Livres : L’origine de la violence

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Fabrice Humbert, Editions Le Passage, décembre 2008

J’ai mis un peu plus longtemps que je ne le voulais à lire cet étrange livre. Qui, d’une certaine manière est chaotique et incohérent. L’histoire initiale est simple : lors d’une visite à Buchenwald, dans la banlieue de Weimar, le narrateur découvre une photo stupéfiante : y figure un déporté, David Wagner, qui est le portrait trait pour trait de son père. Or le narrateur s’appelle Fabre, issu d’une famille normande. Rien à voir en apparence avec un Wagner. Avec les Juifs massacrés pendant la guerre.

A partir de cette découverte révélation, le narrateur fantasme son rôle de victime, il est la victime qu’il aurait dû être, il prend la place de son grand-père assassiné par les Nazis, par un médecin fou. qui s’appelle Wagner, lui aussi. L’écrivain, car il est la victime, mais aussi celui qui transcrit l’histoire de la victime, il plonge dans l’histoire de sa famille, dans sa propre histoire, dans ses profondeurs. Dans le secret de famille absolu. Et s’installe un jeu de miroirs de plus en plus complexe qui le conduira vers la vérité, vers sa vérité.

« Là se lit peur-être mon rapport à la violence et à la peur… La cause, la vraie [de ce livre] est la découverte d’une photographie, avec toutes les révélations que celle-ci entraîna. Mais en même temps, je sais bien que cette chambre sombre est aussi creusée en moi, dans la profondeur de mon être et qu’un enfant y est enfermé. Je sais bien, si je veux l’affronter, que des images noires, des étouffements et des violences sont enfermées dans mon corps… »

Débrouillez-vous avec ça, dans ce labyrinthe de miroirs. Le livre n’est pas très construit, pas très cohérent, mais il paraît que c’est moderne, on ne raconte plus une histoire, on évoque des bouts d’histoires censées s’expliquer le uns les autres.

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