Politique : après le PS

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Y a-t-il un « après » pour le PS ? Le principal parti de gauche vient de perdre les élections européennes moins face à Sarkozy que contre l’ensemble de la gauche. Europe écologie a raflé la mise, parce que ce qui est plus une liste de circonstance qu’un parti au sens strict, ce n’est même pas un mouvement, a su convaincre les électeurs de gauche « modernes » de quitter l’orbite d’un PS plus qu’usé. Europe Ecologie, et surtout Daniel Cohen-Bendit. On ne dénoncera jamais assez les effets ravageurs de la lutte pour le pouvoir à la tête du Parti de la rue de Solferino. Comme s’il semblait beaucoup plus important de virer du paysage Ségolène Royale ou Mélenchon.

il est évident que les électeurs n’ont pas apprécié. Et la situation n’aurait sans doute guère été différente si la participation avait été plus forte.

Il apparaît clair que les électeurs n’aiment pas la « toute grise » Martine Aubry. Sans discours. Sans programme. Sans désir d’avenir. Elle ne peut être un guide charismatique. Tout juste une apparatchik désignée selon la règle de l’élimination par le plus petit commun dénominateur, chargée de gérer les affaires courantes. On  ne gagne pas avec ce genre de configuration. On est même sûr de perdre.

Quant à Sagolène, elle a eu l’habileté de la boucler. Tout comme Fabius.

Faut-il pour autant abandonner le PS et l’idéal socialiste, comme le préconise Manuel Valls, député socialiste de l’Essonne, pour se positionner sur le créneau du centre gauche, à la manière Obama ? Toute la question est là. Dans une interview publiée dimanche 14 juin dans Sud Ouest Dimanche, il balance :

« Il faut transformer de fond en comble le fonctionnement du PS, nous dépasser, tout changer : le nom, parce que le mot socialisme est sans doute dépassé », proclame le député socialiste Manuel Valls, qui souhaite un « grand congrès fondateur […] Le mot « socialisme » est « sans doute dépassé », mieux vaut donc l’abandonner. »

Le propos peut ne pas vraiment plaire à de nombreux socialistes traditionnels. Mzis que proposer ? Le suici collectif en se maintenant sur les bases anciennes, ou bien un nouveua départ à l’assaut du pouvoir ?

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3 Réponses to “Politique : après le PS”

  1. Opsomer Says:

    Le général de Gaulle disait, je cite : « C’est dans la résistance et c’est dans le combat qu’en ce moment se révèlent les hommes que notre peuple jugera dignes et capables de diriger ses actions » (discours prononcé à la radio de Londres le 20 avril 1943). Or, qui émerge au PS ? Personne, hormis quelques opportunistes politiques comme Manuel Valls, qui m’interpelle et m’interroge : est-il vraiment socialiste ? La question se pose, en effet, suite aux défections révélées par « l’ouverture » initiée par Nicolas Sarkozy – ouverture à des personnalités dites de gauche et non aux idées de gauche (d’ailleurs, ceux-ci n’ont pas entraîné dans leur sillage les électeurs espérés). D’ailleurs, ambitieux, il semble susceptible de céder aux sirènes sarkozystes, en dépit de ses dénégations. Pis, il plagie la méthode de l’hôte de l’Elysée comme le prouve cet article de « Bakchich » ironiquement intitulé « La Valls du SM » :
    « Manuel Valls, le maire d’Evry, s’est récemment plaint auprès de la Garde des sceaux, Rachida Dati, du laxisme des juges d’Evry « face aux nouvelles réalités de notre société ». Le Syndicat de la magistrature (SM) répond aux critiques du maire. »
    http://www.bakchich.info/La-Valls-du-SM,07996.html
    La réponse des magistrats est cinglante. Peut-être faut-il lui rappeler ses mots de Victor Hugo : « Un lion qui imite un lion devient un singe » ?

  2. Pat Says:

    De nouveaux opportunistes se sont révélés après la défaite du PS. Rien ne change: il y avait les éléphants et maintenant il y a d’autres qui se comportent exactement comme eux. Il y a longtemps que S.Royal voulait sortir de tout ça; le congrès de Reims a été d’abord un formidable espoir puis le gâchis que l’on connait

    http://patyfly.wordpress.com/

  3. Cécile Says:

    En ce qui concerne Valls, c’est un peu comme pour Kouchner, Bockel ou Besson, on se demande s’il a bien été socialiste un jour! Surtout après ce bel épisode à la Le Pen dans sa ville d’Evry! Au prétexte de vouloir faire de la mixité sociale, Valls demande qu’on mette des Blancs dans le paysage. Magnifique ce maire qui ne comprend pas qu’un Blanc peut-être pauvre aussi ou un Noir riche! Il veut faire son Obama mais Obama (qui n’est pas raciste!) n’a jamais été socialiste (ça n’existe pas aux USA où c’est synonyme de communisme stalinien) et c’est dans les traditions américaines d’être économiquement libéral et axé sur la sécurité même quand on est « de gauche », ce qui se traduit là-bas par Démocrate. Ce qui va différer aux USA entre la gauche et la droite, ce sont surtout les valeurs conservatrices des Républicains et le progressisme des Démocrates, l’envie de rassembler d’un Obama contre celle de diviser pour mieux régner d’un Bush. C’est pour cela que dire que Sarkozy est comme Obama est inacceptable! Si l’on observe la situation au prisme des modes de fonctionnement politique de chaque Etat, Obama est un progressiste et Sarkozy un conservateur. En axant le parti socialiste sur la sécurité et le libéralisme, en supprimant le mot « socialisme », Valls ne ferait pas du Obama mais bien du Sarkozy, comme Bockel et sa Gauche Moderne avant lui.

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