Le débat sur l’identité nationale : ma contribution

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

 

Actualisation à 19 h

Selon Eric Besson, le ministre de l’immigration et de l’identité nationale « le grand débat doit favoriser la construction d’une vision mieux partagée de ce qu’est l’identité nationale aujourd’hui ».
« Il doit aussi faire émerger, à partir des premières propositions mises en débat et des contributions des participants, des actions permettant de conforter notre identité nationale, et de réaffirmer les valeurs républicaines et la fierté d’être Français ».

Voici ma réponse en forme d’analyse et de proposition, transmise ce jour au ministère Besson, sur son « site d’expression ».

Ce message émane de Philippe Madelin, journaliste et écrivain, ancien élève des sœurs, des jésuites et de lycées publics. On est censé bien me connaître comme bon Français de souche, famille illustre, généraux, académicien, députés, sénateur, colonels et amiraux ou capitaines de vaisseau, écrivains, dramaturge, avocats, journalistes, jésuite, prélat du pape, banquiers. J’en passe et certainement des meilleurs. Une lignée française comme on aimerait en avoir plus pour illustrer « L’identité française ».

Eh bien on se trompe. Du tout au tout. Avant de passer par la Lorraine, comme dans la chanson, cette lignée est venue d’Italie, du Frioul, sans doute comme en témoigne le nom de Madelin ; citoyens du Royaume de Savoie avant d’arriver en France au milieu du 18° siècle. C’est vrai que tous mes ancêtres et ma considérable parentèle ont tendance à oublier ces origines, cette odyssée initiale commandée par la faim.

Voilà pour le passé de ces serviteurs de l’Etat obligés de déménager tous les quatre ans afin d’éviter justement l’enracinement territorial.

Pour le présent, je vais d’abord vous parler de chez moi pour que vous compreniez mieux : mes petits enfants héritent de six « nationalités » au plan légal du terme. Peu ou prou on utilise dans ma maison six langues – le français, l’allemand, le hongrois, l’hébreu, l’espagnol, l’anglais. Sans compter le Woloff que parlait correctement mon fils aîné, plus un peu de bambara et de kiswahili, et l’arabe dialectal de notre aide ménagère. Encore l’italien pratiqué par ma deuxième belle-fille. Dans les réunions familiales hors de France, il arrive qu’on se mélange un peu les pinceaux. Voilà une « belle famille française » comme on dit. Dans ce vaste mixage, l’identité nationale en prend un vrai coup.

Je vous ai raconté ça tout simplement parce que ce genre de configuration va devenir de plus en plus la règle. Il ne s’agit pas de métissage, mais de multiculturalisme dont sont victimes tant notre Président que notre cher ministre de l’Identité nationale lui-même : né au Maroc d’un père français et d’une mère libanaise.

Ce débat sur l’identité nationale apparaît en décalage complet par rapport à la réalité. Une fraction de plus en plus large de la population occupant le territoire français, et surtojut la plus active, est désormais issue d’immigrés très récents : toute l’Europe centrale, à commencer par la Pologne, l’Italie, l’Espagne, les trois Etats du Maghreb qui nous donnent les beurs, en Afrique de l’ouest le Mali et le Sénégal, principalement ; le Viet Nam, l’Inde (avec les établissements appartenant naguère aux Français, dont les habitants ont conservé la nationalité française en venant accomplir leurs devoirs militaires en métropole), les Indiens de la Réunion, les Kanaks de Nouvelle Calédonie, les descendants d’esclaves noirs et d’indiens caraïbes dans les… îles caraïbes, les Guyanais, les Brésiliens… etc. En moins de trois générations, moins d’un siècle, plus d’un tiers de la population française est sortie de l’immigration. A commencer par notre Président : juifs de Salonique et catholiques français côté mère, Hongrie côté père.

Tous ces immigrés ont appris la légende de « nos ancêtres les Gaulois ». Y compris dans toutes les écoles de l’Alliance française à travers le monde. Une légende qui ne correspond à rien, bien que véhiculée par l’idéologie officielle depuis que l’école primaire est devenue obligatoire. Qui ne correspond même pas  à une réalité linguistique : plus du tiers de la France s’exprime avec un accent « étranger » plus ou moins fort, qui n’est autre que l’accent de la langue d’Oc. Bien que férocement réprimées dans les écoles de la République au nom de l’unité nationale et de l’identité française, les langues régionales se maintiennent tant bien que mal : breton, occitan, basque, corse. Créoles réunionnais et caraïbes. Et surtout l’alsacien. Tandis qu’à l’inverse, les quelques 80 à 100 millions de francophones sont plus nombreux que les Français dits de souche. Les origines ethniques et les langues pratiquées ne peuvent en aucun cas rendre compte d’une idée nationale française.

Alors sur quoi fonder la recherche d’identité nationale, dont le concept ne paraît pas forcément clair au niveau de son promoteur Besson, puisqu’il mélange des faits et des symboles. Le débat semble se référer à l’image de « Mon clocher », déjà utilisée par la campagne présidentielle de François Mitterrand en 1981.Une image qui se réfère à un monde rural définitivement écarté de la scène publique : il représente moins de 4% de la population.

– Les valeurs – quelles valeurs ? –  La Marseillaise, désormais presque cantonnée au monde ultra chauvin du sport, qui en use à tort et à travers. Jusqu’à voir les sportifs ânonner le texte la main sur le cœur, un geste nous venant tout droit des Etats-Unis. Et de la politesse musulmane ! Le drapeau national tricolore ? Il ne flotte que sur les bâtiments publics, même le 14 juillet on ne le voit pas arboré par des particuliers. L’image révolutionnaire donnée aux autres nations ? Il  y a belle lurette qu’on a oublié 1793 et 1848 : qui est capable d’expliquer pourquoi la rue du 4 septembre a été baptisée comme telle ? Qui en dehors des militants gauchistes savent ce que représente le mur des Fédérés, au cimetière du Père Lachaise ? Et qui combat la laïcité, tenue pour une valeur fondamentale de l’Identité française, sinon les partis de droite qui tentent de s’approprier cette identité ? Ces partis de droite qui sont les héritiers directs des anti-républicains de la fin du 19° siècle ! Qui se souvient que des millions « d’étrangers » sont venus en France pour bénéficier d’un droit d’asile qu’ils croyaient inhérents à l’Idée nationale française, et que la France s’efforce de réduire chaque jour ? A commencer par M. Besson lui-même ! Qui se souvient des terribles réquisitoires de Victor Hugo contre Napoléon le Petit, auquel notre Président ressemble fâcheusement dans ses idées ? J’aimerais tester Sarkozy et Besson sur leurs connaissances de la Nation française. Que savent-ils de l’histoire qu’on ne nous raconte pas à l’Ecole ? Quels rapports entretiennent-ils avec les idées de Maurice Barrès ? Et même avec le concept gaullien de la Nation ?

Y a-t-il des traits de caractères spécifiques au « peuple français » ? Ce serait admettre la prévalence de la Race, de l’Inné. L’inné est une théorie aujourd’hui complètement obsolète. Quant au racisme, rappelons l’aphorisme de Jean Bernard, pourfendeur sans concession du racisme : toi tu es plus proche de ton frère papou (par le sang) que de ton voisin de palier. Ce serait surtout nier les apports décisifs des vagues d’immigration successives. Sans parler de la tolérance, qui n’est guère le fort des Français, on observe certes des comportements culturels proches, et, paradoxalement, très largement partagés avec les Québécois et les Algériens : par exemple une grande incapacité à admettre la discipline en dehors des périodes de crise. Et encore. Mais entre la frontière belge et Porto Vecchio, entre Fort de France et Saint-Pierre (de Saint-Pierre et Miquelon), entre Nouméa et Brest la panoplie des comportements s’apparente aux couleurs de l’arc en ciel

Même si Michel Rocard tient pour imbécile ce débat qui contribuerait à figer l’identité française, on peut quand même l’ouvrir. A condition que ce ne soit pas pour fustiger la burqa. A condition que ce ne soit pas pour rejeter hors de la communauté dite nationale des millions de Français « de couleur » qui peinent à trouver emplois et logements en raison d’un racisme latent et puissant des Vrais Français. Ces millions d’immigrés et fils d’immigrés cantonnés dans des ghettos de seconde zone, dans des écoles de troisième zone.

Dans le projet d’Eric Besson, et derrière lui du Président Sarkozy, je ne vois que la résurgence du rêve de certains immigrés qui, ne comprenant que goutte à la société qui les a accueillis et qui, pour s’affirmer plus Français que les Français, veulent s’emparer d’une « idée nationale »  et l’imposer sans tenir compte de la réalité d’aujourd’hui. Avant de lancer de grands débats théoriques, quasi ontologiques il ne serait pas inutile de lutter avec la dernière vigueur contre tous les facteurs d’exclusion qui écartent de la société des millions de personnes qui ne demandent qu’à vivre en toute tranquillité. Pour une fois je suis d’accord avec Bernard Kouchner pour exprimer ma méfiance, pour ne pas dire ma défiance à l’égard des grands débats théoriques. On a pu le constater avec les Etats généraux de l’Outre-mer : on a un peu causé dans les bureaux des préfets, rien n’en est sorti en raison du caractère artificiel de l’initiative.

Sur le fond du débat, je propose dix critères permettant de caractériser l’identité nationale. Dix critères qui sont comme les cartes d’un jeu de patience : la langue, mais nous avons vu que la France ne peut en revendiquer la propriété unique ; le lieu de naissance (jus soli) bien qu’il ne soit pas décisif ; l’héritage culturel, aujourd’hui plus que métissé ; l’enracinement territorial, facteur majeur de la France traditionnelle, mais qui nous oriente plutôt vers un enracinement par pays et par province ; les traditions apprises en famille durant l’enfance et l’adolescence, dont M. Sarkozy ne semble pas mesurer le poids ; les comportements basiques, également appris dans l’enfance ; les pratiques langagières spécifiques, compte non tenu des langues locales ; l’enseignement reçu, avec cette grande faille entre l’enseignement confessionnel et l’enseignement public d’Etat ; ce qu’on appelle les Valeurs, bien que ce concept soit particulièrement flou et changeant.

L’idée nationale dont rêvent le Président et M. Besson s’articulent autour de ces dix paramètres. Je doute qu’ils aient mesuré la complexité de l’aventure qu’ils ont lancée.

Pour mes lecteurs, je suis preneur de toutes les réactions.

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4 Réponses to “Le débat sur l’identité nationale : ma contribution”

  1. CHRISTINA BIANCA TRONCIA Says:

    Allez ! Je prends 5 bonnes minutes et j’enclenche : « Mon père et ma mère ont tenu à nous donner à mes frères et soeurs et moi-même des prénoms à terminaison en « O » et en « A » ! Un de mes frères et ma soeur ont choisi de se « franciser » et ainsi de transformer leurs prénoms en une consonnance plus…froide, à mes oreilles ! Du « O » mon frère l’a transformé en « ain », du « A » ma soeur l’a transformé en « e anonyme » ! Pourquoi ? Parce que la seule consonnance de nos nom et prénoms a fait que l’on nous a désigné comme des étrangers partout où nous atterrissions (écoles et lycées, lieux administratifs, groupes « amicaux », associations de loisirs, entreprises professionnelles, etc.) !!! Il y a peu, j’ai déjà raconté cette anecdote sur mon midiblogs perso, j’ai, en qualité de chanteuse d’un grand orchestre de Vichy (que notre chef d’orchestre a bien voulu nommé avec une partie à consonnance en « A ») été confrontée à une pure scène de racisme le plus bas et le plus lamentable qui soit ! Alors que nous, les musiciens et moi-même, avions remballé le matériel après avoir animé un bal populaire dans un village nommé « Mayet de Montagne », nous nous sommes retrouvés autour d’une table pour un « convivial » casse-croûte et l’on m’a demandé de pousser ma chansonnette pour le plaisir des convives qui avaient aidé au nettoyage de la salle ! J’eus la facheuse idée d’entamer la « Coupo Santo » en provençal et là, deux mégères se sont regardées, le regard venimeux et la langue acerbe, l’une d’elles s’écriant : « Non seulement, elle ne porte pas un nom français celle-là, mais en plus elle chante en langue étrangère ! » Cette phrase restera gravée dans ma mémoire pour l’éternité ! Ainsi en France profonde, la Provence est considérée comme pays étranger ! Faut-il en rajouter !!! Depuis, divorcée d’un homme portant un nom bien français, j’ai décidé de porter bien haut quelquefois jusqu’à l’exagération (?) titillant ainsi l’exaspération de beaucoup, le flambeau « A » que sont mes prénoms et nom et j’aurais bien aimé pouvoir porter également les noms de mes grand-parents paternels (la famille du côté de ma grand-mère s’appelle Faedda qui à mon avis, est issue certainement du côté maghrébin, si on se réfère à l’histoire de la Sardaigne !) et maternels (Soler et Lenglez, familles issues du côté espagnol et celte d’après mes recherches !) ! Dois-je continuer ? Et bien oui, je vais même vous révéler que mes goûts instinctifs pour l’Art et l’intelligence asiatique me font penser que peut-être un de mes ancêtres devait être descendant de Marco Polo qui nous a ramené les fameux spaghettis tout droit de la Chine !!! Ainsi mon nom de famille paternel que je porte aujourd’hui se retrouve avec quelques transformations en pleine Auvergne où j’ai découvert la fameuse forêt de Tronçais, et où j’ai rencontré des Tronci et des Troncé ! Ces derniers noms ainsi que le mien, Troncia, sont portés également par des familles en Argentine et au Mexique ! Je pense que si je poussais mes recherches encore plus loin, je retrouverais certainement des traces d’ancêtres jusqu’en Mongolie, voire même jusqu’en Sibérie !!! Ne retrouve-t’on pas le prénom Christina (ou Cristina) dans les pays de l’Est ?!!! Et je suis bien certaine que nous sommes tous, de toute manière, issus des fins fonds des pays d’Afrique et/ou des peuplades indiennes ! Alors, les racistes me feront toujours bien rire et bien souvent, lorsque je suis plus que saturée par l’imbécilité humaine à laquelle je me confronte quotidiennement, je leur rétorque que je voudrais bien être encore en vie lorsque les terriens seront traités d’étrangers par les habitants d’autres planètes !!!
    Je me sens sarde dans le sang parce que j’ai grandi sur cette île, puis corse dans l’âme parce que j’ai continué à grandir sur cette autre île de mon coeur, et que j’y ai acquis une éducation qui à l’heure d’aujourd’hui ne me donne pas à rougir de honte (respect de l’autre et de soi-même, de l’enfant, du malade, de l’ancien, politesse, goût de l’Art, refus du laxisme, courage et sens de l’honneur, ouverture sur tout, respect de la nature, objectivité, etc. la liste est bien longue !), française parce que c’est écrit sur les papiers et que j’ai offert à la France 2 beaux enfants, à qui j’ai transmis ce que l’on m’a inculqué (entre autres quelques devises : « ne pas faire subir aux autres ce que l’on ne voudrait pas subir ! » ou « On ne dit pas, je ne peux pas, je n’y arriverai pas, on dit je vais essayer et demain peut-être vais-je y arriver !!! » etc. ) espagnole parce que je ne peux résister au rythme flamenco, celte et africaine à la fois parce que j’ai des dons de médiumnité et de radiésthésie et le goût inné de la percussion, asiatique parce que je reste admirative de la finesse de leur Art et de leur porcelaine et aussi parce que l’une de mes filles a des yeux de mangas et que la seconde a les yeux bridés comme les chinoises sans compter leur fine intelligence et perspicacité, indienne parce que j’ai acquis un brin de leur sagesse, martienne parce que je me sens incomprise et rejetée par beaucoup dans quelque pays que je visite, dans quelques lieux où j’ai eu à vivre et même dans ce beau pays qu’est la France où l’on m’a pondue mais qui ne veut pas me reconnaître !!! Ouf ! Heureusement, j’ai la peau blanche, ma multi-nationalité passe donc inaperçue !!! Mais, je m’obstine à laisser pendre ma jolie croix en perles que m’a confectionnée une de mes tantes que j’adore et qui ne sera bientôt plus sur terre et mes pendentifs en liège peints par mon autre tante, artiste peintre sarde, qui représentent sur une face un nuraghe (premières habitations du peuple sarde), et sur l’autre face, le drapeau de la Sardaigne, de plus, j’ai un écusson collé représentant la SNCM (compagnie de navigation maritime, symbole à mes yeux de ces deux îles, Corse et Sardaigne), ce qui me vaut régulièrement des affronts et autres ennuis (freins dans mes activités professionnelles et autres, par exemple, insultes, et j’en passe…) ! J’oubliais ! Ma grande fille s’est installée avec un jeune et beau marocain et ils m’ont donné tous les deux un petit-fils, né à Paris ! Que lui réservera l’avenir ? J’en tremble à l’avance !

  2. Marie-ange Marie Says:

    Zut; je commençais tout juste à me sentir « Corse Européenne »…Conquise
    par les décisions de la Cour Européenne de Justice ( sur les conditions de garde à vue), enchantée par les prises de position de la Cour Européenne des droits de l’Homme….
    Bien; docile, je tente de me renseigner sur ce fameux débat de l’identité nationale. Je me rends donc sur le site officiel: et là, je découvre la photo de l’instigateur du projet:Eric Besson; tiens n’est-ce pas cette même personne qui saluait les journalistes en leur faisant un doigt d’honneur?
    Entre un ministre ouvertement grossier, un président qui bafoue régulièrement la présomption d’innocence après avoir « voulu pendre à un croc de boucher » un ancien premier ministre, l’évacuation de la jungle de Calais, les d’affaires , Clearstream, l’Angolagate, les emplois fictifs de la mairie de Paris etc…qui se succèdent à un rythme effréné , j’ai beaucoup de mal à trouver une raison actuellement de me glorifier d’être Française!

  3. phmadelin Says:

    En plus j’ai écrit idée au lieu d’identité… Bon courage pour l’Europe, notre future patrie

  4. phmadelin Says:

    Celui-là aussi je vais le publier : belle illustration de la formation de ce qu’on appelle la « population française » !

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