Embrouilles

04UTCp30UTC09bSat, 20 Sep 2008 18:01:04 +0000UTC 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

20 septembre (non publié hors blog)
Gendarmes et policiers : les embrouilles du rapprochement
A la suite de ma chronique consacrée au « concubinage » des gendarmes et des policiers (21 mai) un de mes chers correspondants, officier général de gendarmerie observe :
« il n’y a pas à ma connaissance de directive européenne visant les polices à statut militaire mais une recommandation du conseil de l’Europe prise au début des années 1990. »
Cette directive visait les pays de l’ex-bloc soviétique, pour les inciter à « civiliser » leurs polices militaires.
Au moins deux de ces ex-Etats communistes ont appliqué cette recommandation : la Roumanie et la Bulgarie, dont les gendarmeries ont été intégrées aux services du Ministère de l’Intérieur. En Bulgarie, la gendarmerie tient le rôle des gendarmes mobiles et des CRS pour le contrôle des grandes manifestations, tout en étant chargée de la sécurité des personnes et des points sensibles : hommes politiques, diplomates, ambassadeurs.
A l’Ouest, trois Etats – l’Espagne, l’Italie et la Belgique – qui disposaient de corps équivalents ont placé leurs gendarmeries sous la tutelle du leurs Ministères de l’Intérieur. Toutefois, en Espagne les Gardes civils et en Italie les Carabiniers, ont conservé leur statut militaire, même s’ils sont rattachés pour emploi depuis longtemps à leurs ministères de l’Intérieur respectifs.
En revanche, les embrouilles du concubinage risquent de reprendre avec un projet de décret sur le statut des officiers de gendarmerie, pris par la Défense sans concertation avec l’Intérieur et qui fait hurler les syndicats de police… En gros, il prévoit d’aligner le corps des officiers de police sur celui des sous-officiers de gendarmerie. D’où une grosse colère. Tout va bien…

Edvige, fin

50UTCp30UTC09bSat, 20 Sep 2008 08:25:50 +0000UTC 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Philippe Madelin
Rue89
20 septembre 2008

Fichiers Edvige : fin et suite ?

Le fichier EDVIGE est donc mort avant d’avoir vécu. Il renaîtra partiellement de ses cendres sous le nom barbare et volontairement imprononçable de EDVIRSP, pour Exploitation documentaire et valorisation de l’information relative à la sécurité publique. Difficile de polémiquer autour d’un sigle aussi abscons.
Avec une énorme réserve : le nouveau projet n’est applicable qu’aux services de la police nationale relevant de la Sécurité publique.
Il ne vise ni les données recueillies par la DCRI – Direction Centrale du Renseignement Intérieur qui regroupe l’ancienne DST et une fraction des RG – , ni par la DGSE –  les Services d’espionnage extérieur – , ni par la DPSD – le service de protection de la Sécurité Défense -, ni par les différents services de renseignement liés au Ministère des Finances. Cette réserve concerne en particulier le fichier CRISTINA regroupant les informations considérées comme nécessaire à la lutte anti-terroriste, couverte par le Secret Défense. Autant dire que le champ du fichage reste particulièrement vaste.
Le projet de décret transmis pour avis à la CNIL – la Commission nationale Informatique et Liberté – et aux partenaires sociaux consultés montre que malgré la pression des services de police le Ministère de l’Intérieur a très largement tenu compte des critiques virulentes multipliées à l’encontre du décret de juin 2008.
Malgré le bémol, il n’en reste pas moins que sont bien réelles les avancées obtenues par la société civile malgré la résistance acharnée de la Ministre de l’Intérieur et de nombreux  policiers, notamment du Syndicat Synergie.
De façon assez bizarre, le nouveau texte s’articule autour du principe d’interdiction. C’est-à-dire que la règle est l’interdiction du fichage généralisé de tout le monde et n’importe qui, l’autorisation n’étant accordée que par exception. L’article-1 interdit aux "services de la direction centrale de la sécurité publique en charge de la mission de renseignement et d’information", ainsi qu’aux "services de la préfecture de police assurant la même mission" de "collecter ou de traiter des données à caractère personnel qui font apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses ou l’appartenance syndicales des personnes, ou qui sont relatives à la santé ou à la vie sexuelle de celles-ci". Exit les personnalités ou militants d’associations, de syndicats, ou encore de partis politiques, ainsi que sur toute personne ou groupe simplement "susceptible de troubler l’ordre publique". En clair, un fichier généraliste est vidé de son contenu. En particulier sont prohibées les données relatives à la vie sexuelle ou à la santé.
Le recueil d’informations précises n’est autorisé pour les «  personnes dont l’activité individuelle ou collective indique qu’elles peuvent porter atteinte à la sécurité publique" et pour celles « faisant l’objet d’enquêtes administratives (…) pour déterminer si le comportement des personnes physiques ou morales intéressées est compatible avec l’exercice des fonctions ou des missions envisagées ».
De même, le fichage des mineurs à partir de 13 ans n’est autorisé que s’ils apparaissent comme une menace à la sécurité publique, sans préciser toutefois sur quelles bases les informations peuvent être retenues. En outre est instauré un « droit à l’oubli », les données les concernant doivent être effacées à leur majorité, sauf dans le cas d’un "élément nouveau" justifiant un enregistrement entre 16 et 18 ans. L’effacement des données est alors repoussé à l’âge de 21 ans.
Le nouveau décret pose le principe d’une limite temporelle au fichage : cinq ans après les faits qui ont justifié l’ouverture du dossier.
Autre avancée : la consultation des données est réservée aux policiers et aux gendarmes bénéficiant d’une autorisation spécifique, nominative et justifiée de leur hiérarchie.
La mention des gendarmes dans le texte implique que tous les fichiers de gendarmerie doivent être supprimés s’ils ne répondent pas de façon stricte à ces conditions. Cette particularité doit être soulignée.
La CNIL doit donner son avis sur cette nouvelle mouture d’ici à un mois.

Edvige-opinion

17UTCp30UTC09bThu, 18 Sep 2008 18:36:17 +0000UTC 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Philippe Madelin
Rue89
18 septembre 2008
Fichiers : une victoire des médias ?

Bien sûr, on n’en finira jamais avec les histoires de fichiers de police, ce sera toujours la guerre entre ceux qui détestent les méthodes policières et les policiers parce qu’ils représentent le poids de la société, et ceux qui entendent donner toujours plus de pouvoirs aux policiers parce qu’ils ont peur de la société.
Mais le débat qui a entouré l’affaire du fichier Edvige, qui sera bientôt un fichier sans nom, a permis l’émergence d’un phénomène majeur : face à des représentants du peuple, Assemblée nationale et Sénat, qui oublient totalement leur rôle de défense des citoyens en raison de l’omnipotence d’un seul parti politique, la société civile, c’est-à-dire tous les groupes de pensée de gauche et de droite, et la presse, ont joué pour la première fois un rôle majeur comme contre pouvoir. Ces sont les militants associatifs, les syndicats les quotidiens, les hebdomadaires et les sites internet d’information qui ont obtenu que le gouvernement recule, qui ont contraint le Ministre de l’Intérieur à revoir sa copie. C’est désormais acquis. Mme Michèle Alliot-Marie s’est vu ordonner par le Président de la République et le Premier ministre de préparer une nouvelle version du décret créant Edvige, un mix des fichiers de la DST et des Renseignement Généraux.
Dans un domaine aussi sensible que le champ de la Sécurité, c’est une première considérable.
Toutefois, il faut bien le dire, Michèle Alliot-Marie a donné un sérieux coup de main aux adversaires du fichier. Mais oui. Et comment ? En communiquant d’une façon si maladroite… Plus exactement en communiquant si mal qu’elle a laissé se développer tous les fantasmes, toutes les erreurs d’optique. Il a fallu que ce soient les journalistes, en particulier sur rue89, qui expliquent, qui détaillent, parfois aux limites de la justification, pour que le public comprenne un peu mieux. D’abord figée sur un refus total de discussion, incapable de présenter des arguments censés, Michèle Alliot-Marie s’est révélée incapable de promouvoir sa propre réforme. Sourde aux arguments de la société civile, elle s’est contentée d’enfourcher le grand dada de policiers qui ne croient qu’à la suspicion généralisée pour résoudre les problèmes de sécurité. Alors qu’ils ne se nourrissent que de l’injustice sociale.

Police-gendarmerie-concubinage

00UTCp31UTC08bThu, 21 Aug 2008 19:00:00 +0000UTC 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Philippe Madelin
Rue89

Gendarmerie-police : du concubinage au mariage

Voici enfin formalisé par un projet de loi et donc officialisé le rapprochement institutionnel entre la gendarmerie et la police nationale. Inclus dans un texte consacré à la Sécurité. Adopté ce jeudi matin 21 août par le Conseil des Ministres, il devrait être voté au cours de l’automne pour entrer en application le 1er janvier 2009.
Nicolas Sarkozy n’a cessé d’œuvrer pour qu’entre enfin dans la pratique ce projet qu’il caresse depuis 2002, quand il a occupé les fonctions de Ministre de l’Intérieur. Comme beaucoup, à son arrivée Place Beauvau, il avait trouvé absurde les rivalités qui opposaient depuis des décennies la police et la gendarmerie, et particulièrement coûteux les doubles emplois qu’entraînait la dualité des deux corps de police. En outre, la France était le dernier pays de la Communauté européenne à ne pas appliquer les dispositions édictées par Bruxelles contraignant tous les membres à mettre une croix sur leurs polices militaires. Depuis de nombreuses années les Carabiniers italiens et les Gardes civils espagnols ont été détachés des ministères de la Défense pour passer sous statut civil.
Dans la pratique, à partir du 1er janvier prochain, les militaires des 3600 brigades de gendarmerie territoriale (la blanche) et les escadrons de la gendarmerie mobile ( la Jaune) déployés en France passeront pour emploi sous l’autorité du Ministre de l’Intérieur. Les décisions pour utilisation des forces – en particulier pour le maintien de l’Ordre – seront prises par les préfets de départements. En revanche, les questions relevant du statut personnel, notamment le déroulement de carrière, resteront du ressort du Ministre de la Défense.
Cette révolution avait été annoncée par le Président Sarkozy le 29 novembre 2007. Elle était sur les rails dès le début de 2008. En vérité elle est plus motivée par les contraintes imposées par la réforme de l’Etat, application de la RGPP, la Réforme générale des Politiques publiques. Cette réforme implique de nombreux regroupements de services, telle que la mise en place au Ministère de l’Intérieur de la DCRI. Elle devrait permettre d’importantes « mutualisations » de moyens. Par exemple l’harmonisation des flottes aériennes de la police, de la gendarmerie et de la Sécurité civile. Ou encore le regroupement et le recentrage des laboratoires de police scientifique. L’essentiel sera la gestion harmonisée au plan territorial des services de police et de gendarmerie. Les rémunérations et les conditions d’emploi telles que la disponibilité des forces seront progressivement rapprochées.
Le projet de loi organise la répartition des compétences entre l’autorité judiciaire pour l’exécution des missions judiciaires ; le ministère de l’Intérieur qui sera désormais responsable de l’organisation, de l’emploi et des moyens de la gendarmerie nationale, le ministère de la Défense chargé de l’exécution des missions militaires. Ainsi les unités de gendarmerie spécialisées, Air, Mer, détachement dans les zones de conflit resteront dans le girons du Ministère de la Défense.
Toutes les rivalités seront-elles pour autant liquidées ? Après tant de décennies de luttes souvent ouvertes, c’est moins certain : tant du côté des gendarmes que chez les policiers, on est méfiant. Les gendarmes craignent par dessus tout d’être purement et simplement absorbés par la Police nationale, la gendarmerie mobile par les CRS, les sections de recherche de la gendarmerie par les services de police judiciaire. Une différence de taille subsistera entre les deux corps : alors que les gendarmes resteront strictement astreints au Devoir de réserve inhérent à l’Armée, la Police pourra toujours s’exprimer, souvent avec véhémence comme toujours à travers ses organisations syndicales. Les syndicats resteront interdits dans la gendarmerie. Des poursuites récentes menées pour fermer certains blogs entretenus par les gendarmes démontrer que cette astreinte relève d’une réalité très concrète.
Si l’on observe de près les modalités du projet, on peut constater qu’on est beaucoup plus près d’un pacte de concubinage dominé par la police nationale, dans un climat de suspicion, que d’un mariage en bonne et due forme. On est encore plus loin encore d’une fusion pure et simple. Une fusion impliquerait une perte de leur statut militaire, et par conséquent du prestige qu’ils attachent à leur appartenance à l’Arme. Avant tout soldats, les gendarmes tiennent à se démarquer des policiers qu’ils ont toujours considéré avec un certain dédain.
Toutefois, l’expérience de la fusion entre la DST et les Renseignements généraux au sein de la DCRI démontre que bien conduit un rapprochement considéré hier comme impossible est susceptible d’être mené sans trop de difficultés. Les rivalités d’hier risquent de se traduire par une saine rivalité entre les uns et les autres. Dans l’affaire du meurtre du petit Valentin à Lagnieu, dans l’Ain, le 29 juillet dernier, les gendarmes se sont démenés. En une semaine, l’auteur des faits a été interpellé, confondu, mis en examen pour assassinat. Dans la perspective d’une absorption de leurs services de Police Judiciaire, les gendarmes tenaient à démontrer qu’ils étaient les meilleurs.

Coordinateur Bajolet

50UTCp31UTC08bWed, 20 Aug 2008 11:29:50 +0000UTC 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Renseignement : Bernard Bajolet, l’expert, Claude Guéant le vrai patron

C’est la dernière touche à la réorganisation des missions de renseignement en France : la responsabilité principale passe du Premier ministre au Président de la République. La lettre de mission qui confirme l’ambassadeur Bernard Bajolet dans sa fonction de coordinateur fondamental entre les services secrets couronne le travail de refonte radicale entrepris par le Préfet Claude Guéant dès son arrivée à l’Elysée comme Secrétaire général de la Présidence.
Il n’a sûrement jamais oublié l’avertissement lancé naguère par un des interlocuteurs : si vous laissez prospérer les rivalités entre services secrets, ils n’auront bientôt plus aucun poids, ni en France ni à l’extérieur. Donc Guéant veut en finir avec les rivalités entre agents secrets français
Avant hier, le coordinateur était un simple conseiller du Ministre de la Défense – en la personne du général Rondot déjà retraité -, puis du Premier ministre, notamment au travers du Secrétariat général de la Défense nationale. La modestie de ces postes en disait long sur l’estime du pouvoir à l’égard du Renseignement stratégique.
Hier, première révolution, la fusion de la DST et des RG, au sein de la DCRI (Direction Centrale du  renseignement intérieur), avec à la clé une nouvelle définition du Secret Défense.
Aujourd’hui, dans la foulée du Livre Blanc sur la Défense, le Président de la République prend donc tout en main, il bouscule sans ménagement les structures. Un conseil national du renseignement placé auprès du Président, complété par un conseil national de défense et de la sécurité, avec l’appui d’un Secrétariat général de la Défense nationale relooké, permettra au Président de prendre toutes ses décisions en connaissance de cause.
Assisté d’une équipe très réduite, le Coordinateur devra veiller à la bonne harmonie entre les quelques 13 000 fonctionnaires émargeant dans tous les deux dizaines de services de renseignement, civils, militaires et même financiers, ce qui est tout à fait nouveau. Verra-t-on à terme se réduire le nombre de services secrets qui dépassaient la vingtaine ?
La personnalité du Coordinateur nous indique dans quel sens son travail sera orienté : Enarque, arabisant, titulaire de nombreux postes dans le monde islamique (Damas, Bagdad, Amman, Algérie jusqu’à cet été ) Bajolet est aussi et avant tout un ambassadeur. Le Quai d’Orsay garde donc la haute main sur les services, au détriment du Premier ministre, de l’Intérieur et de la Défense. Bajolet est réputé pour son franc parler, pour son ardeur dans les missions difficiles : durant la crise des otages d’Irak, quand les journalistes Chesnot et Malbrunot ont été enlevés non loin de Bagdad, Bajolet n’a pas lésiné sur son temps pour renouer les fils avec les ravisseurs.
Son activisme peut même laisser présager des frictions avec ses partenaires : il sera tenu de près par Jean-David Levitte, le « sherpa » du Président chargé des affaires étrangère. Mais surtout par le Préfet Claude Guéant lequel apparaît désormais comme le vrai patron du renseignement français. Quand il dirigeait le cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, il s’était passionné pour la questions. Aujourd’hui à l’Elysée il dispose des outils indispensables pour que le Renseignement sous toutes ses formes devienne une composante majeure des moyens d’action désormais concentrés entre les mains du Président.

@ Le Monde- 04082008

En stage "d’immersion", en ce moment, dans les services, le "coordonnateur du renseignement"  français, Bernard Bajolet, 59 ans, premier titulaire de ce poste nouvellement créé, a reçu sa lettre de mission. Datée du 23 juillet et signée par le président de la République, Nicolas Sarkozy, elle précise les missions de celui devenu, depuis sa prise de fonction le 21 juillet, le Monsieur renseignement de l’Elysée. Dans ce document que Le Monde a pu consulter, le président écrit : "Point d’entrée auprès de moi des services de renseignement des ministres chargés de la sécurité intérieure, de la défense, de l’économie et du budget, vous coordonnerez et orienterez leur action (…) Vous leur transmettrez mes directives".

Les termes employés ne doivent rien au hasard. Ils reprennent, mot à mot, ceux utilisés dans le Livre Blanc sur la défense et la sécurité nationale, approuvé par M. Sarkozy et présenté le 17 juin, qui décrivait ainsi la fonction du coordinateur : "Il sera le point d’entrée des services de renseignement auprès du président de la République". "Un effort massif doit être fait en faveur de la fonction connaissance anticipation dont le renseignement est un des piliers", note le chef de l’Etat. Là encore, c’est une référence directe au Livre Blanc qui consacre tout un chapitre au renseignement sous le titre "Connaître et anticiper". Un domaine, était-il souligné, érigé "pour la première fois en fonction stratégique à part entière".

"EQUIPE LÉGÈRE"

Exit Matignon. Le premier ministre dont dépendait traditionnellement le renseignement, disparaît. Dans la lettre de mission de M. Bajolet, il n’est fait mention du chef du gouvernement pour une "étroite" coopération qu’au septième paragraphe. Désormais, le président, chef des armées, concentre aussi tout le renseignement. En contre-partie de cette centralisation sans précédent, une délégation parlementaire au renseignement a été créée.
M. Bajolet, diplomate, ancien ambassadeur de France en Irak notamment, puis en Algérie, sera directement placé sous l’autorité du secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant. Il travaillera "en étroite liaison" avec le chef d’état major particulier du président, l’amiral Edouard Guillaud, le conseiller diplomatique et sherpa, Jean-David Levitte, et le conseiller intérieur, Erard Corbin de Mangoux.

Sous la présidence de M. Sarkozy, le coordonnateur pilotera le futur conseil national du renseignement (CNR), destiné à remplacer l’actuel comité interministériel du renseignement (CIR). Il décidera de la poursuite, ou de la suppression, des groupes de travail thématiques ou géographiques du CIR avec l’objectif d’en faire des cercles plus ciblés. Les groupes "prolifération nucléaire" ou "Moyen-Orient" devraient être maintenus.

M. Bajolet sera associé à la "préparation et au suivi budgétaire" des services des différents ministères concernés, dont ceux de Bercy comme la DNRED (service de renseignement des douanes) et Tracfin, la cellule anti-blanchiment. Il sera "consulté" sur la nomination des responsables des services. Et son avis sera "requis" sur les fonds spéciaux dont il pourra susciter la mise en œuvre. Bref, il sera le représentant du président dans le cénacle fermé du renseignement et du secret défense.

Près de lui, M. Bajolet sera entouré d’une "équipe légère", pas plus de cinq cadres, une douzaine de personnes en tout au maximum. Ses deux principaux collaborateurs sont déjà choisis : il s’agit de Christophe Gomard, jusqu’ici chargé du "cabinet réservé" de la défense (relations avec les services); de Pierre Lieutaud, contrôleur général de la police nationale, ex-sous directeur à la recherche à la direction des renseignements généraux, conseiller auprès du directeur de la gendarmerie nationale; et de l’ex-préfet de l’Aube, Nacer Meddah. Ce dernier aura la responsabilité, outre les domaines juridiques et ressources humaines, des questions budgétaires. S’il a participé à la sélection des candidats, M. Bajolet n’a pas choisi ses collaborateurs. C’est l’Elysée qui s’en est chargé.

Selon sa lettre de mission, qui préfigure un décret ultérieur, l’installation du nouveau coordonnateur du renseignement devra être achevée "dès septembre". Pour l’heure, M. Bajolet, après six jours complets passés à la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), "visite" la DGSE. Des services qui ne lui sont pas tout à fait inconnus puisque en tant qu’ambassadeur en Irak, il a eu à travailler étroitement avec eux pour la libération des otages français. Isabelle Mandraud

Un système pyramidal et très centralisé

LEMONDE.FR | 04.08.08 | 11h26 Loin du modèle du conseil de sécurité américain, la France va se doter d’un système pyramidal mais très centralisé à l’Elysée. C’est "une mise en cohérence des machins", explique un expert, "la recherche de complémentarités mieux définies", justifie le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, présenté le 17 juin. Un conseil national de la défense et de la sécurité présidé par le président de la République se réunira en fonction des circonstances, épaulé par un secrétariat général – l’actuel secrétariat général de la défense nationale (SGDN) restructuré. Un conseil consultatif, composé de dix à vingt experts et personnalités verra le jour. Enfin, un Conseil national du renseignement (CNR) remplacera l’actuel comité interministériel du renseignement (CIR), qui dépendait jusqu’ici du SGDN sous l’autorité du premier ministre.

Désormais, le renseignement relèvera exclusivement du président de la République. Il présidera le CNR qui, en formation plénière, réunira le premier ministre, les ministres de l’intérieur, de la défense, des affaires étrangères, de l’économie et du budget, d’autres ministres éventuellement sollicités, le coordonnateur du renseignement, le SGDN remanié et les directeurs de service. En formation restreinte, seul le président décidera de sa convocation, et des participants… Ce conseil, présenté comme une "gouvernance renforcée" du renseignement, définira les grandes orientations stratégiques et prioritaires des services, adoptera les objectifs, et rendra les arbitrages techniques et juridiques.

Le Livre blanc, approuvé par l’Elysée, insiste tout particulièrement sur les "adaptations juridiques" à prévoir, notamment pour la "protection" du secret défense étendu aux informations et réseaux classifiés, ainsi qu’aux lieux dits "sensibles". "Des règles spécifiques pour les perquisitions judiciaires effectuées dans des lieux classifiés ou abritant des secrets de la défense nationale feront également l’objet de dispositions législatives", insiste le Livre blanc. La perquisition, le 30 mars 2006, dans le bureau d’Alain Juillet, membre du SGDN, a laissé des traces.

La loi donnant naissance, formellement, à tout ce nouveau système pyramidal, et au CNR, devrait être examinée au Parlement à la fin de l’année. Le périmètre des services reste, pour le moment, en l’état. A moyen terme, leur organisation devrait être revue, notamment celle concernant les directions militaires.
Isabelle Mandraud

Succession DPSD

20UTCp31UTC08bSat, 02 Aug 2008 12:49:20 +0000UTC 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Lundi 18 août, nouveau mouvement dans le monde du renseignement français, avec passage de commandement à la direction de la DPSD (direction de la protection et de la sécurité de la défense), au fort de Montrouge. Nommé lors du conseil des ministres du 20 juin 2008, le général de division Didier Bolelli, 53 ans, a pris la succession du général de corps d’armée Denis Serpolet.

Ce passage de relais affirme ainsi la prépondérance de la DGSE (Direction générale de la Sécurité extérieure). En effet, Didier Bolelli était depuis janvier 2006 en charge de la direction des Opérations à la caserne Mortier, "la Piscine" pour le grand public, siège des services secrets extérieurs. Bolelli est un vrai spécialiste du renseignement, ancien patron du 13e régiment de Dragons parachutistes, cette unité hybride qui relève à la fois de l’armée et des services secrets.

Comme directeur des Opérations, le général Bolelli avait la haute main sur toutes les actions engagées par la DGSE, y compris par le service Action.

A la DPSD, le général Bolelli aura la tâche compliquée de diriger un des services secrets français les moins connus, qui opère sur deux champs : le militaire et le civil. Ses 1474 fonctionnaires sont aux trois quarts des militaires, tandis qu’un quart provient de la police.

La DPSD, qui a pris la succession de la Sécurité militaire en mai 1981, n’est pas un service de police, elle participe aux actions de renseignement à part entière, missions de contre-espionnage, de contre-terrorisme, de contre-subversion. Elle a pour charge, comme sa dénomination l’indique, la sécurité des personnels militaires, des matériels, des informations et des installations sensibles de Défense. La direction n’a aucun pouvoir judiciaire, contrairement à la DCRI : on la définit comme les Renseignements généraux de l’armée.

On confirme à cette occasion que si la DPSD a bien été chargée d’identifier les militaires qui ont cosigné sous le pseudonyme de « Surcouf » l’article publié par Le Figaro le 19 juin 2008 et critiquant vivement le Livre blanc consacré à la Défense, au début de l’été l’enquête a été suspendue sine die sur ordre supérieur. Alors que l’Armée grognait dur, il apparaît le président Sarkozy n’a pas voulu prendre des sanctions qui auraient aggravé le malaise de la grande muette.

Chaises musicales

38UTCp31UTC07bTue, 29 Jul 2008 20:41:38 +0000UTC 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Sécurité : un grand jeu de chaises musicales

Dans un grand jeu de chaises musicales décidé par le Conseil des Ministres du 28 juillet la très médiatique Directrice centrale de la Police judiciaire, Martine Feugas épouse Monteil, 58 ans, voit mettre un terme à une longue, brillante et exceptionnelle carrière policière. Avec le rang et appellation de préfète, elle se voit renvoyée dans un poste beaucoup moins exposé comme secrétaire générale de la zone de défense de Paris. Elle y prend la succession de la préfète Michèle Merli, 61 ans qui part elle-même à la Sécurité routière.
Ainsi s’en va celle qui a été en fait la première femme de grande influence dans la police. Pour l’essentiel elle a grimpé tous les échelons de la Préfecture de Police. Toujours la « première de la classe » : major de sa promotion à l’Ecole des commissaires de police de Saint-Cyr-au-Mont-Dore ; première femme à avoir dirigé la BRP, Brigade de répression du Proxénitisme, plus connue sous son appellation de « Brigade Mondaine » : première patronne de la Crim’, la Brigade criminelle ; et enfin directrice de la PJ parisienne. Alors qu’il était ministre de l’Intérieur, en 2004 Dominique de Villepin a propulsé Martine Monteil comme directrice centrale de la Police judiciaire (DCPJ). Cette promotion était un vrai bouleversement dans ce monde policier réputé machiste, un bouleversement qui traduisait cependant la montée des femmes dans l’institution.
Le personnage est curieux : petite-fille et fille de policier, mariée à un commissaire de police, elle à la fois très « flic » et très femme. Gouailleuse et élégante. Bourreau de travail, très dure dans les rapports professionnels, et en même temps d’une sociabilité consommée. Au point de devenir l’icône des femmes policiers. Elle aimait être photographiée au côté d’une lampe montée sur un pistolet Lüger ayant appartenu à son père.
Ces dernières années, elle ne s’était pas toujours montrée très soucieuse de neutralité politique, n’hésitant pas à prendre ouvertement parti pour Nicolas Sarkozy lors des dernières Présidentielles.
Bien qu’elle ait occupé des postes très exposés, aucune tache dans sa carrière, mais une tragédie évitée de justesse : voilà quelques années, alors qu’elle était de permanence, elle est appelée d’urgence sur le site d’un braquage, elle arrive en vitesse, et découvre son commissaire de mari gravement blessé par les malfrats. Il s’en est tiré…
Le secrétariat général de la zone de défense de Paris a pour mission de préparer, mobiliser et coordonner l’action de secours dans les huit départements d’Ile-de-France en cas de crise.
Martine Monteil va pouvoir y déployer ses capacité de travail à développer les plans de prévention contre le terrorisme et les inondations.
Quant à la très secrète préfète Michèle Merli, elle est appelée à inciter les automobilistes à être plus prudents !

Sarkozy décide

46UTCp30UTC06bMon, 16 Jun 2008 17:56:46 +0000UTC 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Livre Blanc Défense: Sarkozy décide, la commission valide?
Comme le laissaient prévoir les premières indiscrétions sur le Livre Blanc Défense, le président Sarkozy semble avoir pratiquement tout décidé avant même que ne soient connues les conclusions de la Commission du Livre Blanc Défense. C’est au moins autant cette anticipation que l’absence totale de perspectives européennes qui a conduit Paul Quilès et Louis Gautier à se désolidariser de la commission.

La deuxième information majeure est la nomination de l’ambassadeur Bernard Bajolet comme coordinateur national du renseignement : elle conforte la mainmise du Quai d’Orsay sur l’organisation du renseignement au détriment des militaires. Ils avaient déjà perdu la DGSE, ils sont cette fois vraiment mis sur la touche.

Enfin, le choix du "tout technologique" pour la recherche de l’information se situe dans la droite ligne des options prises par les services américains. Plusieurs postes de la DGSE dans les zones sensibles sont déjà fermés.

Ces éléments représentent pour les services français une véritable novation, une réorientation en profondeur de la recherche stratégique. L’avenir prochain nous indiquera si ces intentions seront suivies d’un véritable renforcement des services. Quant à l’armée, ses craintes sont confirmées : la nouvelle configuration de la Défense prévoit d’importants sacrifices tant au plan des effectifs que des matériels.

Porte-avions reporté

24UTCp31UTC05bFri, 30 May 2008 17:53:24 +0000UTC 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Deuxième porte-avions reporté: les armuriers se font du mouron

Par Philippe Madelin | Journaliste | 30/05/2008 | 13H35
En annonçant mardi le report à 2011-2012 de sa décision pour le lancement du projet d’un deuxième porte-avion français, le Président Sarkozy a confirmé sur RTL ce qui transparaissait dans le projet de Livre Blanc sur la Défense : les industriels qui participent aux programmes d’armement français sont soucieux, le temps des grands contrats lancés sans discussion semble bien passé. Désormais, on va réfléchir dans la perspective de l’économie, de la fameuse RGPP, qui prévoit d’épargner les sous de l’Etat avant chaque nouveau programme.

Les industriels du secteur ne s’y trompent d’ailleurs pas : auditionnés par les sénateurs le 15 mai, les principaux d’entre eux –Dassault, Thalès, EADS entre autres– se sont tous plaints des conditions d’exportation rendues particulièrement dures pas la baisse du dollar. Or, face à la baisse prévisible des commandes par l’armée française, l’exportation des armements leur paraît le seul gage de survie face à une industrie américaine particulièrement agressive.

Bauer, résultat de mission

11UTCp31UTC05bMon, 26 May 2008 09:24:11 +0000UTC 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Conférence Bauer 26 mai 2008

L’AA-INHES a pris l’initiative de demander au criminologue Alain Bauer de nous (les associations d’auditeurs de l’INHES et de l’IHEDN) présenter les principaux éléments de son rapport remis le 20 mars 2008 au Président de la République. Intitulé « déceler-étudier-former : une nouvelle voie pour la recherche stratégique »,  ce document est le résultat de la mission qui lui a été confiée d’analyser les problèmes posés par le rapprochement entre les différents instituts de recherche sur la sécurité. Il est prévu que la réforme entre en vigueur le 1er janvier 2010.
Christian Frémaux a proposé à Bauer de restituer cette réforme dans le cadre plus vaste des nouvelles menaces, et de l’évolution de la donne géopolitique, donc des nécessités de la formation et de la recherche stratégiques.
Conjointement parrainée par l’Association des Auditeurs de l’INHES et l’Association des auditeurs de l’IHEDN, la conférence s’est déroulée devant un large public issu des deux associations d’Auditeurs, le 26 mai dans l’amphithéâtre Des Vallières de l’Ecole militaire, en fait dans les locaux affectés à l’IHEDN.
La présence du général de corps aérien Laurent Labaye, directeur de l’IHEDN, et de Pierre Monzani, directeur de l’INHES, du Président Notton pour l’Association des auditeurs de l’IHDN, et de Christian Frémaux pour l’ANA-INHES a souligné combien les uns et les autres accordaient de l’importance à ce qui doit être une petite révolution.
Avec son bagout et son sens de la formule parfois rude, Alain Bauer a remis les pendules à l’heure quant à l’évolution de sa mission : malgré quelques combats d’arrière-garde, elle ira à son terme.

Non content d’agacer parce qu’il parle clair et net, Alain Bauer a de la suite dans les idées, ce qui peut donner l’impression qu’il se répète. Il réfléchit, sans pour autant revendiquer la direction de l’action. Depuis son rapport de mars dernier, il ne cesse d’insister sur la nécessité d’un Conseil national de sécurité. C’est ce qui fait causer. Et, justement, il estime indispensable de causer.
Pour avancer, il suit sa propre méthodes. Premier pas de cette méthode : tenter de savoir ce qu’on veut. Il soutient que la réponse fondamentale est quasiment unique : le décèlement précoce des risques. Une idée presque devenue une obsession.

« Depuis la fin de la guerre froide, note-t-il en préambule de son rapport, le terrorisme et le crime organisé ont connu une mutation, une mondialisation, et des hybridations telles qu’ils débordent largement du cadre statique et rétrospectif où ils s’étudiaient hier. Désormais irriguée par le concept de « sécurité globale », une nouvelle pensée stratégique se doit d’intégrer défense nationale, sécurité publique, protection des entreprises ou sécurité des entreprises. Il s’agit désormais de passer de la défense globale à la sécurité globale,sans oublier que la guerre, quelque forme qu’elle prenne, se gagne d’abord par la volonté politique et le soutien de la Nation. »

Il faut apprendre à gérer les crises. A quoi ça sert ? Un exemple, la crise du voilier Le Ponant, arraisonné au large de la Somalie par des pirates. Elle a été remarquablement gérée, à ceci près que certains processus ont mal fonctionné.
Mais quelle crise apprendre à gérer ? Celle d’hier ou celle de demain ? Celle du modèle en reproduction permanente des crises connues par le passé ? Il s’agi( désormais d’affronter non ce qui s’est passé hier, mais ce qui est nouveau.
A l’orée des travaux, une ultime interrogation : peut-on simuler d’autres formes de crises ? Comment anticiper ? Comment déceler de façon précoce des crises qui ne se sont jamais produites ?
Une bonne recherche doit être ainsi précédée par de bonnes questions. Il ne peut s’agit de répondre à des questions dont on connaît déjà la réponse.

Plutôt que de se référer à sa propre vision des choses, et aux considérations individuelles des experts, Bauer a incité les membres de sa commission à procéder à de larges auditions collectives.

« Parce que, constate-t-il quand on est seul on a tendance à se replier sur la langue de bois. En groupe, une stimulation s’installe, on parle plus vrai »

Son propos n’a pas évolué en soi depuis la remise du rapport de mission. Mais Bauer précise certains points avec vigueur :
Son premier constat : on exploite très mal l’existant, faute de le prendre en considération tant au niveau des enseignants et des chercheurs qui manquent de visibilité nationale et internationale que des auditeurs qui ont participé aux sessions des quatre instituts publics, l’IRHES, le CHEAM, l’IHEDN et INHES, ils se sentent inutiles et abandonnés, alors qu’il y a là un formidable réservoir de compétences. On peut imputer à l’Administration la responsabilité de cette déshérence dans la mesure où le passage par la formation supérieure dans les Instituts n’est pas considéré comme un atout majeur pour la Nation. Si les auditeurs en provenance du privé sont souvent excellents, l’Administration a tendance à n’envoyer en formation que des « bras cassés ».
Au demeurant, son appréciation du contexte est sévère : la stratégie n’est plus le privilège des militaires, martèle Bauer,  tout n’est pas militaire. A l’heure actuelle il n’y a pas de gestion de crise mutualisée et pas plus d’espace spécifique physique, aucune structure institutionnelle.
Bien qu’il ne soit pas encore en place, le conseil de sécurité intérieure  indispensable apparaît plus indispensable que jamais pour conseiller le Président sur ses choix stratégiques, et pour relancer la recherche stratégique fondamentale.
Et surtout, déplore Bauer, on doit constater une crise majeure de la pensée stratégique, aussi bien du côté des militaires que des civils. Pour étayer ce diagnostic sévère, il souligne que cette crise, si elle est patente en France, elle n’est d’ailleurs pas spécifique à notre pays. On n’a plus conceptualisé la pensée stratégique. Or, avant la deuxième guerre mondiale, cette pensée était d’une immense richesse. Pourquoi cette pensée s’est-elle effondrée ? L’orateur l’impure à quatre facteurs :
A – La défaite de 1940, qui a été avant tout une défaite de la pensée stratégique, dans la mesure où les chefs militaires ont refusé de considérer les anticipations des stratèges.
B – Le désastre de Dien Bien Phu, essentiellement dû à une mauvaise appréciation des données stratégiques.
C – La Bataille d’Alger, remarquable exemple d’une bataille gagnée sur le terrain, mais perdue (d’avance ?) au plan stratégique.
D – Enfin et surtout le concept et le chois stratégique de dissuasion nucléaire qui a définitivement écarté toute possibilité de pensée et de recherche stratégique dans la mesure où la dissuasion était la réponse à tout.

Dès lors, les publications originales ont disparu, à l’exception de la Revue de la Défense nationale. Les militaires n’ont pas cessé de réfléchir, bien au contraire, mais ils ont cessé de publier, de s’exprimer publiquement. Ils sont même dissuadés de s’exprimer, c’est mauvais pour leur carrière. Même constat pour l’étranger : toutes les théories se sont effondrées. Voir situation en Irak ou Afghanistan.
Seule exception dans ce désert de la pensée : le travail mené sur la « surprise stratégique », laquelle se définit comme un ou plusieurs événements qui prennent une forme à laquelle nul n’avait jamais songé. Par exemple la chute du mur de Berlin, ou, mieux, l’attaque du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center. Encore que plusieurs publications, dont un roman de Tom Clancy et un autre de votre serviteur aient raconté une attaque par avion fou l’une contre le Capitole à Washington, l’autre en 2000 contre l’Arche de la Défense . Comme l’idée était folle, donc improbable, comme en plus elle était exposée par des romanciers – des gens pas sérieux par définition, nul n’en a tenu compte. C’était impossible. C’est quasiment la définition de la surprise stratégique.

« Aujourd’hui, explique Bruno Tertrais, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) à Paris, la surprise est devenue un élément structurant du contexte stratégique.»

Le problème est que jusqu’à nouvel ordre, le monde occidental subit la surprise, il ne semble pas capable de l’initier. Il subit le fait que l’ennemi n’est plus l’ennemi comme on l’a défini et appris dans les écoles. L’ennemi n’existe pas au sens matériel du terme. En 2001, l’ennemi a changé de nature. Et d’ailleurs, qu’est-ce que désormais l’ennemi ? En face : pas de hiérarchie. Qui essaie-t-on d’éliminer ? Et d’expliquer dans un grand sourire :

« Jusqu’ici on vivait sur l’idée que ce qui est invraisemblable est impossible. Or l’impossible est dans le vrai, alors que le vraisemblable ne l’est pas forcément. Très au-delà des attentats terroristes, on a tout prévu sauf ce qui était considéré comme impossible : la crise alimentaire, la crise énergétique, la crise des suprimes, la crise de l’Eau. »

Donc il faut reprendre la réflexion à zéro. Se poser la question en inversant les données : quelle est la nature de la menace ?
Les pistes de réflexion sont cruciales pour la redéfinition des missions stratégiques : choisir de rester à la table des Grands – donc déceler, diagnostique, puis prévenir ou riposter – ou devenir une simple force supplétive.

Pour remplir cette vacuité de la pensée stratégique Bauer propose une réponse simple en deux volets : développer la recherche en l’associant à la formation continue. Il est indispensable de développer une thérapeutique, étant entendu qu’elle doit suivre le diagnostic et non le précéder.
Et, surtout, rapprocher, rassembler, regrouper, mutualiser les outils aujourd’hui dispersés. Une dispersion qui frise le soupoudrage, par conséquent contraire à l’efficacité.

Ce qui nous conduit à une double fusion des instituts de recherche sur la Sécurité : d’une part l’INHES (Institut des hautes études de la Sécurité) avec l’IRES, et, d’autre part l’IHEDN (Institut des hautes études de la Défense nationale) avec le CHEAR (Le centre des hautes études de l’armement). « Tout en conservant la spécificité de chacun », ajoute Bauer quui sait que pour emporter la conviction, il ne peut pas toujours frapper bille en tête.
Bauer trace un programme pour le moins ambitieux : les deux institutions doivent mettre en commun leurs corps enseignants, dans un but de domination culturelle. Mutualiser les documentations et les mises en ligne ; Multiplier les traductions, et pas seulement de l’anglais : regarder du côté de l’Inde, de la Chine, du monde hispanique. Disciplinariser des branches de recherche qui ne le sont pas : criminologie, polémologie, relations internationales, qu’on a complètement laissé filer alors qu’elles étaient toujours en français.
Et Bauer d’asséner :

« L’université a raté tous ses virages dans les sciences humaines, alors que les sciences dites exactes étaient préservées par le système des grandes écoles. »

Les attentes de formation, et l’absence de réponse, sont très frappantes. Par exemple, confrontée au phénomène du piratage, la marine nationale a un besoin urgent de formation criminelle. L’ENA attend une formation à la stratégie, l’Académie diplomatique du Ministère des Affaires étrangères a tout à apprendre sur la criminalité organisée.
Pour atteindre les objectifs, il apparaît indispensable avant tout d’institutionnaliser les réseaux. Voire créer avec les auditeurs une réserve citoyenne. Un espace où puisse se développer une réflexion pour anticiper les crises, même les plus farfelues. Le criminologue préconise la nécessité d’une conférence annuelle de la stratégie pour susciter les rencontres.

«  Nous devons apprendre à gérer les crises sans mentir comme ce fut le cas avec la catastrophe de  avec des formules : « on s’en occupe », on savait déjà, ce n’est pas un sujet de communication. Pour être crédible, l’Etat ne doit pas mentir. »

Ne reculant pas devant le paradoxe, Bauer donne comme exemple d’une bonne gestion de crise l’accident du Concorde à Roissy. On a été obligé de parler parce que tout se voyait. On a traité normalement l’affaire sans « tragédiser » à l’excès.

Pour donner un cadre institutionnel indispensable, on s’oriente vers un Etablissement public chapeautant les deux branches. Tout sera managé par le Conseil d’Etat, le Président de la République, le SGDG. La réforme devrait être mise en place pour le début juillet. Objectif : à la rentrée 2009 les Instituts nouveaux accueilleront de nouvelles générations d’auditeurs auprès des Redonner du lustre à l’institution de la recherche stratégique. Pour redorer tout le monde doit savoir que le passage est obligatoire. Nous suggérons d’imposer à tout haut fonctionnaire chargé de fonctions majeures, les généraux, les Inspecteurs et les contrôleurs généraux, de passer par la formation aux questions de défense et de sécurité mises en place
anciens, et ceci dans les deux branches.
Reste à déterminer les moyens pour attirer vers les formations à la Sécurité le secteur privé et les vrais cadres de la fonction publique Comment susciter une vraie représentation de la nation.

« Nous ne sommes pas là pour traiter des prés carrés sans tenir compte des réalités. Nous ne sommes pas des modérés. »

L’enjeu pour la Nation est d’affirmer sa présence ; sa survie intellectuelle et scientifique. Revenir au plan international. Il s’agit désormais de vivre pour la Nation, et non de la Nation

Les six de Guantanamo

59UTCp31UTC05bWed, 21 May 2008 09:19:59 +0000UTC 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Philippe Madelin
Rue 89

Procès à Paris des six de Guantanamo :
Ils ont rêvé, leur rêve a tourné en cauchemar

Certaines fautes de procédures se paient cher : tel est le fait qui a dominé le curieux remake en forme de procès d’une cause qui avait tourné court, il s’agit en fait de la reprise d’un premier procès contre les « Six de Guantanamo », renvoyé le 27 septembre 2006 pour « supplément d’information ». Un procès intenté contre six jeunes Français, Mourad Benchellali, Nizar Sassi, Brahim Yadel, Imad Achab Kanouni, Khaled Ben Mustapha et Redouane Khalid, devant la 16° chambre correctionnelle présidée par Jean-claude Kross. Un spectaculaire incident de procédure, avec la découverte d’une série de rapports secrets de la DST, avait conduit le Président à renvoyer les débats pour complément d’information. Les assesseurs du Président ayant changé, il a fallu tout recommencer : les six prévenus sont-ils coupables, ou non ? Quel a été l’impact réel des rapports de la DST dans les poursuites exercées contre eux en France ?
Le procès est une pièce de théâtre écrite d’avance, les rôles sont distribués, les positions des uns et des autres depuis longtemps bien déterminées. Il faut y revenir puisque la justice doit passer dans une affaire qui pose d’importantes questions à la fois sur le plan éthique et sur celui de la pratique policière.
Toute cette journée du mardi 11 décembre à la 16° chambre correctionnelle du TGI de Paris a été occupée par les réquisitoires de la Procureure Sonya Djemni-Wagner qui s’est contentée de réquisitions modestes.
Tout au long des débats, non sans difficulté en raison des positions ondoyantes des six prévenus, modestes candidats djihadistes, le Président a tenté de déterminer leur niveau d’engagement, et par conséquent leur degré de responsabilité.
Les débats peuvent nous paraître aujourd’hui quelque peu anachroniques. Les faits sont vieux maintenant de six ans, cette histoire des filières afghanes relève d’un passé presque oublié. On peut donc la considérer avec sérénité, et trouver l’occasion de plonger dans les motivations d’apprentis terroristes. Dans une histoire qui peut recommencer.
Le questionnement serré du Président Kross a permis de reconstituer cette saga avec une rare précision. Ces six hommes ont fait un rêve. Un rêve qui s’est arrêté avec leur arrestation à l’automne 2001 à la frontière pakistanaise après avoir tenté de rejoindre les rangs des Talibans. De là, ils ont été internés hors de tout cadre légal par les Américains sur la base aérienne de Kandahar, puis à partir de janvier 2002 dans les prisons de très haute sécurité de Guantanamo à Cuba. Sans jugement dans l’un et l’autre cas.
Si les personnages sont des petites mains de l’islamisme ultra, l’affaire a pris un tour singulier et même scandaleux avec l’irruption dans l’affaire de la DST, à l’origine clandestine. Une clandestinité dévoilée lors d’une première session en juillet 2006 qui a tourné court faute pour la Défense d’avoir eu accès aux notes multiples de la DST sur lesquelles l’accusation  croyait pouvoir s’appuyer.
A partir de juillet 2001, tous les accusés ont suivi peu ou prou le même itinéraire : Paris, Londres, Lahore ou Jallalabad au Pakistan, Kaboul, Kandahar et des campas d’entraînement d’Al Qaïda en Afghanistan.
À quelques nuances près de l’un à l’autre, tout est parfaitement connu. C’est justement cette « parfaite connaissance » par les autorités françaises qui pose le grave problème judiciaire sous-jacent à ce remake.
L’indignation de Khaled ben Mustapha
Pour comprendre cette affaire il faut suivre en particulier le cas de Khaled Ben Mustapha. Il est Lyonnais d’origine, grosse barbe noire et lunettes d’intellectuel, disert et véhément, tchatcheur et même ergoteur. Et une tendance à voir le mal partout et ne cesse de répéter qu’il condamne le terrorisme. Il a suivi des études secondaires dans un établissement privé, avant d’entamer des études supérieures. Faute de trouver un emploi, il est vendeur de fruits sur le marché d’Evry. Marié à une catholique – convertie à l’Islam – et au moment des faits père de deux enfants. Comme ses compagnons de route, Ben Mustapha rêvait de l’Afghanistan. Lors d’un premier voyage à Londres, en mars 2001, il visite la mosquée salafiste de Finsbury Park, où l’Imam Abou Hamza enflamme les fidèles. Le citoyen d’Evry  aurait rencontré un certain Mohamed al Fassi, qui lui aurait présenté « Toufik ». Considéré par la police comme la tête de réseau, Toufik explique comment peut se dérouler le voyage. Ben Mustapha rentre en France, pour préparer son départ. Avec dans la tête qu’il ne va là-bas que pour trois mois, un repérage, avant une installation définitive en Afghanistan. Laissant femme et enfants en France, Khaled retourne en Grande Bretagne en juillet 2001. Et au bout de quelques jours, c’est le grand saut. Notre homme circule avec ses papiers légaux, carte d’identité, permis de conduire, passeport. Un passeport qui reçoit un visa légal mais contestable. Toufik remet à Ben Mustapha un billet d’avion aller-et-retour « open » d’une validité de trois mois sur la ligne PIA Londres-Lahore au Pakistan, d’où il rejoindra Kaboul en taxi. Il a payé son passage, son billet est rédigé à la main, l’heure de départ mentionnée est 2000 (20 heures) pouvant être confondue avec l’année. Dans l’avion, il rencontre un de ses futurs compagnons de route, ils ont instruction de ne pas se parler. Ensuite, les étapes s’enchaînent : Londres, Lahore, taxi pour Kaboul où il arrive le 20 août. Il est reçu à la Maison des Algériens par un certain Abou Jaffar, avec lequel il s’accroche sur les conditions de cette collaboration. De là, Ben Mustapha aurait dû rejoindre un des camps d’entraînement, Farouk ou Khaldem. Khaled affirme qu’en vérité il a discuté ferme avec ses hôtes des conditions de sa collaboration. Il est là pour participer au Djihad, pas à autre chose. Il a le sentiment d’avoir été pris dans un engrenage, la maîtrise des événements lui a échappé.
« J’assume tout ce que j’ai fait, pas le reste. Je n’étais pas un touriste, mais je n’étais pas non plus un terroriste. Je suis convaincu de m’être fait manipuler », reconnaît-il à l’audience.
L’attentat du 11 septembre 2001 bloque son départ pour cette ultime étape. Khaled veut revenir en France, suivre le chemin du retour par ses propres moyens. À la frontière du Pakistan, fin de l’aventure, le début de l’enfer. Tenu pour un « ennemi combattant » par les Américains, secoué, sinon torturé, il va rejoindre Guantanamo. Personne ne sait où il est. Toutefois la rumeur de la présence de Français dans le camp cubain a filtré auprès des représentants de la Croix Rouge internationale. Et voici qu’au bout de quelques mois, en mars 2002, Ben Mustapha est conduit dans une salle d’interrogatoire, où il est mis en présence d’une délégation dépêchée par l’Ambassade de France à Washington, « assistée » par des civils américains. C’est la deuxième mission de ce type, mentionnée dans un télégramme diplomatique du 14 février 2002, suivie par toute une série de notes émanant de la police et de la justice étalée sur le premier semestre 2002.
Après avoir obtenu la déclassification de ces notes, le Président Kross en a lu de longs passages à l’audience.
Quelle était la mission des diplomates français ?
«  Nous sommes venus, annonce le chef de la délégation, Barry Delongchamps, dans un motif purement humanitaire. Pour vérifier votre présence et éventuellement pour vous tirer d’ici. »
Ben Mustapha répond donc sans difficulté aux questions de ses visiteurs. Ignorant que cette mission comporte non seulement des diplomates mais aussi des officiers de la DGSE – les services spéciaux français – et surtout deux policiers de la DST, le commissaire Louis Caprioli et le capitaine Jean-Louis Gimenez. On peut situer cet « entretien », entre le 26 et le 31 mars. C’est en vérité un interrogatoire en bonne et due forme, un debriefing serré auquel tous les internés français sont soumis. À partir des éléments recueillis est établie le 5 avril 2002 une note de synthèse approfondie sans aucune valeur judiciaire. Le capitaine Gimenez de la DST s’en inspire pour rédiger le 10 septembre des procès verbaux d’audition entrant dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris le 20 février 2002. Ben Mustapha ignore bien sûr tout de ces méandres judiciaires, tout comme il ne saura pas d’une instruction sera ouvert le 5 novembre, l’impliquant comme participant à un complot terroriste : « une association de malfaiteur en relation avec une entreprise terroriste », dont les éléments fondamentaux ont été fournis avec candeur par Ben Mustapha et ses amis de galère.
Ce récit détaille le mécanisme de la mise en accusation des « Six de Guantanamo », considérée comme déloyale par la défense. À la barre,  Khaled ben Mustapha dénonce sans ambages une tricherie. D’autant plus difficile à contrebattre que les rapports de la DST sont couverts par le « Secret défense », et ne peuvent pas être en principe communiqué aux prévenus et à leurs avocats. La DST et les autorités françaises ont été jusqu’à nier la réalité des missions à Guantanamo et des interrogatoires. D’où des fantasmes à n’en plus finir sur les pratiques clandestines de la police française.
« Les éléments à charge ont été obtenus en violation du Droit, s’indigne Philippe Meilhac, l’avocat de Ben Mustapha. Particulièrement en violation des Droits de la Défense, qui permet à tout individu se trouvant dans une situation où il est interrogé étant détenu ou retenu, de bénéficier de droits élémentaires de procédure (au moins être informé de la qualité et du cadre juridique dans lequel interviennent ses interlocuteurs, être avisé de ses droits, dont celui de se taire, de consulter un avocat, de voir un médecin), propres à toute démocratie qui se respecte. »
Or la loyauté est considérée comme un principe fondamental du droit français, et comme telle sanctionnée par de nombreux arrêts de jurisprudence.
Meilhac enfonce le clou :
« En bonne logique, le réquisitoire introductif aurait dû être annulé puisqu’il se fonde sur des pièces et des procès verbaux obtenus illégalement. Le procès n’aurait même pas dû pouvoir commencer. La validation ultérieure du réquisitoire et des pièces litigieuses oblige à débattre de la loyauté. »
Les Six ont été rapatriés en France en deux groupes : quatre d’entre eux ont été libérés en juillet 2004, les deux autres en mars 2005. A leur retour en France ils ont été placés en détention provisoire en vue de leur jugement pour  " association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste "en 2004 et 2005, et placés en détention provisoire. Une dernière question : pourquoi les Six de Guantanamo ont-ils été poursuivis à leur retour en France alors que dans une des multiples « notes secrètes », la DST elle-même a admis que les charges étaient pour le moins légères ? Le directeur-adjoint de la DST, Louis Caprioli, n’a-t-il pas écrit, dans une note datée du 3 février 2004 :
"En l’état du dossier, en cas de rapatriement en France, leur mise en examen et leur incarcération ne sont pas assurés, car ils ne sont liés à aucune activité en France pouvant être poursuivie".
La réponse n’est guère juridique : il s’agissait de faire plaisir aux autorités américaines, pour les remercier d’avoir libéré les six Français. Une précision : seule la France a accepté d’entrer dans ce jeu pervers

Les notes de la DST sur Guantanamo        Version imprimable         Suggérer par mail
Téléchargez ces notes de la DST déclassifiées sur "les français de Guantanamo".

13.12.07 Peut-on agir n’importe comment en matière judiciaire, même au nom de la lutte antiterroriste ? Telle est la question posée par le procès intenté du 3 au 12 décembre contre les six Français Guantanamo…

Egarés en Afghanistan, en 2001, internés à Guantanamo plus de 30 mois, poursuivis en France pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", suite à une longue instruction menée par les juges Jean-Louis Bruguière et Jean-François Ricard.

Or il apparaît que cette instruction a été nourrie au principal par des informations recueillies lors d’interrogatoires secrets des prévenus, conduits dans le camp d’internement par des policiers français.

Le 1er juillet 2006 une note diplomatique publiée par Libération a confirmé que les six de Guantanamo avaient bien reçu la visite d’envoyés français, parmi lesquels des policiers de la DST.

Les avocats avaient protesté contre cette atteinte à l’équilibre des parties dans le débat contradictoire. Le 27 septembre 2006, le Président Kross a renvoyé le procès pour complément d’information avec demande de déclassification des notes et des rapports de la DST, demande obtenue fin décembre 2006.

C’est un extrait de ces documents que nous vous proposons de télécharger, pour évaluer la portée de cet épineux problème juridique.

La position des officiers de la DST est curieuse. D’abord, ils ont affirmé qu’ils n’y avaient pas été. Puis, que ces informations relevaient du simple renseignement et n’avaient pas été utilisées contre les français et que les notes diplomatiques se référaient à des informations couvertes par le Secret défense. Le parquet a soutenu pour prévenus.
Sous couvert d’action humanitaire, trois missions françaises se sont succédées à Guantanamo, en février et mars 2002, et en avril 2004. À ces Français qui déclaraient vouloir les sortir de l’enfer, les internés ont répondu de façon très complète, le plus souvent avec candeur.

Un diplomate français a reconnu la présence des « agents des services du ministère de l’Intérieur, [ chargés de ] nous aider à identifier les détenus et informer leurs familles». Le diplomate se retranchait derrière le secret-défense dès lors qu’il s’agissait d’expliquer pourquoi son message mentionnait des «fiches d’interrogatoires». Lui ont succédé deux membres de la DST.

DSTLouis Caprioli sous-directeur à l’époque de la DST en charge à l’époque de l’antiterrorisme, a déclaré ne pas avoir idée de ce que signifiaient «les fiches d’interrogatoires » mentionnées dans le document et que ses agents ont agi dans le cadre «d’une mission de renseignement» qui n’aurait rien à voir avec le travail judiciaire réalisé par son service sur les mêmes «clients». Son subordonné s’est aligné sur cette position.

Or la signature de ce dernier figure au bas d’un procès verbal de police judiciaire qui reprend pratiquement mot à mot les termes d’un rapport signé par Louis Caprioli,  synthétisant les renseignement détaillées sur les personnes rencontrées. Il est clair que dans leur totalité les soi-disant renseignements recueillis dans la geôle américaine ont été ensuite intégrés dans les procès verbaux qui ont alimenté l’instruction.

Ainsi, on change de casquette. On passe du renseignement à la PJ sans sourciller. À l’audience, la procureure de la République, Sonya Djemni-Wagner a soutenu qu’à la DST une frontière étanche sépare les missions de renseignement et de police judiciaire. Et que, d’ailleurs, les officiers de police judiciaire sont peu nombreux.

Ces deux assertions sont inexactes. Au sein de sections spécialisées, ce sont les mêmes officiers – tous qualifiés pour la police judiciaire – qui sont chargés du renseignement et des dossiers de police judiciaire.

Malgré les efforts du parquet pour soutenir que les éléments recueillis à Guantanamo n’ont pas été retenus contre les prévenus, que tout provient des interrogatoires en garde-à-vue et de l’instruction menée par les juges Jean.Louis Bruguière et Jean-François Ricard, tout au long des débats, le Président Kross n’a cessé de se référer à ces éléments déclassifiés et de les lire dans le détail. Les avocats ont foncé dans la brèche.

Et il est clair que les « conversations de Guantanamo » ont beaucoup plus nourri les dossiers de la DST que sa banque de données informatiques. Pire, il apparaît que les informations recueillies par ailleurs sont hasardeuses, parfois inexactes, non vérifiées. La banque de données de la DST, "c’est une sorte de Wikipedia", s’est exclamé un des avocats. On peut l’alimenter sans contrôle et personne n’est responsable.

Or un principe fondamental du droit français, la loyauté est prescrite par l’article 19 du code de procédure pénale, et sanctionnée par de nombreux arrêts de jurisprudence. Non sans logique, un des prévenus a dénoncé avec véhémence  une "tricherie"."Les éléments à charge ont été obtenus en violation du Droit", s’indigne Philippe Meilhac, l’avocat de Khaled Ben Mustapha.

Particulièrement en violation des Droits de la Défense, qui permet à tout individu se trouvant dans une situation où il est interrogé étant détenu ou retenu, de bénéficier de droits élémentaires de procédure (au moins être informé de la qualité et du cadre juridique dans lequel interviennent ses interlocuteurs, être avisé de ses droits, dont celui de se taire, de consulter un avocat, de voir un médecin).

Ce débat pose le problème de l’ambiguïté du statut de la DST : service de renseignement ? Service de police judiciaire ? Ou le tout mélangé ?

Langue du document: français
Identification: En-tête de la DST, tampon de la DST

Corruption Moigne

31UTCp31UTC05bFri, 16 May 2008 20:38:31 +0000UTC 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

PhM pour rue89, 16 mars 2008
La naïveté d’un commissaire dans un milieu très autocontrôlé.

L’affaire de corruption dans laquelle est impliqué – et poursuivi – le Commissaire divisionnaire Patrick Moigne révèle une grande dose de naïveté de la part de l’intéressé.
Comment cet homme, chef de la brigade des fraudes aux moyens de paiement, pouvait-il ignorer que chacune de ses consultations des différents fichiers de police, en particulier du STIC (système de traitement des infractions constatées ) laissait une trace informatique indélébile ? Ces traces informatiques ont ceci de particulier qu’elles permettent d’identifier les demandeurs sans discussion possible.
C’est aussi un moyen de contrôle des utilisateurs.
Le Commissaire a certes joué sur sa fonction qui l’appelait à consulter souvent ce moyen pour enrichir ses moyens de recherche et d’enquête, qui, par conséquent, pouvait justifier ses démarches. Mais le trop est toujours l’ennemi du bien.
On doit relever un deuxième aspect important de cette affaire : le milieu policier est très étroit, les informations courent vite, on se surveille les uns les autres. De mémoire d’enquêteur, je n’ai pas souvenir d’une affaire de corruption dans la police qui n’aie été déclenchée par une dénonciation interne. C’est assez logique dans la mesuure où dans leur immense majorité les policiers ont choisi ce métier par goût du légalisme. Un "ripoux" échappe difficilement à la sagacité de ses confrères, l’IGS – Inspection générale des Services, la "Police des Polices", dite aussi les Boeufs-carotte – fonctionne essentiellement sur cette base de "l’autodiscipline". C’est un des caractères fondamentaux de la culture policière. Le Commissaire Moigne aurait dû savoir qu’on n’échappe pas à cette règle qui explique pourquoi la corruption ne prolifère plus dans la police.
Un troisième aspect de cette affaire ouvre des perspectives plus inquiétantes : il apparaît que parmi les clients importants du commissaire figurait une société d’Intelligence économique. En vérité, ce genre d’organisme ne peut fonctionner en France que grâce à une forte interpénétration entre le Privé et le Service public. La plupart des responsables des sociétés d’enquêtes privées sont d’anciens policiers qui passé l’âge de la retraite arrondissent leurs fins de mois en "achetant" les services de collègues encore en activité qui ont accès aux fichiers de police. Cette interpénétration est une forme de "privatisation rampante de la police" qui risque de prendre encore plus d’ampleur dans les années à venir.
Le Commissaire Moigne a donc été naïf quant à sa possibilité d’échapper à l’autocontrôle du milieu. Encore plus naïf de déposer sur son compte bancaire personnel les sommes ramassées en vendant ses informations au privé. Mais, d’une certaine manière, il a rendu service en laissant remonter à la surface des pratiques de corruption dans un grand service de l’Etat.
Tout ça pour quelques milliers d’Euros : la modestie de l’enjeu ne justifiait pas de briser sa carrière.

Un nouveau machin

47UTCp31UTC05bThu, 15 May 2008 18:28:47 +0000UTC 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Philippe Madelin
Rue89

Lutte contre la fraude : un nouveau « machin »
15 mai 2008

La semaine dernière a été installée au Ministère des Finances la nouvelle Délégation nationale à la lutte contre la fraude, animée par Benoît Parlos et Geoffroy Fougeray. Le premier est haut-fonctionnaire des Finances, le second policier, commissaire principal. C’est la nouvelle mode de mettre en place des attelages qui ne sont pas évidents première vue. Ce choix révèle en tout cas la volonté du gouvernement d’utiliser ce nouveau « machin » dans un sens très répressif. On ne veut plus se contenter d’identifier les auteurs, il faut encore les poursuivre.
Lors du conseil des ministres du 16 avril, Eric Woerth, ministre du Budget a insisté sur la nécessité de lutter contre la diversification croissante des types de fraudes, qui concernent les prélèvements fiscaux mais aussi sociaux, créée par un décret en date du même jour.
Le Conseil des prélèvements obligatoires estime à un montant compris entre 30 et 40 milliards d’euros la fraude aux finances publiques (addition de la fraude fiscale et de la fraude aux prélèvements sociaux ou aux prestations sociales).
C’est en quelque sorte le nouveau gangstérisme. Un gangstérisme intelligent, autrement plus rentable que les braquages dont le nombre tend à diminuer. Il est moins dangereux, et moins coûteux au plan pénal, de tripoter dans les comptes des sociétés et des personnes privées que de « monter au braquage » les armes à la main.
Une disposition à première vue anodine doit toutefois attirer l’attention : la nouvelle délégation a aussi pour mission « de favoriser le développement des échanges d’informations, l’interopérabilité et l’interconnexion des fichiers dans les conditions prévues par la loi du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. »
Une nouvelle fois « Big Brother » est appelé à la rescousse pour donne un coup de main aux services de l’Etat soucieux d’économiser les deniers publics.
Au moment où le gouvernement affiche son intention de resserrer les rangs de l’administration pour économiser sur le budget, il est curieux de voir créé un nouveau service chapeautant les organes existants, en particulier la DGCCRF qui mène la répression des fraudes.
Deux directions opèrent actuellement dans ce champ de la fraude : la DNEF – Direction nationale des enquêtes fiscales, imaginée par Michel Charasse – et la DNRED – Direction nationale des enquêtes douanières : celle-ci est spécifiquement dédiée à la lutte contre les fraudes et certains de ses agents ont d’ores et déjà obtenu le statut d’OPJ, officiers de Police judiciaire, qui leur permet de participer aux procédures judiciaires. N’était-ce pas suffisant, d’autant plus que ces deux directions ont démontré leur redoutable efficacité dans nombre de dossiers ? A moins qu’il n’y ait expression d’une volonté de démontrer que tout ce qui a précédé ce gouvernement a été inutile et inopérant.

Le gouvernement est depuis un décret du 16 avril désormais flanqué d’un nouveau « machin », la délégation nationale

Création d’une délégation nationale à la lutte contre la fraude
Eric Woerth a présenté, au Conseil des ministres du 16 avril, un décret relatif à la coordination de la lutte contre la fraude. Une délégation nationale dédiée à cette question est créée.

Pour lutter contre le décret met en place une organisation administrative nouvelle.

Le texte crée une délégation nationale à la lutte contre la fraude (DNLF) placée, par délégation du Premier ministre, auprès du ministre du Budget. Cette délégation a notamment pour mission de :

- coordonner les actions menées en matière de lutte contre la fraude par les services de l’État et les organismes intervenant dans le champ de la protection sociale,
- améliorer la connaissance des fraudes et favoriser le développement des échanges d’informations, l’interopérabilité et l’interconnexion des fichiers dans les conditions prévues par la loi du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.

Le décret institue aussi un comité national de lutte contre la fraude, présidé par le Premier ministre, qui sera chargé d’orchestrer la politique du Gouvernement en la matière. Ce même comité examinera également les questions relatives à la lutte contre le travail illégal, sous la dénomination de "commission nationale de lutte contre le travail illégal".

Un nouveau mode d’organisation administrative de la lutte contre la fraude et contre le travail illégal sera également expérimenté au plan local.

DCRI-fusion fin

20UTCp31UTC05bThu, 15 May 2008 18:19:20 +0000UTC 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Philippe Madelin
Rue89

Les nouveau monde du renseignement français :
Les contours de la DCRI se précisent

Voilà près d’un an que la naissance de la nouvelle DCRI – Direction centrale du Renseignement intérieur – a été annoncée à son de trompe. La DST et les Renseignements généraux devaient fusionner, on allait voir ce qu’on allait voir. Pas si simple, après un an et après avoir entendu force renâclements et semelles traîner sur le macadam, après une prudente progression  dans laquelle certains ont cru voir un certain manque d’enthousiasme de Michèle-Alliot Marie, la Ministre de l’Intérieur, les contours de ce que l’on surnomme à tort le FBI à la française se précisent.

Notre mission prendra fin le 1er juillet, me précise un des principaux acteurs impliqués dans cette réforme policière sans précédent. Et ce 1er juillet la DCTI verra définitivement le jour. Le projet a été mené avec toute la circonspection possibles, a prix de discussion approfondies pour rapprocher des positions hier profondément divergentes. Nous y sommes parvenus parce que tous les acteurs de cette réforme ont à peu près le même âge, la cinquantaine, et ne portent par conséquent pas le poids des traditions de rivalités anciennes. C’est également vrai pour les hommes qui constitueront les effectifs. Eux aussi ils ont moins de cinquante ans, ils n’ont pas progressé dans la carrière dans le climat de guerre larvée qui opposait naguère la DST et les RG.

La nouvelle direction sera répartie entre des services centraux installés au siège de Levallois-Perret, regroupant 5 000 policiers et fonctionnaires, et six directions zonales du Renseignement intérieur, à Rennes, Lille, Lyon, Marseille, Bordeaux et Metz. Leurs responsables doivent être désignés aux environs du 22 mai
Au centre de la machine, cœur de métier, le renseignement intérieur, fruit de la fusion entre les services centraux de la DST et de la section de recherche des RG. Mission de cet organe central : à l’intérieur du territoire national évaluer les grandes menaces grâce à la recherche du renseignement tous azimuts, qu’il s’agisse de l’espionnage, du contre-espionnage, de la surveillance des groupes religieux à risques. Et surveillance des groupes pratiquant l’action violente pour tout motifs, qu’il s’agisse de séparatisme régional ou  de tout autre motif.
Pour mener ces tâches à bien, comme à la DST, la DCRI sera divisée en sections opérationnelles spécialisées.
En revanche, les moyens techniques, surveillance et interception, seront tous fusionnés. Il faut dire que 50% de ces moyens techniques sont dévolus à la lutte antiterroriste. Cette mutualisation radicale était au demeurant l’un des objets de la réforme.
Le dessin des structures internes de répression, enquêtes et poursuites judiciaires, a été plus délicat. Il a débouché sur un compromis : toutes les affaires relevant du cœur de métier nécessitant un respect rigoureux du secret défense – menaces extérieures, espionnage, terrorisme international – resteront traitées par les officiers de police judiciaire d’une section judiciaire interne à la DCRI.
Suite de l’affaire des six Islamistes poursuivis en France après leur internement à dans le camp américain de Guantanamo – une affaire qui a été largement traitée par rue89 – la répartition des compétences entre policiers enquêteurs de la DCRI et les officiers de police judiciaire sera définie de façon beaucoup plus stricte. Il ne sera plus possible pour un seul policier d’exercer successivement comme enquêteur et comme OPJ.
En tout état de cause, d’innombrables réunions ont permis aux membres des deux anciennes directions d’être mis au courant des nouvelles configurations, voire de fixer son choix : ou rester à la DCRI, ou rejoindre les servies de renseignement intérieur relevant désormais de la Direction générale de la Police nationale.
Un soin tout particulier a été apporté au management, de façon à ménager toutes  les susceptibilités. Dans tous les postes exerceront en double un policier de la DST et un policier des RG. Quand le patron sera un ancien de la DST, l’adjoint viendra des RG, et inversement. Cette dualité sera respectée même au niveau de la direction : le Directeur central sera flanqué de deux adjoints, l’un issu de la DST, l’autre des RG.
Cette réforme qui apparaît largement souhaitée dans les rangs des services reflète donc un art du compromis malin, où l’on reconnaît sans mal la main de l’actuel patron, Bernard Squarcini.
Sera-t-il pour autant confirmé dans sa fonction ? A Levallois, on entretient le mystère :

Ces   nominations, rappelle-t-on,  relèvent directement de MAM, la Ministre de l’Intérieur et du Directeur général de la Police nationale, Frédéric Péchenard.

Il est un homme de Nicolas Sakozy, tout comme Bernard Squarcini. Le Président tient donc dans sa main tout l’avenir de la DCRI.

La Voix de la France ?

06UTCp31UTC05bSun, 11 May 2008 18:24:06 +0000UTC 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

L’Agence France Presse et la Voix de la France 11 mai 2008
Point de vue

Christine Albanel nous la rejoue dans le registre « La voix de la France ». Emboîtant le pas du Président Sarkozy et de l’UMP Frédéric Lefebvre, elle accuse l’Agence France Presse de censurer les communiqués politiques. Et la voilà qui déclare dans Le Journal du Dimanche :

“Afin de couper court à la polémique, je me demande s’il ne serait pas envisageable que l’AFP mette à disposition de ses abonnés l’ensemble des communiqués de presse des partis”.

Par une telle déclaration elle prétend que c’est au pouvoir politique de définir les missions de l’Agence France Presse, alors que cette entité est une entreprise de droit privé.
Il faut dire que l’Agence a toujours souffert de ce complexe. Quelques éléments objectifs doivent être rappelés pour corriger le tropisme qui trouble l’image de l’Agence.
Quand j’y ai travaillé en Afrique, il y a bien longtemps, alors que le Général De Gaulle venait de reprendre le pouvoir, il était entendu que l’Agence se devait de porter la parole française dans tous les journaux du monde. Par parole française, entendez parole gouvernementale malgré un statut d’autonomie défini par la loi le 10 janvier 1957.
C’était alors la conception qui prévalait pour cet outil, lequel avait pour vocation d’être une sorte de prolongement du gouvernement et du Quai d’Orsay.
D’ailleurs, nombre de chefs de postes, à commencer par le mien, émargeaient d’une façon plus ou moins officielle aux services français de renseignement, aux côtés d’autres agences dites multinationales enracinées en France comme l’ORSTOM ( Office pour la recherche scientifique Outre-mer) ou Air France.
Dans le monde, des dizaines d’agences nationales ont été créées sur ce modèle. À commencer par l’Agence soviétique Tass. Issue de la nationalisation de l’Agence Havas en 1944, l’Agence France Presse ne devait être qu’un organe de gouvernement, un relais du pouvoir. Les journalistes jouaient à être indépendants. Ils ne l’étaient pas. Les mauvaises têtes étaient écartées sans le moindre égard.
En vérité, bien loin de la « rupture », le pouvoir actuel renoue avec les pires pratiques des gouvernements français d’inspiration gaulliste, lesquels ont démontré qu’ils ne comprenaient rien au rôle de la presse, qu’ils considéraient comme une simple courroie de transmission pour le discours officiel.
Ah, quelle époque ! C’était le temps où sur le bureau du Directeur de l’Information de TF1 – je l’ai vu de mes yeux sur le bureau d’Henri Marque – trônait le téléphone assurant la liaison directe avec le Ministre de l’Information, auquel il communiquait le sommaire du journal avant sa diffusion. C’était le temps où le Ministre de l’Intérieur menaçait d’un procès en diffamation la radio Europe 1, parce que la station avait l’intention d’évoquer la maladie du Président Georges Pompidou, alors au dernier stade de l’agonie. Ce ministre était Jacques Chirac. C’était le temps où la sociologue québécoise Denise Bombardier consacrait sa thèse de doctorat de sociologie à « La Voix de la France », dénonçant la confusion entre les intérêts du pouvoir et la télévision naissante, encore considérée comme un moyen de pure propagande.
Face à la concurrence acharnée des agences de presse anglo-saxones, l’Agence France Presse a failli mourir faute d’une crédibilité propre, les abonnements émanant des journaux étrangers s’effondraient.
Avec l’Agence France Presse, le gouvernement croit disposer d’un moyen de pression décisif, en oubliant que l’Etat n’est plus depuis longtemps l’actionnaire majoritaire, et que, en outre, une série de structures assurent en principe à l’Agence une totale indépendance éditoriale.
Il est vrai que la puissance publique, à travers les abonnements conclus par les ministères et les administrations, demeure le principal client de l’Agence, qu’elle contrôle de facto en déterminant le montant de ses abonnements. Le Président et ses affidés peuvent donc croire que l’Agence est « leur » chose, qu’ils peuvent la manipuler comme ils l’entendent.
Depuis maintenant cinquante ans, à la suite de l’inoubliable Jean Marin, ce héros authentique de la résistance qui a préside aux destinées de l’AFP pendant vingt-trois ans, les responsables de l’Agence, et maintenant ses journalistes mènent un combat sans trêve afin d’assurer la survie de l’institution, afin d’éviter sa « provincialisation », une réduction au seul territoire français de son audience, de son aura, de ses clients. Un combat en partie réussi : l’Agence diffuse ses informations en six langues, elle dispose de 110 bureaux dans le monde, et compte des clients majeurs dans 165 pays.
Malheureusement l’autonomie financière par rapport au financement public n’est pas encore assez large pour que l’indépendance de l’Agence soit vraiment assurée.
Le registre de réflexion est celui des bonnes pratiques commerciales, d’un utilisation opportune d’un outils majeur permettant d’assurer la présence de la francophonie dans le monde. Ravaler l’Agence France Presse au rôle de simple vecteur de transmission pour les « communiqués » des partis politiques, c’est-à-dire de l’UMP, serait le plus sûr moyen de marginaliser et détruire définitivement l’AFP.

Humeur policiers

29UTCp30UTC11bThu, 29 Nov 2007 20:22:29 +0000UTC 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Mouvement d’humeur des policiers

Ils n’ont pas le droit de grève, ce qui ne les empêche pas de s’agiter, à l’unisson de nombreuses autres catégories d’agents de l’Etat. Le SNOP (Syndicat national des Officiers de police) et Synergie, les deux organes représentatifs, des officiers de police vont organiser le jeudi 8 novembre un mouvement symbolique : il s’agira de déposer sur le bureau des chefs de services radio et téléphones portables, voire les armes de service, pour signifier ma mauvaise humeur vive et persistante des policiers qui assurent l’encadrement de la profession.
En apparence les revendications sont d’ordre catégoriel : temps de travail mal définis, paiement des heures supplémentaires à un taux anormal et surtout énorme retard dans le règlement de ces temps de travail, souvent plusieurs années.
Surtout, les officiers de police ont le sentiment d’avoir été floués. Des promesses n’ont pas été tenues. Les officiers avaient accepté une diminution de leurs effectifs en échange d’un passage aux statut de cadre A. et d’un renforcement des agents administratifs.
Quels accords n’ont pas été respectés, selon vous ?
Dominique Achispon, Secrétaire général du SNOP
Je rappelle qu’il y a depuis 1995 une réforme qui doit amener les officiers de police de 18 000 à actuellement 13 000. Normalement nous devrions être autour de 2012, 9000. Donc, on donne l’exemple à toute la fonction publique d’Etat, puisque nous sommes le seul corps actuel actif où le nb de personnels diminue. Sur le fait que les effectifs chez nous diminue ne me pose pas de pb. Parce que, en contrepartie, et c’est là où nous avons des interrogations, voire des inquiétudes, on avait accepté la diminution du nb du corps des officiers de police afin de les repositionner vers des postes de chefs de services, etc. par contre, la deuxième contrepartie, c’était l’augmentation du recrutement des administratifs, 5000 administratifs, pour l’instant on est loin du compte, et puis des gardiens de la paix, le corps qui est le plus nbx. Et pour l’instant je dois avouer que là-dessus nous avons quelques inquiétudes.
Les officiers de police vont-ils mener leur mouvement de grogne loin, à un moment où le Président de la République oriente une grande partie de sa politique intérieure sur l’amélioration de la sécurité ? Réponse donc le 8 novembre.

Sarkozy et police : un grand raout à la Défense le 15 novembre

Alors que ça grogne dans les commissariats de police et dans les casernes de gendarmerie, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a décidé de réunir le 15 novembre à la Grande Arche de la Défense plusieurs centaines de responsables de la police et de la gendarmerie pour leur expliquer le sens de sa politique sécuritaire. Et selon toutes probabilité pour annoncer des réformes majeures.
I l fait ça partout, avec l’Agriculture, avec le Grenelle de l’environnement, on se retrouve à se demander où est notre interlocuteur ? Est-ce que c’est toujours le Ministre de l’Intérieur ? Est-ce que c’est l’Elysée ?  Est-ce que c’est Matignon ?
que va-t-il annoncer ?
Accentuer le regroupement entre toutes les forces de sécurité, entre la gendarmerie et la police
la volonté du Ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, s’il continue dans sa logique c’est d’arriver à faire travailler d’encore plus près les gendarmes et les policiers, en les regroupant dans un seul ministère, le Ministre de l’Intérieur qui deviendrait le Ministère de la Sécurité intérieure. Pour lequel notre organisation a depuis longtemps s’est battue.
94  Je rappelle quand même qu’au niveau européen, une recommandation 690 qui dit que dans un pays démocratique il n’est pas convenable d’avoir une force de sécurité intérieure d’essence militaire et qu’elle devrait être de toute façon d’essence civile.
Ce rapprochement inquiète vivement le monde de la gendarmerie. Mais comme l’expression personnelle et l’action syndicale sont interdites chez les gendarmes, il faut aller curieusement chercher les réactions des gendarmes sur le site internet des … officiers de police ! Le site  du SNOP diffuse un rapport alarmant attribué à la Compagnie de gendarmerie d’Auch. On y lit ce genre de propos :
le moral des militaires de la compagnie d?Auch, toutes unités confondues, continue de suivre une courbe défavorable. Il se dégrade toujours et très rapidement.
Cette dégradation n’est pas récente. Le fait que les rapports sur le moral dénoncent d’année en année une morosité ambiante, sans qu’aucune amélioration concrète n’intervienne quant à  la situation des personnels amplifie la défiance de l’ensemble des militaires du terrain, tous grades confondus, vis à  vis de la haute hiérarchie, mais aussi de la hiérarchie locale.

Vous êtes favorable à ce rapprochement, voire à une fusion entre la gendarmerie et la police ?
Vous avez des gendarmes qui travaillent sur l’anti-terrorisme, vous avez des policiers qui travaillent sur l’anti-terrorisme. Et des policiers qui travaillent sur l’anti-terrorisme, vous en avez plusieurs services, et là aussi pour des problèmes de coût on va essayer de les réunir. Je pense aux RG- et à la DST.
121 Dans de nombreux endroits on voit qu’il y a des doublons, concernant par exemple les forces mobiles, vous avez d’un côté des CRS, d’un autre côté des gendarmes mobiles. Donc tout ça doit amener à mon sens dans le cadre d’une grande réforme de l’Etat des questions sur le rôle des uns et des autres. Moi je ne demande pas la dissolution de la Gendarmerie nationale, c’est très clair. Mais je demande qu’à un moment donné vienne  sur la table la question du devenir de ces deux forces. Car on ne pourra pas continuer éternellement à avoir comme ça des personnels, des fonctionnaires qui travaillent exactement sur le même domaine de la sécurité.
Ce rapprochement aurait pour corollaire une diminution des effectifs, tous corps de sécurité confondus. Pour Dominique Aschispon, Secrétaire général du SNOP (Syndicat national des Officiers de police), souhaitée par une résolution 690 de la Communauté européenne, cette évolution est inévitable. Côté gendarmerie on a le sentiment de voir refleurir les vieilles plantes vénéneuses de la Guerre des polices.

Philippe Madelin pour rue89 Paris le 10 novembre
Droit de suite

Sarkozy diffère sa rencontre avec les hommes de la sécurité

Nicolas Sarkozy a décidé de reporter sine die la grand messe prévue le 15 novembre à la Défense. Il devait recevoir ce jour-là à la Défense 2000 policiers et gendarmes pour leur communiquer le contenu d’importantes réformes.
De source officielle, la perspective de la grande grève des transports publics serait à l’origine de cette décision.
Les syndicats de police ne manquent pas d’établir un rapprochement entre ce report et les actions revendicatives menées dans les commissariats par les officiers de police, hier le 8 novembre. Au SNOP (Syndicat national des officiers de police), on ne manque pas de sourire. Comme dans les rangs de la gendarmerie se multiplient les mouvements de grogne, il se pourrait bien que le Président n’ait pas souhaité se présenter devant les troupes policières dans ce climat troublé.
Aux dernières nouvelles, la grand messe serait reportée à la fin du mois. Aucune nouvelle date n’est fixée.

Dégraisser le Mammouth

21UTCp31UTC10bTue, 23 Oct 2007 17:19:21 +0000UTC 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Police et gendarmerie: dégraisser le mammouth
Par Philippe Madelin (Journaliste)    11H53    23/10/2007

La révélation, hier par l’Agence France Presse (AFP), d’un document de travail émanant du ministère du Budget risque de provoquer de violents remous dans la "maison police". En préconisant la suppression à terme –d’ici à 2011- de 10000 emplois dans la police et la gendarmerie, soit un poste sur vingt, l’inspecteur des finances François Mongin jette un sacré pavé dans la mare.

Cette idée est soulevée dans un document de travail, rédigé dans le cadre de la révision générale des politiques publiques. Mongin, ancien directeur général des Douanes et actuel chargé de mission sur la réforme de l’Etat auprès d’Eric Woerth, suggère que cette baisse des effectifs dans le domaine de la sécurité soit obtenu pour l’essentiel par rationalisation des structures entre la police et la gendarmerie.

120000 policiers, 100000 gendarmes en France, il y a en effet sans doute de la marge, du "gras". Mongin trace deux pistes: d’une part le resserrement du dispositif actuel police/gendarmerie "sans remise en cause radicale" de leur organisation, avec un gain escompté de 8375 ETP (équivalents temps plein), et, d’autre part, "la remise à plat de l’organisation territoriale des forces (de sécurité) et de la formation", ce qui impliquerait la "fermeture de la moitié des brigades" de gendarmerie et la "constitution de grandes circonscriptions de police nationale sur le périmètre d’agglomérations de plus de 50000 habitants".

En fait, à terme se profilerait la fusion pure et simple de la police et de la gendarmerie, placées sous la tutelle du ministère de l’Intérieur. En effet, la gendarmerie est un corps militaire dont la place n’est plus justifiée dans le cadre de l’Union européenne, où toutes les autres polices militaires sont passées ou sont en voie de passer sous la tutelle d’un ministère civile.

C’est une vraie révolution, que redoutent en particulier les gendarmes, qui y perdraient leur relative autonomie. Ce serait d’évidence la fin de la "guerre des polices". Même si elle s’est fort atténuée au cours des dix dernières années, cette "guerre" qui sévit en France depuis des décennies est doublement coûteuse, en crédits et en efficacité.

Bien qu’encore à l’état d’épure -"c’est une réflexion théorique", souligne-t-on au ministère de l’Intérieur-, ce projet va provoquer de violents soubresauts. Il s’inscrit dans la droite ligne de la fusion en cours entre la DST et les Renseignements généraux dans le cadre de la DCRI, direction centrale du Renseignement intérieur. Cette fusion ne serait donc qu’un galop d’essai: d’autres regroupements sont en vue, notamment au niveau des organes de police scientifique, de la formation et des instituts de recherche.
Enfin, selon des informations concordantes, en prélude à ces projets, la gendarmerie quittera le giron de l’armée dès le 1er janvier 2009 pour passer sous le contrôle du ministère de l’Intérieur. De nombreuses questions restent en suspens, mais cette évolution paraît inéluctable, d’autant plus qu’elle est voulue par le Président de la République.

Ajout, le 23/10/07 à 20h05 du dernier paragraphe de l’article.

* gendarmerie

Par ouvrardn (Intermittent Paris)    12H38    23/10/2007
> Tout à fait insuffisant mais

je suis d’accord avec vous,
mais il convient quand meme de distinguer les moyens de secours des moyens de repression … les pompiers se deplacent plus pour les gens que pour les chiens …
Gare a l’infarctus
Wou wou

ART MONIKA (Chercheur au CNRS (Psychologie))    13H51    23/10/2007
> > Tout à fait insuffisant

C’est quoi ce racisme anti-mammouths, lesquels ont disparu de notre monde depuis belle lurette ? Leur "graisse", pff… il y a longtemps qu’elle a fondu.
C’est comme le racisme anti-éléphants, que ne méritent pas ces dignes animaux.
Les humains sont suffisamment ignobles tout seuls, ils n’ont pas besoin de se traiter de noms d’animaux.

Ces annonces de "dégraissage" (hmm le mot est d’une délicatesse…) ne sont pas fortuites. Leur usage relève de la même méthode: une petite "fuite" pour tester la résistance et hop! on lance la machine "pro-réformes".

Tous les fonctionnaires passeront à la casserole, mais certains avec plus de ménagement que d’autres.
8 vote(s)

Par Alice77 (rien du tout nulle part)    16H44    23/10/2007
SARKO MAMAOUTHAN 1er

Depuis quelques années on avait renoncé à employer ce terme de mammouth, pour la fonction publique. Allègre c’était rendu célèbre par cette qualification. Il se rend actuellement célèbre par ses dénis de réalité. Et sa sale tête difforme qui aurait lui besoin d’une cure de juvénilité, de beauté, de soin de soi-même. Et cette métaphore du gras, de surnuméraire, de la viande inutile. Pourtant le dictionnaire des synonymes donne "titan", "géant","Cyclope", "Colosse", "Ogre"! Le mammouth, c’est lui, c’est le pouvoir actuel.
Une bonne partie de la police, ses syndicats particulièrement, fait peur aux pouvoirs publics. Les flics pas si à droite que l’on veut le faire croire. Je ne connais pas de jeunes flics qui apprécient Sarko. Hier c’est grâce aux flics que mon probloc c’est décidé à allumer la chaudière.
Dégraissons le Président!

r thoughtthrow    13H43    23/10/2007
> Je ne rigole pas du

Et vous serez le premier à gueuler lors de votre accident de voiture!!!
et sachez que la grande majorité des pompiers sont des pompiers volontaires, qui ont donc un travail et ne sont payés en tant que pompiers que pour les interventions qu’ils effectuent.

félicité-mafoi    12H57    23/10/2007
> Police et gendarmerie: dégraisser le

si je reprends les chiffres de l’article, cela fait un policier ou un gendarme pour 286,36 personnes … est-ce trop ou pas assez …il faudrait comparer avec d’autres pays, demander à des sociologues
est-ce que les CRS sont comptés ?
peut-on vraiment dire qu’il y a trop de pompiers comme le fait remarquer "comptecourant" ?
et si le nouveau système mis en place est plus performant en ce qui concerne les dépenses, restera-t-il un service public ?

13H34    23/10/2007
> > Police et gendarmerie: dégraisser

hoooooo bahhh…

c’est juste le rétrécissement de l’état à ses fonctions régaliennes : Police, justice, armée.

Quand ces fonctions serons devenues super rachitiques on pourra fêter l’avènement d’un nouveau monde :
-police privée
-armée privée
-justice privée

bienvenue au XXI siecle. The New Order.

Par Courageux anonyme    12H55    23/10/2007
> Police et gendarmerie: dégraisser le

La fin du flicage à tout va? Pas si sur… Mais l’idée est loin d’être bête. Sur Paris, le CNRS évoquait le chiffre incroyable d’un policier pour 110 habitants! Au lieu de s’attaquer à l’éducation nationale, voila un moyen de diminuer le budget de l’état. Par contre, on ne touche pas aux pompiers malheureux!

Par Courageux anonyme    13H17    23/10/2007
> Police et gendarmerie: dégraisser le

L’économie réalisée par la suppession de 10000 postes de fonctionaires ne couvre même pas le manque à gagner dû au cadeau fiscal fait aux actionnaires, qui ont vu leurs bénéfices sortis de l’impôt sur le revenu (40%) pour un prélèvement libératoire de 18%….

Par Courageux anonyme    18H11    23/10/2007
> > Police et gendarmerie: dégraisser

Visiblement, tu semble penser que les actionnaires ça ne sers à rien, que ce sont d’immondes voleurs, des pourritures d’escrocs baveux.

T’est tu un jour demandé qui risquait son argent pour faire des entreprises qui emploient des gens ?

L’idée est claire, c’est d’avantager l’investissement dans les entreprises pour avoir plus d’emplois.

De toute façon, l’argent va toujours la ou il y a du pognon à gagner. J’aime bien ceux qui critiquent la logique, mais je suppose qu’en attendant tu ne pretterait pas ton argent avec un risque d’y perdre s’il n’y a rien à gagner.

Car un actionnaire peut gagner de l’argent, mais il peut aussi en perdre beaucoup.

Par Tophee (Grammairien decomplexe – Londres)    13H42    23/10/2007
> Police et gendarmerie: dégraisser le

C’est bien, le petit Nicolas travaille deja a sa re-election, en utilisant une technique qui lui a si bien reussit quand il etait ministre de l’interieur : D’un cote il freine l’action de la police en lui retirant des moyens (voir police de proximite), de l’autre il gesticule devant les cameras en se faisant passer pour le defenseur de la veuve et l’orfelin, prometant de nouvelles lois que personne ne pourras faire appliquer.

Ne vous inquietez pas brave gens, si demain il n’y as plus de police pour traquer les voyoux qui vous ennuient, Nicolas metras en place un nouveaux system "moderne" et "liberal" (rmarquble?) qui je suis sur lui est cher : des police privees.

Comme cela le monde seras plus clair. Une police au service des riches et les pauvres derriere les bareaux. Ho le beau monde que l’on nous prepare!

Par Courageux anonyme    13H48    23/10/2007
> Police et gendarmerie: dégraisser le

Ce n’est qu’un déplacement du problème. La diminution des effectifs de gendarmerie entraînera la fermeture des "petites" casernes de campagne ou de banlieue, et les maires seront obligés (encore une fois !) de palier le retrait de l’Etat du service public. C’est un dégraissage latéral, pas plus.
Mais si vous paierez moins de gendarmes d’Etat avec votre impôt sur le revenu, vous paierez davantages de policiers municipaux avec votre taxe d’habitation…. L’économie elle est pour l’Etat, pas pour le contribuable.
Audrey – Pau 64

Par Courageux anonyme    16H09    23/10/2007
> > Police et gendarmerie

La démocratie a parlé. 53% des gens ont voté pour une politique de réduction des effectifs dans la fonction publique.

Il me semble que les policiers et gendarmes sont très logiquement concernés… Et puisque les postes sont supprimés au hasard des départs en retraite, je ne vois pas à quel titre ces gens seraient épargnés… Parce qu’ils votent Sarko ? Auquel cas, on serait vraiment en dictature, et ce n’est pas le cas.

Les gens ont voté pour virer "ces feignasses de fonctionnaires", eh bien qu’on les vire, flics et gendarmes compris. Ils n’auront qu’à chercher "un vrai travail dans le privé" comme ils le conseillent à leurs petits camarades de l’éducation nationale et autres profiteurs "qui ne glandent rien"…

Par el loco (educateur specialisé)    14H45    23/10/2007
et bien il fait ce qu’il as dit

j’ai appris ça en regardant le 13 heure de tf1 (si si je vous jure il faut toujours regarder comment est organisé la désinformation ça permet la pertinence de la critique )
bien sur le journaliste interrogeant le français lambda insistait sur le fait que la gendarmerie du village visitait risquait de fermer
et les petite dame de toutes en coeurs se plaindre de voir partir les gendarmes (et bien sur leur sécurité ) c’est rigolo non ?

puisque ce sont les même personnes qui il y a 7 8 mois disait qu’ils allaient voté Sarkozy pour (nottament) plus de sécurité et des fonctionnaires en moins

aujourd’hui les gens se plaignent de voir le président tenir ses promesses ça me fais doucement rigoler (en fait ça me fait même franchement rigoler )
il va falloir vous y habituer messieurs dames ils a dit qu’il fallait rationaliser (en language technocratique ca veut dire fermer ou faire moins) les services publiques

bientôt une police privée , il parait que blackwater est sur les rangs en association avec le groupe bouygues par l’intermediaire de Bolloré loll

allez Elviv Zorglub

Par Tophee (Grammairien decomplexe – Londres)    15H14    23/10/2007
> et bien il fait ce

Faut bien avouer qu’un homme politique qui tiens ses promesses, on a pas ete habitue.

Je ne pense pas qu’il tienne particulierement bien ses promesse, et surtout, je pense que beaucoup en voter pour lui pace-qu’ils le penssaient qu’il etait le plus a meme de changer les choses que pour reellement tenir ses promesses.

Le fait qu’il ai reussit a se faire passer pour le candidat du changement tout en etant membre du gouvernment sortant montre les qualite de pretidigitateur dus gars sarko.

15H20    23/10/2007
> Mais alors

pourquoi est-ce que je voit des pub pour le recrutement des gendarmes partout 13 000 qu’il faudrait embaucher d’apres l’annonce…

quelqu’un peut expliquer cela ???
3 vote(s)

Par ouvrardn (Intermittent Paris)    12H40    23/10/2007
> Police et gendarmerie

Je ne suis pas supris !
Apres les facteurs, les profs … les flics ….
Peut etre que ca evitera la guerre gendarmerie police ….
On peut faire confiance à nos maires pour trouver des places disponibles dans leurs milices (pardon polices) municipales !
Tant que ce n’est plus l’Etat qui paie !
une bonne journee

Ps le mammouth a bon dos en ce moment

Prévention de la diffamation-éléments

41UTCp31UTC10bSat, 20 Oct 2007 10:28:41 +0000UTC 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

•Diffamation : art.29 loi 1881 concernant l’ensemble des médias : «  Tout ce qui porte atteinte à l’honneur, la considération , le corps entraîne la diffamation c’est-à-dire  : -      allégation d’un fait précis…
… portant atteinte à l’honneur …
…visant une personne déterminée et identifiable…
…avec mauvaise foi présumée…
… publique et/ou rendu publique…

Lorsqu’il n’y a pas de fait précis, que le propos ou l’image a un caractère outrageant, méprisant, de l’ordre de l’invective, entraîne l’injure.
L’injure est incluse dans la diffamation.
Le Tribunal ne prend pas en compte la forme rhétorique, il s’oriente vers le droit du diffamé :
Donc le conditionnel, la négation  , le doute NE SONT PAS DES PRECAUTIONS, ne PREMUNISSENT d’aucune garantie.

Pour se défendre contre diffamation : pas de fait précis, faire la preuve des faits diffamatoires , faire valoir de la bonne foi ( éléments cumulatifs : avoir établi un exposé contradictoire des faits , répondre à la légitimité du droit à l’info, faire preuve de l’objectivité de l’enquête, avoir fait preuve de prudence dans l’expression, ne pas avoir manifesté d’animosité personnelle).•

• Bonne  foi : loi 1881 sur diffamation  4 éléments cumulatifs sont nécessaires à l’établissement de la bonne foi
# éléments contradictoires
# répondre à un but légitime d’informer
# faire la preuve d’aucune animosité personnelle
# faire la preuve de l’objectivité  et l’impartialité de l’enquête journalistique
# Faire preuve de prudence dans l’expression
D’une manière générale, la vraisemblance  prévaut sur  vérité , dans le cadre de la bonne foi    •

Le journaliste peut donc grâce à la bonne foi, à la précaution de n’avoir pas diffamé quelqu’un sur des faits précis à moins d’avoir fait la preuve des faits diffamatoires (dans les 10 jours  de l’acte d’assignation dans les formes de l’art.55 loi 1881 –complète, parfaite, corrélative aux imputations absolutoires) en arguant du droit à l’information prendre les risques nécessaires sans tomber sous le coup des règles citées .
Prescription générale de trois mois.

Injonction à réponse

Les interlocuteurs sont trop souvent enclins à ne pas répondre quand on leur propose de les rencontrer.
Il faut exercer une certaine violence pour obtenir des réponses.
La principale, et même la seule légale, consiste à mettre l’interlocuteur devant ses responsabilités. En fait à renverser la charge de la preuve. Il s’agit d’intimer à l’interlocuteur : si vous ne me répondez pas, vous prenez vos responsabilités, vous perdez le bénéfice de votre situation confortable, vous aurez à prouver que j’ai tort, et non pas à me demander de prouver que j’ai raison, ce qui est très difficile.

Modèle de courrier adressé par AR, au besoin par pli AR.

Monsieur-Madame

Dans le cadre d’une enquête que je suis en train de finaliser (on peut définir le champ, mais de façon très générale, éviter le détail à tout prix) certains éléments vous concernant sont parvenus à ma connaissance.
Dans le cadre de la législation et de la jurisprudence régissant l’enquête contradictoire en matière de publication, il est nécessaire que nous puissions nous rencontrer afin que vous donniez des réponses circonstanciées aux questions que je vous poserai.
Faute d’une absence de réponse rapide (délai assez court, un semaine à quinze jours) je considérerais que vous renoncez à votre droit de contestation et de recours sur les faits vous concernant dont je serai conduit à développer la teneur.
Veuillez croire, etc.

Raout à la Défense

10UTCp31UTC10bMon, 15 Oct 2007 20:33:10 +0000UTC 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Sarkozy et police : un grand raout à la Défense le 15 novembre

Alors que ça grogne dans les commissariats de police et dans les casernes de gendarmerie, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a décidé de réunir le 15 novembre à la Grande Arche de la Défense plusieurs centaines de responsables de la police et de la gendarmerie pour leur expliquer le sens de sa politique sécuritaire. Et selon toutes probabilité pour annoncer des réformes majeures.
I l fait ça partout, avec l’Agriculture, avec le Grenelle de l’environnement, on se retrouve à se demander où est notre interlocuteur ? Est-ce que c’est toujours le Ministre de l’Intérieur ? Est-ce que c’est l’Elysée ?  Est-ce que c’est Matignon ?
que va-t-il annoncer ?
Accentuer le regroupement entre toutes les forces de sécurité, entre la gendarmerie et la police
la volonté du Ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, s’il continue dans sa logique c’est d’arriver à faire travailler d’encore plus près les gendarmes et les policiers, en les regroupant dans un seul ministère, le Ministre de l’Intérieur qui deviendrait le Ministère de la Sécurité intérieure. Pour lequel notre organisation a depuis longtemps s’est battue.
94  Je rappelle quand même qu’au niveau européen, une recommandation 690 qui dit que dans un pays démocratique il n’est pas convenable d’avoir une force de sécurité intérieure d’essence militaire et qu’elle devrait être de toute façon d’essence civile.
Ce rapprochement inquiète vivement le monde de la gendarmerie. Mais comme l’expression personnelle et l’action syndicale sont interdites chez les gendarmes, il faut aller curieusement chercher les réactions des gendarmes sur le site internet des … officiers de police ! Le site  du SNOP diffuse un rapport alarmant attribué à la Compagnie de gendarmerie d’Auch. On y lit ce genre de propos :
le moral des militaires de la compagnie d?Auch, toutes unités confondues, continue de suivre une courbe défavorable. Il se dégrade toujours et très rapidement.
Cette dégradation n’est pas récente. Le fait que les rapports sur le moral dénoncent d’année en année une morosité ambiante, sans qu’aucune amélioration concrète n’intervienne quant à  la situation des personnels amplifie la défiance de l’ensemble des militaires du terrain, tous grades confondus, vis à  vis de la haute hiérarchie, mais aussi de la hiérarchie locale.

Vous êtes favorable à ce rapprochement, voire à une fusion entre la gendarmerie et la police ?
Vous avez des gendarmes qui travaillent sur l’anti-terrorisme, vous avez des policiers qui travaillent sur l’anti-terrorisme. Et des policiers qui travaillent sur l’anti-terrorisme, vous en avez plusieurs services, et là aussi pour des problèmes de coût on va essayer de les réunir. Je pense aux RG- et à la DST.
121 Dans de nombreux endroits on voit qu’il y a des doublons, concernant par exemple les forces mobiles, vous avez d’un côté des CRS, d’un autre côté des gendarmes mobiles. Donc tout ça doit amener à mon sens dans le cadre d’une grande réforme de l’Etat des questions sur le rôle des uns et des autres. Moi je ne demande pas la dissolution de la Gendarmerie nationale, c’est très clair. Mais je demande qu’à un moment donné vienne  sur la table la question du devenir de ces deux forces. Car on ne pourra pas continuer éternellement à avoir comme ça des personnels, des fonctionnaires qui travaillent exactement sur le même domaine de la sécurité.
Ce rapprochement aurait pour corollaire une diminution des effectifs, tous corps de sécurité confondus. Pour Dominique Aschispon, Secrétaire général du SNOP (Syndicat national des Officiers de police), souhaitée par une résolution 690 de la Communauté européenne, cette évolution est inévitable. Côté gendarmerie on a le sentiment de voir refleurir les vieilles plantes vénéneuses de la Guerre des polices.

Un conseil de sécurité ?

43UTCp31UTC10bThu, 04 Oct 2007 17:16:43 +0000UTC 9,2008

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Philippe Madelin
Michel Rocard et Alain Bauer, lobbyistes du Conseil national de Sécurité
Le CNS, clé de voûte du pouvoir présidentiel ?
4 octobre 2007

Dans une tribune publiée par la Revue de la Défense nationale, numéro daté d’août-septembre, l’ancien Premier Ministre socialiste Michel Rocard et le criminologue Alain Bauer, lui-même un fidèle de Rocard, reviennent à la charge : la France doit impérativement se doter d’un Conseil National de Sécurité, au niveau de la Présidence de la République. Dans l’entretien accordé à rue89 le 4 septembre Bauer avait longuement développé les raisons imposant un regroupement général des instances de sécurité qui coexistent en France, plaidant pour une refondation radicale de la politique du renseignement.
Initiée par le député Pierre Lelouche et reprise par Nicolas Sarkozy pendant sa campagne présidentielle, ce projet rencontre d’importants obstacles dans les cercles proches de la Présidence, en particulier de la part de l’ambassadeur Jean-David Levitte, conseiller diplomatique et sherpa du président de la République. En quelque sorte le Ministre des Affaires Etrangères bis. Pourquoi cette piqûre de rappel en forme d’injonction ? Parce qu’il y a urgence, le constat en est connu, rappellent Rocard et Bauer :
« Depuis la fin de la Guerre froide, terrorisme et crime organisé ont connu une mutation, une mondialisation, des hybridations telles qu’ils débordent largement du cadre étriqué, statique et rétrospectif où ils s’étudiaient jadis […]Face à ces phénomènes, nous sommes submergés par les spécialistes des thérapeutiques. Homéopathie pour les uns, chimie pour d’autres, chirurgie, trithérapies… »
Le Conseil de Sécurité Nationale permettrait de de regrouper autour et dans le CNS une multitutde de conseils divers et d’institutions aujourd’hui dispersés, parfois concurrents. Ce que Bauer qualifie de Capharnaüm français.
Au-delà de ces considérations d’apparence technique, les deux auteurs soulèvent un problème majeur, jusqu’ici resté dans l’ombre.
« Le rôle majeur du chef de l’Etat ne fait aucun doute, insistge-t-il, eu égard à sa capacité personnelle à orienter la politique de dissuasion et à déclencher le cas échéant le feu nucléaire. »
La France évolue en effet vers un régime Présidentiel de plus en plus affirmé.
« Ce processus de présidentialisation du secteur de la sécurité au sens large constitue une évolution majeure et probablement inéluctable… Les options françaises dépendent du résultat du processus de réforme constitutionnelle voulue par le Président de la République. »
Par conséquent, le Conseil National de Sécurité devait prendre place dans l’organisation constitutionnelle, dans le cadre d’une réforme en profondeur. C’est la question cruciale posée par Rocard et Bauer, une question jamais soulevée, et qui explique probablement les hésitations du pouvoir en place face à une telle révolution institutionnelle. La création d’un Conseil National de Sécurité remettrait entre les seules mains du Président tous les pouvoirs de sécurité et de police. Elle amplifierait par ce biais le caractère très personnel du pouvoir présidentiel.
Une question pour teminer : pourquoi Michel Rocard s’inscrit-il dans ce processus plus que favorable à Nicolas Sarkozy ? Pour la simple raison que Rocard a été au cours des dernières décennies le seul homme politique de grande audience qui se soit vraiment intéressé aux questions fondamentales du renseignement. Déjà, alors qu’il était Premier Ministre, cette préoccupation avait constitué une des pierres angulaires de son opposition à François Mitterrand.

Réactions

21H54    03/10/2007
Il se peut qu’il y ait un attentat en France de l’ampleur de ce qui c’est passé à Londres, Madrid ou New York. Je pense qu’une personne de Gauche fasse ces propositions est très bien et même mieux, c’est essentiel! Imaginez ce que ferait/dirait le président actuel dans un tel scénario.

http://notregeneration.com

Par Servais-Jean    02H34    04/10/2007
Le sujet a été traité dans un article sur la fusion RG-DST fait par Jean de Maillard sur Rue89.
Voir dans la rubrique touslesblogs.
Par Servais-Jean    02H46    04/10/2007
Référence de l’article cité ci-dessus

http://rue89.com/2007/09/20/les-vrais-objectifs-de-la-reforme-du-renseig…

Par Courageux anonyme    18H28    03/10/2007
> Rocard fait du lobbying pour

Il ne faut pas oublier qui est Alain Bauer : Alain Bauer est Président-directeur général de AB Associates, Société de conseil en sécurité groupant une dizaine de consultants associés. De ce fait, la confusion supposée entre son statut de chercheur (qu’il revendique) et celui de PDG d’une société de conseil pose un problème de déontologie : il vend des solutions aux dangers qu’il décrit.
Par stef R (journaliste)    23H12    03/10/2007
> > Rocard fait du lobbying

Merci pour cette information essentielle pour comprendre ce dossier.
Je me souviens avoir interviewé le sociologue (spécialisé sur le thème de la délinquance) Laurent Bonelli en 2002 pour un article sur la loi de fraude habituelle (http://www.technikart.com/2002/05/16/5-ceux-qui-payent-prendront-le-trai…). En dehors de ce que j’avais alors utilisé pour l’article, Mr Bonelli m’avait sommairement expliqué comment au début des années 80, la gauche mitterrandienne avait assumé le glissement sémantique de l’insécurité "sociale" à l’insécurité telle qu’elle est comprise aujourd’hui: ou comment passer de la lutte contre l’insécurité sociale à lutte contre la délinquance. Et Mr Bauer a fait partie de ces influents proches de la mitterrandie qui ont permit à la gauche de se décomplexer sur les thèmes sécuritaires… en oubliant de défendre la sécurité de l’emploi, la sécurité d’un toit et d’autres droits fondamentaux. Comme le sociologue le disait alors "l’insécurité n’est pas le contraire de l’insécurité. C’est un couple. Il faut insécuriser pour sécuriser. La hausse du sentiment d’insécurité est corrélative au désengagement des politiciens sur d’autres dossiers. La gestion de la peur du crime permet aux politiques d’agir." Aujourd’hui, l’Etat continue toujours son recentrage sur ses attributions régaliennes: la police, la justice… en abandonnant ses services publics.
Qu’un vendeur de verrous (Bauer) fasse partie de ceux qui dénoncent à longueur d’ondes les passe-murailles (de toutes sortes, aujourd’hui plus terroristes que rois de la cambriole) incite à prendre avec prudence l’avis de ce spécialiste… et de son ami et ex premier ministre à l’époque du glissement sémantique de l’insécurité sociale à l’insécurité, au PS.»

Il fallait évidemment lire dans la citation de Bonelli "L’insécurité n’est pas le contraire de la sécurité"…

18H42    03/10/2007
> Rocard fait du lobbying pour

Le rôle majeur du chef de l’état avec un super service centralisé du renseignement? N’y aurait t-il pas là, un risque de dérapage, avec un président trop sûr de ses convictions, voire qui se sentirait un peu… une âme de dictateur, surtout si ces agents du renseignement ont des pouvoirs élargis: arrestations arbitraires, fouilles illégitimes, relevés d’adn sans motif majeur, jugement baclé ou truqué par un juge d’exception, etc… Le terrorisme peut être un mythe qui sert bien, ne prend on pas le risque, un jour de confondre chasse au terroriste, et chasse à l’opposant, cela nous rappellerait la dernière guerre où, les régimes nazi et vichyste voyait des terroristes partout, et nous rappellerait aussi le régime de la terreur sous la révolution (d’où est né le mot d’origine française: terrorisme). Il y a déjà un service européen pour ces problèmes (terrorisme, drogue, etc…), c’est Europol, voici son bilan pour 2006:

19H19    03/10/2007
Pauvres Francais!
Votre ignorance est eftayante.
Le conseil national de securite sera a coup sur la "securitate" stil ceausescu.
Depuis quelques annees tous cette politique s’inspire de politiques prodictatoriales.Comment on peut etre tellement naives. La campagne persidentielle n’est en rien differente a la campagne de ceausescu au d’autre dictateur.
En regardant les reactions des francais a ces ignominies j’ai pris peur.
Quo vadis France


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