Justice : Pasqua rattrapé par son passé

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

La commission d’instruction de la CJR a décidé le 9 avril du renvoi devant la Cour de Justice de la République de Charles Pasqua, 82 ans, sénateur UMP des Hauts-de-Seine pour trois dossiers, datant de l’époque où il était ministre de l’Intérieur, sous Edouard Balladur. Il s’agit des  dossiers du casino d’Annemasse, de GEC-Alsthom et de la Sofremi. La Cour de Justice de la République est la seule juridiction en France habilitée à instruire et à juger des affaires mettant en cause des ministres, pour des infractions commises dans l’exercice de leurs fonctions.
Le procès en appel de l’affaire du casino d’Annemasse, dans son volet non ministériel a débuté ce mercredi matin à Paris. Il comparait pour le financement illégal présumé de sa campagne des européennes de 1999, qui lui a valu en première instance une condamnation à 18 mois de prison avec sursis.
L’ancien Ministre de l’Intérieur s’est pourvu en cassation contre ces trois renvois,
Le premier dossier concerne les conditions dans lesquelles Charles Pasqua avait, en 1994, donné son feu vert à l’exploitation de jeux au casino d’Annemasse (Haute-Savoie), qui était alors dirigé par l’un de ses proches, Robert Feliciaggi, depuis assassiné à Ajaccio : une partie des bénéfices du casino aurait été en effet reversée à la liste conduite par Charles Pasqua aux élections européennes de 1999.
Le deuxième dossier porte sur des commissions s’élevant à 21 millions de francs que la Sofremi (Société française d’exportation des matériels et systèmes du ministère de l’intérieur) aurait versées à Etienne Leandri,mort en 1995, qui aurait lui-même reversé des fonds à des proches de Charles Pasqua.
Enfin, la troisième affaire est liée une nouvelle fois à l’intermédiaire Etienne Leandri, . Les anciens dirigeants de GEC-Alsthom ont déclaré avoir été contraints de verser 5,2 millions de francs en mai 1994 sur un compte d’Etienne Leandri, qui devaient finir pas être reversés à Charles Pasqua pour obtenir du ministère l’autorisation de transférer le siège de la société.

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