Université : l’essentiel de Pécresse

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Retour sur le conflit des enseignants-chercheurs avec un long entretien avec Valérie Pécresse, la ministre des Univerités, dans Le Monde daté du 2 juin.

J’en tire quelques passages essentiels, d’où il ressort que, comme d’habitude, elle n’a aucune vraie part de responsabilité dans le conflit récent avec les enseignants chercheurs. Elle convient juste, du bout des lèvres, que le gouvernement a voulu aller trop vite. Il faut imputer le conflit aux pesanteurs du passé. Avant Sakozy, naturellement!

Valérie Pécresse :

Le mouvement s’est produit au bout de dix-huit mois de réformes ininterrompues.  La crispation s’est produite, lorsqu’on a voulu adapter le statut des universitaires. Dès que l’on touche au statut des personnes, cela rend les réformes beaucoup plus délicates.

Il y a eu une maladresse dans la rédaction initiale du décret qui a été vite corrigée, mais elle a alimenté toutes les rumeurs. Et, on n’a pas mesuré que la décision de supprimer des postes en 2009 dans l’université, en nombre pourtant beaucoup plus limité que dans les autres administrations, allait créer, symboliquement, une telle inquiétude, qui a donné lieu à une exploitation très politique, alors que parallèlement, on dotait les universités de moyens exceptionnels.

Elles nous ont dit : c’est du rattrapage et de toute façon vous nous supprimez des postes ! On a ainsi pris comme un boomerang l’ensemble d’un malaise qui couve depuis vingt-cinq ans. Ce qui s’est exprimé dans la rue sur la dévalorisation du métier, la méfiance de certaines disciplines à l’égard des autres, la vétusté des locaux, la crainte du désengagement de l’Etat renvoyait à la situation actuelle.

On a payé le prix du passé au moment où nous voulions sincèrement que tout change. Ce qui est frappant, c’est le manque de confiance de la communauté universitaire en elle-même. Elle a pourtant tous les atouts pour relever le défi. Il n’y a pas aujourd’hui à l’université la force d’une collégialité pluridisciplinaire. C’est cela qu’il va falloir créer pour faire vivre l’autonomie.

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Une Réponse to “Université : l’essentiel de Pécresse”

  1. yrumpala Says:

    Comment le démontage de l’université pourrait-il susciter autre chose que de la méfiance ? Cf. http://yannickrumpala.wordpress.com/2009/06/01/quand-la-crise-economique-devient-pretexte/

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