Presse : les Etats généraux accouchent d’une… souris

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Notre cher Président a rendu publiques comme prévu les mesures d’aide à la presse, découlant des Etats généraux de la presse dont les travaux ont duré deux mois. La souris… informatique est la principale bénéficiaire. Une surprise de taille : le Président semble avoir renoncé et aux mesures facilitant de nouvelles contrations dans la presse écrite, et aux dispositions susceptible de rduire la position des Syndicats du Livre. 600 millions d’aide en trois ans sont annoncés, mais la plus grande partie est déjà en vigueur. La principale concernera l’augmentation de la publicité institutionnelle. Prudence extrême également en matière de déontologie, on ne touche pas trop à ce chapitre assez fragile, des modifications auraient pu apparaître comme des atteintes insupportables à la liberté de la presse.

En fin de compte l’aspect le plus novateur, dont l’adoption était au demeurant déjà conue,   concerne Internet, alors que la presse Web est tenue par nombre d’experts comme la cause principale de dégradation de la presse papier. Est ainsi projetée la création d’un statut d’éditeur en ligne, impliquant la reconnaissance de l’emploi de journalistes professionnels. La presse électronique se verra octroyer toute une série d’aides qui l’aligneraient peu ou prou sur le statut de la presse écrite : exonération de la taxe professionnelle, demande à Bruxelles de bénéficier pour la presse en ligne du taux réduit ou super-réduit de TVA, 5,5 % et super-réduits 2,1 % de TVA.  Les aides à l’investissement sur le Web devraient notamment passer par la création de fondations, alimentées par des dons ouvrant droit à une déduction fiscale de 66 %.
Les droits d’auteur des journalistes seront adaptés à l’émergence d’une presse multisupport, en modifiant la loi, selon les propositions de la profession.

Il n’y a pas de quoi s’esbaudir de ces réultats plutôt modestes pour une initiative qui se voulait grandissime et évolutionnaire. La crise est passée par là. On a désormais d’autres préoccupations.

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