 247 suppression d’emplois.
KAUFMAN & BROAD : 165 licenciements
PIERA promoteur immobilier (Gap) : 70 licenciements
EXTREME DECORS (Lamastre) : 35 emplois supprimés.
PARQUETS MARTY (Cuzorn) : 107 emplois supprimés.
FFMT « maisons transportables » (Le Fossat) : 12 licenciements
SOPROFENE portes de garage métalliques (Champagney), 10 licenciements
SUM TECH (mécano-soudure, activité liée au BTP) (Charleville-Mézières) : 9 licenciements.
THEALEC cartes et câblages électroniques Théalec (Rosheim) : 7 licenciements
APMO (faux-plafonds, éclairage de mobilier) 3 licenciements
CALYON (Crédit agricole), 250 emplois.
KRONENBOURG Brasseries (Strasbourg) : 214 suppressions d’emplois
AMORA MAILLE (Dijon) : 265 emplois supprimés
DANDY découpe de volailles (Pontivy) : 238 licenciements
BEGHIN SAY (Nantes) : l’usine ferme en 2009, 172 emplois supprimés
Une usine de viande (Maxéville) : 36 licenciements
VALSPAR encres alimentaires (Nantes) : 30 postes supprimés
SALAISONS GUEGUEN : 19 licenciements
ABATTOIR DE BELLEBRUNE, 18 salariés bientôt sans emploi
ALPLAST emballages plastiques (Ste Marie aux Mines) : 108 licenciements
LEPETIT (Saint-Maclou) : Le site de production historique du camembert Lepetit (groupe Lactalis) fermeture de l’usine historique
EBREX transports frigorifiques (Pagny) : 51 licenciements
TMT transporteur de matériaux pour le bâtiment (Montauban) : 12 licenciements
HYMER fabricant de caravanes et de campings-cars (Cernay) : 12 licenciements
SANOFI-AVENTIS, 800 postes.
Le secteur de la visite médicale – environ 22.000 emplois en France – a déjà été marqué par l’annonce début octobre du laboratoire Sanofi Aventis France de la suppression de 927 postes.
ASTRA ZENECA, Dunkerque, entre 95 et 400 suppressions d’emplois
BMS groupe pharmaceutique américain BristolMyers Squibb UPSA (Meymac) : 160 emplois supprimés
RAFLATAC (Pompey) : 100 suppressions d’emploi, . Les syndicats pensent qu’il s’agit surtout d’un transfert d’activité vers l’usine polonaise du groupe.
MATHUSSIERE & FOREST papetier Meylan (Turkheim) : 183 licenciés
PAPETERIE CASCADES (Blendecques) 100 emplois supprimés
GASCOGNE SOPAL papier gommé (Givet), 50 emplois supprimés
DMC (Saint-Amarin), 88 emplois supprimés
ASTER (chaussures) (St Germain du Salembre): 11 licenciements
WITTENDAL pièces de métier à tisser (Roncq) : 9 licenciements
SPERIAN (Plancher-Bas) : reclassements
DEOUVELAERE tisseur (Lépanges) : 58 salariés
FILATURE COSSERAT (Amiens), 20 salariés sur le carreau
SOPHIE HALLETTE dentelier (Caudry) : 9 licenciements envisagés.
LA CAUDRESIENNE teinturerie (Caudry) : 5 licenciements
APEX constructeur aéronautique (Darois) : 70 licenciements
LATECOERE (Toulouse) sous-traitant d’Airbus: 1000 emplois supprimés
SUN CHEMICAL (Brie-Comte-Robert) N°1 mondial d’encres et de pigments d’imprimerie 46 emplois vont disparaître
HENKEL lessivier (Cosne-Cours/Loire) : 166 emplois
HENKEL (Châlons-en-Champagne) : 62 postes supprimés
HENKEL (Villefrance/Saône) : 12 emplois supprimés
NIPSON imprimantes (Belfort) : 90 postes en moins
LIMOGES PHOTOGRAVURE : 56 salariés licenciés, 20 réembauchés
ZODIAC piscines enterrées 105 postes en France dont 43 à Buhl.
TEXAS INSTRUMENTS (Vill.-Loubet) : de 300 à 350 emplois supprimés
IMPRESS aérosols (Laon) : 173 licenciements
DENTELLES NOYON (Calais) 140 emplois supprimés
NICOSOFRA circuits imprimés (Evry) : 114 licenciements secs
NICOSOFRA (Burnhaupt) : 38 salariés
GARD, disjoncteurs et d’appareillages électriques Y (Barentin) : 109 emplois supprimés en juin 2009.
DESHOULIERES porcelainier (Chauvigny) : 82 emplois supprimés
DESHOULIERES (Lamotte-Beuvron), 72 emplois
FORGES DE SYAM profilés pour l’aérospatiale: 37 emplois supprimés en 2009
TERGAL fils synthétiques (Gauchy, Picardie) 35 des 168 salariés de cette usine de vont être licenciés.
SCIERIE NICOLE (Saint-Saëns) 21 emplois supprimés
HMS (Noyelles-Godault) 18 emplois supprimés
HELVETICAST fonderie d’aluminium (Angers) 18 licenciements.
GICEP (Courlaoux) : 70 licenciements
NORZINCO fabricant d’oxyde de zinc (Anzin) : 34 emplois en moins
BASTOR (mécanique) : 9 licenciements
CARROY (Vierzon) : 6 licenciements
TRELLEBORG équipementier automobile (Carquefou), plan de suppression de 400 emplois depuis avril. Du chômage partiel a été décrété.

A cette liste il y a lieu d’ajouter la disparition d’environ une dizaine de milliers d’agences immobilières ( sur 60000) en moins d’un an. J’aurais pu prolonger encore la citation avec toutes les mises au chômage technique. Les médias vous en entretiennent chaque matin. Le tout est accablant. Pourquoi briser net un appareil industriel ? La « crise financière » n’a-t-elle pas bon dos ?