Odile obtient des juges d’être licenciée par Louis Vuitton Services

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

D’habitude on craint et on rejette son licenciement. Ce n’était pas le cas de l’éviction de Mme Odile N.A. qui le 21 janvier dernier s’est pourvue devant le tribunal des Prud’hommes de Paris pour obtenir son licenciement que lui refusait son employeur Louis Vuitton Services, filiale de LVMH. J’ai raconté le 24 janvier cette affaire d’autant plus extravagante que l’employeur poursuivi a tenté de faire passer pour folle Mme N.A. afin de se dégager de ses obligations.
Le fond de l’affaire est vraiment singulier, puisque la plaignante reproche à son employeur… de ne pas l’avoir licenciée. Et de ce fait de la priver d’une foultitude de droits sociaux et financiers qui auraient découlé d’un licenciement en bonne et due forme.
Non seulement la société LVServices n’a pas licencié Mme Odile N.A., mais encore l’a placée en « congé sans solde » hors de toutes les procédures, lui délivrant chaque mois un bulletin de paie de 0,00 euros, évidemment sans aucun point de retraite. Elle prive ainsi sa salariée de très nombreux droits, au premier chef de son salaire mais encore la bloque complètement dans sa vie personnelle et professionnelle. La motivation de l’internement pour troubles mentaux lui interdit bien sûr la recherche de tout nouvel emploi. De façon assez contradictoire, l’employeur soutient que le contrat de travail est suspendu tant qu’aucune visite médicale n’aura permis à la société de constater la situation d’invalidité.
L’affaire s’est plaidée le 21 janvier. Elle a trouvé son épilogue aujourd’hui : Mme N.A. a obtenu la rupture de son contrat de travail et 72 000 euros de dommages et intérêts. C’est moins qu’elle ne souhaitait, bien sûr, mais beaucoup plus que n’était prêt à accorder Louis Vuitton Services.

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