Guadeloupe – Ça recommence avec le LKP

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Avec l’AFP

Quelque 5.000 personnes, selon la préfecture de la Guadeloupe, 25.000 selon des dirigeants du LKP (Lyiannaj kont pwofitasyon), ont manifesté sans incident samedi à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, à l’appel du collectif qui a lancé à cette occasion un préavis de grève de 24 heures reconductible.

Les manifestants ont effectué un parcours de plusieurs kilomètres en empruntant les principaux boulevards de Pointe-à-Pitre avant de se retrouver, deux heures plus tard, à leur point de départ, le Palais de la mutualité, où siège le LKP .

Elie Domota, le porte-parole du collectif et dirigeant du principal syndicat insulaire, l’UGTG (indépendantiste), a appelé à « renforcer la mobilisation ».

« Nous aurons à arrêter le travail pour qu’ils comprennent que nous ne plaisantons pas ».

« Nous demandons un débat télévisé en direct avec Mme Penchard« , la secrétaire d’Etat chargée de l’Outre-mer, pour qu’elle nous réponde sur l’application du protocole d’accord » du 4 mars, qui avait mis fin à la crise sociale en Guadeloupe.

« Elle pourra amener sa mère », Lucette Michaux-Chevry, sénateur-maire UMP de Basse-Terre, ancien ministre et ancien président de la Région, »

a ajouté M. Domota en suscitant les rires de son auditoire.

Les organisations syndicales membres du LKP ont lancé à cette occasion un préavis de grève de 24 heures reconductible, à compter de ce samedi.

Le texte de ce préavis revendique notamment

  • « l’annulation de l’augmentation du prix de l’essence » de 6 centimes intervenue mi-septembre,
  • « la mise en place d’un plan d’urgence pour l’emploi, l’insertion et la formation professionnelle »,
  • « la revalorisation des minima sociaux et de l’allocation pour les personnes handicapées »,
  • « le respect des accords sur la baisse des prix »,
  • « la titularisation de tous les précaires du public et du privé ».
  • S’y ajoute « la reprise des négociations sur les 146 points de la plate-forme de revendications du LKP », qui avait servi de base à la grève générale qui s’était achevée par un accord signé le 4 mars.

Les états généraux, présentés comme « la plus grande consultation jamais réalisée en outre-mer » se sont déroulés dans les quatre DOM (Guadeloupe, Martinique, Guyane et La Réunion), à Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Martin, en Nouvelle Calédonie, dans les territoires du Pacifique et en métropole. Ils viennent de s’achever en Polynésie française où le président Oscar Temaru a dénoncé un « processus de néo-colonisation » tandis que le haut-commissaire, Adolphe Colrat, a évoqué la « confiance retrouvée ».

Malgré le boycott des collectifs ayant mené les conflits aux Antilles et à La Réunion, dont le LKP d’Elie Domota, au secrétariat d’Etat à l’outre-mer, on se félicite de la participation aux états généraux. Selon le Secrétariat d’Etat, en Guadeloupe, environ 4.500 personnes ont participé à une soixantaine de réunions, sur une population d’environ 400.000 personnes. Le site internet mis en place spécialement par le secrétariat d’Etat a reçu environ 140.000 visites.

Lors d’une journée organisée à Paris en présence du ministre de l’Intérieur et de l’Outre-mer Brice Hortefeux et de la secrétaire d’Etat à l’Outre-mer Marie-Luce Penchard, a été présentée une synthèse des travaux des ateliers locaux, où le thème de la gouvernance a été l’un des sujets les plus évoqués.

Aucune annonce spectaculaire. Il s’agissait d’un « temps d’échange » intervenant « avant le temps de la décision », fin octobre, début novembre, lors du premier conseil interministériel de l’outre-mer présidé en personne par M. Sarkozy, a-t-on précisé de source gouvernementale.

Néanmoins, des décisions pourraient intervenir plus vite, le chef de l’Etat devant annoncer début octobre aux élus de Martinique et Guyane la date des référendums sur un éventuel changement de statut de leurs départements, qui devraient être organisés avant la fin de l’année.

Les électeurs martiniquais et guyanais devraient être interrogés sur leur souhait de passer à l’article 74 de la Constitution, dont relèvent les collectivités d’outre-mer (Polynésie par exemple), et qui leur accorde une autonomie encadrée.

Il devrait leur être demandé s’ils souhaitent une collectivité unique pour gérer leurs départements, à la place d’un conseil général et d’un conseil régional.

En Guadeloupe, c’est « le renforcement de l’autonomie » de l’archipel qui a été réclamé, l’indépendance immédiate étant écartée unanimement « les conditions étant très loin d’être réunies ».

Les élus, comme Victorin Lurel, président PS du conseil régional, ont demandé un moratoire de 18 mois sur ces questions.

« Ce n’est pas la peine d’organiser des référendums pour échouer puisque la confiance envers les élus n’est pas là », a dit M. Lurel.

En Martinique, a été réclamée la création d’une collectivité unique aux compétences plus grandes,

« pour mieux prendre en compte et régler les difficultés de la vie quotidienne: emploi, transport, logement, services publics ».

En Guyane, l’éducation et la formation ont été placées au rang de « priorités absolues », dans un département où 44% de la population a moins de 20 ans.

Pour renforcer les liens avec les territoires lointains liés à la France, le Président avait promis de venir assister à Nouméa le 31 juillet, au troisième sommet France-Océanie, avec la participation des pays insulaires du Pacifique, ainsi que l’Australie et la Nouvelle-Zélande, Il a été remplacé par Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères. L’absence de Nicolas Sarkozy a déçu les nombreux chefs d’État insulaires du Pacifique rassemblés à Nouméa pour l’occasion.

Pour autant le président de la République affiche toujours son intention de venir visiter le territoire qui l’a le mieux élu. Avant fin 2009 ?

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