Secrets – Ultimes confidences d’Yves Bertrand

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

« On m’a “volé“ mes carnets »,

tempête Yves Bertrand l’ancien patron des DCRG.
Les carnets secrets d’Yves Bertrand n’ont pas fini d’encombrer les médias. Aujourd’hui, samedi, on apprend que deux mois après le dépôt de la plainte de Nicolas Sarkozy, le parquet de Paris a ordonné l’ouverture d’une enquête préliminaire sur les notes de l’ancien patron des RG qui fourmillent de rumeurs sur le monde politique, pour dénonciation calomnieuse, faux et usage de faux, recel et atteinte à l’intimité de la vie privée.
J’ai pu rencontrer, le personnage, pas clandestinement du tout au demeurant. Il m’a confié sa colère. Colère froide, mais violente.

« Le parquet a agi sur ordre », accuse Yves Bertrand.

Puis, sans chercher à se justifier, il explique qu’il a toujours restitué les informations importantes. Voici comment fonctionnait la chaîne d’information à l’intérieur du Ministère de l’Intérieur :

« Tous les soirs était établi le compte-rendu quotidien. En vue d’être distribuées aux services intéressés, les notes étaient reproduites à quinze exemplaires, le dossier ministre étit sous couverture verte. Il y a lieu d’ajouter des notes à diffusion plus restreinte.
« J’ai toujours rendu compte à mon autorité hiérarchique administrative, le Directeur de cabinet du Président et le Directeur général de la police nationale. Tous les ministres, à commencer par Dominique de Villepin, ont toujours été tenus strictement au courant.
« Je n’ai jamais rien donné à l’autorité judiciaire au titre de la dénonciation de faits délictueux, ce n’était pas à moi de le faire.

Puis il revient sur les carnets contestés.

« Je ne peux être poursuivi puisque ce n’est pas moi qui a publié les carnets. »
« Je suis un personnage archaïque, j’écris tout. J’ai cessé de tenir ces carnets en 2003 quand j’ai quitté mon poste de DCRG pour l’IGA (Inspection générale de l’Administration. Donc il est normal de ne pas trouver de carnet postérieur à 2003.
« Tout ce que je raconte est prescrit depuis longtemps puisque les brouillons et les carnets sont prescrits par trois ans.
« Les plaintes lancées contre moi ne sont pas fondées juridiquement. On a pris en photo l’ensemble des vingt-trois carnets. C’est ainsi que le contenu a pu être récupéré. Complicité de l’avocat, je ne vois pas autrement. Ça s’analyse en trois temps : bris de scellés, violation du secret de l’instruction, recel de violation du secret.
« C’est délirant, ce sont des plaintes médiatiques. Le Président Sarkozy est suivi par une cohorte de personnages qui lui ont emboîté le pas, toutes les plaintes sont rédigées dans les mêmes termes : dénonciation calomnieuse. Ce n’est pas à l’honneur du Président, ça ne va pas lui faire du bien. Il eut été intelligent de retirer sa plainte en considérant la personnalité de deux qui l’ont suivi.
« Je suis honoré d’être poursuivi par des gens comme ça »

En conclusion de son propos, il martèle :

« Je suis une cible parce que je suis le plus médiatisé. Mais pas question de me laisser abattre, j‘ai des munitions. J’ai en particulier connaissance de certaines informations concernant des emplois fictifs distribués par tel ou tel.
« Je ne suis pas amer, mais lucide. Mais pourquoi un tel acharnement contre moi ? ».

Serais-je moi aussi l’objet d’une manipulation ? Je connais le personnage depuis longtemps, il sait que je peux le « peser ».

Quant aux journalistes qui se répandent en propos plus ou moins bien informés sur YB, il observe en s’amusant que nombre d’entre eux ont fréquenté de façon assidue son bureau.

C’était whysky pour les hommes, champagne pour les femmes. Quand je leur proposais de les voir au petit déjeuner, [ donc sans whysky ni champagne,NDLA ] ils n’aimaient pas.

YB me cite un nombre de noms considérable, parmi les plus connus de la presse française. Je ne vous les citerai pas, évidemment. Certains de ces « noms » ont effacé ces rencontres de leur mémoire, ils s’empressent de multiplier les critiques à l’encontre de l’ancien Directeur central des Renseignements généraux. Ainsi va la vie.

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