Cinéma social : « Les enfants de Villiers »

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Europacorp, la société de production de Luc Besson, a confié à Roger Delattre le soin de réaliser un film documentaire sur les événements de Villiers-le-Bel et leur contexte, intitulé « Les enfants de Villiers ».

Un contexte d’autant plus prégnant que, alors que n’est toujours pas terminée l’instruction sur l’incident de police qui a coûté la vie à deux gamins le tribunal de Pontoise continue imperturbablement le procès mené contre dix jeunes accusés de caillassage contre les policiers.

Des peines allant de douze mois de prison avec du sursis à trois ans de prison ferme ont été requises, vendredi 3 juillet, à l’encontre des dix prévenus pour le caillassage de policiers à Villiers-le-Bel en 2007.

Evoquant l’opposition entre certains jeunes des quartiers et les forces de l’ordre, le procureur s’est tourné vers les policiers qui se sont constitués partie civile pour leur dire : « je vous remercie tous de ne pas avoir fait usage de vos armes, c’est un courage extraordinaire. » « Il y en a qui ont choisi de porter des tee-shirts avec écrit ‘nique la police’ ou ‘nique ta mère’. D’autres ont choisi de porter un képi et l’uniforme de la police aux couleurs de la République française ».

Le film préparé par Roger Delattre entend restituer avec rigueur les conditions dans lesquelles se sont produits les rixes. Et, d’une façon plus générale, la problématique des affrontements entre policiers et gamins en banlieue.

«  Ils vivent, explique Roger Delattre, dans un monde vidéo virtuel. Les flics sont des Robocops et les jeunes leurs adversaires ».

Parmi les hommes appelés à témoigner le commissaire (en retraite) Bernard Pasqualini, patron de la Sûreté départementale de Seine-Saint-Denis jusqu’en 1967. Pour lui, à l’origine des batailles, le trafic de drogue.

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Roger Delattre avec le commissaire Pasqualini

Le montage du documentaire devrait être achevé au milieu de l’été, et sa « mise en salle » au début de l’automne.

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