Paranoïa – Suite et fin du débat sur les écoutes

Il y a plusieurs mois j’ai réussi à piraté l’adresse steffi_stahl@hotmail.com qui se trouvait être dans le listing de Constantin Film comme vous le savez. Je n’avais aucune raison particulière de choisir cette victime, sinon que c’était un paris prometteur. J’ai ensuite utilisé cette adresse en écrivant entre les lignes qu’Emma Watson avait signé pour l’adaptation de Cinquante Nuances de Grey, en prenant soin de bien dissimuler l’information dans un email de courtoisie. Je n’avais aucun moyen de savoir si Constantin Film allait être victime d’une future attaque informatique. Lorsque Anonymous Germany les a piraté, ceux-ci ont d’abord publié le listing de Constantin Film. Il était essentiel d’en faire partit, puisque cela permettait qu’Anonymous prenne au sérieux l’information que j’avais glissé dans la quantité de courriers récupérés durant l’attaque informatique et qu’ils ont « découvert » la semaine suivante.

Je ne suis pas las du débat sur les Ecoutes, mais il tourne en rond en raison de l’acharnement de quelques correspondants. J’apporte une dernière réponse globale. Ensuite je passerai à autre chose.
En italique quelques propos basiques d’un des plus ardents blogueurs. En romain, mes réponses globales.
Je suis accusé de propager des rumeurs urbaines, pour terroriser les foules.
Il n’y a pas de rumeur, propagée par désir de sensationnalisme alarmiste, dans la perspective d’une fumeuse « théorie du complot » dont je serais une adepte, mais des faits recoupés par de nombreuses sources. D’ailleurs, vous vous gardez bien de relever les éléments fournis pas la suite en complément du travail sur les écoutes, enregistrements filmés et fichage. Je vous rassure, dans les quelques centaines de posts reçus, près de la moitié traitent de la question technique. Je vous répète que celle-ci était hors de mon propos.
Reprenez vous Mr Madelin, ça arrive a tout le monde de se planter, apprenez l’humilité, nous sommes tous encore prêts à vous écouter du moment que vous ne dites pas (encore) n’importe quoi.
A partir du moment où l’on pense qu’une personne est dans l’erreur et qu’on le lui signale, on a toujours tendance à lui « faire la morale »…pour ma part je pense que le travail d’information n’a pas été fait, ou alors mal fait…ne rien dire est de la complicité…le dire est moralisateur…j’ai fait mon choix.
Les blogueurs sont très sûrs d’eux, mais ils voient la paille dans l’œil de l’autre, pas la poutre dans le leur. Ils reprochent à mon texte l’absence de preuve, mais ils sont eux-mêmes incapables de soutenir la moindre argumentation cohérente. Ils n’apportent pas la moindre contre preuve aux éléments que je soutiens, que je résume, et, comme toujours, chaque mot a son importance, on ne peut pas tirer n’importe quoi d’un mot, pour arranger son opinion personnelle. Voici ce que j’ai écrit pour l’essentiel, dans une perspective strictement politique :
1 – Tous les portables peuvent être interceptés, dans n’importe quelles conditions, durant les périodes de communication.
2 – Cette possibilité d’interception, accompagnée de la géolocalisation à l’origine du roaming, se prolonge lorsque le portable est en veille, puis quand le portable est fermé, mais batterie active.
3 – Mon interlocuteur a évoqué la possibilité de localiser un portable dont on aurait retiré la batterie. Je présente ça comme une hypothèse, et non comme une certitude.
Vous voulez absolument une démonstration, des preuves, alors que ce billet n’a aucun vocation à être un document scientifique. Contrairement à certaines opinions tout à fait diffamatoires, je suis un journaliste fort sérieux, malheureusement trop sérieux, au demeurant. Si ça vous intéresse tellement de savoir comment je travaille, reportez-vous à mes livres, tous disponibles à l’achat sur Amazon.fr. En particulier le dernier « Dans le Secret des Services », chez Denoël.
Je vous rappelle que la législation sur l’injure et la diffamation, loi de 1881, s’applique aussi aux correspondances transmises par internet et publiées sur des blogs.
Je n’ai pas senti de « fureur » dans mon commentaire, un peu de mesure je vous prie.
Quand je parle de « fureur », je vise l’extrême vigueur de vos propos, de vos remises en cause morales, qui rejoignent les commentaires du même acabit. Et votre volonté de « me faire avouer ma faute ». Curieux langage religieux pour un sujet qui ne l’est pas.
le débat est plus intéressant du coté des « concertés » (oui, tout ces monstrueux anonymes qui se sont concertés pour dénoncer votre article, sur ordre des gouvernements du monde…).
Je n’ai rien suggéré de ça. Je constate seulement l’étrange conjonction des propos qui cherchent à démolir ma réputation. Des propos sans effet, je vous le précise : sur 78.000 visites, on a relevé seulement une centaine de posts critiques et véhéments. Je sais aussi compter :  0,0073333 %, c’est-à-dire moins de 1 pour 10.000. Et soyez rassurés : si les fournisseurs d’accès se sentaient affectés, s’ils avaient eux-mêmes des contre-arguments à présenter, ils me les auraient déjà transmis.

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2 Réponses to “Paranoïa – Suite et fin du débat sur les écoutes”

  1. phmadelin Says:

    Même dans ta poche, c’est la même chose, ils sont équipés d’ordinateurs capables de redresser les signaux les plus faibles. Aux dernières nouvelles, même les portables, batteries retirés, sont susceptibles d’être écoutés car il y a quelque part dans l’appareil, ne me demande pas où, une mini batterie assurant la sauvegarde des données de base, parmi lesquelles l’heure.

  2. Filinte Says:

    Désolé de revenir sur ce sujet que j’avais moi-même enterré, mais un élément nouveau est à apporter au dossier (si vous permettez !).
    Je sors de la dernière production Spielberg « LOeil du mal » et quelle n’a pas été ma surprise de découvrir texto votre article sur les écoutes dans le scénario du film. Tout y est, y compris l’histoire de la batterie retirée !
    J’ai vainement essayé d’analyser sereinement cet article au moment où vous l’avez publié mais je ne savais pas comment le prendre. J’ai tenté la prise de recul, la vue de l’expert technique, le regard du sociologue et c’est avec le temps (un délai quoi !) que la lumière m’est venue.
    Comme le dit l’accroche de ce film il s’agit d’un « thriller paranoïaque », cela nous rapproche du titre de cet article ci, non ?

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