Sécurité et information : un mariage difficile

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Bienvenu au club des mal disants, cher confrère. vous savez – ou pas – que mon blog tire une partie de sa richesse des contributions adressées par les lecteurs volontaires. Si vous voulez être partie prenante, pas de problème.

En attendant, je publie la note très pertinente que vous venez de m’adresser. Je me suis seulement permis de ne pas citer le groupe Prisma, pour éviter les problèmes de diffam, etc, bien que je ne doute pas de votre version. Alors, continuez, sans problème… Au fait, quelle est le titre de votre page sur Facebook que je puisse y aller ?

Le gros problème aujourd’hui concernant la sécurité publique est l’absence totale de débats factuels. A la fois dans les médias dits « de gauche », qui finalement se contentent le plus souvent d’organiser des polémiques à partir d’exceptions non représentatives, puisque qu’attaquer les forces de l’ordre est devenu symbolique de l’expression de l’opposition au gouvernement…(S’ils savaient comme ils sont loin de la réalité…) et aussi au niveau politique, la sécurité publique étant le maillon (très) faible du PS. (Si vous saviez…s’en est désespérant de la politique en général…) Sans analyse factuelle, il n’y aucune chance d’évolution du débat, ni d’information globale. A peine est-ce un concours de caricatures.

J’administre une page sur Facebook regroupant environ 3700 membres des forces de l’ordre. Le but y est, sur une ligne éditoriale de fil d’informations, d’organiser un vrai débat sur la sécurité publique. J’y ai accepté quelques journalistes, pensant qu’ils sortiraient des poncifs de leurs argumentations récurrentes et souvent plus que caricaturales… Dans le vide, cela ne les intéressent pas. Le problème de fond du journalisme aujourd’hui est qu’il est touché du même cancer que la politique.

Le but des articles, comme des discours, est de chercher comment prouver la validité d’une opinion préalable et non de développer une argumentation factuelle.  D’où l’absurdité des débats…et le refus de prise en compte de la réalité de terrain (où se trouve, pourtant, les preuves tangibles par l’exemple de l’échec de la politique actuelle, bien plus que dans des polémiques souvent superficielles…)
Ancien Lieutenant de police durant 17 ans, mis en disponibilité à ma demande en 2001, puis démissionnaire en 2003 (condition doublement déontologique pour obtenir une carte de presse…que j’ai fini par abandonner également) je me suis fait débarquer comme un malpropre du magazine grand public pour le compte duquel je travaillais, début 2004 suite au premier article de fond, sans doute, sur ce que pensaient les policiers de la politique suivie par leur sémillant nouveau Ministre. (Je m’occupais alors uniquement de tourisme et de sport, j’avais réalisé cette enquête à la demande de la rédaction. Le DGPN de l’époque Monsieur Gaudin, devant le début de débat sur la crédibilité des discours de Monsieur Sarkozy, avait alors écrit à la rédaction pour entendre que cet article était « bidonné »…;-)

Étonnamment, dans la foulée, je faisais l’objet d’une taxation fiscale de près de 8000 €…qui s’est avérée « inexplicable » après enquête de la direction générale des impôts…;-)

Pour la petite histoire, l’Editeur a mis UN an pour me délivrer les attestations me permettant de prétendre à une quelconque prestation financière des assedics…
Tétu, qualité due sans doute à une naissance à Quimper, j’ai expliqué le quotidien d’un flic dans un long livre « Métier de chien. Lettres à Nicolas » sorti en Avril 2007.

J’exposais dans ce livre, en conclusion, les petites manières de « s’arranger » avec les statistiques et également que le « million » de victimes qui auraient été épargnées par la politique de Monsieur Sarkozy était une pure invention. A part quelques journalistes de mes contacts, la presse, pourtant destinataire de ce livre, a sciemment négligée d’en lire les analyses…Voilà pourquoi lors que je lis dans divers articles aujourd’hui exactemment les mêmes conclusions deux ans plus tard, je me dis que voilà bien du gâchis et du temps perdu…

Ce livre a fini par être retiré des ventes en avril de cette année, étonnamment (une fois de plus..;-) après un passage à l’émission « Complément d’enquête » sur le malaise de la police. Je n’ai toujours aucune explication à ce sujet par mon éditeur (Michel Lafon), qui a repris comme vous le savez sans doute, la collection « Privé » de Guy Birenbaum juste après les élections présidentielles en débarquant donc mon éditeur sans préavis.

Je trouve navrant que les médias, finalement, ne s’intéressent aucunement à la réalité de la sécurité publique en France, pas plus d’ailleurs, que les responsables politiques, et ce, depuis 2002…

Finalement, la situation dans laquelle nous sommes, et la direction prise dans ce domaine, ne sont que le résultat d’une réelle responsabilité collective

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2 Réponses to “Sécurité et information : un mariage difficile”

  1. Opsomer Says:

    Question à M. Marc Louboutin : pourquoi ne pas poursuivre votre blog stoppé en 2007 ?
    http://metierdechien.20minutes-blogs.fr/

    Ceci dit, je confirme l’impossibilité d’acquérir votre livre « Métier de chien. Lettres à Nicolas ». Essayez de l’acquérir sur le Net, la réponse sera invariable : « plus disponible »… Dommage car j’aurais aimé le lire.

  2. Tita Says:

    La sécurité est devenue un enjeu politique et donc médiatique. A l’heure où l’impact d’une communication est plus important (en terme d’image et de vote) que la réalité tout court, toute analyse sur cette réalité est une menace, menace envers le discours, menace envers la « réalité » que nous propose le monde politique, menace envers le dogme politique.

    Du décalage entre l’illusion imposée par ce dogme et la réalité, les victimes sont :
    – les forces de polices qui se voient contraint de se soumettre à des décisions et des images qui n’ont rien à voir avec la réalité qu’ils rencontrent.
    – l’administré qui subit les conséquences des décisions déconnectées de la réalité.

    Que du bonheur.

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