Justice-Colonna-rejet demande de complément d’enquête

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Au procès d’Yvan Colonna, qui se poursuite devant la Cour d’Assises de Paris, la Cour a mis un point final à l’épisode Vinolas : Didier Vinolas avait assuré pouvoir donner accès à des acteurs qui auraient pu paericipzr au meurtre du préfet Erignac. La Cour avait accordé un supplément d’enquête pour identifier ces « inconnus » et désigné deux « jurés magistrats » pour mener ce supplément d’enquête. Ils ont rendu aujourd’hui leur rapport, comportant les noms des deux « inconnus », Michel Artinini et Eric Antona. Ils ont djà été entendus dans une phase précédent de l’enquête. donc pas de fait nouveau dans le témoignage de Vinolas. La cour a donc rejeté toute nouvelle demande de « supplément » ou de « complément d’enquête ». Au motif qu’il faut bien avancer dans le procès, comme le rappelle Maître Benoît Chabert, qui représente les intérêts de l’Etat.

C’est un incontestable revers pour la défense, qui a l’impression de se heurter à un mur, le mur de la raison d’Etat. D’où la colère froide de Me Antoine Sollacaro, l’un des cinq avocats d’Yvan Colonna.

Le procès a pu en effet reprendre son cours. Avec trois témoins racontant la soirée du 6 février 1998, quand le préfet Ericgnac a été assassiné. L’un de ces témoignages, rapporté par Mme Carole Battesti, est assez singulier : elle a vu les assassins supposés, parmi lesquels elle ne reconnaît pas Yvan Colonna.

Mais elle explique que le policier qui l’a interrogé a tenté par tous les moyens d’infléchir son témoignage dans le sens désiré par les enquêteurs. Yvan Colonna a encore répété aujourd’hui qu’il estimait que la juge d’instruction Mme Levert a mené une information partiale qui le met en cause.

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3 Réponses to “Justice-Colonna-rejet demande de complément d’enquête”

  1. xavier-xavier Says:

    Sur le témoignage de Carole Battesti, ce que vous dites du policier qui « a tenté par tous les moyens d’infléchir son témoignage dans le sens désiré par les enquêteurs » mérite peut-être d’être précisé.

    Si ces tentatives policères datent de son témoignage en février 98 (lors de l’assassinat), je ne vois pas en quoi cela serait le signe d’une instruction à charge contre Yvan Colonna. A cette date il n’est pas question, pour la police et les juges, d’Yvan Colonna, qui n’apparaitra dans la procédure que 15 mois plus tard.
    Or, si j’en crois le compte-rendu du premier procès dans rue89 :
    « Carole Leca, elle, a vu deux hommes. « Ils ne se cachaient pas », affirme-t-elle. Elle présume simplement qu’ils « se rendaient au spectacle ». Les membres du SRPJ d’Ajaccio ne semblent pas avoir été du même avis qu’elle : « Ce sont les enquêteurs qui m’ont dit : ‘Si, si, ce sont les tueurs, décrivez-les bien’. »
    il semble que, s’il s’agit de cela, les tentatives policières « d’infléchir son témoignage » ne visaient en rien Yvan Colonna.

  2. phmadelin Says:

    Dans l’ensemble votre propos correspond bien à ce que j’ai entendu hier. Mon commentaire visait essentiellement la question de la perruque. La témoin a dit : « J’ai un homme grand, avec des cheveux blonds assez longs. C’est le policier qui prenait ma déposition qui m’a appris qu’il s’agissait d’une perruque. » Hier, elle a paru plus que sceptique sur cette question de perruque, d’où mon impression que le policier a tenté de l’influencer. Je file au tribunal. Continuez vos observations : c’est ainsi que nous nous enrichissons. Vers la moitié du procès je compte publier sur mon blog un « digest » des commentaires les plus intéressants.

  3. MARIE Says:

    Quel est donc ce procès absurde où l’on écoute une accusation sans preuve, mais où l’on ignore la Défense et ses témoins oculaires, où l’on discrédite
    systématiquement les personnes qui avancent une pièce qui ne s’imbrique pas dans ce puzzle  » Colonna est coupable »? En revanche on élude avec brio les erreurs et dommages collatéraux occasionnés par les as de notre police (piste agricole, puis intellectuelle) , les égarements du « flic vedette » (qui a recueilli les fameux aveux qui constituent la seule preuve à l’encontre de Mr Colonna ) Mr Lebbos accusé de « faux et usage de faux par personne dépositaire de l’autorité publique » et de plainte pour violences conjugales!
    Alors, sans me prononcer sur l’innocence ou la culpabilité de Mr Colonna, je
    suis sidérée par la façon dont se déroule ce procès où la présomption d’innocence a laissé place à la présomption de culpabilité!!

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