Posts Tagged ‘cinéma’

Mon clavier, 22 septembre

33+01:00p30+01:0009bmar, 22 Sep 2009 08:30:33 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

§ Aujourd’hui, dans un billet à part : la semaine diplomatique infernale de Barack Obama, et de Mon Nicolas Sarkozy, autoproclamé Président du Monde à Pittsburg.

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§ Quand Dominique de Villepin réécrit l’histoire : dans sa déclaration liminaire à son procès hier, il a rappelé triomphalement que le 21 septembre était l’anniversaire de la République (la III°). Sauf qu’il a mauvaise mémoire et qu’il connaît mal les rues de Paris : la rue du 4 septembre, qui part de l’Opéra, commémore bien la fondation de la III° République : le 4 septembre 1870. Il est vrai que Villepin ne doit guère parcourir les rues de Paris, et encore moins de ce quartier.

Mais, gentil, un de mes correspondants suggère que Villepin a évoqué la fondation de la 1ère République. En effet, un 21 septembre… 1793.

§ Hier, j’ai été entrainé dans deux interventions audiovisuelles : le matin avec Jean Leymarie, sur France Info, pour raconter comment les Affaires ont été utilisées en politique par le passé ; et le soir sur BFM-TV, dans une émission expérimentale, autour du thème Clearstream. Le principe de l’émission impose que les participants interviennent à distance, par l’intermédiaire de la vidéo diffusée par le biais de Skype. Je ne suis pas enthousiasmé : c’est très désagréable de causer sans voir l’animateur et les autres partenaires.

Et ce matin, rebelote avec BFM-Radio.

§ Georges Moreas, dans son blog, s’inquiète de la main mise par la CIA des informations émanant de Swift. Il oublie de préciser que cette surveillance sourcilleuse est une conséquence des grandes lois sur la Sécurité adoptées par les EU après le 11 septembre 2001.

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§ Lettre d’un citoyen irrespectueux, quoiqu’il en dise

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§ Casse industrielle : 10 000 emplois supprimés chez Opel ?

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§ L’Etat va lancer un appel d’offres pour 50 000 véhicules électriques

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§ A lire, pour votre amusement, et votre édification

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§ Mise en ligne sur Daily Motion des vidéos des vacances de Nicolas S. et Carla à Cap Nègre. On connaissait déjà les images fixes, on voit désormais l’animation. Mais qui a laissé filmer ça, alors que la bulle de sécurité autour de la propriété dépasse très largement la portée des téléobjectifs ? Le Service de com’ de l’Elysée ?

§  Une vidéo à hurler de rire : Carla chantant, revue et corrigée par les irrespectueux du Groland.

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C’est presque aussi drôle que d’entendre Nicolas évoquer les « greffes de la foi » pendant son discours à Villejuif.

§ Gardes à vue : l’inflation. Vous vous souvenez peut-être qu’à l’Alpe d’Huez un gendarme avait menacé mon épouse d’une garde à vue, parce qu’il n’avait été ni attentif ni respectueux ? Malheureusement, ça continue, les gardes à vue volent aussi vite que les projectiles de flash ball, comme en témoigne cet incident survenu à Plan de Cuques, raconté par La Provence.

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§ Et vous pouvez toujours lire…

  • Dans le Secret des Services, aux Editions Denoël
  • le manuscrit de la “Sérénade italienne“, thriller, en chargement libre fiction-la-serenade-italienne
  • et le manuscrit de “Nuits bleues, la saga d’un fugitif“, également en chargement libre fiction-nuits-bleues

Banlieues, Villiers le Bel : le tribunal a la main lourde

52+01:00p31+01:0007bsam, 18 Juil 2009 13:57:52 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Un à trois ans de prison contre les dix jeunes  de Villiers-le-Bel qui étaient jugés pour les affrontements de novembre 2007, consécutives à la mort de deux adolescents, dont la moto avait été percutée par une voiture de police roulant sans doute en excès de vitesse. Hier vendredi, le tribunal correctionnel de Pontoise a finalement eu la main plus lourde que les réquisitions du parquet, qui ne demandait pas l’incarcération immédiate.

Sept des dix condamnés ont été incarcérés immédiatement. Un huitième prévenu, absent à l’audience, écope pour sa part d’un mandat d’arrêt.

Voilà un jugement qui ne manquera pas d’améliorer les rapports entre les policiers, la justice et les jeunes banlieusards, considérés par définition comme criminels. Ce n’est plus de la Justice, mais de la Justice pour le maintien de l’ordre.

Je vous rassure : les policiers ont été oubliés dans les poursuites.

de-un-a-trois-ans-ferme-pour-les-emeutiers-de-villiers-le-bel

cinema-social-les-enfants-de-villiers 4 juillet 2009

Culture : Accueil frais des Corses pour le film « Le Prophète

30+01:00p31+01:0005bdim, 24 Mai 2009 20:17:30 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Le film de Jacques Audiard, “Le prophète”, présenté au 62e Festival de Cannes dans le cadre de la compétition officielle, a reçu le Grand Prix, Palme d’or bis.

« Je suis saisi d’un syndrôme d’imposture », dit Audiard, planqué derrière des lunettes noires et coiffé d’un petit chapeau ridicule, caricature d’un gangster français à l’ancienne.

Le thème de ce film provoque une vive réaction de « Corsica Libera ». Le collectif estime que la présentation d’un « voyou maghrébin » protégé en prison par des malfrats corses revêt un “caractère raciste” et entretient “la confusion entre militants politiques et voyous”.

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“[ Cette confusion]  est /caractéristique de la propagande politique des régimes totalitaires (…) Ce film relaie, inconsciemment ou non, une campagne menée par l’Etat français depuis bien dlongtemps“.

Corsica Libera a été formé officiellement en février par le regroupement de quatre mouvements indépendantistes corses, Corsica Nazione Indipendente (CNI, trois élus à l’Assemblée de Corse), le Rinnovu, l’Accolta naziunale corsa-Parti socialiste pour l’indépendance (ANC-PSI) et Strada Dritta.

Il est évident qu’une telle proposition de principe risque de ne pas être reçue par l’opinion française qui n’apprécie guère les leçons de morale politique et sociale que peuvent nous donner les Corses. Ou les Guadeloupéens. Ou les Basques…

Merci à Fabrice de Ménilmontant pour avoir détecté cette prise de position.

http://www.7h10.com/2009/05/23/corsica-libera-denonce-le-film-un-prophete-daudiard/

L’UMP corse n’apprécie pas plus. Pour le député corse Sauveur Gandolfi-Scheit, le film donne une image négative de la Corse. Le député dénonce

« la tendance systématique ces dernières années à nous (les Corses) dépeindre dans différents supports médias, sans distinguo ni justification aucune, comme une communauté sans valeurs, et plus particulièrement génératrice de racisme et de violence (…) « Des dizaines de milliers d’hommes et de femmes venus du Maghreb, aujourd’hui français ou ayant choisi de conserver leur nationalité d’origine, vivent en Corse en toute quiétude ».

Sauveur Gandolfi-Scheit ne remet cependant pas en cause la présence de personnages corses dans le film.

Pour le député, élus et population doivent se « mobiliser afin que cessent ces diffamations qu’on n’oserait aujourd’hui opposer à aucune autre communauté en France, sans susciter une levée de boucliers d’associations et de bien-pensants ».

Cinéma – La fille du RER – André Téchiné

50+01:00p30+01:0004bsam, 04 Avr 2009 16:58:50 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Un film d’André Téchiné. Durée : 1h 45min, avec Catherine Deneuve, Michel Blanc, Emilie Dequenne

Attention : ce film est mal distribué et risque de ce fait de disparaître assez vite des écrans

Téchiné prétend éviter tout propos politique. Mais le propos politique n’est jamais si fort que quand on affirme l’éviter. Dans ce portrait d’une jolie et charmante menteuse prise dans l’engrenage d’une construction médiatico-politique, André Téchiné nous donne une magistrale leçon de morale politique, avec un plongeon dans un monde presque en marge : une ménagère de cinquante ans sans boulot régulier enfermée dans sa banlieue genre « 93 » petit bourgeois sous les lignes du RER ;  sa fille à peine sortie de l’adolescence, au chomdu, elle aussi ; son copain qui l’a draguée en filant comme le vent sur des rollers, lui aussi au chômage, et un peu trafiquant pour survivre. Et de multiples personnages secondaires et importants, un avocat de renom, sa femme israélienne, son fils nullissime sympa, son petit fils qui « reçoit autant de claques que de baisers »… On connaît l’histoire : celle de cette nana qui pour se rendre intéressante, a imaginé de raconter qu’elle avait subi une agression antisémite. Mensonge, bien sûr.

Pourquoi, comment… Pourquoi est-elle tombée dans cette affabulation ? Comment s’en est-elle mal sortie dans l’immédiat, pour devenir une vraie femme. Une histoire d’initiation un peu brutale à la vie.

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Récit délicat, malin, beau. Avec cet art incomparable de Téchiné de nous donner à voir ce qu’il y a dans la tête des jeunes. Des jeunes pleins de grâce, même quand il s’agit d’un petit voyou, même quand c’est une fieffée menteuse. Ils sont beaux, ils sont vivants, ils existent. Que peut-on écrire de mieux ? Et Catherine Deneuve me bluffe encore. Quelle comédienne, quelle bonne femme, quelle sensibilité !

Un transfuge et le cinéma

40+01:00p31+01:0003bjeu, 12 Mar 2009 11:13:40 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Il n’y a rien de pire que les transfuges. Un mot situé volontairement en deçà de ma pensée. Rien de pire qu’un transfuge comme Eric Besson, Ministre de  l’immigration, etc. Cet ancien cacique socialiste, rallié à Mon Président Sorkozy et aujourd’hui hiérarque de l’UMP, se croit obligé d’en remettre de tonnes pour être admis dans le cercle de ses nouveaux amis.

Le film Welcome, réalisé par Philippe Lioret, est désormais le socle de la bataille entre la majorité au pouvoir et ceux qui au nom des Droits de l’Homme critiquent avec virulence les poursuites judiciaires exercées contre les militants convaincus de respecter leurs convictions en aidant les immigrés clandestins égarés sur les rives de la Manche.

Ces poursuites sont exercées sur la base d’une loi de 1945, qui prévoit :

L’aide aux personnes en situation irrégulière un délit passible de 5 ans d’emprisonnement et de 300.000 euros d’amende.

Philippe Lioret a lancé :

 » On poursuit aujourd’hui ces militants comme pendant la guerre ont été poursuivis ceux qui ont abrité des Juifs persécutés ».

Inadmissible, proteste Besson, Lioret a franchi la ligne jaune. Besson justifie par là-même toutes les persécutions contre les clandestins.

En 2007, le romancier Olivier Adam dans  son oeuvre A l’abri de rien(Editions de l’Olivier, 2007), nous avait déjà donné un portrait saisissant d’une mère de famille qui prenait le parti des clandestins à Calais. Et, dans quelques semaines, le film d’Emmanuel Finkiel, « Nulle part, terre promise » (sortie le 1er avril) revindra de nouveau que cette tragédie des immigrants fascinés par le soleil d’Angleterre. Besson a du pain sur la planche avant de pouvoir désamorcer la polémique. Sans oublier les poursuites exercées contre des passagers aériens protestant contre l’embarquement de force de clandestins expulsés.

Ce dossier est à suivre en se souvenant de ce principe fondamental :

En démocratie on ne peut transiger avec les Droits de l’homme.

Sinon la démocratie s’effondre.

On rejoint là le débat sur la justice pénale. Faut-il privilégier une efficacité répressive à court terme, ou regarder les choses d’un peu plus haut, protéger les valeurs fondamentales de la démocratie ? Aujourd’hui, on n’est plus dans le discours rhétorique, mais dans la réalité quotidienne.

Justice, Colonna : le procès devrait être terminé

36+01:00p31+01:0003bmar, 10 Mar 2009 10:40:36 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Après les aveux du tireur, le procès devrait être terminé.

« Nous nous sommes disposés dans la rue Colonna d’Ornano en face du théâtre Kalysté. J’étais avec Alain Ferrandi, nous étions postés au carrefour de la rue Colonna d’Ornano et de la rue Campiglia. Quand  nous avons vu le préfet déposer son épouse devant le théâtre, nous avons pensé qu’il n’assisterait pas au concert. Nous avons donc quitté les lieux, nous descendions la rue Colonna d’Ornano quand nous avons croisé le préfet. Je me suis retourné, j’ai tiré dans sa nuque. Difficile d’expliquer l’état psychologique dans de telles circonstances. »
C’était hier, lundi 9 mars, au procès d’Yvan Colonna, devant la Cour d’Assises de Paris.
A petits mots précis, d’une voix nette à peine teintée d’accent, Pierre Alessandri raconte comment il a lui-même tué le préfet Erignac. Endossant donc toute la responsabilité. Pour faire bonne mesure il ajoute qu’il a éjecté du pistolet Beretta les dernières cartouches non percutées, pour qu’on ne puisse pas se servir de l’arme qu’il a posée sur le sol.
Alessandri a déjà revendiqué à plusieurs reprises d’avoir été le « tireur » lors de l’assassinat du préfet. La clarté de son propos qui tranche sur le flou qui a prévalu jusqu’alors aurait dû le rendre totalement crédible. Et, dans une large mesure, mettre un terme au procès puisqu’en développant ce récit celui qui se revendique comme l’assassin semble totalement disculper Yvan Colonna.
En bonne administration de la justice, dans n’importe quel pays démocratique, puisqu’on tient le coupable et ses « complices », puisque les motivations et les circonstances  sont clairement définies, le procès devrait s’arrêter là.
Or il n’en est pas question. Alessandri convaincant ? Non. C’est son dixième récit « évolutif » pour rendre compte des faits, observe Me Philippe Lemaire, l’avocat de Dominique Erignac, alors qu’ ont tous été corroborés ses « aveux » les plus anciens, ajoute l’avocat.
Et, surtout, Colonna est totalement absent de ce récit. Il n’était pas dans notre groupe, ne cesse de répéter Alessandri, sans jamais se contredire.
Est-il absolument indispensable de déclarer Yvan Colonna coupable, comme le réclament Dominique Erignac, la femme du préfet assassiné, et Nicolas Sarkozy, le Président de la République ?
Sans doute. Sans aucun doute. Alessandri est un trop petit bonhomme, un villageois, un distillateur de parfum, pour donner un bon coupable.
Alors que Colonna peut fournir à l’accusation une plus belle figure de coupable. D’abord comme fils d’un député socialiste, ancien conseiller du ministre de l’Intérieur Chevénement pour les affaires corses. Comme dissident de la cause nationaliste par rapport à ses anciens compagnons, puisque  Colonna soutient s’être retiré du combat nationaliste violent.
Donc le procès continue. On écarte les témoignages qui ne vont pas dans le bon sens. On en doute, même On oublie les pistes inexplorées. Pour nourrir l’accusation, on efface même du débat les éléments relevés à l’audience. Notamment la présence sur la scène de crime de nombreux autres protagonistes.
Pour autant, hormis les aveux en garde-à-vue recueillis dans d’étranges circonstances, non compris Yvan Colonna qui proclame toujours son innocence ; hormis les éléments des instructions actés par les juges Bruguière, Thiel et LeVert, toujours par la moindre preuve. Alessandri, l’assassin a tout avoué, donc le procès peut continuer.

Cinéma : Gran Torino, par Clint Eastwood, avec Clint Eastwood, pour Clint Eastwood.

29+01:00p31+01:0003blun, 02 Mar 2009 08:52:29 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Gran Torino , un drame de Clint Eastwood. Avec Clint Eastwood, Bee Vang, Ahney Her, Christopher Carley. Durée : 1 h 55.

news

Gran Torino, c’est une bagnole pseudo sportive, sortie des usines Ford de Detroit en 1972. Ouvrier d’usine Walt Kowalski a de ses propres mains monté la colonne de direction de cette voiture qu’il bichonne avec amour, quelques trente-six ans plus tard. Walt est le dernier Blanc dans une banlieue pauvre, en deshérence, submergée par les blacks et les Hmongs du Vietnam. Et leurs gangs. Walt vient de perdre son épouse. Et il est le survivant d’un autre temps. Survivant de la gloire automobile. Survivant de la Guerre de Corée. On le sent proche de la fin, il n’en reste pas moins un terrible vieux bougon qui vitupère contre tout le monde. En particulier contre ses voisins chinetoques qui lui rappellent à chaque instant les Chinois et les Coréens qu’il a combattus.

Avec une grande habileté et une belle économie de moyens, le réalisateur Clint Eastwood donne à comprendre la modification lente mais profonde de son personnage interprété par Clint Eastwood. Peut-être pour magnifier le cinéaste et acteur Clint Eastwood. De proche en proche, bien que toujours bougonnant, il apprend dans son vieil âge la tolérance, la sagesse. Et la vertu du sacrifice de soi-même pour racheter une faute majeure qu’il porte en lui-même depuis la Guerre de Corée. Il a 80 ans, ou plus, il n’a rien oublié.

Je jouerai du cliché en écrivant que c’est de la belle ouvrage. Et Clint Eastwood, presque caricature de lui-même, nous sert avec art un très beau personnage. Un personnage de « Vieux », dont il ne cache aucune des atteintes de l’âge. Une interprétation talentueuse de lui-même. Et il affirme qu’on ne le reverra plus à l’écran.

Mon clavier, 2 mars

15+01:00p31+01:0003blun, 02 Mar 2009 08:17:15 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

§ Procès Colonna : aujourd’hui audition de l’ancien préfet Bernard Bonnet, celui qui a succédé au préfet Erignac, et qui a mis le grand trouble dans les enquêtes, et le colonel (de gendarmerie ) Henri Mazères qui a commandé les incendies de paillotes, comme si le désordre ambiant ne suffisait pas. Encore du sport pour aujourd’hui.

§ Le vrai scandale de l’Affaire François Pérol : ce n’est pas tant la nomination d’un Président de banque par le Président de la République, mais le fait qu’il a agi comme tous ses prédécesseurs, alors qu’il avait promis la rupture.

§ Cinéma : Gran Torino, par et avec Clint Eastwood

Cinéma : Revolutionnary Road (Les noces rebelles)

30+01:00p28+01:0002blun, 02 Fév 2009 17:58:30 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Les Noces rebelles
Réalisé par : Sam Mendes. Avec notamment Leonardo Di Caprio , Kate Winslet.
J’ai aimé ce film courageux, critique acerbe de la vie de bourgeois pas si modestes que ça, dans une banlieue banale, dans les années 1950. Revolutionnary Road est une voie tranquille dans un lotissement tranquille d’une grande banlieue tranquille de New-York, probablement  dans la vallée de l’Hudson. Quand vous passez là, et ça m’est arrivé cent fois, vous ne voyez que calme, sérénité, beauté. Beauté et des maisons et de leurs habitants. De loin, ils vous présentent un visage lisse et sans histoire aucune. Le visage du rêve américain. American dream, plutôt. Les cadres et leurs familles qui peuplent ces quartiers peuvent tout espérer de l’avenir, comme Franck et d’April Wheeler. Nous sommes en 1955, comme le rappelle un calendrier. Ancien combattant, Franck a participé à la campagne de France en 1944-1945, il a un peu plus de trente ans, il est commercial dans une grande société de services de Manhattan. Il est décontracté comme un jeune,  apprécié dans sa boîte, élément d’avenir. April s’est essayée sans grand succès au théâtre ; puis elle a eu deux enfants, une fille et un garçon ; puis elle a accepté de ne pas travailler. Pour les voisins les Wheeler forment un couple merveilleux.

Mais sur cette belle histoire pèse une hypothèque, un problème bien circonscrit par les sociologue sous le nom du « syndrome des Veuves vertes » (green widows) qui vient bouleverser cet ordre. April s’ennuie, de façon irrémédiable. Elle imagine un stratagème pour casser cet ennui: elle décide que  la famille partira s’installer en Europe. Elle travaillera, Franck vivra sa vie. Et tout de se mettre en place. Il prépare sa démission, elle rêve de devenir secrétaire dans une institution internationale fixée à Paris, OTAN ou OCEDE. Un malade mental fils de leur agent immobilier pointe l’incongruité du projet. Mais Franck se laisse convaincre, en traînant un peu les pieds, en couchaillant à droite et à gauche pour « redevenir un homme ». Il redevient si bien un homme que dans un moment d’enthousiasme égaré il fait l’amour sans précaution à sa femme. Elle « tombe enceinte ». C’est la catastrophe. Elle s’entête dans son projet considéré comme « fou » par les amis et les voisins.  Elle veut avorter. Et tout dérape. En bon Américain moyen de ce temps, Franck refuse absolument cette solution. Elle décide de « s’opérer » seule. Et ça se passe mal. Elle meurt. Point. La vie va reprendre avec son cours d’ennui, même si Franck a pris du grade dans sa boite. Le rêve américain peut se poursuivre.

Dans ce film dont le scénario est d’un rare classicisme, tout tient dans la mise en scène, dans la description subtile des rapports au sein du couple et avec leurs voisins et amis, pas toujours désintéressés. Les dialogues ressemblent certes un peu trop à du théâtre, mais la situation l’exige, d’autant plus que le réalisateur s’amuse à parodier les films des années 1950. Tout tient surtout au jeu des comédiens : Leonardo Di Caprio surprenant de qualité, et Kate Winslet, qui est dans la vie l’épouse de Sam Mendès, nous aide à suivre pas à pas la dégradation désespérée de son personnage. Un personnage noyé dans l’hypocrisie et dans la grisaille de la banlieue américaine. Une banlieue que nos promoteurs français se sont efforcés d’imiter, point par point : belles maisons neutres dans des lotissements neutres, loin de tout. Sauf de la routine. Sauf de l’ennui qui peut tuer. La plaie des banlieues.

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Face à ces éblouissantes prestations, oubliez surtout que Leonardo Di Caprio et Kate Winslet ont été le couple emblématique du film Titanic.

Mais quelle bizarre idée d’avoir choisi le titre inepte et dénué de sens « Les Noces rebelles » à la place du titre original qui lui était très précis, relevant presque de l’anthropologie : Revolutionnary Road ?

Mon clavier, 2 février

25+01:00p28+01:0002blun, 02 Fév 2009 10:10:25 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Pour aujourd’hui, après avoir regardé la neige tomber sur ma place puis fondre sous la pluie, en ce début de matinée je prévois quelques notes à écrire dans les heures à venir :

# Brice Hortefeux ne prend pas la grève de jeudi au sérieux, il oublie les chiffres du chômage.

# La liste civile de Mon Président

# A signaler : publication à la Documentation Française, du rapport du groupe de travail de l’INHES (Institut national des Hautes études de la Sécurité) sur la sécurité au Quotidien, présidé par Michel Gaudin, actuel Préfet de Police de Paris et ancien Directeur général de la police nationale, et dont le rapporteur était Alain Bauer.

# A propos de la situation explosive en Guadeloupe, une de ces îles qu’on dit françaises.

# A propos de deux scandales judiciaires : Outreau et Tiberi

# En fin d’après-midi, comme promis, des précisions importantes et un document sur le problème des rapports entre les notaires et les avocats

# Une analyse du film Les Noces rebelles

Surtout , ne vous impatientez pas, laissez moi le de temps d’écrire

https://phmadelin.wordpress.com/2009/02/02/justice-des-delais-deraisonnables/

Cinéma : les insurgés

12+01:00p31+01:0001bdim, 25 Jan 2009 18:01:12 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Les Insurgés, un film (américain) réalisé par Edward Zwick. Avec : Daniel Craig , Liev Schreiber , Jamie Bell …
Zwick applique son savoir-faire ( plus que son talent) à une histoire incroyable et pourtant vraie, où trois frères presque malgré eux deviennent les symboles de la résistance face aux Nazis, en menant vers la liberté dans la forêt glacée  une tribu juive perdue. En juillet 1941, la Biélorussie est envahie par les troupes d’Hitler. Tuvia, Asaël et Zus Bielski sont résolus à ne pas attendre la mort qu’ils sentent inéluctable, ils décident de s’enfuir dans la forêt. Au départ constitué d’une poignée d’hommes, le groupe des frères Bielski devient en quelques mois un détachement de partisans juifs qui aide les juifs à s’évader des ghettos. Les Soviétiques les aident un peu. Juste ce qu’il faut…
La mise en scène veut nous prendre aux tripes. Elle entend démontrer combien la vie dans un monde devenu barbare affirme son droit, même dans les situations les plus désespérées.
Malheureusement, cette belle histoire est mal servie par une mise en scène  ampoulée, une réalisation très statique, un scénario émaillé de poncifs. Le réalisateur désire que nous partagions l’angoisse de cette odyssée dans les forêts biélorusses enneigées, on ne marche pas avec ces fugitifs assimilés à leurs ancêtres de  » l’Exode  » : les allusions à la Bible sont lourdes, les ficelles mélodramatiques sont grosses. Ainsi, les derniers épisodes se déroulent le jour de Pessah, la fête du Grand passage.

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On ne s’embête pas, parce que les combats bien réglés menés par les  partisans ne cessent pas. Mais le film passe à côté de son sujet : comment une communauté parfaitement civilisée peut-elle survivre face aux temps barbares ?

Film : Nulle part, terre promise

36+01:00p31+01:0001bsam, 24 Jan 2009 17:38:36 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Un film d’Emmanuel Finkiel, Prix Jean Vigo, Festival de Locarno, sélection officielle. Présenté le 23 janvier comme ouverture au Forum des Images d’un nouveau festival, « Un état du monde… et du cinéma » soutenu notamment par rue89. FRANCE – Fiction – Couleur – 1h34 – Avec Elsa Amiel, Nicolas Wanczycki, Haci Aslan, Haci Yusuf Aslan, Abdurrahim Apak, Joanna Grudzinska.

Vous prenez trois groupes de personnages en principe sans rapport entre eux : un cadre sup français chargé de la délocalisation en Hongrie d’une usine de réfrigérateurs : la délocalisation étant entendue comme le paradis des entreprises à la recherche des bas salaires ; trois clandestins kurdes qui franchissent les frontières d’Europe pour atteindre le paradis britannique, de l’autre côté de la Manche. Et une étudiante, peut-être anglaise, qui explore l’Europe de la crise, en filmant tout ce qui tombe sous son regard, de la France à la Hongrie en passant par l’Allemagne. Vous battez les cartes, vous les installez dans des fonds de décor nocturnes et glauques inspirés des graphes urbains, hantés par des chauffeurs de camions bulgares, des futurs chômeurs français, des ouvrières hongroises au rabais, des clodos.

Et vous obtenez un film subtil racontant les trois voyages des personnages dans cette Europe désarticulée. Planqués dans des camions ou dans des trains, les Kurdes pourchassés par les flics courent d’étape en étape du fin fond de la Turquie au bord de la Manche, à Calais. Deux adultes, et un gamin superbe, à la fois candide et apeuré, images de la désolation et d’une volonté farouche de s’en tirer. Arrogant, futur directeur de l’usine délocalisée, le cadre sup assiste au démantèlement de l’usine en France sous les huées des ouvriers, il assiste encore à sa réinstallation en Hongrie, et, peut-être il commence à comprendre. Quant à l’étudiante, lien entre tous, elle court ici et là. Avec sa mini caméra numérique elle filme les ouvriers, elle filme les pauvres. Pas parce qu’ils sont pauvres, mais parce que leurs images sont fortes. A Budapest, après une soirée agitée, elle rencontre un couple d’ouvriers avec lesquels elle se lie d’amitié. Elle, enceinte, travaille dans un atelier déjà opérationnel de l’usine délocalisée. Les Kurdes se planquent dans les camions derrière des marchandises entassées, des produits pas cher pour l’Europe prospère. Ils survivent, et le gamin demande : quand est-ce qu’on prend le bateau ?

Très beau film, presque esthétisant dans sa volonté de transcrire au cinéma le monde des grapheurs. Un film très subtilement construit, magnifiquement interprété, alors que la plupart des comédiens sont des non professionnels. Evidemment, les histoires ne sont pas très réjouissantes. Encore que la solidarité entre les uns et les autres réchauffe le coeur. Sobre dans le propos : Finkiel ne donne pas dans l’émotion larmoyante. Et pourtant l’émotion est sans cesse présente. On comprend mieux l’état de la crise. Il n’y a pas de terre promise.

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Film : Barrage contre le Pacifique

22+01:00p31+01:0001blun, 12 Jan 2009 10:02:22 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Adaptation du roman éponyme – et autobiographique – de la célébrissime écrivaine Marguerite Duras, « Un barrage contre le Pacifique » est un film franco-cambodgien, réalisé par Rithy Panh. 1 h 45. Dans le rôle d’une mère grugée par l’administration coloniale du Cambodge en 1931, ravagée par la maladie, la déception, Isabelle Huppert donne la mesure d’un immense talent, dans un rôle de composition difficile et délicat. On la croit quand pour tenter de sauver ses rizières elle envisage de « vendre » sa fille à un planteur chinois. Beau et ambigu. Huppert n’hésite pas à se laisser filmer comme une femme qui se débat en vain, usée prématurément. En face d’elle, le jeune et glorieux Gaspard Ulliel, n’est pas moins excellent dans le rôle de son fils Joseph qui ne pense qu’à vivre, tout comme la très jeune Astrid Bergès-Frisbey, qui interprète une Suzanne – figure de Marguerite Duras elle-même – candide et perverse à souahait. En plus, elle est bien jolie, ce qui ne gâte rien. Les seconds rôles sont tout aussi bien traités. Même quand les silhouettes des colons et des officiers sont réduites à un demi corps inférieur, une image qui symbolise leur ‘inimportance ».
Belle réalisation, très sobre, qui donne à voir parfaitement la difficulté de vivre dans un climat équatorial. Rithy Panh est documentariste, et ça se sent, tous les détails sont vrais, bien placés. Plus proche du roman par l’esprit que par l’interprétation littérale du texte, le réalisateur Rithy Panh éclaire le film de son regard sévère sur l’époque coloniale. Ce qu’il en montre, avec ses excès dans les spoliations, le travail forcé, la brutalité des « troupes coloniales », n’est guère à notre honneur. Rithy Panh brosse un terrible réquisitoire qui permet de comprendre pourquoi ces peuples d’Indochine ont fini par se révolter.

Au cinéma : Australia, à voir avec un regard oblique

03+01:00p31+01:0001bsam, 03 Jan 2009 10:02:03 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Cinéma – Australia, de Baz Luhrmann, avec Nicole Kidman qui se bat contre un sinistre propriétaire, David Wenham avant de tomber dans les bras du cow-boy, sauveur de son bien. Hugh Jackman.
Il est évident que je devrais être fondamentalement méchant, descendre en flammes cette œuvre inspirée par Autant en emporte le Vent, Pearl Harbour et… l’Office du tourisme australien, avec la complicité de Rupert Murdoch, le tycoon – également australien – maître des gazettes en Grande Bretagne. C’est l’histoire d’une nana assez coincée, une vraie Lady, arrivée à la fin des années 1930 en Australie pour retrouver son mari volage. Elle le retrouve, mais mort, assassiné. Elle aura le plus grand mal à récupérer l’héritage, convoité par un voisin suspecté d’avoir fomenté le meurtre. Elle y parviendra au prix de mille péripéties, convertie au passage à la sexualité la plus torride, et à la défense des aborigènes persécutés par la population blanche.
Quelques mots donc pour résumer un opus de 2 h 40, financé par Murdoch et l’Australie au titre de l’action touristique, dirigée par un cinéaste australien ; exclusivement interprété par des comédiens australiens, à commencer par Kidman. Le grand problème du film est son objectif, traduit dans son cahier des charges, en quelque sorte : promouvoir la beauté souvent extrême des paysages australiens encore sauvages, en esquissant quelques pans de son histoire tumultueuse totalement inconnue en dehors de l’île continent. Avec une consigne précise : éviter toute appréciation générale qui pourrait fâcher les sponsors du film. C’est son défaut, un immense défaut pour beaucoup, à première vue Australia apparaît comme une longue bande annonce en forme d’images d’Epinal. Une bande annonce qui, disons-le tout de suite, n’est pas ennuyeuse. Deuxième défaut, et non des moindres : comme il fallait remplir 2 h 40, les scénaristes et le réalisateur ont entassé plusieurs histoires sans grands rapports entre elles : la guerre des éleveurs, l’ivresse des grands espaces déserts, la persécution des aborigènes et leurs proximité de la nature, les émois d’une jeune lady qui n’a rien vu de la vie au point de succomber au premier musclé venu, et pour couronner le tout, la « menace des jaunes » – en l’occurrence des Japonais – sur l’Australie. Je me serais bien contenté d’une de ces histoires, mieux racontée, plus approfondie.
Mais les choses étant ce qu’elles sont, comme je ne peux plus rien changer au fond, je vous propose un autre regard sur ce film. Oubliez les nunucheries et les clichetons de scénario, attachez-vous à  une vision oblique. Et, soudain, le conventionnel s’efface, il s’efface pour laisser la place à une impitoyable violence ; à une critique radicale du rôle des missionnaires chrétiens dans l’exploitation des métis aborigènes ; à une vision aussi peu classique que possible du destin qui n’a pas encore permis à cette île continent d’émerger à la surface d l’histoire. Tout le monde en retient quelques sites d’une « sauvage beauté », le pont et l’opéra de Sydney et avec ses grandes voiles de béton, les trains routiers monstrueux qui parcourent le pays « à fond la caisse », personne ne se souvient que ce pays a été bâti par des bagnards et leurs descendants, par les orphelins anglais exilés de force là-bas, en spoliant les aborigènes et leurs descendants qui sombrent aujourd’hui trop souvent dans l’alcool, tandis que les blancs ne parviennent pas à assumer leur culpabilité.

100 BO (bandes originales) cultes

09+01:00p31+01:0012bven, 19 Déc 2008 11:00:09 +0100+01:00 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Olivier Cachin, Christophe Geudin

Editions Tournon, 100 bandes originales cultes, De 1927 à 2008.35€.

Les deux auteurs sont des journalistes spécialistes des musiques urbaines. Ils rappellent que la musique de film fête ses cent ans, on doit la première à Camille Saint-Saens, pour illustrer un film muet consacré au Duc de Guise. Depuis la musique de film est devenue un genre musical spécifique, bien à part, ponctué d’immenses succès. qui ne se souvient pas du Docteur Jivago, de Maurice Jarre, ou de Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone, le maître. On n’imagine plus un film sans cette partition musicale qui souligne l’action, qui amplifie les effets dramatiques. Les deux auteurs remettent en perspective les bandes originales d’un certain nombre de fils dits « cultes », ils nous les racontent par le menu. C’est superbement illusté par les affiches elles aussi d’époque.

Je précise qu’Olivier Cachin était un ami de lycée de mon fils Lucio Mad. Ils ne s’étaient jamais quittés.