Emprunt, finances et Sarkozy : les fantômes de l’Elysée

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Encore un grand exercice de com’ cet « emprunt national » annoncé lors du Congrès de Versailles, le 21 juin. Un emprunt, alpha et oméga de la nouvelle politique après le remaniement gouvernemental.

Pour que ça fonctionne, il fallait enchaîner aussitôt avec le détail de l’emprunt : quand, combien, comment, pourquoi ?

De façon très bizarre, une semaine plus tard, pas une seule réponse précise à ces questions. Comme si l’initiative avait été lancée en l’air, sans réflexion préalable.
Mieux, dimanche François Fillon a réuni son nouveau gouvernement en grande pompe pour tenter de répondre aux… questions.

  1. Le brouillard reste dense autour de cet appel lancé en direction de l’épargne des Français. Date d’émission ? Pas avant l’hiver prochain. Montant ? Inconnu. Taux d’intérêt ? Selon le marché à l’époque de l’emprunt. Où sera-t-il placé ? Pas de réponse claire, alors qu’un sondage dans Le Journal du Dimanche indique que moins de 82% des Français déclarent ne pas être intéressés. On évoque même un emprunt « obligatoire » pour la riches, sans taux d’intérêt.
  2. Quant à l’utilisation, elle serait déterminée «  selon des critères stratégiques » par des négociations avec les parlementaires et les acteurs sociaux. Pas de résultat avant l’automne.

Ceci alors que la situation financière du budget de l’Etat est « absolument catastrophique », un déficit de 140 milliards est prévu cette année, plus de 7% du PIB, très au delà des 3% autorisés par la Communauté européenne.

Nicolas Sarkozy s’est ménagé une porte de sortie en gardant la possibilité qu’une partie, plus ou moins importante, de l’emprunt soit souscrits auprès des marchés financiers. Histoire d’éviter que le grand flou de l’emprunt se transforme en grand flop.

Je dois avouer être au plus haut point dubitatif quant à cette affaire d’emprunt. Au point de me demander si Notre Bien aimé Président ne l’a pas annoncé pour occuper le terrain par la surprise. Sans intention de passer aux actes.

Dans ces conditions il y a lieu d’être fort inquiet quant à la qualité de la gouvernance pratiquée par Nicolas Sarkozy. Dans tous les domaines.

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