Justice, Colonna : une famille absente

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Par un simple Fax, Jean-Hugues Colonna, le père d’Yvan, a notifié à la Cour d’Assises de Paris ce matin qu’il ne viendrait pas témoigner. D’abord parce qu’il était hospitalisé à Marseille – décidément, ce procès provoque de véritables épidémies – mais surtout parce que :

« quoiqu’il en soit, je ne serais pas venu devant une cour spécialsement composée pour condamner et cautionner par ma présence un débat dans lequel l’esprit de vengeance remplace l’exigence de vérité. Je confirme que le soit du 3.02.1998 j’étais de 19 h 30 à 20 h environ en compagnie de mon fils Yvans chez ma mère et avec ma soeur Josette. »

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Le fax adressé ce jour à la Cour par Jean-Hugues Colonna

Le père confirme donc l’alibi du fils, qui a toujours expliqué qu’il ne pouvait pas être à Ajaccio cette fin d’après-midi là.

Qualifiant cette attitude de lâche, Maître Philippe Lemaire, l’avocat de Dominique Erignac, déplore cette absence, car il avait l’intention de poser quelques questions à propos d’un courrier adressé par J.H Colonna à Dominique Erignac, le 26 mai 1999, où il écrivait : « Nous vous demandons pardon ». L’ancien député avait répondu par avance lors d’une interrogatoire mené par Laurence LeVert, la juge d’instruction, où il indiquait de façon claire que cette lettre ne pouvait en aucun cas être tenue pour une accusation contre son fils, mais un geste d’humanité.

Lors de cet interrogatoire, rappelle Colonna, il avait indiqué à la magistrat que Roger Marion, le patron de la DNAT, lui avait déclaré que le dossier ne contenait aucun élément permettant d’accuser Yvan Colonna.

Pour compenser l’absence de Jean-Hugues Colonna, de sa voix morne et bafouillante, le Président Wacogne a lu l’ensemble des pièces de procédure où apparaît l’ancien dputé. On découvre à cette occasion qu’il avait été lui aussi placé sous écoutes judiciaires.

Ce vendredi devaient également déposer Christine Colonna-Caviglioli, la soeur ainée, et Stéphane Colonna. On ne les a pas vus. Et Jean-Hugues Colonna a transmis à la cour un certificat médical confirmant son hospitalisation. Il a d’ailleurs été opéré dans la journée. Les avocats de la Partie Civile auraient dû avoir la bonne idée de ne pas ironiser.

Et mon ami Philippe Antonetti a encore sévi.

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