Les trois crises en une, à la Une

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Je reprends sur ce blog un billet publié hier sur mon blog du Monde.

Grippe, piratages, crise financière

Quel rapport peut-on établir entre le début de pandémie de grippe dite mexicaine, les actions de piraterie au large d’Aden et dans les détroits de Malaca et la crise financière qui n’en finit pas de s’apaiser ? Un seul mot en réponse : la mondialisation.

Mondialisation dans la propagation rapide de la grippe mexicaine, comme de toute autre forme de grippe, et toujours selon le même processus : un foyer dans un pays dont l’hygiène alimentaire et domestique est douteuse, à la suite de quoi le germe patogène fait fi des frontières pour sauter de continent en continent.

Pour le piratage, c’est plus évident : les bandits s’attaquent au maillon faible du commerce mondial qui est le transport maritime attaqué dans les secteurs les plus fragiles, incontournables, les goulots d’étranglement constitués par certains passages que ne peuvent éviter les navires marchands, avec, en toile de fond, le sous développement de certains pays et leur inconsistance administative.

Pour la crise financière, c’est tout aussi évident : elle s’est propagée à partir d’un pôle d’infection constitué par les fameuses subprimes accordées à tout va par les banques américaines à leurs clients pour pousser à la consommation.

La mécanique est toujours identique : un foyer central obscur et ensuite la propagation mécanique de proche en proche selon un processus qui apparaît vite incontrôlable. Les pays “évolués” ne parviennent pas à endiguer les crises, il leur faut assister aux débordements sauvages des crises avec un grand sentiment d’impuissance.

Le phénomène est d’autant plus frappant que ces trois crises sont quasiment simultanées : la grippe à partir d’avril, le piratage depuis cet hiver, la crises financière depuis septembre.

Dans le déferlement des tentatives d’explications on ne s’avise pas qu’un autre facteur commun unit les trois crises : c’est le transport. Transport de personnes par avion, transport de marchandises par bateaux (et avions), transport de fonds par voies électroniques.

Des transports aussi incontrôlés les uns que les autres. Les Américains ont tenté de nous imposer un contrôle strict pour nous prémunir du danger terroriste, mais le danger est venu d’ailleurs. Comme toujours d’un horizon que l’on ne soupçonnait pas.

Et, de façon assez bizarre, les grands “Analystes stratégiques” oublient les leçons des crises passés, récentes ou plus anciennes. Les épidémies ont toujours eu pour vecteur fondamental une alliance étroite entre le manque d’hygiène et les transports. Notamment la dernière en date, le SRAS, mais aussi les épidémies dans les périodes antiques,ce qu’on appelait les pestes qui ont ravagé le monde durant des siècles ; détruisant des populations entières, mais aussi des… forêts entières, des cultures. Comme la vigne avec le mildiou.

Les transports aériens ont subi une crise terrible avec … l’épidémies de détournements d’avions.

Les finances mondiales ont été bouleversées durant les années 1930 par l’absence totale de maîtrise du système financier.

On doit être surpris que nos doctes “expliquants” n’établissent jamais ces corrélations. Gouverner, c’est prévoir, dit-on. Où l’on s’aperçoit que les gouvernements ne maîtrises rien. En lançant la “dérégualation” massive des structures dans les années 1990, les gnomes qui sont censés nous gouverner n’ont jamais imaginé qu’ils jouaient les apprentis sorciers

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Une Réponse to “Les trois crises en une, à la Une”

  1. XIAO Says:

    gouverner c’est prévoir comme un axiome schématiser c’est trahir comme une vérité et je pense que la mondialisation apparaît à vous lire sous un mauvais jour même si dans ces trois cas-là elle montre ses dangers mais comme la modernité aux yeux des écologistes n’en faisons pas une « sorcière » ! Aussi faîtes-nous un article qui montre ses côtés fantastiquement positifs comme le fait que nous puissions communiquer sur la toile comme « ça » poussés par un « hasard heureux » grâce à Gates

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