Enseignement : le gouvernement refuse d’entendre les enseignants

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Enseignement supérieur : la « Ronde des obstinés » reprend au Palais Royal

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Malgré la guérilla menée tout au long de l’hiver par les enseignants-chercueurs, le Conseil d’Etat Le Conseil d’Etat a validé mardi 21 avril le projet de décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs, à la suite de l’inscription du texte au programme du Conseil des ministres de mercredi.

Le nouveau décret sera publié accompagné de circulaires d’application.

Les opposants au décret, y compris dans sa nouvelle version, comme le Snesup-FSU, premier syndicat de l’enseignement supérieur, et le collectif Sauvons l’université (SLU), entendent dénoncer un « passage en force » du gouvernement. Ils ont de nouveau organisé mardi après-midi une « ronde des obstinés » qui a réuni 100 à 200 chercheurs place du Palais-Royal (Ier arrondissement), devant le Conseil d’Etat.

Le 17 avril 68 établissements universitaires étaient encore en grève

Les trois textes permettront la mise en oeuvre de la revalorisation des carrières d’enseignants-chercheurs. Le décret, remanié, porte sur les règles de classement des personnes nommées dans les corps d’enseignants-chercheurs et sur le Conseil national des universités.

Le texte introduit la possibilité de moduler le service des enseignants-chercheurs, entre cours, recherche et autres tâches.

Cette réforme introduit une culture d’évaluation et de résultat, des notions très contestées dans ce milieu professionnel.

Le projet, « loin de protéger les enseignants-chercheurs et de préserver les libertés scientifiques et pédagogiques (…) les exposerait plus encore aux pressions locales et à la concurrence avec leurs propres collègues », affirme dans un communiqué le Snesup-FSU qui renouvelle son appel à le retirer.
Vendredi, SLU avait demandé la suspension de la procédure de consultation du Conseil d’Etat.

Jamais modifié en vingt-cinq ans. le statut des enseignants-chercheurs reposait sur deux grands principes : un partage du travail entre activités d’enseignement et de recherche et un déroulement des carrières géré par le Conseil national des universités (CNU), une instance qui rassemble des universitaires élus (2/3) et nommés (1/3).

Le Monde souligne (17 avril) qu’en confiant aux universités la gestion des ressources humaines, jusque-là du ressort du ministère, en permettant à leurs présidents d’intervenir sur les obligations de service des enseignants et en imposant l’évaluation de tous les enseignants-chercheurs tous les quatre ans, la loi a fait voler en éclats un cadre que beaucoup pensaient intouchable.

Même s’ils appartiennent à la fonction publique, les enseignants-chercheurs se sont toujours considérés comme un peu à part. L’indépendance des professeurs de l’enseignement supérieur est d’ailleurs un principe fondamental reconnu par les lois de la République.

L’article 57 de la loi de 1984 sur l’enseignement supérieur affirme que « lesenseignants-chercheurs, les enseignants et les chercheurs jouissent d’une pleine indépendance et d’une entière liberté d’expression dans l’exercice de leurs fonctions d’enseignement et de leurs activités de recherche… »

Comme le soulignait, en 2001, le rapport du sénateur Yves Fréville, le métier d’enseignant-chercheur est assez proche d’une profession libérale. Leur recrutement, leur carrière et leur évaluation ne dépendent que de leurs pairs siégeant dans des instances représentatives de leur corps. Cette liberté constitue, à leurs yeux, l’avantage majeur de leur métier. Cet argument est régulièrement utilisé à chaque fois que la remise en question de leur statut est évoquée.

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