Bilan dossier 1338, Colonna : 4 – La « fuite »

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Je rappelle le principe : cette série de billets est composée à partir des commentaires des internautes, réponses à mon papier de rue89 ou à mes papiers dans mon blog.

Même s’il n’a pas tiré lui même il est certainement complice , on ne prend pas le maquis jusqu’à la fin de ses jours quand on n’a rien sur la conscience.
Se soustraire à la police pendant si longtemps, puis refuser de comparaître à son propre procès, c’est ce qui s’appelle se mettre l’opinion publique à dos…
Prendre le maquis, peut-être motivé par le sentiment que rien ne pourra vous innocenter, en Corse …
S’il s’est aussi vite soustrait, c’est qu’il a été immédiatement désigné coupable, avant même que ses « complices » ne le déclare comme tel.
«  un innocent ne fuit pas » mais où avez-vous trouvé la notice du parfait innocent, dans quel rayon des idées toutes faites ? le contexte local à cette époque était si particulier…ces centaines de personnes emmenées en garde à vue, voire incarcérées…qu’eussiez-vous fait si votre nom était apparu soudain ? Avec en plus l’aval d’un ministre de la république ? J’ignore si cet homme est innocent ou coupable, mais on ne peut se baser pour définir l’un ou l’autre sur nos idées (pêchées où ?) de ce que doit être un innocent « standard », car chaque personne a ses propres réactions, suivant sa culture, son milieu, sa réactivité…La cavale ne prouve rien, ni dans un sens, ni dans l’autre, et cessons de formater ce que « doit » être un innocent, un coupable.
Ce qui est inquiétant c’est qu’une partie du dossier semble être montée pour justifier ces déclarations de culpabilité, mais après coup.
La mise en retrait de Colonna était largement prévisible. Il avait déjà “pris du recul” en 94 lorsqu’il fut accusé d’avoir participé à la tentative d’assassinat de Pierre Poggioli, avant de se rendre afin de donner son ADN. La fuite dans le journal Le Monde, le 22 mai à 13h (le commando a “parlé” dans la nuit du 21 au 22 mai, il faut du temps pour rédiger et imprimer un quotidien) tombait-elle a point nommé ? Est-ce simplement un hasard ?
En gros, que la justice a été rendu avant l’enquête, contraignant celle-ci à s’aligner. Une justice indépendante fait généralement le contraire.
Si, moi, je fuirai car la justice est aveugle et pourtant je ne suis pas corse et pas coupable, mais j’ai des origines indiennes et je permets à personne de douter de mes convictions qui sont aussi bonne que celles de cette justice à la botte les journalistes aussi ont peur, on ne les entend plus ! honte ! honte ! le pays des droits de l’homme ! ! ! La liberté, l’égalité et la fraternité boudi !
Il y a les faits (la vérité historique) :  un commando tue un homme. La constellation du commando est connue (le berge en fait partie). Parmi les membres, l’un d’entre eux abat le préfet (vérité historique). Des membres du commando désignent celui qui d’entre eux a abattu le préfet :  c’est l’accusé.
L’accusé pour se défendre choisit l’angle de la vérité juridique :  si c’est moi prouvez-le. Facile ! Et de bonne guerre !
La vérité historique et la vérité juridique sont connectées par le faisceau de présomption :  les aveux des autres membres du commando. Seul l’aveu de l’accusé peut faire se superposer la vérité juridique et la vérité historique. Mais il s’enferme dans le silence. Il fuit, c’est son mode d’attaque.

Je  consacrerai en outre un papier spécial au « syndrome de fuite » et à son interprétation.


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