Les histoires fumeuses de Rondot

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Je lis dans « Ving minutes » :

A 73 ans, Philippe Rondot n’a plus l’allure de James Bond. Ce fut pourtant l’un des plus brillants espions français. Capable, en 1994 au Soudan, de commander un café à quelques tables du terroriste Carlos avant de le neutraliser en douceur.

Cette présentation relève de la légende absolue, abondamment répandue par Rondot. Dans la réalité, c’est la CIA qui a balancé Carlos à la DST. Comme la DST ne pouvait pas intervenir sur un territoire étranger, le coup a été transmis à la France. Qui a envoyé Rondot à Khartoum. Pour en prendre livraison : Carlos était chez lui, abruti par un somnifère. Rondot n’a pas eu à déployer de grands talents dans cette affaire.

La version fabulée est typique de ce curieux général qui a tendance à raconter et à écrire n’importe quoi.

Un autre de ses exploits : c’est lui qui a répandu la légende du « compte secret de Chirac en liaison avec les affaires de Gaston Flosse« .

Mais, rapporte Nicolas Beau dans Bakhich info, quand Rondot a été interrogé le 3 juin par Jean François Redonnet, un juge d’instruction de Tahiti pour préciser sa pensée, Rondot a dû convenir ( sur Procès verbal) qu’il ne détenait aucun élément crédible. Nicolas Beau écrit :

[Les questions du juge] sont précises, il contre point par point les digressions et les écrans de fumée du général visiblement gêné. Du coup, l’interrogatoire se révèle assassin pour Rondot qui se rétracte, se contredit et ne parvient pas à donner la moindre cohérence à son rôle dans cette affaire du compte japonais.

Le juge cherche, dix ans après les faits, à découvrir le motif d’un éventuel assassinat du journaliste Jean-Pascal Couraud, qui enquêtait sur les avoirs de Flosse et de Chirac au Japon.

Encore un « raconteur de légendes » supplémentaire dans l’affaire Clearstream.

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