La terre et l’identité : poursuite du dialogue entre Tita et Christina

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Ce nouveau texte de Christina Bianca s’adresse directement à Tita.

Je comprends pertinemment que dans votre belle région, la problématique existe également ! J’ai pu aussi le constater en Auvergne mais à moindre niveau…à cause du climat !

Je vous cite : « Vous mettez le doigt sur ce qui me semble être le noeud gordien : l’identité. Les Sardes ont encore une forte identité propre….Qu’un riche Corse achète un bout de terre en corse ne pose pas de soucis particulier. Mais que ce riche soit un continental, et voilà qu’un sentiment de vol apparait et de menace… »

Le problème d’identité et le sentiment d’invasion, existent, bien évidemment, depuis des siècles, si l’on s’en réfère à l’histoire, puisque la  Corse et la Sardaigne ont été envahies moult fois (par les maures, les africains, les espagnols et les romains ! D’où cette tendance maintenant à mettre en exergue leur identité propre face aux Italiens, pour ce qui concerne le peuple sarde surtout !)! Les peuples sardes et corses ne sont donc pas paranoïaques lorsqu’ils se récrient contre l’invasion des riches continentaux, de nos jours, en se référant à ce qu’ont vécu et ont dû combattre leurs ancêtres, mais ils ont acquis une « clairvoyance » et ont pu constater les permissivités octroyées à certains et non à d’autres ! Pas d’amalgames, certains « riches » continentaux ont été parfaitement intégrés sur les 2 îles, simplement parce qu’ils ont su acquérir leurs biens immobiliers avec respect ! Sans flouer les vendeurs de ces dits-biens et surtout, en ne convoitant pas des sites qui sont depuis des décennies préservés et protégés ! En évitant aussi, de débarquer en conquérants et en respectant la culture d’autrui !

Contrairement à ce que laissent entendre certains médias journalistiques et autres, les peuples corses et sardes sont très hospitaliers et très ouverts sur la culture des autres peuples, celà fait partie intégrante de leur éducation reçue ! Lorque vous vous rendrez en Corse et en Sardaigne, vous pourrez constater que beaucoup de résidents sont des « pinzutti » (surnom affectueux qu’emploient les corses pour désigner français, italiens, marocains, russes, etc.) aux moyens plus ou moins modestes ! Ce qu’ils apportent avec humilité comme expériences est accueilli comme un enrichissement culturel complémentaire et, en retour, ils savent ne pas imposer leurs cultures et leurs manières de vivre ! Un juste équilibre s’établit très rapidement, tout simplement, en toute intelligence de part et d’autre !

De plus, et ceci se vérifie aussi hélas en France et surtout dans le Sud, trop de Corses et de Sardes ont dû quitter leur île pour aller travailler sur le continent s’ils ne voulaient pas que leur famille périclite ! De nos jours, certains ne peuvent même plus retourner voir leur famille et n’ont même pas les moyens financiers de garder un lien ne serait-ce que téléphonique et sont donc isolés !

Ce que je perçois, moi, comme un préjudice moral, une anormalité affective, et un préjudice pécunier !!! On peut rentrer vers sa région depuis Paris très rapidement maintenant avec le TGV ou avec son propre véhicule et à un coup raisonnable, ce qui n’est pas le cas pour les retours en Corse et/ou en Sardaigne qui ne peuvent se faire qu’au moyen des navires dont nous sommes tributaires du planning des allers/retours, ou des avions et le tarif pour ces traversées est le double voire le triple, si l’on inclut son véhicule et le trajet jusqu’aux ports et aéroports !

Et je ne vais pas vous parler ici des frais engagés et des déplacements et séjours obligatoires sur le Continent italien, par exemple, lorsqu’un Sarde doit se faire visiter et passer des examens pour contrôle d’un cancer !!! Il y aurait tant à dire sur les organisations sanitaires déployées sur l’île !!! Et qu’on ne me dise pas que c’est un choix que font ceux qui viennent sur le continent ! Non ! C’est une obligation !!! Sur les îles, rien n’est fait ou peu, pour permettre aux familles de rester unies, d’y vivre normalement avec les comodités essentielles, puisque peu d’ouvertures d’entreprises et peu de possibilités de créations d’entreprises ! Les professeurs spécialistes sur le plan médical, par exemple, ne se trouvent pas en Sardaigne! Seuls quelques-uns se déplacent et maintiennent des permanences très espacées en temps (il faut prendre rendez-vous très longtemps à l’avance (?!!!) pour avoir le privilège d’être examiné sur place et encore ! Puisque les
équipements nécessaires manquent sur l’île, le déplacement des malades reste de rigueur !) !

Les élus locaux font ce qu’ils peuvent (selon les bords politiques et les élections sont peu souvent gagnées par les élus du peuple ! Comprenne qui pourra !) mais, bien évidemment, les peuples corses et sardes sont très patriotes et font entendre leurs voix…à leur manière, qui, pacifiquement qui moins pacifiquement ! Il devrait être tout naturel qu’un véritable dialogue s’établisse lorsqu’il y a des décisions à prendre concernant leur avenir, leur devenir, leurs problèmes au quotidien, et les problèmes d’environnement notamment (je pense au PADUCC, par exemple) et, mais je ne me prononcerai pas ici, il y a bien souvent une sorte de déséquilibre dans la balance lors de ces « tables rondes » que les peuples s’efforcent de rétablir en se faisant entendre ! Malheureusement, la liberté d’expression et donc, la prise en compte de leurs avis, est bien souvent bafouée avec des moyens sournois ! Chacun essaie de défendre cette liberté à sa manière …mais ! ce n’est pas ici le débat !

Il est probable que les Siciliens, les Basques et autres personnes relevant des ethnies minoritaires pourraient partager les termes de ce dialogue.

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10 Réponses to “La terre et l’identité : poursuite du dialogue entre Tita et Christina”

  1. magali Says:

    D’accord avec toi Christina pour dire que la Démocratie surtout en Corse est bien souvent baffouée ! La population est le plus souven consultée ou simplement informée une fois les décisions prises..
    Plus grave encore, lorsqu’un projet de société comme le Plan d’ Aménagement et de Développement Durable de la Corse, engageant la Corse et les Corses pour les 30 ans à venir est élaboré en l’absence totale de consultation;
    Ce projet, contraire aux intérêts de l aCorse, a d’ailleurs été retiré grâce à une mobilisation d’une partie de la population qui a fait entendr esa voix et a eu l’intérêt de susciter des débats même à postériori.
    A ce propos je rappelle:
    Que ce document prône une économie basée sur le tout-tourisme, ce qui implique du travail saisonnier, précaire, sous-qualifié, et la bétonisation des côtes.
    L’économie « présentielle » favorisera la spéculation et la vie chère.
    Les terres agricoles ne sont pas protégées.
    La culture de ce pays ne fait pas partie des domaines prioritaires.
    Un autre PADDUC devra être élaboré en faisant le choix d’une croissance qualitative qui implique de facto une politique foncière économe et productive.
    Une telle politique est un outil de réconciliation avec l’activité touristique : elle traduit le passage de l’ère de la spéculation à court terme à celle d’une économie durable où la spéculation foncière fait place à la maîtrise de l’espace et de la production.
    Il faut pour la Corse un véritable projet de développement durable qui prenne en compte la lutte contre les inégalités et la pauvreté, qui favorise le développement de notre agriculture, de notre outil de production afin d’assurer notre développement économique; Un PADDUC qui vise à conserver nos valeurs et notre identité, qui assure la protection de notre environnement et élaboré de manière démocratique.
    Ce document important qui engage l’avenir de la Corse s’est enrichi de développements et de précisions.
    Très largement refusé par une large partie de la population ( en atteste une pétition signée par 15 000 citoyens) ce projet est porteur d’inégalités sociales et territoriales, de déséquilibres démocratiques et de régression culturelle.
    Il conduit à accentuer la crise économique et sociale que rencontre la Corse. Il n’anticipe pas la crise écologique que connait la planète et à laquelle notre île commence à être soumise.

    C’est bien ici un sentiment de menace de tout ce qui constitue nôtre identité, sentiment de survie et non de menace d’invasion. Permettre aux Corses de continuer à vivre chez eux « normalement » ; développer leur économie, préserver leur environnnent ….; Alors oui, certains passent pour des agitateurs contestaires ! Mais, à l’instar d’autres insulaires, nous nous battons pour notre « identité »parceque la menace constante nous y oblige; nous ne sommes pas à vendre.
    Je suis d’accord avec toi Christina quand tu dis que  » les peuples sardes et corses ne sont donc pas paranoïaques lorsqu’ils se récrient contre l’invasion des riches continentaux en se référant à ce qu’ont vécu et ont dû combattre leurs ancêtres, mais ils ont acquis une “clairvoyance” et ont pu constater les permissivités octroyées à certains et non à d’autres !
    Sans flouer les vendeurs de ces dits-biens et surtout, en ne convoitant pas des sites qui sont depuis des décennies préservés et protégés ! En évitant aussi, de débarquer en conquérants et en respectant la culture d’autrui ! »

    Je suis hors débat mais c’est pas trop grave..??..
    Merci pour ce dialogue.

  2. phmadelin Says:

    Je vais mettre ça en ligne, pour compléter les précédents contributions. Avez-vous vu sur Facebook sous la signature de Sirroneau les développements sur les rapports entre la rentrée des classes et la fête de Santa di Niolu ?

  3. magali Says:

    Je n’ai pas lu ça sur facebook, ou est-ce ??
    Je participe à la foire du Niolu et je pense qu’il va me falloir deux jours pour m’en remettre.. C’est très particulier, l’ambiance des buvettes surtout ! ça boit, ça chante jusqu’au petit matin….

  4. phmadelin Says:

    Il faut aller sur ma rubrique. Pour le Niolu, prenez des photos. Vous ais-je dit que je vais probablement venir en Corse la dernière semaine d’octobre, à l’initiative de Marie-Ange Marie, d’ailleurs. Amitiés

  5. magali Says:

    Bien évidemment, je ne l’ai pas oublié. Nous vous attendons.
    Concernant la foire, je prendrai des photos assez tôt dans la soirée….
    à bientôt.

  6. CHRISTINA BIANCA TRONCIA Says:

    Aaah ! Les veinards qui vont faire la fête sans moi !!! Merci Magali d’avoir complété ma diatribe avec des termes qui dénotent d’une connaissance bien plus profonde de la problématique en Corse ! Pace e salute ! Auguri ! P.S. : Trouvez-moi un tout petit toit à louer et un boulot et je vous rejoins sur l’île pour y terminer mes jours !!! Bastà del’continento !!! Veramente Abbastanzà !!!

  7. Tita Says:

    Chère Christina Bianca

    Merci de votre aimable réponse. Au risque de paraitre une personne obtuse, je continue de croire à un phénomène essentiellement identitaire.

    Dans nos pays, si un père décide de marier sa fille avec Monsieur « Machin » (hommage à Verlaine), sa fille a de forte chance de prendre la chose très mal et même de flirter avec la dépression. Après tout, ce qu’elle subit, elle ne l’a pas choisi. Par contre, si un chinois décide de marier sa fille, cette dernière sera bien moins triste, simplement parce que l’identité se cristallise moins sur l’individu que la famille ; Et en tant que membre de cette famille, elle participe (même illusoirement) à la décision d’épouser Monsieur Machin.

    Sur le continent, on peut sans aucun doute trouver des personnes fières de leur identité régionale. Cependant, la plupart des gens partagent l’identité nationale. Ils ne se perçoivent alors pas victime des décisions politiques prises par ceux qu’ils considèrent être leurs élus, fussent-ils ceux d’une capitale comme Paris (Paris étant parfois présenté comme une ville qui impose ses lois à tout un pays).

    Quoi qu’il en soit, une identité forte n’est pas nécessaire pour percevoir des injustices. Les passe-droits des notables (ou pis encore : des parachutés) laisse un goût amer. Ce gout est amère d’injustice sur le continent, mais il est, à vous lire aussi, amère de préjudice et de menace pour les insulaires et ceux qui ont une forte identité régionale car il y a menace de leur culture propre par une exo-culture.

    Maintenant, à vous lire aussi, je me rends compte qu’il y a un autre phénomène. Quand je faisais mes études, je restais coi devant la souffrance de mes camarades des contrées lointaines. Je pense par exemple à une étudiante venant de Guadeloupe. Le monopole d’Air-France permettait à cette compagnie d’imposer des prix plutôt énormes, ce qui, dans la pratique, interdisait à cette jeune fille de pouvoir simplement rentrer pour les fêtes.

    Il est donc certain que la situation géographique de la corse et de la Sardaigne invite les ploutocrates à s’enrichir sur le dos des autochtones qui veulent voyager et des touristes qui y vont.

    Ces deux points étant, dit, la question centrale est la suivante. Cette situation politico-économique, est-elle voulue ? En d’autres mots, dans le cas de la Corse ou de la Sardaigne, existe-t-il ou n’existe-t-il pas une intention de colonisation ou de réduction des pouvoirs locaux par une instance supérieure ?

    Si oui, cela implique implicitement que l’instance supérieure (l’Etat ou ceux qui le servent) distingue bien les Italiens des Sardes comme deux entités différentes -ou les corses des Français… un peu comme on distinguait jadis les français des arabes quand l’Algérie était française…

    Pour le cas de la corse, la question se pose réellement étant donné que le « peuple » français fait déjà du racisme anti-corse. Cela démontre qu’il se différencie du peuple corse. Comme l’Etat français est composé de français (qui partagent donc probablement le même stéréotype), la question d’un néo-colonialisme ou d’un contrôle du peuple corse se pose. Mais qu’en est-il pour les Sardes ?

    Notez au passage que si la réponse est oui, cela peut (dans une certaine mesure) légitimer certaines actions dites illégales (puisque l’illégalité n’est autre que le refus de se soumettre aux lois du pays colonisateur).

    En fait, avoir une réponse objective à cette question n’est pas essentiel pour comprendre. Il suffit de savoir ce qu’en croit les uns et les autres. Si les Corses sont persuadés d’être sciemment les victimes d’un Etat qui cherche à les réduire à néant, cela suffit à comprendre leur actions et leurs émotions. Il n’est pas même nécessaire que l’Etat cherche réellement à les réduire.

    A vous lire, je subodore que les Sardes se proposent aussi l’affirmative comme réponse à cette question. Me trompe-je ?

  8. Tita Says:

    Je voudrais juste rajouter un petit développement à ce que je viens de dire.

    Le fait qu’il y ait endo-culture pour les français (les décisions les concernant venant de membres partageant leur identité) et exo-culture pour les corses et les sardes explique aussi le sentiment de paranoïa. Les continentaux ne comprennent pas « la réticence » des insulaires et les insulaires ne comprennent pas l’indifférence des continentaux. C’est pour cela que je pense que le phénomène est essentiellement identitaire dans sa gestion même si la gestion porte sur des faits de spoliations par les ploutocrates, (spoliation que l’on retrouvent de partout).

  9. CHRISTINA BIANCA TRONCIA Says:

    Non ! Vous ne vous trompez pas chère Tita ! Et je pense que le problème de racisme (car c’est bien de racisme qu’il s’agit !) est bien plus présent vis-à-vis des sardes de la part des italiens ! Les sardes sont considérés et hélas ! bien à tort, comme des « cervelles vides », des analphabètes, des pauvres ères ne sachant pas se gérer en toute autonomie ! C’est une mentalité ancrée dans l’esprit des italiens « modernisés » et il existe même des sardes « traîtres » qui, une fois installés sur le continent, hésitent à parler la langue et ont la vergogna de leur identité sarde ! On considère les sardes comme les parisiens auraient tendance à considérer les régionaux, c’est-à-dire, cette tendance à péjorativement cataloguer : « nous, les citadins intelligents, au centre de tout, puisqu’ayant à portée de mains le « must » du culturel, au centre du pôle où tout se décide, considérons nos régionaux comme de braves paysans pas très cultivés puisque loin de tous ces évènements culturels tant adulés par les médias » ! Il est d’ailleurs, pour un artiste régional, bien difficile de réussir sans passage et séjour obligé via la capitale ! Il m’est arrivé de chanter en Provençal, en plein coeur de l’Auvergne et de m’entendre dire : »Non seulement, elle ne porte pas un nom français, celle-là, mais en plus, elle ne chante pas en français (?!!!) » (un pur racisme d’une région vis-à-vis d’une autre à l’intérieur d’un même pays, la France !!!) Pour ce qui concerne les artistes sardes, la réussite est d’autant plus difficile pour cette raison-là (tout se joue à Rome, à Florence et à Milan !) mais aussi, parce que bien souvent « piratés » (vol d’idées de créations !)! Et ne croyons pas que ceci provient seulement de la « haute » classe sociale (haute entre guillemets, simplement parce je considère qu’elle n’est pas plus haute en grandeur d’âme mais considérée comme haute parce qu’aisée financièrement !) ! Non ! Hélas ! Cette mentalité s’acquière au travers des médias (télévision et autres) même au sein de la classe ouvrière (tous bords confondus, revenus moyens et modestes !) ! Même certains sardes eux-mêmes, naturellement trop modestes, du fait qu’ils ont l’hospitalité ancrée de par l’éducation reçue de générations en générations, ont tendance à considérer celui qui arrive de l’extérieur plus courageux, plus cultivé, et donc supérieur, etc. Les jeunes, par contre, se réveillent et osent s’affirmer mais, les moyens manquent puisque tout se décide encore sur le continent ! Ils ne se rendent pas forcément compte de leurs qualités et hautes compétences ! De plus, mais celà se voit de moins en moins, hormis lors de festivités, le costume sarde, porté encore par beaucoup de nos anciens, « dénote » de la mode vestive du continent, et est donc, puisque porté depuis des siècles, considéré d’un autre âge, et n’est pas accueilli comme une richesse culturelle mais comme un témoignage de pauvreté ! Alors que les tissus employés sont bien souvent de très bonne qualité à faire des envieux dans le monde des stylistes et d’ailleurs, ceux-ci ont souvent tendance à s’inspirer des broderies et autres détails des costumes sardes de toutes les régions (chaque région a son costume et il en existe de toutes sortes, tous plus splendides les uns que les autres !) pour leurs créations ! J’ai envie de résumer ainsi car celà se ressent dans toute communauté humaine et bien souvent, dans le cadre de l’éducation, je m’insurge : « Un énorme ballot de culture poudreuse qui ne servirait qu’à être soufflée aux yeux des aveuglés, ne remplacera jamais la profonde intelligence qui elle, même si le bagage est plus léger, servira plus sûrement à mieux vivre et permettra même à survivre au milieu de la jungle humaine ! » Dans le cadre des possibilités des étudiants guadeloupéens, corses, sardes, martiniquais, réunionais, il serait grand temps que des écoles supérieures soient créées sur place afin de permettre une totale égalité des chances ! S’il n’était pas possible d’installer sur les îles toutes les facultés dans tous les domaines, les Etâts (français et italiens pour ce qui nous concerne !) devraient prendre en considération que les frais sont multipliés par 5 voire par 10 et que les difficultés d’étudier sont majorées du fait de l’éloignement et disposer des systèmes d’aides en ce sens pour ces étudiants ! Mais je pense, et ceci est mon avis personnel que tout ceci est stratégique et que l’on préfère, lorsque l’on se rend sur ces îles, avoir du personnel « à sa botte » et sous la main dans le cadre touristique, alors on préfère laisser ce système en place qui trie et sélectionne injustement, ne laissant leur chance qu’à ceux dont les parents ont nettement les moyens ! Certains parents d’ailleurs s’endettent à vie et se trouvent étranglés parce qu’ils ont tenus à ce que leurs enfants réalisent leurs rêves professionnels au niveau de leurs capacités, et c’est ainsi qu’ils se voient obligés de vendre une bouchée de pain leur petit patrimoine immobilier acquis durement par leurs ancêtres !!! Vous me direz que l’on rencontre ce problème également sur le continent dans nos régions mais pensez toujours que l’éloignement et l’isolement est un préjudice supplémentaire et que de plus, le travail est toujours denrée rare sur ces lieux !!! Les opportunités de réussite sont donc fortement réduites pour ces jeunes générations qui perdent en plus, peu à peu, leurs quelques biens hérités de leurs parents, volés par des requins !!!

  10. CHRISTINA BIANCA TRONCIA Says:

    Je voudrais juste, pour étoffer ma thèse sur le racisme des continentaux vis-à-vis des insulaires que je mentionne sur mon dernier commentaire, ajouter cet extrait tiré d’un commentaire déposé par un certain Félix Liber (Je pense qu’il acceptera d’ores et déjà, mes excuses pour le « copié/collé » !) sur un article de Philippe Madelin (dont je rappelle l’URL : http://www.rue89.com/philippe-madelin/2009/04/02/la-fuite-argument-anti-colonna-sans-fondement-juridique?page=1#commentaires) : « Un rapport de l’ONU , publié le 3 mars 2008 , conclut que ‘ malgré l’existence d’une importante législation anti-discrimination , les membres des communautés minoritaires en France sont victimes d’une véritable discrimination raciale, ancrée dans les mentalités et les institutions. Le refus politique de reconnaître ce problème a entravé l’adoption de mesures propres à garantir l’application des dispositions législatives pertinentes et à corriger les inégalités complexes qui se sont installées ’.
    Le rapport de l’ONU précise ‘ qu’en dépit des recommandations des organes anti-discrimination de l’Union européenne et des Nations Unies ,les gouvernements français successifs ont maintenu la position selon laquelle il ne doit pas y avoir de reconnaissance officielle des caractéristiques ethniques, religieuses ou culturelles des citoyens ’.

    Précisant que la France n’a toujours pas ratifié ‘ la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales ’ du Conseil de l’Europe ni ‘ la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires ’ , le rapport de l’ONU conclut que le gouvernement français devrait :
    ‘ 1 – reconnaître l’existence de minorités nationales ou ethniques ,religieuses et linguistiques sur le territoire français et retirer sa réserve à l’article 27 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, concernant les droits des personnes appartenant à des minorités, et à l’article 30 de la Convention relative aux droits de l’enfant ;
    2 – ratifier les instruments européens relatifs aux droits de l’Homme concernant les droits des minorités, notamment le Protocole numéro 12 à la Convention de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales et la Convention-cadre du conseil de l’Europe pour la protection des minorités nationales. ’
    Ceci tombe à point nommé pour éclaircir ce que je tente d’exprimer ! Il n’y a, je pense, rien d’autre à ajouter !!!

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