Justice, Colonna : témoins à charge contre parties civiles

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Festival de certificats médicaux, pour tout et pour rien. A coup de mauvais prétextes, les témoins potentiellement à charge cités par les Parties civiles dans le procès ouvert devant la Cour d’Assises contre Yvan Colonna se défilent les uns après les autres. Dépression, des infirmités en tous genres, pas d’argent, pas le temps, trop vieux pour se déplacer…

avcolonna Me P.Maisonneuve et G.Simeoni hier, au Palais de Justice (photo PhM)

Manifestement on ne tient pas trop à s’afficher du côté des ennemis d’Yvan Colonna. Même le commandant Lebbos, qui a dirigé la procédure à la DNAT (Direction nationale anti terroriste) pour étayer l’accusation contre le petit Berger Corse, s’est fait porter pâle pour éviter de témoigner.
Et puis, coup sur coup, quatre témoins cités par les parties civiles ont démoli avec constance les plus graves des accusations portées contre Colonna. L’acte d’accusation affirmait que trois hommes avaient participé à l’assassinat du préfet Erignac. Dont Yvan Colonna, accusé nommément. Et voici que Jean-Pierre Versini, enseignant attaché à l’Académie de Corse, Marie Ange Comtat, croupière au casino d’Ajaccio, et surtout  Joseph Colombani, Inspecteur général à l’Assemblée territoriale de Corse, sont venus infirmer les conclusions de l’enquête.
Tous témoins oculaires, ils n’ont vu que deux hommes sur place, et non trois. Ils étaient grands et non pas petits comme Yvan Colonna. Pas un seul ne portait de perruque comme le soutenaient les policiers. Et surtout, pas un seul des témoins n’a reconnu Yvan Colonna, ni sur les photos diffusées après son arrestation, ni lors des parades d’identification.
Le plus formel a été Joseph Colombani, un vieil homme sage, la tête couronnée de cheveux blancs. Il porte secours à Yvan Colonna, l’accusé qui soutient avec constance son innocence.

« Je le dis en mon âme et conscience, je n’ai jamais vu l’homme dont j’ai gardé le souvenir en train d’achever le Préfet Erignac. La première fois que je l’ai vu, c’est à la télévision, à TF1, lors d’une interview accordée en 1999, avant sa cavale. S’il y avait le moindre doute, je le dirais. Si je le reconnaissais, je le dirais. De tous les gens mis en cause, dont certains sont dans cette salle [ il s’agit de Colonna, il faut le comprendre] je n’en connaissais aucun. Si je les avais connus, je les aurais reconnus.

« Je sais que ce que je dis est difficile à entendre par Dominique Erignac, mais j’applique la morale à laquelle tenait tant mon ami le Préfet Erignac… Je ne me laisse influencer par personne, je ne me fais acheter par personne. Je suis un homme honnête et je dis ce dont je me souviens. »

Quand l’avocat Benoît Chabert demande à Joseph Colombani ce qu’il pense des gens qui organisent de grands mensonges, le témoin lui jette un regard méprisant :

«  Ça, c’est dans les films. »

Joseph Colombani était cité par les avocats de Mme Erignac, ils entendaient qu’il témoigne à charge. Il n’a pas joué ce jeu. Dominique Erignac était furieuse contre l’ami de son mari, elle a quitté la salle d’audience en pleurant sans un regard pour le témoin.

domerignacDominique Erignac, hier (Ph PhM)

Quant à Me Philippe Lemaire, l’avocat de Mme Erignac, au lieu d’argumenter, il s’en est ouvertement pris au témoin Colombani, pour lui reprocher de ne pas avoir été dans le bon sens.

Publicités

Étiquettes : , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :