Secrets 2 – A propos du… « Cabinet noir », par Guy Birenbaum

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Précision en date du 21 décembre : voir le papier consacré hier 20 décembre aux ultimes confidences d’Yves Bertrand

Article d’origine 30 novembre

Je l’ai déjà écrit hier, j’aime bien le nouveau livre de Guy Birenbaum, Le cabinet noir. J’aime bien parce que, fidèle à sa réputation, Birenbaum met sur la table toute son information. Il raconte l’histoire d’un certain nombre de coups éditoriaux plus ou moins fumeux qu’il a su éviter. Plus par circonspection que par prudence. Il manifeste une certaine dose de candeur. Notamment quand il se demande comment un livre qu’il allait publier chez Denoël sur le juge Eric Halphen a été remis au Figaro par des mains secrètes avant publication. Guy doit savoir que les RG ont toujours été au courant des livres avant publication. Dans mes archives (inaccessibles, inutile de venir chercher ça chez moi) repose quelque part la « copie avant publication » d’un livre de Jacques Derogy que m’a remis un membre du… cabinet noir (!). Les RG ont toujours disposé d’informateurs patentés dans les imprimeries… et dans les journaux. Des informateurs le plus souvent insoupçonnables, du niveau des petites mains. Du Canard Enchaîné à tous les livres d’investigation, rien n’échappe à cette prépublication ! Et Yves Bertrand, cible de ce Cabinet noir n’était pas le dernier à en profiter.

Mais mon intérêt particulier pour ce livre est ailleurs. Peut-être sans le savoir, encore que… Birenbaum dévoile le nom du véritable animateur du pseudo cabinet noir, par la même occasion le persécuteur d’Yves Bertrand. C’est étalé en toutes lettes et en tout fac similé. L’homme n’est autre qu’Hubert Marty-Vrayance, commissaire de police. Il a oeuvré un temps dans le cabinet d’Yves Bertrand. Jusqu’à la découverte par le Directeur central des RG que son collaborateur se multipliait en scoops bidons, rumeurs infondées, provoquant d’immenses frayeurs. L’arrestation bidonnée d’Yvan Colonna, c’est lui. La thèse de l’assassinat de Pierre Beregovoy, c’est lui. Et surtout, l’invraisemblable théorie du complot développée par Thierry Meyssan qui dans L’effroyable imposture a prétendu expliquer les attentats du 11 septembre par une terrible machination montée par les Juifs et la CIA. Du coup, Yves Bertrand avait viré Marty-Vrayance de son cabinet. Le commissaire n’a jamais pardonné ce « forfait » à son ancien patron. Et depuis pour le persécuter répand dans la presse tous les bobards possibles. Les journalistes sont ravis de bénéficier de ces révélations fracassantes qu’ils prennent pour argent comptant, sans enquêter pour vérifier. Vous me direz que Marty-Vrayance n’est pas le seul à la manoeuvre, d’autres entendent avoir la peau d’un homme qui ne les aurait pas assez servis. Je le répète une nouvelle fois : je ne défends pas particulièrement Yves Bertrand qui pendant douze ans a oeuvré pour collecter du renseignement, pour le servir à ses patrons, dans un rapport quotidien au Ministre de l’Intérieur. Mais je me dois de dévoiler aussi le dessous des cartes. Et merci à Guy Birenbaum de publier les documents qui permettent de mieux comprendre.

13 h . Guy Birenbaum me précise :

L’affaire colonna telle que je l’ai vécue suffit à montrer le contraire de ce que vous avancez…
HMV [ Hubert Marty-Vrayance] est au coeur de l’enquête de Guillaume qui travaille pour Bertrand puisque c’est lui qu me conduit à Bertrand…
Et comme je le dévoile quelques jours après mon déjeuner avec YB, Guillaume et Robin, HMV est bien avec eux à Cosnes sur Loire pour tamponner Rougelet…

Mais je ne vois pas en quoi cette précision dément le rôle obscur et vengeur de Marty-Vrayance.

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