Crise : feu General Motors !

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Les premières grandes victimes de la crise ont été les banques. Puis a suivi l’industrie automobile. En Europe les gouvernements se débattent pour éviter le sort de l’industrie automobile britannique, aujourd’hui quasiment effacée du paysage.

Il faut savoir quand même que notre « modèle économique » fondé sur la bagnole est la clé de voûte d’un système complexe : en haut, les porte-drapeaux, en France, les Peugeot, Citroën, Renault. En Allemagne, les Mercedes, BMW, Opel…

Derrière, les sous-traitants, qui s’effondrent : car cette industrie automobile est bâtie sur du sable. Presque toutes les tâches sont plus ou moins largement sous traitées, et les entreprises qui oeuvrent pour le chef de file en sont totalement dépendantes. Derrière encore, il y a l’acier, les métaux non ferreux, les plastiques et par conséquent la pétrochimie. Des dizaines de milliers d’ouvriers.

L’industrie aéronautique est désormais organisée sur le même modèle : Airbus ou Boeing ne sont que des noms, des concepteurs-assembleurs sans cesse à la recherche de sous traitants – encore – au moindre coût possible.

Quand le chef tombe, tout s’effondre, comme des châteaux de carte.

D’où les batailles menées par les Etats pour maintenir la tête hors de l’eau les grandes entreprises automobiles, malgré la modification évidente de la manière de vivre : moins de banlieues, moins de supermarchés géants, retour vers la proximité, la ville telle qu’elle était autrefois.

Le « cas General Motors » ne s’explique pas autrement. GM, comme les autres Grands américains, a mal choisi sa stratégie fondée sur les ventes massives de UV – Utility vehicles -, ce que nous appelons en Europe les pick-up. Des ventes soutenues par un étrange système fiscal : les UV ont toujours été considérés comme des véhicules commerciaux, bénéficiant de ce fait d’exonérations fiscales importantes. Et de crédits pour les ventes relevant du même système que les subprimes : crédit à 100% quel que soit l’usage du véhicule en question.

Il fut donc sauver « the private GM » (le soldat GM) : le plan tracé par l’administration Obama prévoit que la société américaine sera séparée en deux.

La principale branche, mise en faillite provisoire, récupérerait les actifs sains de GM, tels que les marques Chevrolet et Cadillac, et peut-être Buick. Et sans doute GMC, principal fournisseur de l’armée américaine. Elle serait utilisée pour la relance du constructeur, bénéficiant d’un subventionement massif : 13,4 milliards de dollars (10 milliards d’Euros).

A condition que GM révise de fond en comble et sa stratégie et sa gamme de modèles pour l’adapter à un monde plus moderne que celui des éleveurs texans.

La deuxième société recueillerait les « actifs pourris » qui seraient liquidés au fur et à mesure des possibilités. Parmi ces laissez pour compte on relève Pontiac, Saab. Et Hummer, le constructeur des fameux véhicules de combat de l’armée américain, dont la monstrueuse version civile est  tellement appréciée des hyper snobs. Mais aussi dans le lot les fonds de retraite et la couverture santé des salariés.

Une question, essentielle pour l’économie européenne : que va devenir le constructeur allemand Opel, dont on ne se souvient jamais qu’il est depuis très longtemps une filiale de GM ?

Publicités

Étiquettes : , , , , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :