Corse : la colère d’Edmond Simeoni

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Décidément, l’éditorial de Christophe Barbier n’en finit pas de déclencher les colères. Maintenant, c’est au tour du Dr Edmond Simeoni de prendre sa plume trempée dans le vinaigre. Le moins qu’on puisse dire que aujourd’hui conseiller territorial de la Corse, l’homme d’Aleria – la prise de la cave coopérative d’Aleria – et à ce titre une des figures emblématiques de l’autonomisme en Corse, n’est guère convaincu par les propos de Barbier.

Avec son autorisation, je reproduis ce texte diffusé hier le 15 avril.

Pitié… pour Barbier

Cette nuit, j’ai fait un mauvais rêve qui m’a laissé un sentiment de malaise : des jeunes corses avaient insulté gravement la France, avec des mots inadmissibles, blessants et indignes parce qu’ils stigmatisaient son passé esclavagiste, sa saga coloniale, la livraison des juifs aux nazis, qui, selon eux, ternissaient à jamais son image… Cette attitude me semblait injuste car on ne pouvait imputer à tout un peuple – un grand peuple – les errements de certains de ses enfants ou la politique de certains de ses dirigeants. Ou encore les périodes sombres de son histoire nationale.

Puis le réveil a chassé ce rêve, avec la lumière crue du soleil, la ronde des activités, la joie des enfants qui partaient à l’école.

J’ai retrouvé Internet et quelques messages indignés par la lecture de l’éditorial de l’Express, en date du 14 Avril 2009, signé de Christophe Barbier. Nous n’étions malheureusement plus dans le rêve. Mais dans la chronique trop fréquente, en France, du racisme ordinaire. Comme corses, nous avons l’habitude historique de subir des procès sommaires, des condamnations sans appel, des contre-vérités sidérantes, érigées en dogme mais là, Barbier dépasse toutes les limites.

Je connais ce journaliste besogneux que je subis parfois sur la chaîne 21 : il n’écoute pas, il n’analyse pas, il n’argumente pas ; il aboie mais la télévision de consommation est labile et le souvenir ne s’enracine même pas ; il glisse… Plus préoccupant est de lui voir confier le rôle d’éditorialiste, dans un des plus prestigieux titres de la presse française : l’Express, de Jean-Jacques Servan Schreiber, de Françoise Giroud. Les mânes de ces prestigieux ancêtres doivent en frémir.

Sous le titre ‘’Rage et pitié’’, sa prose est une véritable anthologie du racisme anti-corse, réfléchi, écrit ou suggéré ; selon lui, les nationalistes ont écrit sur les murs de Bastia, lors de la manifestation du 4 Avril 2009, « les Français dans le four » ; Barbier ne s’interroge pas ; ce tag, unique, isolé, scandaleux est-il l’œuvre d’un débile profond (et méritions nous alors d’être tous excommuniés ?), ou d’un inconscient dont on a tenu la main (?), ou peut-être d’un barbouze (?). Cette dernière hypothèse n’est pas farfelue quand on sait que l’Etat républicain, a couvert, de 1977 à 1980, une officine de barbouzes « Francia » qui nous a infligé 62 attentats, en toute impunité ; ou encore qu’un Préfet de la République, en faisant incendier une paillote, voulait de facto allumer la guerre civile en Corse. Cet aspect essentiel de l’affaire a été gommé, avec art.

Le procès « Colonna » le déchaîne ; Barbier dévide sa haine, incontrôlable ; il a le droit de ne pas aimer les nationalistes, de les critiquer, mais aussi de penser que Colonna est coupable ; cependant, il n’a pris ni la mesure, ni les interrogations de ce guet-apens judiciaire, stigmatisé par la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) et dénoncé, avec force, par de très nombreux journalistes français, notamment monsieur Jean-Michel Apathie (RTL), ou le chroniqueur judiciaire du Figaro, monsieur Durand Souffland, qui ont du talent et sont honnêtes.
Barbier éructe sa rage contre ‘’la majorité silencieuse, qui déplore toujours mais ne dénonce jamais’’, rage contre ‘’cette poignée de déments de l’identité, qui se prétendent un peuple et se comportent en gang, pas moins véreux et encore plus violents que leurs aînés’’, rage contre ‘’ces fous qui pensent que la Corse, si elle quittait le giron de la France, pourrait être autre chose qu’un tripot mis en coupe réglée par les mafias’’, rage contre ‘’ceux qui appellent honneur un clanisme cimenté par l’effroi, nomment tradition l’impuissance à relever les défis du progrès et baptisent solidarité le clientélisme et les brigandages’’.
Mais Barbier est humain ; il nous consent sa ‘’Pitié, néanmoins, pour cette île ravagée par les fièvres récurrentes de ses incurables archaïsmes’’, pitié pour ‘’cette Corse assoupie sur un trésor qu’elle n’arrive pas à féconder, qui a tant de mal à développer des affaires sans affairisme, à gagner de l’argent sans odeur de poudre ni de sang’’, pitié pour ‘’cette Corse malheureuse d’être en retard, de ne pouvoir se mettre à l’heure du XXIe siècle, parce que le tic-tac des bombes brouille celui des horloges de la modernité’’, pitié, enfin, pour « cette île où trop de gens trouvent du plaisir à faire peur’’.
Il est remarquable que si sous connaissons mieux que Barbier, et d’ailleurs nous les combattons, les méfaits du clientélisme et du mal-développement, on chercherait en vain dans cette diatribe, raciste, au vitriol, la moindre allusion à la responsabilité de la France, virginale, exemplaire, dans la situation actuelle de la Corse. La cause est entendue : le mal est consubstantiel au peuple corse ; la tare est génétique, rédhibitoire.

Barbier nous ouvre quand même la porte de la rédemption ‘’si la Corse, vite, renouvelle son adhésion au contrat social et au civisme républicain qui maintiennent la paix civile depuis plus de deux cents ans’’ ; étant bien entendu que les guerres d’Indochine et d’Algérie étaient de simples opérations de police !!!

Il est de l’intérêt de tous les démocrates en France et dans l’île, de toutes les consciences éclairées, des élus insulaires, des corses et Amis de la Corse, de protester légalement contre de tels propos, insultants, infondés dont le contenu raciste est évident ; l’enjeu est clair : ils font le lit de la haine réciproque et sont aux antipodes de l’indispensable nouveau contrat à établir entre l’Etat et la Corse, respectueux des intérêts légitimes des parties et seul capable d’instaurer le développement et d’enraciner la paix.

Par la même occasion, je vous signale que Frédéric Porsia, le responsable du site Amnistia, était descendu à Bastia pour assister à la manifestation des protestataires, le 4 Avril 2009, qui a si mal tourné. Porsia n’était pas là par hasard : le site internet Bakshish lui avait confié la mission de tourner un reportage en vidéo. Pris à partie par les manifestants qui ont saisi sa caméra, Porsia a eu le plus grand mal à se tirer d’affaire.

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6 Réponses to “Corse : la colère d’Edmond Simeoni”

  1. Tita Says:

    Depuis que je fais la lecture de votre blog, cher Monsieur Madelin, je découvre quelque chose : le racisme anti-corse. Quand on pense au racisme, on pense généralement au rejet des noirs, des maghrébins ou des juifs. Un collègue a même montré un racisme du parisien pour la province (racisme probablement réciproque). Avec mes étudiants, on s’était amusé aussi à montré un racisme contre les blondes. Aujourd’hui, je découvre un racisme anti-corses.

    En effet, je viens de lire ici la réaction de Edmond Simeoni et pour la comprendre, je suis allé lire l’article du sieur Barbier « Rage et pitié ». Force est de reconnaître que la réaction de Edmond Simeoni est correcte. L’article de ce monsieur (Barbier) n’est qu’un étalage de stéréotypes et de préjugés dans lequel on parvient à reconnaître du racisme.

    Evidemment, de nos jours, le racisme (ou le sexisme) ne s’exprime pas de manière ouverte. Plus personne (ou presque) n’ose dire « je suis raciste » ou « je suis sexiste ». Il attirerait sur lui les foudres de la vindicte sociale. Il existe une norme, très forte, qui condamne avec virulence le racisme. Discriminer est perçue comme un acte grave et sérieux. Chacun a bien intégré cette norme et l’auto-surveillance veille.
    Cependant, au delà de la déclaration sincère du « je ne suis pas raciste », on entend souvent un « mais… ». En effet, si les gens affirment de bonne foi ne pas être raciste, cette déclaration reste au niveau de l’attitude consciente, non des comportements. Ces deniers répondent, quant à eux, à d’autres normes ou à d’autres traditions dans lesquelles, sexisme et racisme, parviennent à perdurer dans les faits. On appelle ce racisme subtile mais toujours bien là : le racisme moderne. Dans le cas du sexisme, on parle aussi de sexisme bienveillant. Ce dernier se caractérise par la pensée qu’une femme est faible (au point d’avoir besoin d’un homme pour la protéger) ou qu’elle est merveilleuse et supérieure à l’homme… dans tout son domaine traditionnel de compétences (le foyer, les enfants, le ménage en boubou, etc…). Dans le cas du racisme, le raciste moderne pense que les maghrébins (ou les corses) exagèrent en demandant trop d’égalité dans les droits. Ce raciste ne comprend d’ailleurs pas (ou difficilement) la colère des maghrébins (ou des corses), etc… car il ne voit pas de racisme (mais simplement une situation normale). Et que nous dit Barbier ? Il nous dit sa pitié pour ce peuple (faible) qui ne sait pas utiliser sa richesse (envie de colonialisme ?). Il nous dit qu’il ne comprend pas la colère des corses puisque pour lui le procès Colonna est normal (plus normal qu’un assassinat nous dit-il). La rapprochement avec le racisme est alors largement faisable.

    Pour finir, j’ai adoré sa rage contre la majorité silencieuse (corse ?) car c’est une réplique qu’il peut utiliser pour tout le monde. En 1940, il n’y avait pas foule dans la résistance française et la plupart des français faisait partie de cette majorité silencieuse qu’ils soient corses, auvergnats, dauphinois, etc… La critique de la majorité silencieuse n’est donc pas un argument ; c’est juste une débilité. Quant à légitimer le procès Colonna en disant que c’est plus légitime que l’assassinat du préfet, c’est tout aussi débile. C’est comme légitimer les camps de concentration en disant qu’il y a pire : il y a les camps d’extermination. Cette comparaison des camps vous parait absurde ? Elle l’est car les deux bafouaient les droits humains. Le sieur Barbier en rappelant que l’assassin du préfet Erignac n’agissait pas selon la loi veut-il pointer du doigt que le procès Colonna fait de même mais reste moins extrême ? Car après tout, le sieur Barbier ne défend pas l’honneur des juges en les comparant à des assassins (même si c’est pour dire qu’ils sont mieux). En tout cas, pointer la différence de résultat ne cache pas les dérives du droit dans ce procès. Cette manœuvre de manipulation mentale est facile à dénoncer.

    Bref, le risque de ce genre de racisme anti-corse est celui de vexer tous les corses (même ceux qui ne sont pas nationalistes au départ), et d’extrêmiser leurs positions. Je tiens alors à rappeler (aux corses et aux autres) que tous les continentaux ne sont pas aussi … (chacun mettra ici l’adjectif qu’il convient) que ce monsieur Barbier et qu’un corse, qu’un breton, qu’un gascon, qu’un parisien, c’est un français qui a le droit d’avoir son identité ou ses identités car être corse, auvergnat, catholique, protestant, franc-maçon, juif, musulman, ce n’est pas incompatible avec celle d’être français.

  2. phmadelin Says:

    Ce commentaire justifie à lui tout seul l’existence de mon blog. En plus vous donnez bien à comprendre que, en fin de compte, l’arrière plan du procès relève de l’universel. Continuez dans cette voie, cher lecteur.

  3. magali Says:

    Tita,
    Bravo pour ce commentaire; Il ya, je suis d’accord, un racisme envers les corses, et ce, depuis très longtemps..disons que la moindre occasion de nourrir la polémique est bonne. Ces derniers évènements dont se sont emparés les médias nécessitent de réelles explications qui devraient être fondées sur les causes et non des commentaires tels que ceux tenus par Barbier, dangeureux et générateurs de violence.Je condamne la violence – Je m’indigne devant les méthodes employée par les forces de polices- Je suis choquée par certains propos tenus sur les Corses qui, dans leur majorité, souhaite la paix et visent l’intérêt commun. Les journalistes ont une sacrée responsabilité et Barbier ne fait pas son travail ; sa critique est facile et empreinte d’une haine gratuite !
    Question:et s’il s’était attaqué aux juifs de la même manière..???

  4. Tita Says:

    Merci chère Magali.

    Oui, le racisme Corse est vraiment un problème (et il ne se rencontre pas seulement à droite). Sur Rue89 (Ph. Madelin pourra confirmer), on trouve des commentaires « essentialisant » une différence corse : « Les corses sont… ». Malheureusement, percevoir une différence est déjà un « racisme » en soi (car se focaliser sur les différences au lieu des similitudes est un choix).
    Tout comme le racisme classique, on se focalise sur la minorité violente ou déviante pour généraliser à l’ensemble de la population. Ainsi, le sieu Barbier s’offusque d’un graffiti »Les français au four » sans penser un instant non seulement que ce n’est pas représentatif des corses, mais aussi qu’il peut trouver de telles inepties chez les auvergnats ou les alsaciens (et tous les autres).

    Alors quelle est l’origine d’un tel racisme anti-corse ? La corse fut achetée quelque temps avant la révolution française, près d’un siècle avant que la Savoie ne soit rattachée à la France. C’est donc ancien. Notez que les savoyards ont aussi une forte identité : il y a eux et il y a les autres français (tout comme il y a les corses et les continentaux). L’identité régionale existe donc de partout, sinon personne n’aurait demandé à ce qu’elle figure sur les nouvelles plaques d’immatriculation des véhicules.

    Alors pourquoi ce racisme ? Une des raisons qui apparait, c’est qu’on se comporte envers les corses moins comme envers des français que comme envers une population occupée. Et si vous voulez augmenter la cohésion d’un groupe, lui augmenter son adhésion à son identité régionale, c’est la meilleure méthode. Ajouter à cela un soupçon d’injustice perçue (cas du procès Colonna) et la passivité peut se transformer en défiance, voire en violence. C’est aussi finalement ce qui était arrivé en Algérie.

    Le rôle des médias en répétant béatement ce qu’affirme le gouvernement n’est pas sans conséquence et vous avez raison de le souligner. A ce que j’ai compris, il n’y a pas eu foule chez les journalistes à suivre ce procès mais tous les médias en ont parlé. Évidemment, cette vision du gouvernement sur les corses que l’on retrouve dans les médias se retrouve ensuite chez les français. Face à ce « rejet » les corses sont condamnés à se replier sur eux-mêmes. C’est pour le gouvernement de l’auto-réalisation des prophéties. On appelle cela aussi effet pigmalion :
    Imaginons deux pays : les USA et l’URSS (cas totalement fictif).
    – Les USA croient que l’URSS est un danger.
    – De fait, les USA rejettent l’URSS, en le stigmatisant ou en étant agressif.
    – l’URSS pour se défendre va développer ses armements.
    – les USA trouvent alors dans ce concours à l’armement une preuve que l’URSS est un danger.

    C’est ainsi que commença la guerre froide. C’est ainsi que je perçois la réaction corse face gouvernement.
    – le gouvernent voit les corses comme un danger.
    -Il s’en défie avec des mesures particulières (et injustes)
    – Les corses se sentent blesser dans leur amour-propre et réponde par des manifestation (comme à Bastia) ou par des attentat.
    – Le gouvernement est content : les corses sont violents. Cependant, on aurait fait le même coup à des auvergnats ou des bretons, on aurait peut-être aussi eu le même résultat…

  5. magali Says:

    « Les Corses, victimes d’incompréhension »,

    La pratique du « clientélisme » a favorisé et entretenu une certaine violence au coeur de la société Corse – Ce « clientélisme », pratiqué par les élus à compter du 20 ème siècle est dû aux rapports particuliers qu’ils entretiennent avec leurs électeurs, touchés par la misère économique, le chômage..
    Il a toujours existé un malentendu entre la Corse et les Français et l’image du Corse paresseux, profiteur, violent.etc a été largement véhiculée.
    La violence nationaliste, traduira un besoin de reconnaissance face à l’attitude de l’Etat.On connait la suite, et, encore aujourd’hui les Corses tentent de se défaire de cette image qui leur colle à la peau; la Corse est attachée, comme les autres Régions françaises, à son héritage culturel. Les Corses ont à coeur de vivre en paix et de voir évoluer leurs conditions sociales, économiques…sortir de l’ampasse c’est aussi condamner la violence- Néanmoins, le recours constant à la « violence légitime « par l’Etat , son refus de traiter les causes , et ses pratiques douteuses entretenues avec certains de nos élus ou mafieux notoires, laissent libre cours à diverses dérives et à l’instrumentalisation des jeunes corses par une poignée de personnes.
    Enfin, les propos de certains journalistes qui viennent corroborer cette « mauvaise image » de la Corse sont aussi synonimes d’une forme de violence « symbolique »qui nuit gravement à la Démocratie.
    Je terminerais par une citation de Nietzsche : »on ne hait pas celui que l’on méprise mais bien celui qu’on estime égal ou supérieur à soi… » NON ?
    J’ajoute que’être raciste, c’est considérer qu’il existe une hiérarchie des races ! et tu as raison Tita, c’est toujours le racisme envers certaines qui est condamné ..

  6. With This Diet I Shed Thirty Póunds in Thirty Days Says:

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