Des minorités visibles au gouvernement

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Un de mes contributeurs favoris me transmet cette opinion fort pertinente… A propos du blabla radiophonique autour des minorités visibles. Au gouvernement

Ça faisait longtemps que je n’étais pas venu avec mes opinions  » du coin de la rue » en revoici. Avec une comparaison britannique à la clé bien sûr, on ne parle que de ce que l’on connaît ( un peu)

Le remaniement en soi, je n’ai rien à dire, la politique fait de la politique, un jour ici, un autre là, je trouve toujours ça étrange, mais bon, ce n’est pas mon sujet. Pas totalement.

Mon sujet c’est la fameuse « diversité ». Quel mot.. Toute la matinée ( j’ai commencé tard) et hier soir, la presse radiophonique que  j’écoute assidûment, faisait ses choux gras sur la nouvelle  » issue de la diversité ».. Nora Berra.

Elle n’est donc valable que par ce qu’issue de parents Algériens ( et Tirailleur le père ou gd père, ça tombe bien) ? Et Rama Yade la délicate, qui passe aux sports, idem ? et Fadela Amara ?, itou ?? Ces femmes ne représentent qu’une part de communauté donc?, Quelle tristesse et quelle insulte !!

Mais en France, on est comme ça, on fait en sorte que les minorités visibles le soient, justement.. Noirs, maghrebins, Asiatiques ( moins curieusement) , handicapés.. (Gilbert Montagné).

Alors que finalement ce qu’ils veulent justement, c’est être visibles par leur intégration absolue. Etre là parce qu’ils sont bons et non par ce qu’ils appartiennent à telle ou telle autre catégorie.

Prenons la TV donc,  en France, chaînes hertziennes, les visibles sont là pour faire du visible. Clairement ( si je puis m’exprimer ainsi) et de façon affichée !  » regarder ma vedette.. elle est .. noire !!! incroyable non?

Pourtant, au Royaume uni, BBC breakfast est ou a été co présenté par un(e) noir(e) et ? Eh ben ça fait juste naturel, on oublie sa couleur, idem pour un(e) journaliste Indien(ne). Pourquoi, par ce qu’ils sont la règle et non l’exception. Ni mieux ni pires que les autres.

Quand aux handicapés, chaise roulantes et divers autres défauts ( parfois physiques) ils tiennent la caisse au supermarché. Et ? Eh ben c’est juste normal.

Je suis toujours déçu pour tous ces gens que l’on nomme pour leur visibilité et non par ce qu’on les souhaite à ces postes.

Mais finalement tout ça est très Sarkozyste. Je veux MONTRER, pas démontrer. l’ouverture à gauche n’est finalement pas autre chose.

En plus, ils en ont oublié une, qui est à la fois une femme et d’une minorité visible. Marie Luce Penchard, fille de Lucette Michaux-Chevry. Toutes deux parfaitement guadeloupéennes.

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3 Réponses to “Des minorités visibles au gouvernement”

  1. Tita Says:

    Derrière ce constat, se cache toute l’ambivalence du racisme, du sexisme et des discriminations.

    D’un côté, le racisme, le sexisme et moult autres discriminations continuent de manière très forte à imprégner la société. Souvent, on n’en est pas conscient, mais les habitudes, les traditions, les blagues, etc… sans qu’on n’y prenne garde nous poussent à être raciste, sexiste, etc…

    D’un autre côté, la société juge très négativement ce qu’elle considère comme discriminant. Discriminer, c’est grave ! C’est violer une norme sociale très forte.

    Toute, l’ambivalence est là : un comportement discriminateur que cache difficilement une attitude qui affirme (souvent de bonne foi) ne pas être raciste et sexiste.

    Le paradoxe pourrait surprendre mais ce serait ignorer que généralement, on n’explique pas nos comportements par du racisme ou du sexisme. Une nana qui range les chaussettes de son mec peut très bien le faire en se disant « j’aime l’ordre, donc je range » sans s’apercevoir qu’elle le fait car la situation (et son mec) s’attendent qu’à l’instar des femmes, elle range les chaussettes et fasse la lessive.

    Ainsi, le gouvernement nouveau veut se montrer non-discriminant (en mettant en avant des minorités visibles) sans s’apercevoir que cela pose des problèmes :
    – il affirme ainsi qu’il n’est pas raciste, mais cela ne règle pas le racisme et le sexisme au niveau de ses comportements et des comportements des gens.
    – tout comme dans le cas des discriminations positives, favoriser (ou défavoriser), choisir pour ministre (ou ne pas choisir) une personne en raison de ses origines, c’est, par définition, de la discrimination.
    – non seulement, c’est de la discrimination, mais c’est admettre aussi et implicitement les stéréotypes de ces groupes (comme quoi, ils sont faibles, etc…), légitimant ainsi de devoir être aidé.
    – Quels sont les critères pour justifier de choisir parmi toutes les minorités possibles, quelles sont celles qui auront un ministre ? Pourquoi les noirs plus que les homosexuels ? et pourquoi les « arabes » plus que les tétraplégiques ? Ce choix même véhicule de la discrimination.

  2. Tita Says:

    Ce bon constat évoque toute l’ambivalence du racisme, du sexisme et des discriminations.

    D’un côté, il est très mal vu de se montrer raciste ou sexiste. Discriminer, c’est grave car c’est violer une norme sociale très importante. Ainsi, la plupart des gens affirme ne pas être raciste et vouloir l’égalité. De fait aussi, notre bon président se débrouille pour avoir un gouvernement avec moult minorités visibles. Notre bon président se protège en cela contre une accusation éventuelle de racisme ou de sexisme. En d’autres mots, de la même manière que de braves gens disent « je ne suis pas raciste, la preuve : j’ai un ami maghrébin », notre bon président peut dire « je ne suis pas raciste, la preuve : j’ai des ministres noirs ».

    D’un autre côté, le racisme et le sexisme continuent à exister. Il n’y a pas d’antagonisme avec le paragraphe précédant. Dans le paragraphe précédant, on parle de déclaration, d’attitude, d’opinion (c’est conscient). Les gens se déclarent non-racistes. Ici, dans ce paragraphe, on parle de comportements (plus inconscients, mais aussi plus révélateurs). Quand on monte dans un bus et qu’il y a plus que deux places assises, l’une à coté de Jean-Marie et l’autre de Ben Mohamed, s’asseoir à côté de Jean-Marie ne signifie pas une préférence du racisme… sauf si pour Ben Mohamed, la situation se répète dix fois et que la place auprès de J-Marie est toujours choisie. Là est toute l’ambivalence des discriminations : on se dit non-raciste mais on se comporte, par tradition, culture, habitude, norme, etc… en raciste.

    Ainsi, la profusion de minorités visibles dans notre gouvernement ne signifie pas grand chose, et certainement pas qu’il ne transpire pas de racisme (ou de sexisme). D’ailleurs, cela pose au moins deux soucis :
    – prendre des ministres en raison de leur appartenance à des minorités, c’est comme la discrimination positive : c’est implicitement admettre les stéréotypes de faiblesses, de manque de compétences, etc… de ces minorités (puisqu’il est jugé nécessaire de les aider ou d’en avoir des ministres).
    – Quels furent les critères utilisés pour choisir parmi toutes les minorités possibles celles qui auraient la visibilité d’un ministre ? Ce choix est politique mais démontre aussi, par définition, une discrimination.

    Bref, la symbolique des minorités visibles au gouvernement peut, peut-être, faire illusion pour certains. Cependant, quand on y réfléchie, on y voit, au mieux, qu’une propagande, au pire, un dédain des minorités car elles ne sont pas reconnues pour leurs compétences (comme n’importe qui d’autre) mais pour ce qu’elles sont. Exterminer une minorité sous prétexte de sa naissance ou en faire un ministre en raison de sa naissance, c’est toujours un peu le même mécanisme de discrimination : juger quelqu’un en raison de critères discriminateurs.

    Bien sûr, ce raisonnement ne tient que si on peut démontrer que ces ministres en questions furent choisis pour leur origine et non plus leur compétences. Cette démonstration est impossible compte tenu de l’ambivalence du racisme et du sexisme… mais la suspicion est profonde.

  3. Tita Says:

    Diantre, j’ai deux commentaires ici pour dire la même chose mais ce matin, je n’étais pas certain que le premier ait été pris en compte. Autant alors garder le meilleur…

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