STC : les pirates corses en procès

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

avec l’agence AP

Quatre marins du STC corse comparaissent depuis jeudi jusqu’à ce soir devant le tribunal correctionnel de Marseille. Ils sont accusés d’avoir commis un acte de piraterie en prenant le contrôle du car-ferry « Pascal-Paoli », appartenant à la Société Nationale Corse Méditerranée (SNCM),  les, les 27 et 28 septembre 2005 dans l’objectif de s’opposer à la privatisation de leur compagnie.

« Quatre ans après les faits, nous espérons la relaxe », a déclaré d’emblée Alain Mosconi, l’ex-leader du Syndicat des travailleurs corses (STC)-Marins. « Nous sommes dans le camp de ceux qui n’ont rien contre ceux qui ont tout », a-t-il résumé. « L’action que nous avons menée est hautement syndicale. Nous voulons démontrer que nous étions en capacité de gérer notre outil de travail et de restaurer la continuité territoriale », a-t-il lancé devant ses juges.

Alain Mosconi, 42 ans, ses deux frères, Jean-Marc, 49 ans, et Patrick, 47 ans, et Félix Dagrégorio, 48 ans, un autre militant, encourent des peines de 10 ans de prison pour « séquestrations de personnes suivies d’une libération volontaire avant le septième jour et usurpation de commandement ». La justice n’a finalement pas retenu à leur encontre la qualification criminelle de « détournement de navire et séquestration », qui leur faisait risquer jusqu’à 30 ans de réclusion et aurait exigé leur comparution devant une cour d’assises.

Etrangement, la SNCM a retiré sa constitution de partie civile et l’Etat, à l’exception du procureur de la République, n’est pas représenté. La seule partie civile au procès est l’Association française des capitaines de navire (AFCAN). Son avocat, Me Guillaume Brajeux, a indiqué qu’il était là « pour défendre les nombreux officiers qui, depuis 2005, sont victimes de violences physiques ou morales, qui déposent plainte et qui ne sont jamais suivis ».

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Une Réponse to “STC : les pirates corses en procès”

  1. christinabiancatroncia Says:

    Une pétition pour leur soutien, est en ligne sur : http://stc-marins.com/petition_page.htm

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