A propos de la « citoyenneté corse » : suite

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Mon billet consacré au projet de « citoyenneté corse » à la manière néo-calédonienne provoque des réactions. « Partagées », comme en témoigne ce texte transmis par l’un de mes correspondants réguliers.

Il est vrai que de nombreux Corses votent en Corse et n’y résident pas ! Des Corses, de plus en plus nombreux vendent à des prix exhorbitants leurs maisons au village à des étrangers le plus souvent; les Corses “résidants” ne peuvent plus se loger ! A l’instar d’autres îles touristiques, on ne se sentira bientôt plus chez nous “, parqués dans des réserves” pour distraire les touristes peut être ou petits travailleurs saisonniers dans les hôtels de luxe défigurant nos paysages …(ce que laisse présager le projet de PADDUC élaboré par nos élus de droite !)

NDR : le PADDUC est le projet de plan de développement de la Corse, en cours de débat.

Toutefois, je ne pense pas que le concept de “citoyennet limitée” soit le plus adapté à la Corse (envahie successivement au cours des siècles) ; ce n’est pas en terme de “temps” mais en terme de “valeurs partagées” et de “communauté de destin” qu’il faut aborder la question ; aimer la Corse, la respecter, la considérer comme un Patrimoine et non comme un Capital, préserver nos paysages, notre culture, notre identité, etc. Surtout, faire en sorte de se tourner vers l’extérieur ( notre position géographique au coeur de la Méditerranée est un chance !), cesser de consider les autres commes les envahisseurs.. les principaux responsables de la situation actuelle, ce sont d’abord nos responsables politiques et corses ( qui votent ! )
Etre Corse, c’est avoir réellement envie de mettre tout en oeuvre pour faire avancer les choses et sortir de cet archaisme qui nous caractérise, donner une autre image de nous même !

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3 Réponses to “A propos de la « citoyenneté corse » : suite”

  1. Tita Says:

    Ce correspondant a bien raison de souligner le problème de la défense de la « citoyenneté corse » (ou de toute autre citoyenneté). Si je ne m’abuse pas, la corse fut colonisée ou envahie par les Phocéens, les Étrusques, les Syracusains, les Carthaginois, les romains, les vandales, les byzantins, les ostrogoths, les lombards (d’où vient la vendetta), les pisans, les génois, les français et j’en oublie sans doute.

    Parler d’identité corse ne peut alors faire référence qu’à une culture corse, non à des origines différentes du reste des continentaux ou des étrangers.

    La défense de la culture régionale corse, c’est l’affaire des corses (et donc de leurs élus). Que l’on ne soit pas d’accord avec ses élus et que ces derniers fassent des erreurs est tout à fait normal ; mais doit-on aller jusqu’à proposer une contre-mesure qui, au lieu de valoriser la culture corse et ses paysages, cherche finalement à l’isoler. Mon sentiment, c’est que cette citoyenneté corse qui vise à protéger un mode de vie et une culture, ressemblent à un bocal qui enferme au lieu de faire vivre.

  2. phmadelin Says:

    Voilà qui est bien dit. Un minuscule point de désaccord : il semble que la vendetta tire son origine des Livournais, et non des Lombards. Elle est en tout état de cause la manifestation d’un sens suraigu de la justice, une justice que les Corses tiennent pour très éloignée d’eux. La vendetta, c’est de la justice privée

  3. Tita Says:

    Merci pour ces précisions.

    Ce que vous dites ne m’est pas forcément contradictoire car à ce que j’avais lu, jadis, les Lombards ont introduit la notion de « dette de sang ». Il n’est alors pas impossible que sur un terrain ainsi favorable, la « vendetta » venue d’une autre influence telle que celle des Livournais ait pu s’implanter.

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