Justice, Colonna, confrères

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Jean-Michel Apathie, RTL

Un journaliste qui a de la gueule, quant il écrit à propos du procès Colonna :

La justice ne peut s’administrer que dans la sérénité et la certitude. Si un procès fait apparaître la culpabilité de quelqu’un, alors il doit payer sa faute, son crime en l’occurrence. Si en revanche, le procès ne permet pas de conclure, de lever le doute ou les doutes, alors il n’est pas possible d’accepter qu’un individu soit enfermé à vie sans que la société soit certaine de sa culpabilité.

Pour finir, la question n’est pas de savoir si Yvan Colonna est innocent. La question, autrement plus exigeante, est celle ci: Yvan Colonna est-il coupable? Pour l’instant, disons que la réponse n’apparaît pas comme une évidence.

Une qui a moins de gueule, Patricia Tourancheau, chronique judiciaire et police de Libération. Elle, elle se contente de reprendre presque mot à mot la thèse non pas de l’accusation, mais de la police. C’est une journaliste à charge, en quelque sorte. Où est l’esprit de mansuétude qui nous est généralement demandé ? Je connais Tourancheau depuis longtemps, depuis qu’elle est montée à Paris, venant de la rédaction de Libé Lyon. Là, elle m’en bouche un coin. Son vocabulaire est celui des policiers, et même des policiers les moins évolués. « Berger de Cargèse, commando, pages noircies d’aveux », toute la logomachie y passe. Elle écrit, mais c’est à se demander si elle écoute, puisqu’elle suit les débats. Je l’ai vue !

Une fois le berger de Cargèse arrêté le 4 juillet 2003 durant le procès des six membres du commando, Alessandri qui a été condamné à perpétuité pour l’assassinat (et non pour complicité) endossera la paternité de l’exécution du préfet le 13 octobre 2003. Il n’a plus rien, à perdre. S’il n’a pas fait cet aveu devant la cour d’assises de Paris, dit-il, c’est «en raison de la tournure prise par ce procès, tronqué». Depuis, ces auto-accusations et rétractations en série ont du mal à gommer les dizaines de pages du dossier noircies d’aveux.

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Une Réponse to “Justice, Colonna, confrères”

  1. marie Says:

    Je suis tout à fait d’accord avec vous; mais rappelez moi quel est actuellement le principal actionnaire de libé? Pourtant le fondateur du journal, J.P SARTRE, avait déclaré « l’argent n’a pas d’idée »…Cela semble se vérifier!
    Encore merci à J.M Apathie pour son résumé du procès lors de l’émission
    du petit journal sur Canal plus hier.

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